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Couverture du roman Sœur jumelle

Sœur jumelle

Plongez dans un récit captivant où deux sœurs jumelles évoluent dans des univers radicalement opposés. Cette œuvre mêle avec brio une romance intense à une intrigue pleine de mystères. Entre rebondissements inattendus, suspense haletant et moments d'excitation, leur destin s'entremêle de façon surprenante. Suivez ce parcours riche en émotions où chaque secret révélé bouleverse l'équilibre entre leurs deux mondes, au cœur d'une quête identitaire fascinante.
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Chapitre 2

#Chapitre_2

#sœurs_jumelles_de_deux_mondes_differents

Écrit par: Les chroniques de Nelly Carelle

Tous étaient surpris par la grossesse d’Azani, quel miracle avait bien pu s’opérer pour qu’elle conçoive ? Se demandaient-ils ! Elle qui était autrefois appelée la sté*rile, celle-là qui n’avait pas pu donner un singleton d’enfant à son mari, aujourd’hui ses entrailles avaient été béni…Azani marchait tête haute et avec assurance, sa joie débordait, plus rien ne pouvait plus l’atteindre, tout ce dont elle avait désiré lui avait été accordé, quel ne fut pas la joie de son mari, il allait être père dans quelques mois. Dieu avait exaucé ses prières et celles de sa femme, ils pouvaient vieillir paisiblement sans se soucier de qui prendra soin d’eux dans leur vieillesse.

Un matin Azani se rendit chez ma’a. Elle entra dans la case où celle-ci faisait ses consultations mais elle n’y était pas, elle alla derrière dans la grande maison faite de briques, cette maison qui l’avait vu naître elle et son frère iyo, ils y avaient grandi dans l’insouciance, une enfance heureuse auprès de leur bienveillante grand-mère qui avait su combler le vide laissé par le dé*cès de leurs parents. Ma’a les avait tout appris, ils connaissaient chaque plante par cœur et son utilité, elle était là dans leurs moments de peine de joie, de doute et de peur. Malgré la froideur dont elle affichait à cause de sa mission de prêtresse, ma'a était amour et bienveillance.

Azani faisait toujours recours à sa grand-mère et son frère en cas de besoin. Ma’a descendait d’une longue lignée de prê*tresse, c’était de génération en génération, et se transmettait dans la famille, l’enfant qui devait en hériter naissait tout simplement avec ce don, tout en grandissant il développait cela pour en faire bon usage, ma’a était la voie de la sagesse et de la raison, elle avait toujours réponse à tout, elle qui voyait toujours plus loin qu’une personne normale, toujours à l’afflux du moindre danger, elle veillait sur le village et aidait les villageois en quelque sorte. Toute entité maléfique qui s’approchait du village devait se frotter à ma’a, la redoutable prêtresse.

Azani était à quelques pas de l’entrée de la concession lorsqu’une vi*père noire surgit de nul part et la mor*due au pied et disparue. La douleur était tellement vive qu’elle s’assit au sol tout en se tordant et criant, ma’a accourue aussitôt et vit sa petite fille en détresse et comprit aussitôt, elle alla dans sa case et en ressortir avec une pierre et une poudre, elle posa la pierre sur le pied, la pierre aspira tout le ve*nin et devint toute noire, Azani n’en revenait pas jamais elle n’avait vu pareil phénomène, puis ma’a mis une poudre sur la plaie, la douleur s’estompa…Peu à peu Azani reprenait ses esprits, jamais auparavant elle n’avait vu une vi*père de cette couleur, d’où venait-elle ? Se demandait-elle, elle n’avait rien vu venir, il avait surgi de nulle part…Ma’a regarda longtemps Azani et remua la tête…

Ma’a : tu vois où ton désir ardent de devenir mère te conduit ? Sache que ce n’est que le début d’un long combat, et sache que ta vie tu y laisseras…

« Ta vie tu y laisseras », cette phrase tournait en boucle dans la tête d’Azani, il y a bien une chose qu’il ne fallait pas prendre à la légère c’était les paroles de ma’a…

Azani : ma’a pourquoi ? Qu’est ce qui m’arrivera ? Je t’en supplie je suis ta petite fille tu as le devoir de me dire et de me protéger…

Ma’a : combien de fois t’ai-je prévenu, mais tu as joué à la sourde oreille, sais-tu ce que s’est de pac*tiser avec le dia*ble ? Azani je suis ta grand-mère je t’ai accueilli dans ce monde, lorsque ce jour ta mère poussa de toutes ses forces, je te sortis en elle et te tint dans mes bras, tu avais quelque chose de spécial, mais aussi une destinée tragique ça me pinçait énormément le cœur de savoir que tu emprunteras une voie qui te sera fata*le mon enfant…

Les larmes ruisselaient sur le visage d’Azani, tout ce dont elle avait désiré, c’était un enfant qui pensera ses plaies, qui guérira son cœur meurtri…

Azani (en pleurs) : ma’a s’il te plait fait quelque chose, je ne veux pas mou*rir et laisser mes enfants, je t’en supplie sauves-moi…

Ma’a : vois-tu Azani, cette vi*père qui t’a mordu tout à l’heure, n’est que l’œuvre d’Irma, c’est une façon à elle de t'éprouver et de te rappeler qu’elle n’est pas bien loin, tu devras remplir ta part du pac*te ou bien tu subiras de plein fouet sa colère, il est trop tard pour que j’intervienne à ce niveau…

Azani (en larmes) : non ma’a ! Non ! Je ne peux pas lui donner l’un de mes enfants !

Ma’a : si tu n’auras pas d’autres choix…

Ma’a retourna à l’intérieur laissant Azani toute désemparée, elle en ressorti avec des herbes qu’elle lui tendit…

Ma’a : tient ceci, ce sont des herbes ayant des vertus bénéfiques pour les bébés, tu les feras infuser et tu en boiras chaque jour cela empêchera Irma de les posséder durant ta grossesse…

Elle prit les herbes…

Azani : merci ma’a !

Ma’a : tu reviendras me voir fréquemment pour ton suivie, maintenant va auprès de ton mari…

Azani acquiesça et partit le cœur serré… Azani arriva chez elle, envahit par le chagrin elle repensa aux paroles de ma’a et des larmes s’écoulèrent à nouveau de ses yeux, elle s’était déjà attachée à ses enfants, son ventre s’était déjà arrondi, ses jumelles faisaient déjà partir d’elle et se séparer de l’une d’elle lui déchirait profondément le cœur, ne dit-on pas que le dia*ble ne donne rien pour rien…

Elle était tellement plongée dans ses pensées qu’elle ne vit pas son mari s’approcher d’elle. Aziz se demandait bien ce qui préoccupait sa femme au point de couler des larmes, il posa sa main chaude sur son épaule et elle sursauta…

Aziz : n’ai pas peur ce n’est que-moi ton mari !Azani se dépêcha d’essuyer ses larmes, et lui fit un joli sourire…

Aziz : mais que t’arrive-il ?

Azani : rien chéri ! Balbutia-elle…

Aziz : ne me dit surtout pas ça, depuis ton retour de chez ma’a ta mine a beaucoup changé, parle-moi je t’en prie je suis ton mari, la vie de nos enfants est-il me*nacé ?

Face à toutes ses questions Azani n’avait pas de réponses à lui donner, elle ne voulait surtout pas enlever la joie qui l’animait depuis l’annonce de sa grossesse, il n’allait certainement pas lui pardonner le fait d’avoir pactisé avec le dia*ble pour qu’ils aient un enfant…

Azani : ne t’inquiète pas chéri ce n’est rien, ma’a m’a donné quelques herbes pour les enfants, ça me fait couler quelques larmes, leur parfum m’irrite beaucoup les yeux !

Aziz : tu en es sur ?

Azani : oui ! Mais à quoi penses-tu ? Nos enfants se portent très bien, tu peux toucher mon ventre, elles bougent beaucoup.

Aziz posa sa main sur le ventre de sa main et sentit les mouvements que faisaient ses filles pour sa plus grande joie, il regarda sa femme d’un air complice et sourit…

Aziz : merci chérie pour cette joie que tu m’apportes !

Azani : c’est moi qui te remercie pour tout l’amour que tu m’apportes mon complice…

Aziz : allons dormir, demain est un autre jour !

Azani : d’accord !

Aziz prit la main de sa femme et entra dans la concession…

Déjà neuf mois qu’Azani nageait dans le bonheur, sa grossesse lui avait redonné de l’éclair, Elle avait rajeuni de dix ans, les femmes qui autre fois médisaient-elles, l’enviaient. Elle rayonnait, et suscitait de l’admiration vis-à-vis des hommes du village, tout au long de sa grossesse elle n’avait eu aucune maladie, ni aucun problème...Dans quelques jours elle donnera naissance à ses filles….

Par une matinée ordinaire comme les autres, Azani avait fini la cuisine pour son mari, elle servit le repas et se mit à table avec lui comme à l’accoutumé, entre fous rires et anecdotes, elle ressentit des douleurs au bas ventre, elle les trouva normale mais au fil du temps les douleurs s’accentuaient avec quelques fractions de secondes d’arrêt. Elle se mit à crier, Aziz prit peur…

Aziz : qu’est-ce que tu as ma chérie ?Azani : emmène-moi chez ma’a, j’ai mal je crois que les jumelles veulent venir au monde.

Aziz couru dans la chambre et prit le petit sac dans lequel était rangé le nécessaire pour les bébés et sa femme, il revint et aida sa femme à se lever pour se diriger chez ma’a, Azani se leva et était toute trempée elle venait de perdre les eaux …Fort heureusement Aziz avait une petite moto avec laquelle il allait chaque semaine en ville pour vendre ses vivres, il l’installa et démarra, la maison de ma’a n’était pas très loin de la leur juste environ moins de minutes, ils arrivèrent et Aziz porta sa femme jusqu’à la concession tout en appelant ma’a…

Iyo sortit en premier suivi de près par sa grand-mère, il la regarda et secoua la tête comme s’ils se parlaient en un autre langage…

Ma’a: met là dans ma case, tout est déjà prêt.

Aziz pénétra dans la case de consultation de ma’a et constata qu’elle avait déjà apprêté l’endroit pour la venue de leurs bébés, il posa sa femme sur le petit lit en bambou, et sortit… Il était de coutume que les hommes n’assistaient pas à l’accouchement, ils attendaient ailleurs avec toute l’inquiétude qui les animait…

Au loin, le ciel bleu et ensoleillé s’obscurcit, les orages arrivaient et ma’a compris que c’était Irma qui marquait sa présence, au troisième jour une tâche de naissance similaire apparaitra chez chacune d’elles à différents endroits et Azani lui apportera celle qui en aura une sur le dos…

Ma’a se revêtit en habit coutumier et vint avec une serviette et de l’eau, elle se fit assister par une amie de la famille Sophie une amie de la mère d’Azani… Elles entrèrent dans la case, Azani transpirait à grosses gouttes et se tordait de douleurs, ma’a lui donna une composition qu’elle lécha, Sophie se chargeait d’essuyer le front d’Azani elle lui tenait la main et l’encourageait à pous*ser…

Ma’a : Azani pous*se de toutes tes forces mon enfant, pousse !

Azani pous*sa et le premier bébé sortit tout en pleurs, ma’a sortit le bébé et l’enveloppa dans une serviette et le donna à Sophie pour qu’elle la nettoie…

Ma’a : bravo ma fille, tu es très courageuse, maintenant il reste la dernière à la prochaine contrac*tion il te faudra pousser à nouveau tu peux le faire…

Azani poussa de toutes ses forces, des éclairs retentis dans le ciel, le vent éteignit l’une des lampes qui éclairait la case, Irma apparut affichant son plus grand rire de terreur et disparu aussitôt, Azani prit peur…

Ma’a : ne crains rien, que cela ne te déconcentre pas, Azani pous*se de toutes tes forces, tu risques de per*dre ton enfant…

Azani : ma’a je suis à bout, je n’en peux plus, je sens mes forces m’abandonner… dit-elle à bout de force.

Ma’a : vas-y pous*se !

Azani, pous*sa à nouveau, la tête du bébé se présenta et ma’a la fit sortir.

Ma’a : tu as été courageuse ma fille…

Azani était toute exténuée par l’accou*chement, mais ravie d’avoir donner naissance à deux enfants en bonne santé…

Les nuages qui assombrissaient le ciel reculaient, et le ciel redevint bleu comme par enchantement…

Ma’a et Sophie s’attelaient à prendre soin des bébés et de leur mère, ma’a posa ses arrières petites filles sur leur mère, Azani avait ses bébés dans ses bras, elle pleurait de joie…

Ma’a rassura Aziz qui se faisait beaucoup de soucis pour sa femme, elle le fit entrer dans la case, et les laissa en famille. Il était ému à la vue de ses filles, elles étaient si magnifiques, elles avaient pris la beauté de leur mère, Azani dormait paisiblement, toute exténuée, il lui fit une bise sur le front, et elle répondit par un sourire…Aziz s’assit près de sa femme, ses enfants en main qu’il ne cessait de contempler…

La nouvelle s'était répandue dans le village, le lendemain une petite fête fut organisée pour célébrer la venue des jumelles, toutes femmes sortaient pour venir contempler leur beauté, tous festoyaient en leur honneur…

Aziz ramena sa femme et ses enfants le lendemain dans leur concession. La première nuit d’Azani fut tourmenté par des cauchemars, Irma ne cessait de lui rappeler leur pac*te, les bébés criaient sans cesse, elles ressentaient une présence maléfique dans la maison…

Le troisième jour, Azani donnait le bain aux bébés, elle finit avec la première et la coucha sur le lit, elle prit la seconde jumelle et la déshabilla, Azani remarque une tache de naissance sur son dos en forme de goutte d’eau elle était bien visible et grande, elle se rappela de ce que Irma avait dit et se mit à pleurer, elle regarda également l’autre bébé mais ne vit pas de tache sur son dos, elle enleva l’habit du bébé et vit la même tache sur sa poitrine, elle rhabilla le bébé et donna le bain à la seconde. Azani se dépêcha et pris ses bébés et se dirigea chez ma’a à toute vitesse, une flaque d’eau se présenta sur la route, elle vit le visage d’Irma toute souriante…

Irma : ma’a la prêtresse ne pourra rien faire, cet enfant sera à moi haha !

Azani : loin de moi sor*cière jamais je ne te donnerai mon enfant.

Azani se mit à courir les bébés en main, elle arriva chez ma’a et pénétra dans la case, le souffle diminué.

Ma’a : ne t’avais-je pas prévenu? Je ny peux rien mon enfant, un pac*te est un pac*te, tu devras lui donner, tu as scellé la vie de ton enfant, maintenant elle sera liée à Irma.

Azani (en larmes) : non pas mon enfant, non !

Ma’a : si tu t’entêtes et ne remplis pas ta part du marché, tu perdras bien plus, rentre maintenant, les pouvoirs de Irma n’agissent qu’en présence d’une source d’eau, elle ne pourra rien faire physiquement. Sois forte !

Etre forte une chose bien trop grande dont ma’a demandait à Azani, que devait-elle faire, donner son enfant il en était hors de question !Azani rentra chez elle plus tard et trouva son mari, elle se décida à tout lui révéler la vérité, celui-ci tomba des nus, il lui pardonna mais qu’allaient-ils faire pour sauver leur enfant?

À la nuit tombée, Azani donna la tétée à ses filles et les fit coucher dans leur berceau elle alla se servir un verre d’eau avant de se mettre au lit près de son mari, elle posa le verre sur la table de chevet près du lit et s’en dormir.

Le coq chanta le matin, le couple se réveilla de bonheur, durant la nuit les jumelles n’avaient pas dérangé, Azani fut tout de même surprise, l’une d’elles faisait du bruit dans son berceau, toute joyeuse elle se dirigea vers elles, l’autre dormait toujours paisiblement. Aziz se reposait aujourd’hui il ira demain pour les travaux champêtres, Azani lui donna la jumelle réveillée et vaqua à ses occupations, après quelques heures elle revint dans la chambre, l’autre jumelle dormait toujours paisiblement, ce qui suscita son inquiétude, elle prit le bébé dans ses mains, elle ne respirait plus, ses paupières étaient toutes sèches, son cœur ne battait plus, Azani tremblait comme une feuille, elle poussa un cri stri*dent que l’on pouvait entendre à mille lieux, son mari se précipita et la trouva toute en larmes serrant son bébé dans ses bras…

Aziz : que se passe-il?

Azani ne parlait plus, elle exprimait tout son désarroi par des pleurs, Aziz posa le bébé qu’il avait dans les bars sur le lit et extirpa la seconde dans les bras de sa femme, il se rendit compte que le bébé ne res*pirait plus, elle était décé*dée, il se mit a coulé des larmes…

Aziz : quel mal*heur !

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