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Couverture du roman OSAMEPA.

OSAMEPA.

À 25 ans, Ossamepa Marie-Christine, alias Titine, est à bout. Alors qu'elle pensait bâtir un foyer avec Sylvain depuis un an, elle découvre l'impensable : son compagnon est déjà fiancé et prépare activement son mariage. Trahie par celui qu'elle servait avec dévouement, la jeune femme refuse de se laisser anesthésier par ses mensonges. Entre colère et désillusion, Titine compte bien lui montrer son vrai visage et se venger de ce sorcier qui l'a si bien trompée.
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Chapitre 2

Eh mon père oh, si je t’écoutais souvent , je ne serais pas là à pleurer dans le taxi avec mes sachets. Sniff snifff

Il faut que je vous dise, moi je suis la dernière d’une famille de 4 enfants. L’aîné, Christian, il a 40 ans, marié depuis kala, il vit avec sa femme et ses deux enfants à Gamba. La deuxième Sandra, 37 ans, mariée aussi et maman de 3 bambins. Elle c’est déjà une Librevilloise. Rodrigue le troisième, mameh mameh, lui là même on se demande si il n’a pas été adopté. Façon il fuit la stabilité, bientôt 35 ans, que les copines debout-debout, 5 enfants avec 5 filles différentes. Mais lui c’est mon bon grand des ways. Moi je suis l’enfant de la vieillesse de tonton coco (mon père) et maman antou (ma mère), le bébé de tout le monde en quelque sorte.

En général, les weekend je les passes chez ma grand-mère parce que au moins là, j’ai le loisir de sortir comme je veux sans tout le protocole de chef Nkorouna. Hummm je vous explique, dans la maison de mes parents, tant que tu vis encore là-bas, quelque soit ton âge et ta taille, il faut toujours que la personne qui te fasse sortir de la maison vienne se montrer et laisser ses coordonnées à mon père. Là encore vous direz que c’est normal. Bon maintenant, si tu sors et que tu n’es pas encore rentré à 21h, heure à laquelle le couple s’en va dormir, saches déjà que tu dors dehors. Si par magie, Dieu à toucher le cœur de coco et antou, et puis ils t’ont laissé sortir de chez eux à minuit pour aller en boite de nuit, saches déjà que tu ne dois pas venir les déranger avant 9h pour t’ouvrir la porte. Si tu oses aussi aller dormir ailleurs en sortant de la boite, juste parce que tu n’as pas envie de glander à la terrasse seule jusqu’à 9h, saches déjà que c’est chez cette personne tu habiteras pendant au moins une semaine. Et j’en passe…

Moi qui suis allée vivre ma vie de la joie à Accra pendant 4 ans, vous croyez que je vais encore revenir en liberté conditionnel chez mes parents ?

Jamais !

Mieux je reste chez mon dina. Au moins là-bas, je peux disparaître comme je veux, je peux faire ce que je veux, sans me soucier de venir signer une décharge avant de rentrer dans sa maison à Bac Aviation. Krkrkrkrkr

Non, moi je comprend le boss han, juste que 25 ans après, il doit quand même changer ses méthodes.

Mais je dois quand même avouer que si je n’avais pas tant voulu contredire ses choses là, jamais je n’aurais rencontrer ce Sylvain qui me fait pleurer comme pas possible en ce moment.

Mamohhhhh j’ai mal ohhhhh snifffff oyooohhhhhh …

-moi : c’est bon ici.

Je tend un billet de 2.000fcfa au taximan et je descend avec mes paquets. Chef Ossamepa Senior (oui oh, moi je suis Ossamepa Junior) est assise devant la porte entrain de kora itako (sniffer le tabac en poudre). Je me demande même quel plaisir les vieux ont avec ce truc. J’ai essayé ça une fois, ce jour là, j’avais commencé à danser la lambada comme pas possible. Façon ça pique là ? Hummmmmmm

-mémé : na vé ehhhh ? (Tu vas où)

-moi : hum pardon oh, il faut me laisser, snifff

-mémé : a wa kombizo (on t’a chassé) ?

-moi : je me suis chassée moi-même de chez Sylvain.

-mémé : ohhhhhwwww, owanto éré denda yeno, tchô wa pa kombizo, wa wongue yomi yô. Orunda (une femme ne fait pas ça , si on ne te chasse pas, tu ne prends pas tes affaires. C’est défendu)

-moi : avec toi tout c’est orunda. (défense). Tu crois aussi que je vais rester dans une maison où un matin le proprio viendra me mettre dehors comme une mal-propre ?

-mémé : wa ramba myè fala mpolo-mpolo si missionnaire (ne me parle pas le gros français des missionnaires).

-moi : donc il ne faut pas parler aussi les choses qui te dépassent.

-mémé : krkrkrkr ihhhh wa wenda na miè ngani (ne te fâches pas avec pauvre de moi)

Regardez la vieille la qui veut me serrer ?

Pardon, chacun ses problèmes ici là. Je me dirige vers la chambre et, je jette mes affaires dans un coin. Après tout, la vie ne s’arrête pas seulement là….

Je m’allonge sur le lit et je mets de la musique sur mon téléphone . Et là juste parce que le téléphone aussi est contre moi, comme j’ai mis « lecture aléatoire », voilà pourquoi j’ai droit à « pas sans toi » de M.Pokora.

Oui ohhhh , je me rappelle aussi du jour où je l’ai vu ohhhhhhhh, sniffffff ohhhhhh qui aurait pu imaginer que le destin me jouerait ce sale coup ohhhhhhh ?

Ah quoi encore ? Je ne peux plus pleurer en paix ?

Han ? Je ne vous ai pas encore raconter comment je l’ai connu ?

Attendez, je vous fais le flash-back souvenir-souvenir.

…….1 an plus tôt …………….

Je rentre fraîchement du Ghana, avec mes tonnes de valises. Mais surtout, je suis libre comme l’air. D’abord je n’ai jamais vraiment eu d’attaches, juste qu’à un moment donné de la life, on commence à penser à se stabiliser, à fonder un foyer (dans le « on » là, je n’inclus pas mon frère Rodrigue. Lui il fait tout le contraire…)….bref !

Nous autres qui vivons dans les familles très élargies là, c’est compliqué. Quand tu arrives comme ça, il faut que tu fasses le tour chez chaque tante et oncle pour spécifier que tu es arrivé. Les choses….

Aujourd’hui là, c’est chez tonton Claude à Sassec que je passe ma journée. Lui vraiment c’est le digne frère de papa. Moi je ne sais pas , on dirait que mon grand-père était même dans l’armée comme ça, sinon comment expliquez-vous que dans la maison de simples citoyens, il y a autant de règles que chez les Marins ? Bondolo wéhhhh (pardon ohhhh).

Bien qu’étant seule avec tonton Claude et sa femme, j’ai passé une excellente journée. La partie où il gaspille souvent c’est quand à 15h il me dit :

-Tonton Claude : Titine ? Maman ?

-moi : oui tonton !

-Tonton Claude : il faut faire tu vas déjà rentrer. Il ne faut pas que la nuit te trouve en route.

Il est même sérieux celui-là ? Il n’est que 15h, le soleil équatoriale et sauvage est encore là que bien tapant, il voit la nuit où ? C’est à quel moment même ces vieux vont me considérer comme une adulte ?

-moi : ok tonton

La partie que j’aime le plus, c’est lorsqu’il met la main dans sa poche pour me donner l’argent du taxi…

-Tonton Claude : tiens maman, c’est pour le taxi. Tu prends 2000fcfa pour qu’il te dépose direct à la maison. Il ne faut pas traîner en route.

Je compte d’abord mon petit butin , 60.000fcfa. Su su su, les affaires commencent très bien. Avec un peu de chance, ce soir je suis en boîte.

-moi : merci oh, tonton. Je vais d’abord dire au revoir à tantine Anina dans la cuisine.

Dans la cuisine encore même , elle me farote un petit 30.000fcfa. Ehhhhh la joie. Quand on vous dit souvent de porter le nom de la mère et la belle-mère des gens, eh bah, ça donne ça.

Je sors de là toute joyeuse, et je marche en direction de la route pour attendre un taxi. Mais les amis, pour ceux qui ne savent pas, attendre un taxi à la cité Sassec, Hum quand ce n’est pas ton jour de chance, il est fort probable que tu ais le temps de fonder une famille au bord de la route avant qu’un taxi avec au moins une place à son bord et surtout, qui va dans la même direction que toi ne te prenne. Et on dirait bien que cet après-midi j’aurais du laver le corps avant de sortir attendre le taxi. Le soleil là me gifle seulement , paf paf, aller-retour, je ne vois que des rayons. Taxi viarana keh (passes aussi), rien. C’est là même douske (lol), je vois seulement une Audi Q7 qui se gare devant moi…

Je regarde à côté de moi, il n’y a personne. Derrière moi, pareille. Pardon, mon père m’a toujours dit de ne pas monter dans les voitures des gens en désordre, au risque de me faire pava (découper). Papa keh n’aramb’imè (papa aussi avec ses choses)…

- : bonsoir mademoiselle. Je peux vous déposer quelque part ?

Hummmmmm j’aime bien la voix là. J’aime aussi la personne que je vois. Bon du moins, le buste et la tête avec des lunettes que je vois déjà . Mais pardon, le diables est toujours beau. Et puis, mon papa défend que je parle aux inconnus…

-moi : non merci, ça ira.

-lui : je veux juste vous avancer quelque part où il sera plus sûre que vous trouvez un taxi rapidement. Croyez-moi, ici vous en aurez encore pour longtemps, à moins que vous marchiez jusqu’au carrefour des Douanes. Avec ce soleil, ce n’est pas une bonne idée…

Ouaissss mon frère, le soleil du Ghana a déjà finit de torturer ma peau, je refuse de me faire souffrir d’avantage ici. Papa il faut m’excuser oh, mais si tu ne veux pas que je monte dans la voiture des gens, et beh, achètes-moi une voiture….

Je suis montée quand même.

-lui : Sylvain, enchanté, et vous ?

-moi : euh, Marie.

-Sylvain : et c’est où que je dépose Marie ?

-moi : au carrefour Léon Mba même, je vais me débrouiller une fois là.

-Sylvain : je peux savoir où vous allez ?

-moi : bac aviation.

-Sylvain : bon, je vous laisse au Château alors, c’est plus proche.

-moi : merci bien.

-Sylvain : on peut se tutoyer au moins pour le reste du chemin qu’on doit effectuer ensemble ?

-moi : pas de soucis !

-Sylvain : alors serait-il possible d’en savoir un peu plus sur toi Marie ?

Mon frère attends tout de suite, tu vas te wazze…

-moi : je suis la fille de Nkorouna Georges et de Adombet Antoinette, des clans…

-Sylvain : wow wow wow, du calme. Je demandais juste ce que tu fais dans la vie, comment tu passes tes journées, tu vois le genre ?

-moi : mais il faut bien poser les questions. « En savoir un peu plus » là, renferme plusieurs paramètres je crois.

-Sylvain : ce n’est pas faux… Mais bon, laisses-moi reformuler ma question, que fais-tu dans la vie ?

-moi : rien pour l’instant, je suis en attente d’un job. Je rentre à peine d’Accra.

-Sylvain : mais c’est super ça, et que fais-tu en général les samedi soir ?

-moi : rien de particulier, je vais danser, ou manger quelque part, sinon je suis à la maison.

-Sylvain : et monsieur ?

-moi : quel monsieur ? Je ne savais pas que tu connaissais mon père ou un de mes anciens professeurs !

-Sylvain : très drôle krkrkrkr. Je demandais par là si il n’y avait pas un petit ami, un fiancé dans les parages ?

-moi : malheureusement, non. Je suis seule.

-Sylvain : et heureusement pour moi, alors si je t’invite à sortir ce soir , il y a de fortes chances que tu dises oui ?

-moi : effectivement oui, et cela juste parce que je suis enfermée chez moi depuis mon retour.

-Sylvain : c’est mon jour de chance alors

-moi : si tu le dis…

-Sylvain : je l’affirme…

Il se gare au niveau de la SEEG du Château, et je m’apprête à descendre…

-Sylvain : puis-je te demander ton numéro de portable ?

-moi : bien sûre, 0751****

-Sylvain : on se dit à ce soir alors ? Je te communiquerai l’heure un peu plus tard.

-moi : hum très bien, à plus tard.

Je descends de sa voiture, et je m’avance un peu pour me mêler à la foule qui attendait les taxis aussi…

J’arrive à la maison, et comme toujours, le couple est là barou (assis) devant la tv.

-moi : mbolwani (salutations)

-eux : hiiiiiiii, Mbolo.

-maman : a wa bia anka (tu es venue seule) ?

-moi : oui,

-papa : Claude éré bié na wè (n’est pas venu avec toi) ?

-moi : non oh, il m’a donné l’argent du taxi, j’ai pris la course.

-maman : toi là je sens que tu es revenue avec beaucoup d’argent , viens on va partager !

-moi : mame le rêve d’Antou ce soir ohhhh ? L’argent que mon fils m’a donné ? Barré !

-maman : hannnn, n’est-ce pas tu fais le bruit tous les jours ici là parce que tu as le nom et les prénoms de ta grand-mère ?

-moi : hummm Antou pardon, laisses ça, je ne partage rien avec toi. Mon argent c’est pour sortir ce soir.

Papa me regarde seulement du coin de l’œil…

-moi : mon Coco Georges, ce n’est pas la peine de me lorgner oh, tu as bien entendu ce que j’ai dit…

-papa : mon problème il est où dedans ? Toi-même tu sais juste qui va t’ouvrir la porte le matin.

-moi : je vais dormir chez mémé, c’est tout.

-maman : hummm au lieu de passer tes nuits en boîte, tu ferais mieux de nous rapporter un mari. Moi à ton âge j’étais déjà mère de 3 enfants.

-moi : kôkôlô (pardon), ce n’est pas moi la fille de Coco tu as vu aujourd’hui là , krkrkrkrkr

Je vais dans la chambre arranger un petit sac, histoire de ne rien oublier. Je mets deux tenues, chaussures, sac, maquillage, parfums etc…

Je les laisse là dans leur love à l’ancienne, et je file prendre un taxi en direction de Salsa, chez mémé.

Je mange la carpe frite avec le manioc et le citron pimenté puis, je vais dormir un peu.

C’est la sonnerie de mon portable qui me sort de mon sommeil.

-moi : allô ?

Avec la voix que bien gazée, quand tu écoutes ça, tu sens que j’ai la bouche encore bien pâteuse, limite ça sent.

-Sylvain : oui allô, bonsoir Marie.

Mamohhh la voix que sucrée et mielleuse .

-moi : kossoh kossoh (quoi ? Je tousse un peu pour arranger aussi ma voix). Bonsoir Sylvain.

-Sylvain : je te dérange ?

-moi : non non, du tout…

-Sylvain : c’était juste pour te dire que je passerai te prendre vers 1h. Ça te va ?

-moi : c’est parfait !

-Sylvain : bien, à tout-à l’heure alors,

-moi : ok.

Je regarde l’heure, 21h. Je vais d’abord emmerder mon dina dans sa chambre, puis à 23h, je vais me préparer.

Eh eh eh la fille de coco fais son malin ce soir. Allez, porte bien ta robe. Tu laisses tes jambes comme la gazelle là dehors. Krkrkrkr.

J’attrape bien mon chignon au milieu de ma tête. Parfait. Vous savez dans la maison de mon père c’est interdiction formelle de mettre tissages et mèches. Avec le temps, je me rends compte que cette habitude m’est restée…

Petit maquillage discret aussi. Papa dit que ce sont les femmes laides qui mettent la peinture au visage. Krkrkrkr

Pardon, le fou là il m’a trop traumatisé, mieux je le laisse à côté, et je me concentre sur ma soirée.

00h45, appel entrant de Sylvain.

-moi : allô !

-Sylvain : salut ! Alors , je peux passer te chercher ?

-moi : oui oui, je suis déjà prête. Je suis à Salsa.

-Sylvain : j’avais cru entendre que tu habitais bac aviation ?

-moi : je suis sans domicile fixe !

-Sylvain : eh beh, je te prends chez moi quand tu veux !

-moi : non , merci. Je me sens bien comme ça.

-Sylvain : ok ok ok, euh alors où exactement à Salsa ?

-moi : juste au tournant, après le ckdo. Je serai là.

-Sylvain : bien, disons à dans 5 minutes.

-moi : ok alors !

Clic !

Bon , je prend mes clés et je ferme la maison d’autrui de Marie-Christine, et je sors vers la route.

On te parle du samedi soir à Salsa. Wa zeva (ne t’amuses pas). Tout le monde est dans le show.

Quelques minutes plus tard, Sylvain se gare devant moi. A base même qu’il descend m’ouvrir la portière. Matsotsè, la galateurie (galanterie).

-Sylvain : tu es très en beauté ce soir Marie !

-moi en montant : donc tout-à l’heure j’étais en laideur ? Merci tout de même !

-Sylvain : pourquoi tu interprètes toujours ce que je dis ?

-moi : peut-être parce que je suis une emmerdeuse de première classe krkrkrkrkr

-Sylvain : je vois alors, le Millenium, cela te va ?

-moi : du moment qu’on y danse, ça me va.

On passe le trajet à faire plus ample connaissance. Je regarde en même temps le type toujours dans ses lunettes, jolie chemise verte, bien ceintrée dans un pantalon noir. Amuses-tu. Il est quand même pas mal han. Beau teint noir, très propre. Ça va hein !

On arrive donc au Millenium night-club, on rentre et on va s’installer. Tranquillement, la soirée commence. Lui dans un verre de whisky-coca, moi dans un Orangina.

On balance le son, moi je vais un peu bouger sur la piste, et je reviens m’asseoir.

Un peu de quand même vous aussi, je ne vais pas montrer que je suis la reine du tchoukoussa le premier jour comme ça.

Voilà comment à un moment donné, on nous balance un grand morceau, direct, j’ai compris qu’il fallait que je danse.

-Sylvain : tu sais danser la Patchanga ?

-moi : et comment que oui, c’est moi qui devais même te poser la question. Ça c’est la danse des grands.

Ehhhhhhhh quand le type m’entraîne sur la piste là, que une fois. Il bouge les pieds comme si il avait le courant dans le corps. Heureusement que c’est quand même mon papa qui m’a appris à danser ça, donc moi aussi j’ai les grandes bottes.

Nous avons dansé au moins sur 3 chansons avant que le Dj ne change de registre. Ah mais je crois que c’était suffisant pour briser la glace entre nous. Je me suis même permis un verre de Martini Rosé par la suite.

C’est la même l’histoire a commencé.

Le matin j’avais droit à des sms de « bonjour ». Midi c’était « bon appétit’’. Le Soir , direct c’était l’appel pour se raconter nos journées et dire « bonne nuit ».

Un peu après, il m’a énoncé ses grandes théories sur le coup de foudre, moi aussi, je suis tombée dedans. Comme il va souvent sur site, j’ai eu droit aux clés de son appartement pour tout gérer. C’est là même que je décide de passer tous les weekends chez mémé, histoire de bien vivre ma nouvelle vie de femme presqu’au foyer……

……Revenons ici là…………

Quand je pense que le salaud se foutait de moi parce que je venais chez lui toujours comme une souris de peur de croiser tonton Claude, il a même osé me dire que bientôt je n’aurais plus à faire tout ce cinéma parce qu’il viendra se présenter chez mon père ohhhhh oyoooohhhh moi aussi je l’ai cru ohhhhhh sniffffffff ayooohhh le maboulisme de l’amour ohhhh tout n’était que mensonge ohhhhhh mon cœur saigne.

Han ? Attendez d’abord, on dirait que quelqu’un est au salon…

Non, non, il n’a pas osé ? Nonnnnn,

C’est aujourd’hui là même que je vais retrouver tous mes gris-gris de la sauvagerie. Neno , ediuw’anara, e dek’anara (aujourd’hui , certains mourront, d’autres resteront)….

Attends-moi là , j’arrive !

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