
La Seconde Chance du Milliardaire
Chapitre 2
Chapitre 2
Le souffle court, les poumons en feu, je continuais de courir à travers la forêt. Les bruits de mes propres pas, mêlés aux craquements des branches sous mes chaussures, me semblaient assourdissants dans le silence nocturne. Chaque ombre projetée par la lune à travers les arbres me donnait l'impression d'être suivie. Je ne savais pas combien de temps je pourrais encore tenir.
La forêt semblait interminable, et plus je m'enfonçais, plus l'obscurité devenait oppressante. La lumière de la maison, qui était auparavant visible derrière moi, avait disparu depuis longtemps. Maintenant, il n'y avait que l'obscurité et le froid qui mordait ma peau à travers mon pull léger.
Des voix, lointaines mais distinctes, s'élevèrent derrière moi.
« Elle est partie par ici ! » cria quelqu'un, sa voix rauque résonnant entre les arbres.
Je sentis mon cœur s'emballer encore plus. Ils me poursuivaient. J'étais leur cible. Pourquoi ? Je n'avais jamais fait de mal à personne. Toute ma vie, je n'avais été que la fille de mes parents, entourée de privilèges, protégée. Et maintenant, j'étais traquée comme un animal.
Je dérapai sur une racine apparente, manquant de m'effondrer, mais je parvins à retrouver mon équilibre. Pas le temps de tomber. Pas le temps de réfléchir. Je devais continuer.
Les voix se rapprochaient.
« On ne doit pas la perdre ! Elle ne peut pas être loin ! »
Je mordis l'intérieur de ma joue pour empêcher un sanglot de franchir mes lèvres. Je ne pouvais pas les laisser m'entendre. Chaque pas que je faisais semblait résonner comme un tambour, bien trop bruyant dans le silence de la nuit.
Finalement, une forme sombre apparut devant moi. Une cabane en bois, vieille et abandonnée, à moitié dissimulée par des broussailles. Mes jambes, épuisées, me guidèrent instinctivement vers elle.
Je poussai la porte en bois, qui grinça sinistrement, et me faufilai à l'intérieur. L'air était humide, chargé d'une odeur de bois pourri et de terre. Je refermai la porte derrière moi aussi doucement que possible, priant pour que personne ne m'ait vue.
La pièce était petite, presque vide, à l'exception d'une vieille chaise cassée dans un coin et d'une couverture poussiéreuse jetée sur le sol. Une seule fenêtre, crasseuse et fissurée, laissait passer un mince filet de lumière de la lune.
Je me plaquai contre un mur, retenant mon souffle. Les voix se rapprochaient encore.
« Elle a dû passer par ici. Regarde les empreintes. »
Mon cœur manqua un battement. Ils étaient juste dehors.
« Tu crois qu'elle s'est enfoncée plus loin ? » demanda une autre voix, plus grave.
« Peut-être. Mais on doit vérifier chaque recoin. Le patron ne nous pardonnera pas si elle nous échappe. »
Mon sang se glaça. Le patron ? Qui étaient ces hommes ? Que voulaient-ils ?
Je me recroquevillai un peu plus contre le mur, priant pour qu'ils ne pensent pas à entrer dans la cabane. Mais le grincement des marches en bois à l'extérieur me fit comprendre que j'avais tort.
« La cabane, là-bas. On regarde à l'intérieur ? »
« Évidemment. »
Je me mordis la lèvre pour ne pas crier. Mon esprit était en panique totale. Où pouvais-je me cacher ?
Le sol. Je remarquai un vieux tapis au centre de la pièce. Je le soulevai précipitamment, découvrant une trappe en bois. Sans réfléchir, je l'ouvris et me glissai à l'intérieur, refermant la trappe juste à temps.
De l'autre côté, la porte de la cabane s'ouvrit brusquement.
« Rien. Juste une cabane abandonnée, » grogna l'un des hommes.
À travers les interstices de la trappe, je pouvais voir leurs bottes noires. Ils fouillaient la pièce, déplaçant la chaise cassée et inspectant les coins sombres.
« Tu crois qu'elle aurait eu l'idée de venir ici ? » demanda le deuxième.
« Peu importe. On ne prend pas de risques. Regarde sous tout ce qui traîne. »
Mon souffle était si faible que je craignais qu'ils puissent l'entendre. Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression qu'il résonnait dans tout l'espace confiné où je me trouvais.
L'un des hommes s'arrêta juste au-dessus de la trappe.
« Attends, tu as entendu ça ? »
Je me figeai complètement, me mordant l'intérieur de la joue pour ne pas faire de bruit.
« Non, t'inquiète. Cette gamine est sûrement en train de courir comme une idiote dans les bois. On perd notre temps. »
Un silence tendu s'installa. Je crus que j'allais m'évanouir de peur, mais après quelques secondes qui me semblèrent une éternité, l'homme au-dessus de la trappe se détourna.
« Tu as raison. Allez, on continue. »
Les bottes disparurent de mon champ de vision, et bientôt, le bruit de leurs pas s'éloigna.
Je restai immobile, incapable de bouger, pendant plusieurs minutes. J'attendis jusqu'à ce que je sois sûre qu'ils soient partis, jusqu'à ce que le silence de la forêt m'entoure à nouveau.
Quand je sortis enfin de ma cachette, mes jambes tremblaient si fort que je dus m'asseoir un moment. Je ne savais pas combien de temps j'avais passé dans cette cabane, mais la peur n'avait toujours pas quitté mon corps.
Qui étaient ces hommes ? Que voulaient-ils ? Et qui était leur « patron » ? Je n'avais aucune réponse, mais une chose était sûre : je ne pouvais pas rester ici. Ils reviendraient sûrement.
Prenant une profonde inspiration, je me levai. Je n'avais pas le luxe de rester figée dans la peur. Je devais continuer, même si je ne savais pas où aller. Même si chaque pas me rapprochait du danger.
Je pris la vieille couverture dans un coin et la jetai sur mes épaules. Elle était poussiéreuse et sentait mauvais, mais elle pourrait me réchauffer un peu. Puis je sortis de la cabane, mes sens en alerte maximale.
La forêt semblait plus sombre que jamais, mais je n'avais pas le choix. Je devais avancer, coûte que coûte.
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