
L'éveil de la vengeance
Chapitre 2
Papa Philippe, visiblement en colère, s'adressa à mama Véronique.
- **Papa Philippe** : « Véronique, c'est quelle histoire ça ? Même si elle perd ou gâte dix paires par mois, c'est ton obligation de lui acheter d'autres ou de réparer ce qu'elle a gâté. Elle est encore une enfant ! »
- **Mama Véronique** : « Un bébé ? À 11 ans ? »
- **Papa Philippe** : « Vraiment, je suis choqué. »
- **Mama Véronique** : « Pardon, laisse-moi tranquille, je n'ai pas d'argent. »
Papa Philippe ne dit plus rien et me demanda de le suivre jusqu'au boutiquier d'à côté, malgré le mécontentement de mama Véronique.
Chez le boutiquier, il me demanda de choisir deux paires de babouches et des friandises. Une fois la facture réglée, il me dit :
- **Papa Philippe** : « Si tu as un problème, viens me dire, tu as compris ? »
- **Moi** : « Oui, papa. »
- **Papa Philippe** : « OK. »
De retour à la maison, je me rappelai que je n'avais pas encore remercié papa Philippe.
- **Moi** : « Papa Philippe... »
- **Papa Philippe** : « Oui, ma fille ? »
- **Moi** : « Merci beaucoup, papa. »
Avec un sourire et une main affectueuse sur ma tête, il m'accompagna jusqu'à l'intérieur. Malheureusement, ma joie fut de courte durée. En entrant, je trouvai mama Véronique assise à la table, son téléphone à la main.
- **Mama Véronique** : « J'étais déjà en train de t'appeler ! Vous étiez où ? »
- **Papa Philippe** : « Faire ce que tu es incapable de faire. »
- **Mama Véronique** : « N'est-ce pas ? Tu finiras par te fatiguer seul. Viens manger. »
Sachant que la nourriture de mama Véronique ne me serait pas offerte, je me dirigeai vers ma chambre pour déguster mes sucreries dans la paix.
Quelques minutes plus tard, j'entendis mama Véronique m'appeler.
- **Mama Véronique** : « Ngono, viens manger ! »
Je pensai avoir rêvé, mais elle répéta avec insistance.
- **Mama Véronique** : « Ngono !! Je t'appelle, viens manger ! »
Je courus au salon, où elle me pointa une assiette de riz avec sauce d'arachide et du poisson. La joie me remplissant, je pris rapidement mon plat et m'assis par terre pour savourer chaque bouchée, me délectant de ce repas que j'avais attendu si longtemps.
- **Mama Véronique** : « Mal éduquée, elle ne sait même pas dire merci. »
N'étant pas habituée à ses faveurs, je m'exprimai d'une voix timide.
- **Moi** : « Merci, maman. »
Nous mangeâmes en silence. Après avoir terminé, je me retirai dans ma chambre.
Cette nuit-là, je dormis avec l'espoir que les jours à venir seraient meilleurs, convaincue que la présence de papa Philippe allait améliorer ma situation.
Le lendemain, je me levai très tôt. J'allai puiser de l'eau, balayai la cour et le salon, fis la vaisselle, puis, après avoir terminé mes tâches, m'étalai sur le sol de la véranda. Le sommeil m'envahit.
Les éclats de voix me réveillèrent. C'était mama Véronique qui criait.
- **Mama Véronique** : « Ngono, Ngono ! La bonne dame est allongée et endormie, ma maison est sale ! »
Étonnée par son agitation, elle me tira par le bras alors que j'étais encore allongée.
- **Mama Véronique** : « Tu es quel genre d'enfant ? Incapable de faire tes tâches ménagères ? Même balayer le sol ? Et les assiettes alors ? »
- **Moi** : « J'ai lavé... »
À peine eus-je le temps de finir ma phrase qu'une gifle me surprit.
- **Mama Véronique** : « Tu veux me mentir ? Ngono, tu me mens ? »
Je reçus des coups de partout. Mama Véronique utilisait sa babouche pour me frapper, sans se soucier des endroits où elle me touchait. Je me débattais, protégeant mon visage, et la douleur était telle que je n'avais plus la force de crier.
La voix de papa Philippe arriva comme un soulagement.
- **Papa Philippe** : « Véronique, c'est quoi ? Pourquoi tapes-tu cet enfant comme ça ? »
- **Mama Véronique** : « Philippe, quand je corrige ma fille, je te prie de ne pas te mêler. »
- **Papa Philippe** : « Crois-tu que ce soit une solution ? »
- **Mama Véronique** : « Je dis que non et non. Tu ne connais pas cette fille, elle est méprisante, têtue et paresseuse. Je la corrige pour son bien. »
- **Papa Philippe** : « Qu'a-t-elle fait ? »
- **Mama Véronique** : « Regarde l'état de la maison ! Regarde-toi-même ! »
- **Papa Philippe** : « Mais quand je suis parti ce matin, la maison était propre. »
- **Mama Véronique** : « Ce sont les esprits qui ont sali ça ? »
- **Papa Philippe** : « Je ne sais pas, mais je disais que la maison était propre quand je suis parti. »
Marcel entra dans le salon, interrompant la dispute.
- **Marcel** : « Ma'a, il y a quoi encore ? »
- **Mama Véronique** : « Tu es rentré à quelle heure ? »
- **Marcel** : « Ce matin. »
- **Mama Véronique** : « Et ma maison était comme ça quand tu es rentré ? »
- **Marcel** : « Non, j'étais tellement fatigué que je n'ai pas eu le temps de nettoyer derrière moi. »
Papa Philippe, d'une voix ferme, s'adressa à mama Véronique.
- **Papa Philippe** : « Tu vois où te mène ton impulsivité ? Tu as battu cet enfant pour rien. Tape aussi ton fils si tu es si forte. »
La honte se lisait sur le visage de mama Véronique. Elle se tut, et papa Philippe m'aida à me relever.
- **Papa Philippe** : « Va te laver et viens manger. »
Je pris un bain avec beaucoup de peine, l'eau me brûlant comme si j'avais des blessures partout. Après, je me dirigeai vers la cuisine pour manger le gâteau au chocolat que papa Philippe m'avait gardé.
- **Papa Philippe** : « Tu t'es arrêtée à quelle classe ? »
- **Moi** : « CP. »
- **Papa Philippe** : « Seulement ? »
- **Moi** : « Oui. »
- **Papa Philippe** : « Tu veux retourner à l'école ? »
Je hochai la tête, signe que oui. La présence de papa Philippe était un véritable réconfort pour moi.
Quelques jours plus tard, mama Véronique fut moins sévère, mais toujours distante. J'entendis une discussion entre papa Philippe et mama Véronique au sujet de mon école.
- **Mama Véronique** : « Pourquoi insistes-tu pour dépenser ton argent ? Elle n'a pas la tête à l'école. »
- **Papa Philippe** : « Quelle réflexion stupide ! »
- **Mama Véronique** : « L'argent que tu veux dépenser, donne-le-moi plutôt. »
- **Papa Philippe** : « Véronique, es-tu vraiment si cruelle ? »
- **Mama Véronique** : « Ngono est ma fille, et tu ne peux pas l'aimer plus que moi. »
- **Papa Philippe** : « En l'empêchant d'aller à l'école, tu l'aimes ? »
- **Mama Véronique** : « Je pense qu'elle devrait plutôt apprendre un métier. Couture, coiffure, des choses comme ça. »
- **Papa Philippe** : « Franchement, tu es pathétique ! »
- **Mama Véronique** : « Sors-moi toujours ton gros français ! »
- **Papa Philippe** : « La rentrée prochaine, je l'enverrai à l'école
Comment Marlyse va-t-elle survivre aux nouvelles tensions créées par le retour de sa sœur Natacha ?
Que cachent les véritables intentions de mama Véronique maintenant que papa Philippe est parti ?
Quel choc inattendu Marlyse devra-t-elle affronter pour bouleverser complètement son quotidien ?
Vous aimerez aussi





