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Couverture du roman Mon existence mon calvaire

Mon existence mon calvaire

À 17 ans, Jehnyfer Watson s'apprête à vivre une journée charnière. Entre le stress du baccalauréat scientifique et l'excitation de ses 18 ans, cette jeune métisse belgo-éthiopienne ne compte pas ses heures. Fille unique choyée, elle peut compter sur le soutien de sa mère et de son petit ami, Bryan. Étudiant en gestion issu d'une famille aisée qui l'a déjà adoptée, il partage sa vie depuis deux ans. Pour Jehnyfer, l'objectif est clair : décrocher une mention et clore ce chapitre.
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Chapitre 1

MON EXISTENCE, MON CALVAIRE🥺

#episode 1 : Le déclic qui m'a endurcie.

Mon réveil sonne, je regarde, il est 3h du matin. Je l'ai programmé pour pouvoir me réveiller tôt et bosser aujourd'hui, dernier jour de mon examen, et surtout, jour de mon anniversaire, je vais avoir 18 ans. Je suis toute excitée, je passe le baccalauréat série scientifique.

Je me présente :

Je m'appelle Jehnyfer Watson, je suis âgée de 17 ans, je fais 1m60 et je suis une métisse, de père belge et de mère éthiopienne. On est plus ou moins aisé financièrement, je suis fille unique et très chouchoutée.

Je suis en couple depuis deux ans avec Bryan, un Togolais, noir, mais très beau. Il environne les 1m70, il est en première année de gestion. Il vient d'une famille très riche, toute sa famille me connait et m'adore.

Je me lève ensuite de mon lit, je me brosse les dents et je prends mon cahier. Je n'ai qu'une seule matière aujourd'hui et ce supplice sera terminé. Je me suis promise d'avoir une bonne mention, et ma mère me soutient.

Elle prie jour et nuit pour moi, elle est toute ma vie. J'étais tellement concentrée que je ne la vis pas rentrer :

- Poussin va te préparer, il est bientôt 6h.

- Oups ! D'accord maman !

Maman est une peulh, elle se nomme zahaïna, très magnifique, je lui ressemble trait pour trait, c'est une femme de 40 ans, de 1m63, cheveux noirs. Elle est dans le commerce de tissu, bazin, et possède plusieurs boutiques. Cette femme était toute ma vie. Mais ça m'etonnait qu'elle ne m'a pas souhaité un joyeux anniversaire. Avait-elle oublié ? Ma mère n'oublie jamais ce genre de truc, j'étais un peu triste.

Une fois ma toilette terminée, je rejoignis mes parents pour le petit déjeuné. Je vais automatiquement m'asseoir sur les genoux de mon père. Mes parents éclatèrent de rire :

- Comment se porte notre future chirurgienne ?

Et oui, c'était mon rêve, être médecin pour sauver des vies.

- Je vais bien mon papounet et toi ?

Ma mère qui était debout devant à nous regarder me dit en riant :

- Tu es sûre que tu as 18 ans toi ?

Ooor, elle n'avait pas oublié ! Mon père sortit alors un gros paquet de sous la table.

Mon père est un homme de 45 ans, M. Nathanaël Watson. Il dirige une entreprise de produits pharmaceutiques, il est marié à ma mère depuis 25 ans. Ils s'aiment comme des fous, je suis leur seul enfant parce que ma mère ne pouvait plus concevoir.

Bref ! J'ouvris alors mon paquet, et ce que je vis me donna des larmes aux yeux, c'était une gourmette (bracelet) en argent avec mon prénom inscrit dessus et une petite phrase inscrite à l'endos :

‹‹ À notre plus grand trésor, nous t'aimons ››.

Je ne pus m'empêcher de sauter au cou de mon papa. Je lui faisais des bisous partout sur le visage. Mon père et moi, on était inséparable, il prenait toujours ma défense devant maman. C'était l'homme de ma vie. Ma mère qui regardait cette scène, nous fit une crise de jalousie :

- Va épouser un homme et laisse le mien tranquille ! Et en plus, à moi on dit pas merci !

Je sautai dans ses bras, je lui fis un gros câlin avec des bisous comme quand j'avais 5 ans.

- Merci maman, merci papa !! Vous êtes les meilleurs des parents ! Je ne vais jamais vous quitter !

Mon père prit sa voix grave qui nous faisait rire à toutes :

- Ah non ! Tu devras te marier un jour ! Et Bryan ? Tu le mets où ?

Mes parents savaient pour nous deux, et ils n'étaient pas contre, mais la seule condition était que je m'abstienne de relations sexuelles.

- Non non, moi je ne veux pas partir, je veux épouser un homme comme toi, mais comme il n'y en a pas, je te garde comme ça et Bryan lui, on attend encore, mdr.

- Heeeee, regardez celle là, laisse mon chéri hun ! Nath va falloir faire un choix, c'est qui t'a préférée ?

Mon père nous regardait à tour de rôle, puis il éclata de rire !!!! :

- On dirait deux gamines !!! Vous êtes mes perles, mais n'empêche, Jehny est ma Rubi !

Ma mère lui jeta son torchon au visage et se mit à bouder comme une petite fille. C'était trop drôle.

- J'en connais un qui va dormir dans le canapé ce soir ! Lol.

- Ooor ma chérie, ma lune, mon cœur, mon bébé !

Ma mère ne résistait pas à ses petites appellations.

Elle finit par céder.

Mon père me mit la gourmette au poignet. On déjeuna vite fait. Ensuite, on pria avant que je ne parte :

- Au fait Jeh !!

- Oui papa !

- Ce soir j'aimerais t'amener quelque part ! Mais je passerai te chercher après l'examen pour qu'on aille à la banque.

- Ah ! Nath laisse le chauffeur la ramener, je vais t'accompagner à la banque. De toute façon, j'ai quelques détails à régler avec M. Kodzo.

M. Kodzo, c'était le banquier de mes parents et un ami à mon papa.

- Non, moi je veux y aller aussi !

- Ta mère a raison ! Tu rentres plutôt te reposer et te préparer pour ce soir !

- Tu l'amènes où même ?

- C'est entre nous. Pourquoi tu veux savoir ?

- Heee Nath ! Hum, moi tu ne m'amènes plus dans les endroits chics hun. Et puis vous allez me laisser seule ce soir. Je vais appeler Eunice, on va se faire une soirée entre filles.

Eunice était la copine à ma mère depuis la fac.

- Mdr !! Soirée entre filles carrément ! Oooh maman, y'a rien dans jalousie !! Bon j'y vais, le chauffeur est là.

Je pris ma mère dans les bras, la serrai très fort contre moi, ensuite mon père me fit des bisous en me chatouillant.

Je pris leur bénédiction et en route pour l'école. On était une petite famille, mais très croyante et surtout très heureuse, parce que Dieu était le centre de notre vie.

L'examen s'est bien passé, je suis tellement heureuse et je croise les doigts pour que les résultats soient bons. On est dans la cours. Je reste causer avec ma meilleure amie Oumou. Une fille malienne très belle. Elle a le même âge que moi, 1m60, teint noir, très mince et nourrit les mêmes rêves. On se connait depuis l'enfance, elle vit avec sa mère et ses quatre frères : Abdoul, Yacine, Mohammed et Ismaël.

- Alors Nyfer ,c'était comment ?

- Bien bien, un peu dosé, mais ça ira, et chez toi ?

- Bah j'ai fais de mon mieux, tout ira bien Inch' Allah !

D'autres filles ce sont jointes à nous. On riait, on causait et tout quoi ! Mais d'un coup, je commençai par me sentir mal, j'avais un mauvais pressentiment. En plus, il se faisait tard.

- Oum, on rentre, il se fait tard ! En plus, je sors avec papa ce soir !

- Vous deux là même, toujours à faire des trucs ensembles, épouse le keh.

- Tchip, laisse nous hein ! Allez, on y va

- Attend, j'avertis Djibril et on bouge.

C'était son petit ami depuis un an. Ils s'aimaient de ouf, on était tous les trois dans la même classe.

- Ça y est, on y va ! Il dit qu'il va rester encore un peu.

On se sépara ensuite devant chez elle après un long câlin. Malgré nos différences de religion et de culture, on s'aimait beaucoup. J'étais à présent seule dans la voiture avec notre chauffeur :

- Au faite, joyeux anniversaire Mlle Watson.

- Ooor Ousmane, combien de fois je t'ai dis de ne pas m'appeler comme ça !! Appelle moi Jehnyfer comme tout le monde.

Ousmane était un Togolais musulman, environ de la trentaine. Il était très serviable, il travaillait pour nous depuis bien longtemps.

- Excusez moi Mlle ... Euh je veux dire Jehnyfer.

- Lol tu es incorrigibles ! Alors, comment va ta famille ?

- Tout le monde va bien !!!

- Tu sais ? Tu vas me manquer hun. Papa veut que je continue mes études de médecine aux États-Unis.

- Mais c'est bien Jehnyfer !

- Qu'est-ce que je vais faire seule là-bas !? Toute ma vie se trouve ici !!

- T'inquiète, tu vas t'y habituer, tu es assez grande maintenant.

- Bof ! On verra !!

Lorsqu'on arriva devant notre villa, il y avait beaucoup de monde, mais que se passait-il ?

- Ousmane, il y a une fête ici ?

- Je ne sais pas, j'étais en ville pour des livraisons. Viens on va voir.

Tout le monde me dévisageait, j'avais la peur au ventre, et un très mauvais pressentiment. Je m'empressai de rentrer. Il y avait Tonton Jean, l'associé de papa et son meilleur ami depuis la Belgique à la terrasse avec un autre monsieur que je ne connais pas :

- Tonton ! Que se passe-t-il ? Où est papa ? Maman ? Pourquoi tu as l'air triste ? C'est quoi ce monde dehors !!!?

Il se leva ensuite et me prit dans ses bras :

- Ma chérie, faut que tu sois forte !?

Je sentais que ce que j'allais entendre n'allait pas du tout me plaire ...

Il me fixait, et je pouvais lire toute sa peine sur son visage un peu ridé.

- Tonton dis moi s'il te plaît. Que se passe-t-il ??

Il inspira un grand coup, et je vis une larme roulée sur sa joue, ce qui me fit encore plus peur.

- Ma puce, viens t'asseoir s'il te plaît !! J'ai quelque chose à te dire !

Pourquoi tout ce mystère ! Je craignais le pire ... !!

Qu'est-ce qui s'est passé ?

A suivre.....

Perso: selon vous y'a quoi oh?

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