
Rencontre inattendue
Chapitre 3
7 h 30, la température atteint déjà les 28 °C. Le temps est ensoleillé, avec un ciel pleinement dégagé. Le jardinier, le teint buriné par le soleil, vient d’arriver. Comme tous les matins, il arrive à la même heure été comme hiver. Il se dirige tout de suite vers l’allée pavée qui doit être désherbée. Il répand avec son pulvérisateur le produit qu’il a mélangé. Puis, il longe l’allée en direction d’un vieux puits qui lui sert de réserve d’eau. Il remplit au fur et à mesure son arrosoir pour apporter l’eau nécessaire à chaque plante, fleur et arbuste.
Sharon s’est levée, et est seulement vêtue d’une simple nuisette en soie avec de fines bretelles et très transparente. Elle lui moule les seins et ses hanches étroites.
Elle met quelques fleurs, fraîchement coupées que le jardinier lui a déposé devant la porte d’entrée, dans un vase sur la table de la cuisine juste à côté du grille-pain. Puis, elle prépare le café. Elle tartine les toasts avec du beurre frais et de confiture d’abricot maison. Elle a allumé la télévision et écoute les premières informations sur CNN
Trop absorbé par sa lecture des faits divers, Joe n’est pas franchement disposé à écouter sa femme parler.
« Ainsi, quand je parle, tu ne m’écoutes pas, dit-elle d’une voix emplie de rancœur. Tu as entendu à la télévision, selon le bulletin météo du flash info de sept heures trente, l’anticyclone est installé sur Los Angeles. Les vents du sud apportent de l’air très chaud, sec et avec eux une chaleur écrasante. C’est le début d’une vague de chaleur qui va s’abattre sur Los Angeles d’ici le week-end. Les spécialistes ne sont pas en mesure de prévoir la fin de cet épisode caniculaire pour le moment. Le pays va devoir affronter une période de très fortes chaleurs »
Il enlève ses lunettes aux verres cerclés d’une fine monture. Et replie son journal avec soin. Son visage exprime alors une forme de fatalité.
« Je ne vois pas ce qu’il y a de si extraordinaire qu’en cette saison il y ait une vague de chaleur ici, à Los Angeles. Après tout, c’est de saison, non ?»
Sharon opine de la tête. Silencieuse, le visage pensif elle verse le café noir dans les tasses. Il a sorti enfin les yeux de son journal et se lève. Il boit et se sert une deuxième tasse de café.
Sharon, sans un mot, fixe son visage, se lève et lui mordille l’oreille. Elle entoure sa nuque avec son avant-bras. Elle hume son très doux parfum. Elle s’incline vers lui et s’appuie sur son épaule. Elle passe sa main dans sa chemise puis lui effleure le ventre. Elle en défait les trois premiers boutons et l’ouvre. Lui se laisse faire et aucun son ne sort de sa bouche. À son tour, il caresse ses fesses nues sous sa nuisette. Elle ne porte pas de culotte. Puis, il glisse une main entre ses jambes. Elle serre sa main pendant qu’il approche ses lèvres des siennes sans rien dire. Bouches fermées, ils restent muets.Elle relâche ses cuisses et le libère. Elle lui prend la main et l’emmène dans la chambre pieds nus. En un instant, elle quitte sa nuisette. Elle est dans le lit avant même qu’il n’ait rien enlevé. Il la rejoint. Elle monte sur lui. Elle lui susurre des petits mots d’amour à l’oreille. Il lui laisse l’initiative. Elle se penche vers lui pour l’embrasser. Elle souffle doucement. Lui, il l’entoure de ses bras. Il sait qu’elle l’attend pour le moment ultime. Il est trop tôt. Le plaisir doit durer, se dit-il. Leurs corps vont et viennent sous les draps. Ses seins frottent son torse épilé. Elle l’embrasse. Il la caresse. Il sent son souffle sur ses joues. Elle a une sensation de spasme qui naît dans son ventre. Lui accélère le rythme. Elle se cambre en arrière. Elle veut l’accueillir en elle. Lui aussi veut aller au bout des choses. Ils jouissent ensemble. Il passe ses doigts dans ses beaux cheveux lisses. Ils restent un moment comme ça sans bouger l’un sur l’autre. Puis d’un commun accord, ils se lèvent et filent dans la salle de bains. La pièce d’eau s’ouvre sur une magnifique douche à l’italienne où l’on peut d’ailleurs aisément rentrer à deux. Il la savonne. Il fait couler l’eau à bonne température pour la rincer. Puis, il prend une serviette, la sèche, et la ramène au bord du lit. Elle enfile à nouveau sa nuisette et lui ses vêtements. Puis, ils reviennent à table. Elle a une faim de loup. Elle rajoute des toasts, du café et des fruits. Elle lui prépare des œufs brouillés. Et, elle le regarde avec un large sourire. Elle est heureuse. Il lui répond par un « Je t’aime».
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