Couverture du roman Les gladiatrices du XXIe siècle - Tome II

Les gladiatrices du XXIe siècle - Tome II

9.0 / 10.0
Dans Les gladiatrices du XXIe siècle - Tome II, Jean Charles transforme son club en arène moderne. Ce roman d'action suit l'enlèvement et l'entraînement de jeunes filles pour des combats brutaux. Découvrez cette fiction intense parmi nos nouveaux web novels free et adventure story.
Résumé de Les gladiatrices du XXIe siècle - Tome II
Propriétaire du club « Le Crotale », Jean Charles d'Avignon imagine un projet brutal après avoir vu le film Gladiator : recréer les jeux du cirque antiques. Pour concrétiser cette folie, il organise le rapt de dix adolescentes de quatorze à quinze ans. Après avoir formé une équipe dédiée aux enlèvements, il soumet ses recrues à un entraînement intensif de plusieurs mois. Le but ultime est de les faire combattre dans une arène moderne bâtie sur mesure dans un pays du Golfe.
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Les gladiatrices du XXIe siècle - Tome II Chapitre 1

L’ouvrage étant l’aboutissement de l’esprit de l’auteur, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.

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Le voyage

Six heures sonnent sur le smartphone de Didier, ça annonce le lever pour être prêt à sept heures précises, les filles se demandent si elles vont partir nues ou habillées, elles attendent les ordres. Les garçons viennent avec les sacs de vêtements des filles et les distribuent, une paire de chaussures, un pantalon et un sweat, c’est tout, mais c’est déjà bien. Pour voyager, elles seront plus à l’aise mais en attendant ça leur fait drôle de sentir à nouveau le tissu contre leur corps, ça frotte et c’est gênant. Elles n’étaient pas si mal sans rien sur le dos, sur le bateau seront-elles vêtues ou non ? Les garçons ne peuvent pas répondre car ils ne savent pas la réponse. Lorsque le bruit de la lourde porte qui coulisse se fait entendre, elles n’osent plus bouger, elles sont tétanisées par ce départ, le grand cadran de l’horloge qui marque tous leurs faits et gestes voit les aiguilles tourner à grande vitesse, ça leur fait peur de plus en plus. Hélène et Véronique demandent à aller aux toilettes car elles ont mal au cœur, et à peine arrivées devant les cuvettes elles s’agenouillent et vomissent le petit déjeuner. Heureusement que ça ne s’est pas produit au dortoir, avec les odeurs elles y seraient toutes passées. Didier les observe et il voit les visages crispés, fermés, anxieux, il comprend la situation, elles crèvent de trouille, ça se voit. Lydie est en train de prier un Dieu auquel elle ne croit pas, d’autres le font aussi, mais pour celles pour qui la religion ne veut rien dire, quelles échappatoires pourront-elles trouver ?

Monsieur et Nana apparaissent enfin à la porte du dortoir, ils sont souriants et disent bonjour au groupe des filles qu’ils retrouvent vêtues cette fois. Les maîtres donnent des ordres aux gars pour qu’ils libèrent les prisonnières une à la fois et qu’ils refixent le bout de la chaîne dans le camion sur les barres de bois horizontales qui servent à accrocher les meubles durant les déménagements. Ainsi fixées, les chaînes retiennent bien les filles qui ne pourront pas s’enfuir, entravées qu’elles sont par une cheville à la paroi de la camionnette. Cinq d’un côté et cinq de l’autre pour stabiliser la caisse, dans les virages il ne faudrait pas que ça bascule, ce serait la crise avec les filles à l’intérieur. Les hommes font le tour du hangar pour tout éteindre puis ils ferment la grande porte et grimpent dans l’habitacle du camion. Trois devant et quatorze derrière, ça pèse mais le moteur répond bien aux sollicitations et le véhicule s’ébranle pour une virée de sept cent soixante-quinze kilomètres. Dans la camionnette, les rafraîchissements et les sandwichs sont à disposition, il ne faut pas se trouver déshydraté dans ce petit habitacle sous le soleil de fin juin.

— Le départ effectif débute à sept heures neuf exactement, nous sommes dans les temps, annonce monsieur. Allez, Yves, conduisez-nous à bon port s’il vous plaît.

Et les voilà partis pour un grand périple à réaliser dans des conditions extraordinaires, surtout ne pas faire d’infraction avec tout ce monde à l’arrière et plus grave, des filles kidnappées, il ne faut pas tomber sur un contrôle. Les heures s’égrènent sur la montre digitale du tableau de bord et chaque fois que les chiffres indiquent une heure de plus, monsieur souffle un grand coup, ça les rapproche de la destination. Il compte huit heures pour être rendu à la plage des Tamaris, lieu désert, surtout la nuit, entre Carro et Sausset les Pins, proche de la petite commune de Sainte-Croix ; c’est situé entre Martigues et Marseille, sur la côte Méditerranéenne. En fait, avec le trafic routier et les bouchons liés aux travaux, ils arrivent sur place à dix-sept heures vingt-trois. Après avoir vu la mer, ils découvrent le yacht ancré à peu de distance de la plage, ils sont contents, le lieu de rendez-vous a été facile à trouver. Garé face au bateau, Yves fait des appels de phare pour se signaler et après un temps d’attente ils voient arriver une petite navette électrique qui vient s’échouer sur le sable. Un homme en descend, il est grand et parfaitement vêtu et il vient directement vers monsieur d’Avignon.

— Bonjour monsieur d’Avignon, mon frère m’a beaucoup parlé de vous et il m’envoie pour vous escorter jusqu’au lieu des spectacles. Je m’appelle Abd Al Karim et je suis votre serviteur durant le voyage, vous pouvez tout me demander, je me ferai un plaisir de vous satisfaire.

— Merci, c’est très gentil de la part de votre frère et de vous-même, c’est un grand honneur que vous me faites en venant m’accueillir en personne. Je me permets de vous présenter mon équipe, tout d’abord Nadine dite Nana, elle est mon amie, Didier, Yves et Mourad qui sont les gardiens des filles et Arnaud et Gilbert qui les ont entraînés. Venez, je vais vous montrer le groupe qui est dans le camion, des filles de premier choix spécialement conditionnées pour combattre dans l’arène. Monsieur regarde aux alentours pour s’assurer qu’il n’y a personne puis il ouvre légèrement la porte arrière et s’efface pour laisser son hôte découvrir les captives alignées le long des parois. Étant invité, celui-ci s’avance et découvre l’intérieur du véhicule, deux groupes de cinq filles attachées et assises qui attendent d’être transférées à bord

— Vous avez fait du bon travail, je suis ravi, et mon frère le sera aussi je vous l’assure, elles sont encore plus belles qu’en photo, ce sera de grands et beaux spectacles que vous nous avez préparés.

— Je me suis efforcé de faire le maximum pour que les duels soient de qualité et croyez-moi, ce n’était pas facile du tout, il faut les former et les conditionner pour qu’elles acceptent de faire ce que nous demandons.

Monsieur continue :

— Je crois être en mesure d’affirmer que telles qu’elles sont là maintenant, elles ne peuvent être mieux préparées et je suis sûr qu’elles rempliront le contrat que j’ai passé avec elles, à savoir qu’elles peuvent vivre si elles gagnent leurs combats. À elles de bien se battre. Les garçons m’ont rapporté qu’entre elles les discussions allaient bon train et que la leader du groupe les a persuadés de combattre vraiment, pas de faire semblant. Je suis très confiant pour que cette opération soit un succès, les garçons ont fait du très bon travail et les filles sont arrivées à maturité, elles se considèrent comme des gladiatrices, juste au bon moment, comme prévu.

— Je suis enthousiasmé par tant de professionnalisme de votre part, j’avais un doute que le projet soit bien mené à terme mais je vois par moi-même que cela va au-delà de mes espérances, je suis ravi. Dites-moi, à quelle heure faisons-nous le transfert, pour ma part il faudrait attendre la nuit, qu’en pensez-vous ?

— Je suis de votre avis, nous allons attendre ici avec les filles et nous ferons le transbordement vers minuit, à la nuit noire, et comme avec les nuages il n’y aura pas de lune, ce sera parfait.

— D’accord, j’enverrai la navette pour minuit et vous pourrez embarquer quatre à cinq filles avec deux gardiens. La navette a huit places assises, en trois voyages ce sera fini et nous vous installerons dans vos cabines. Demain, nous appareillerons dans l’après-midi pour une semaine de grand large, vous verrez ce sera un beau voyage et nous aurons le temps de faire connaissance. Rassurez-vous, je ne vous demanderai pas de détails sur votre vie privée, je ne dois pas vous incommoder par mes questions. Mon frère a été clair là-dessus, vous êtes libre de raconter ce que vous voulez et ça me suffira. Donc nous nous reverrons dans six heures et une fois à bord nous vous proposerons, pour les dix-sept personnes, une collation digne de ce nom. Comme vous devez avoir faim, ce sera un vrai repas complet, je suppose que vous buvez de l’alcool alors nous avons embarqué quelques bouteilles pour vous et votre équipe.

— Tu vois Nana, il ne fallait pas s’affoler, ils ont pensé à tout pour notre bien-être, tu pourras les remercier une fois à bord.

Les fenêtres et les vitres du camion sont restées ouvertes pour que la brise marine rafraîchisse les captives que les garçons sortent une après l’autre pour aller se soulager derrière la camionnette. À cette heure il commence à faire bon dans l’habitacle et elles peuvent s’allonger pour patienter encore six heures, c’est long mais après ça ira bien mieux, elles auront une chambre, non une cabine on dit sur un bateau, et de luxe en plus alors elles peuvent prendre leur mal en patience.

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Table des matières de Les gladiatrices du XXIe siècle - Tome II

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
Ch. 4
Ch. 5
Ch. 6
Ch. 7
Ch. 8
Ch. 9
Ch. 10
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