
Mon existence mon calvaire
Chapitre 3
MON EXISTENCE, MON CALVAIRE🥺
#episodes 3
C'est difficilement que je réussis à me lever, je ne voulais pas quitter ce endroit. Je n'avais qu'une seule envie :
Mourir, les suivre. Je ne peux vivre sans eux. Mes parents, mes compagnons, tous les projets qu'on avait tombaient à l'eau, je voulais qu'ils soient là à chaque étape de ma vie, qu'ils me voient réussir, me voir épanouie, être la femme qu'ils voulaient que je sois. Comment allais-je m'en sortir seule ? Me voilà à présent seule. J'ai toujours crains ce jour, même si je savais qu'il finirait par arriver un jour, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il arrive si rapidement. Je voulais les voir vieillir, les voir porter leurs petits enfants, leur rendre tous les bienfaits qu'ils m'ont fais depuis la naissance.
La vie est tellement injuste, elle nous arrache les personnes auxquelles nous tenons. Si seulement la mort pouvait nous avertir, les choses auraient été différentes, mais hélas, la vie est ainsi faite ...
Ousmane me raccompagna à la maison pendant que Tonton Jean remplissait le formulaire de l'hôpital.
Au même moment dans la même ville.
Dans la peau de François
Oh mon Dieu !! Qu'est-ce que j'ai fais ?! Pourquoi je ne me suis pas arrêté ! Non seulement, j'ai violé, mais j'ai aussi percuté cette voiture ! Je m'en veux tellement, mais si jamais je m'arrêtais j'irai en prison. Je perdrai mon travail, ma famille va souffrir. C'est déjà difficile de joindre le bout avec quatre enfants, avec les études de mon fils aîné qui me coûtent chers. Ce travail est la source de revenu de ma famille.
La rue était déserte, je suis presque sûr que personne ne m'a vu.
Je me présente :
Je réponds au nom de M. François K., j'ai 48 ans. Je suis père de quatre enfants, je suis de nationalité togolaise. Je travaille dans une société de transport depuis bientôt 12 ans. je livre des marchandises partout où l'on m'envoie. Je revenais d'une livraison dans le port quand j'ai percuté cette voiture. J'étais perdu dans mes pensées, en plus, j'étais en retard pour rendre compte à mon patron. Ces temps-ci je suis perdu dans mes réflexions ...
Après avoir fais les comptes, je me mis en route pour la maison. Je devais marcher pour économiser. Le trajet me prenait environ 30 minutes. Une fois à la maison, j'allais essayer d'oublier ce qui venait de se passer. Je ne sais même pas si ces gens ont survécu. Oh Dieu pardonne moi.
- Papa papa papa papa !
Ça c'est ma benjamine de 8 ans, nommée Yasmina. Elle est ma préférée parce qu'elle me ressemble trait pour trait contrairement aux autres enfants qui avaient pris les traits de ma merveilleuse femme Anita, une ghanéenne de teint noir ébène, avec des formes à en faire baver tous hommes. Je l'ai connu lors d'une de mes livraison. Elle vendait des oranges au bord de la route chaque soir. J'allais acheter des oranges jusqu'au jour où je lui demandai d'être ma femme. Bien que je ne sois pas riche, elle avait accepté et c'est ainsi qu'on vivait dans cette petite maison que mon père m'a laissé avant de mourir.
Ma petite princesse se jeta à mon cou, et je me mis à la chatouiller. Elle aimait trop ça.
- Bonne arrivée papa ! Donne moi ton sac je vais le déposer.
Ça c'est mon 3ème fils Peter de 10 ans en classe de 4ème, très intelligent. D'ailleurs, ils le sont tous. Je suis tellement fier d'eux.
- Merci Fiston ! Où est ta mère ?
- Elle est dans la cuisine avec Sam.
Sam, c'est mon 2ème fils de 18 ans en classe de terminale. Chez moi, pas question de rester sans rien faire. Tout le monde y mettait du sien pour les tâches de la maison.
- Et Prudent ?
- Il n'est pas encore rentré.
- Ok, Yasmine descends ! Je vais voir ta maman. Vous avez déjà fais vos devoirs ?
Ils me répondèrent tous en chœur :
- Oui papa.
Je me dirigeai ensuite vers la cuisine pour voir ma dulcinée. J'essayais tant bien que mal de dissimuler ce qui me préoccupait parce que ma femme savait lire en moi, donc je devais paraître normal :
- Comment se porte le plus beau diamant d'Afrique ???
- Humm toi là !!! Bonne arrivée chéri !
- Merci mon cœur ! Sam ça va ? L'examen ça été ?
- Oui papa ! On croise les doigts !
- Je compte sur toi hein ! Alors chéri on mange quoi ?
- Sauce d'arachide avec du riz !!!
- Ayayayiiii !! Que ferai-je sans toi ? Hein ! Viens là que je t'embrasse.
Je l'attirai à moi et je me mis à l'embrasser. Je ne me lassais jamais de cette femme, elle était toujours aussi douce et belle même après quatre grossesses.
- Ooor papa, il y a des âmes sensibles dans la maison !!!
- Regardez l'hypocrite là !!
Tu crois que je ne te vois pas avec les petites du quartier !!
- Ooh papa, et puis tu vas m'afficher devant maman comme ça ?!
Et on éclatèrent en rire.
- Bon, je vais prendre une douche, je serai au salon, dès que c'est prêt tu m'appelles bébé.
- D'accord mon amour.
Dans la peau de Prudent
Humm, encore une journée bien chargée, je vais m'empresser de rentrer pour goûter les merveilleux plats de ma maman. J'attendais mes compagnons de route devant mon amphi en tripotant mon téléphone.
Je me présente Prudent K., je fais 1m70, je suis d'un teint entre le noir et le claire. J'ai 21 ans et je suis en 3ème année de médecine au campus publique. Je suis un vrai tombeur, je collectionne les filles comme je veux. Bah, vous allez vous dire que c'est méchant, mais bon, c'est pas ma faute si toutes les filles me courent après malgré ma pauvreté. Une fois mes compagnons là, on prit la route de notre banlieue. On formait un groupe de quatre. Il y avait Sandra, Fabrice, Kévin mon meilleur ami et moi. On était tous dans la même faculté. On emprunta la route qui passait près de la banque non loin du marché public. On marchait tout en riant et en causant quand mes yeux s'arrêtèrent sur une voiture Range Rover noire mis en pièce sur le trottoir. Il venait d'y avoir un accident je crois. Cela me donna des frissons. Hum, quand je pense au conducteur, vu comment la voiture était cabossée, je doute qu'il s'en soit sorti, mais bon c'est la vie. Après une heure de route, j'étais rentré après avoir passé le salam à mes potes.
Comme je pouvais le deviner, tout était prêt. J'allais enfin manger.
Dans le quartier
résidentiel
Dans la peau de Jehnyfer
- Jehnyfer tu veux que je reste ?
- Non Ousmane, merci, c'est bon, le vigile est là. Je monte me coucher.
- Hum du courage, je passerai demain matin. Bonne nuit.
Je ne voulais parler à personne. Je voulais être seule, il y avait un paquet sur le lit avec un petit mot sur l'emballage :
‹‹ Joyeux anniversaire prinçounette ››, il venait de ma maman.
Lorsque je l'ouvris, c'était un collier en or en forme de cœur avec une photo de nous trois dedans, ce cadeau me fit encore pleurer plus, j'avais mal de me retrouver seule dans une si grande maison. Il y avait également une lettre et une enveloppe de banque :
<< Ma très chère fille, voilà encore une année de plus. Que le bon Dieu t'accorde la santé, un bon cœur. Tu as maintenant 18 ans. Agis comme tel, je te souhaite tout ce qu'une mère peut souhaiter à son enfant. Je t'ai ouvert un compte. Il est à ton nom, tu iras voir M. Kodzon pour les papiers, surtout gère bien cet argent. Mamie sera là au cas où je partirais avant elle. Je t'aime mon poussin. Que mes bénédictions t'accompagne. >>
Maman
Je ne pus m'empêcher de m'effondrer sur le lit en lisant et relisant la lettre. Je tenais le collier dans la main, je versais toutes les larmes de mon corps, je n'en revenais pas d'avoir perdu mes parents. Je me déshabillai et j'allai ensuite m'asseoir dans la baignoire, et là, je me mis à crier, à pleurer, à cogner le mur, j'allais mal très mal ....
A suivr.......
Vous aimerez aussi





