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Couverture du roman Mon Loup et moi

Mon Loup et moi

À vingt-deux ans, Julie a tiré un trait sur l'amour après une douloureuse trahison. Pourtant, sa rencontre avec un barman charismatique bouleverse ses certitudes. Suite à un pacte mystérieux, elle s'abandonne à une passion charnelle intense. Mais son amant dissimule une nature effrayante : tueur à gages et loup-garou capable de se transformer. Entre désirs nouveaux et secrets obscurs, leur liaison s'aventure sur un terrain dangereux où la vérité menace leur bonheur naissant.
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Chapitre 2

En ouvrant les yeux, je remarquai d'abord le plafond blanc. Ce n'était pas le mien. La peur m'envahit d'abord.

Le barman... Liam...

Le lit était gigantesque, probablement de taille king. Les draps étaient d'un satin soyeux noir, et la couverture blanche dans laquelle j'avais été enroulée comme un taco caressait ma peau à chacun de mes mouvements.

Je me libérai et posai mes pieds sur le tapis noir qui recouvrait le sol. J'observai la pièce : deux tableaux représentant des lions étaient posés contre les murs également noirs. Une lampe, quant à elle, était entourée d'un abat-jour circulaire de couleur dorée, décorant le fond de la pièce. Le noir et le doré devaient être ses couleurs préférées, car les deux s'harmonisaient dans cet espace.

Je me levai difficilement et me dirigeai vers la porte.

C'était un appartement sur deux étages. À cet étage, il y avait deux grandes chambres, une salle de bain ainsi que des toilettes de taille conséquente.

L'escalier donnait, par ailleurs, sur une baie vitrée menant à un balcon où trônaient plusieurs plantes différentes. Le salon, quant à lui, était meublé de deux gigantesques canapés noirs placés perpendiculairement l'un à l'autre, en face d'une grande télévision. La cuisine était proche de l'entrée, mais on aurait pu la confondre avec le salon. Il y avait une gigantesque table au milieu de celle-ci, une banquette collée près du mur donnant sur un autre balcon.

C'était un appartement vraiment impressionnant. Il était magnifique.

Le barman, ou plutôt Liam, était près de la cuisinière en train de préparer quelque chose. Il était torse nu, ne portant qu'un short de sport vert qui laissait légèrement apparaître son boxer. J'observais son dos musclé que je découvrais pour la première fois. Il était parfait.

Ses trapèzes, en particulier, lui donnaient une certaine largeur au dos.

-"Tu peux arrêter de me mater ?", demanda-t-il, comme s'il avait des yeux derrière la tête. Il se tourna et plongea de nouveau ses yeux dans les miens avec une telle intensité que je crus que mes jambes allaient lâcher.

Mes yeux descendirent pour admirer les tatouages qui ornaient son torse que je découvrais, deux chiens, l'un calme, l'autre aboyant, et d'autres tatouages décoraient ses bras et épaules. J'avais envie de le toucher.

"Tu sais, t'endormir dans la voiture d'un inconnu, c'est vraiment incroyablement imprudent."

Il avait raison, j'avais été imprudente et cette soirée aurait pu très mal se terminer.

Mais c'était aussi la première fois que je rentrais chez un homme, autre que mon ex, et malgré ses paroles, mon regard se focalisait sur ses muscles, ses lèvres et ses yeux brillants d'une manière étrange. Je l'imaginais me prendre sauvagement contre la cuisinière.

Non.

Je ne pouvais pas.

Des souvenirs de ma famille me revinrent en mémoire et je ressentis un certain dégoût envers moi-même. Sans pouvoir le contrôler, une larme roula sur mes joues. Puis une seconde, et un torrent.

-"Putain, je t'ai vraiment fait chialer là ?"

-"Non, je suis désolée, ce n'est pas ta faute."

Ma voix était étouffée et essoufflée, les larmes continuaient de couler et ma gorge était serrée. Il s'approcha de moi et essuya mes larmes d'un revers de pouce. Le contact de sa main sur ma peau me fit frissonner. Son toucher était doux et je crus réellement m'effondrer. Il enroula ses bras autour de mes épaules et me serra près de lui, avant de poser un baiser sur mon crâne.

-"Tu vas arrêter de chialer maintenant ?", demanda-t-il.

J'avais l'impression d'avoir raté un épisode. Ma tête se posa sur le haut de sa poitrine musclée. Sa peau était douce et brûlante, une odeur incroyablement sexy s'en dégageait.

Ses muscles m'enlaçaient avec douceur et finalement, mes larmes cessèrent. Il devait croire que j'étais complètement folle. Il recula finalement et prit entre ses doigts une tartine de pain grillé recouverte d'un œuf au plat qu'il avait déjà entamée.

-"Je ne veux pas que tu me prennes pour une folle, c'est juste que... enfin, je ne sais pas si raconter ma vie à un inconnu soit une bonne idée, mais j'en ai envie..."

-"À quel point en as-tu envie ?"

Je m'assis près de lui. Il me tendit un panier rempli de pâtisseries chaudes. Je saisis l'un des croissants que j'enfournai dans ma bouche pour calmer ma faim.

-"C'est étrange pour moi de parler ouvertement de mes sentiments, mais vu que tu restes un inconnu, peut-être ai-je moins peur des répercussions."

Il haussa les épaules.

-"J'ai été élevée dans une famille très religieuse, où la vision du rôle de la femme était extrêmement conservatrice. Le sexe était considéré comme quelque chose de profondément mauvais pour les femmes. Il fallait rester prude pour préserver son honneur et celui de sa famille."

Il parut surpris, mais ne répondit rien.

-" Je n'ai pas reçu la même éducation que mon frère. Lui était connu pour coucher avec toutes les filles, et pourtant, jamais une remarque lui fit faite. Mais moi, il m'aurait chassé de la maison si jamais j'avais cédé au plaisir charnel. À l'âge de mes 18 ans, je suis parti, mais toutes ces leçons me sont restées. Et maintenant, j'ai 23 ans, et j'ai toujours pas eu le courage de partager une nuit avec un homme.  C'est après cela que j'ai rencontré Nathan à l'université, il était gentil et séduisant, et je suis tombée amoureuse. Et puis, je me suis faite une amie, Amy. Elle était bien plus extravertie que moi, elle faisait la fête, se foutait des règles, couchait avec des garçons comme elles le souhaitaient. Et je crois que j'étais un peu jalouse, je voulais lui ressembler. Et finalement, j'ai découvert que depuis des mois, ces deux-là se tapaient dans mon dos. Et depuis, ils vivent leurs meilleures vies ensemble, s'affichent sur les réseaux et tout le monde est au courant de cette humiliation. Et cette réunion... Ils seront là, et il y aura aussi ma famille, mon frère arrogant, mon enfoiré de père, et je veux juste leurs montrés que j'ai survécu, que je vais bien, que je suis heureuse. Je ne veux plus que me venger, je veux aussi finalement céder mon corps à quelqu'un qui pourra me libérer de ces chaînes."

- "Et cette personne, c'est moi ?"

Je devins rouge et détourna le regard. 

- Peut-être, je répondis honteusement. 

- "Écoute, tu es une fille gentille, ça se voit, mais ce n'est pas mon cas. Je t'ai fait bonne impression, ok, mais je suis loin d'être quelqu'un de bien, au contraire."

Ces mots-là, ils les avaient prononcés avec une gravité effrayante. C'était une sorte de mise en garde que j'avais du mal à saisir. Il avait vraiment été plutôt gentil avec moi. Mais c'était vrai, que je ne le connaissais pas. 

- "La réunion est dans moins d'une semaine, je n'aurai jamais le temps de trouver quelqu'un d'autre aussi séduisant que toi. De plus, j'ai déjà annoncé que je viendrais accompagné. Si tu ne viens pas avec moi, je risque de me ridiculiser, que j'y aille ou non. S'il te plaît, je t'en prie."

Il posa ses doigts sur mon menton et me sourit doucement. 

- "Et qu'est-ce que j'y gagne ?"

Il me regardais avec un regard bien plus sombre. 

- "Je ne sais pas ce que je pourrais t'offrir, l'argent ne semble pas être un problème pour toi. Et je ne pourrais pas te donner beaucoup. Et je n'ai pas grand-chose à t'offrir."

- "Si justement, dit-il en acquiesçant la tête, ta virginité."

Je retenais un cri de surprise, je ne m'attendais pas à ce que ces mots sortent de sa bouche, tout se passait tellement vite...

-" Non, ça ne me suffit pas, chaque nuit, pendant un mois, on passera la nuit ensemble, et on fera l'amour encore, et encore, tu seras à moi, complètement, est-ce que tu comprends ?" 

Je sentis son souffle s'accélérer. Mon cœur battait tellement fort que je l'entendais résonner dans ma tête. Et voilà que mes jambes tremblaient. 

- "Mais ce n'est pas du tout équitable, je lui rétorquais, une seule soirée contre un mois."

-"Non, je ne me limiterai pas à une seule soirée, je jouerai le rôle de ton petit-ami pendant l'entièreté du mois, et même plus si tu le souhaites. Et la nuit, tu seras avec moi, c'est tout."

Comment en étions-nous arrivés là ? Une seule soirée et voilà que je me retrouvais dans cette situation. 

- "Un problème, il demanda"

- "Je... je ne sais pas, je balbutiai".

- "J'ai vu comment tu me dévorais du regard, j'ai bien vu que tu n'arrêtais pas de me mater, et je suis sûr que ta culotte..."

- "Arrête, je le coupai".

Il sourit et s'approcha de moi et maintenant sa bouche se trouvait près de mon oreille, son souffle brûlant caressant le lobe de mon oreille.

- "Je sais que tu as peur, mais je ne te ferais pas de mal, au contraire, je vais m'assurer que tu te sentes mieux que tu ne t'es jamais senti. Te faire jouir, te faire hurler mon prénom, encore et encore, et puis, je te promets que tu oublieras bien vite tout ce que tes parents t'ont appris."

Ses mots avaient été prononcés avec une lenteur telle que j'avais eu l'impression de m'accrocher à chacun de ses mots, attendant le prochain. 

- "Alors ? me demanda-t-il. "

Il posait sa main sur mon cou et après un souffle brulant, posa ses lèvres contre les miennes. Sa langue s'enfonça dans ma bouche et je sentis tout mon corps trembler. 

C'était tellement rapide et pourtant, je ne voulais pas que ça cesse. 

Lorsqu'il sépara ses lèvres des miennes, j'eus l'impression que mon corps allait céder. J'attrapais ses joues pour l'embrasser à mon tour et il recula. 

- "Tu devras attendre la fin de la soirée, princesse, je te promets que ton attente sera récompensée."

- "T'es un connard, je lâchais finalement en laissant ma frustration explosée". 

- "Un connard qui va te baiser pendant un mois."

Il posa sa main sur ma joue. 

- "Et, je me rends compte que je ne sais toujours pas ton prénom, princesse."

Nous avions déjà prévu de coucher ensemble, mais il ne connaissait même pas mon prénom.

- Je m'appelle Julie, Julie Fleur. 

Il sourit. 

- Ouais, je vais quand même continuer à t'appeler Princesse. 

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