Couverture du roman L'éveil de la vengeance

L'éveil de la vengeance

9.3 / 10.0
Dans L'éveil de la vengeance, Marlyse survit à la maltraitance à Douala. Ce modern novel d'action suit une orpheline transformant sa douleur en une quête de justice implacable. Découvrez ce webnovel captivant parmi les nouveaux fiction books pour suivre son combat contre l'oppression.
Résumé de L'éveil de la vengeance
À Douala, l'orpheline Marlyse subit le martyre chez sa tante Véronique, une femme cruelle qui l'accable de maltraitances. Entre solitude et humiliations, la jeune fille voit naître en elle une soif de justice implacable. Ce désir de vengeance devient son unique moteur, la poussant vers des abîmes de noirceur pour briser ses chaînes. Prête à tout pour se libérer de l'oppression, elle entame une quête périlleuse où s'affrontent ses démons intérieurs et sa volonté de fer.
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L'éveil de la vengeance Chapitre 1

(( VOIX D'AUTEUR ))

*Douala, en fin d'après-midi. Les rues vibrent des rires et des bruits de la ville. Les gens déambulent, savourant leurs repas avec appétit. Les odeurs de plats cuisinés se mêlent à l'air chaud, créant un contraste cruel pour Marlyse, qui se tient à l'écart, accroupie sur le sol.*

Je déambulais dans les rues de Douala, les pieds nus effleurant les pavés brûlants. Une douleur sourde dans l'estomac me rappelait chaque instant que cela faisait maintenant deux jours que je n'avais bu que de l'eau. La famine est une compagne implacable.

*À côté d'un restaurant bondé, je me suis installée sur le sol poussiéreux. Le restaurant était un monde de plaisir pour ceux qui avaient les moyens ; des gens se régalaient, rient aux éclats, tandis que d'autres laissaient leurs plats à peine entamés disparaître dans la poubelle.*

Les yeux rivés sur le sol, j'essayais de comprendre, de trouver une explication à ma condition. « Pourquoi moi ? Que suis-je donc pour mériter cela ? » pensais-je en silence. Le destin semblait me tourner le dos.

*Un miracle inattendu s'est produit alors qu'un homme, avec un geste rapide et sans un mot, déposa une pièce de 100 fr dans une assiette qui traînait près de moi. Quand je levai les yeux, il avait déjà disparu dans la foule.*

Je n'avais jamais mendié auparavant. Mais ce jour-là, je n'avais d'autre choix que d'accepter cette main tendue du destin. Peu après, une dame, probablement touchée par ma situation, ajouta une deuxième pièce de 100 fr à mon trésor naissant.

*L'espoir et la peur se mêlaient en moi. La peur de me faire accuser de vol, une douleur qui me hantait encore, me faisait hésiter à toucher à cet argent. La terreur de la punition, des coups reçus pour avoir pris ce qui n'était pas à moi, était encore trop vive.*

Le temps passa lentement. Au bout de trente minutes, l'assiette était pleine de pièces : un total de 625 fr. Le soleil commençait à se coucher, enveloppant la ville d'une lueur dorée. Je rassemblais mes pièces avec une prudence fébrile et me glissais furtivement hors du restaurant, ma nouvelle richesse en main.

*Dans ma fuite, je pouvais entendre des voix derrière moi, des murmures de méfiance. Je courais, la peur au ventre, sans me retourner.*

Essoufflée, je me réfugiai finalement devant un stand de beignets. Le vendeur m'observait avec curiosité alors que je recomptais l'argent. C'était suffisant pour une semaine, une lueur d'espoir dans un océan d'incertitudes.

*Alors que je réfléchissais à un endroit sûr pour cacher l'argent, mon cousin Marcel surgit.*

- « Marlyse, que fais-tu ici ? » demanda-t-il, la surprise dans la voix.

Ma réponse était tremblante, pleine d'une anxiété que je ne pouvais masquer.

- « Je... réfléchis, » murmurai-je, en espérant que ce simple mot suffirait à dissimuler ma réalitée.

---

Marcel, en me laissant plantée là comme une idiote, m'a lancé avec une certaine désinvolture :

- « Tu réfléchis, hein ? Maman te cherche. Reste là à réfléchir, comme tu aimes la bastonnade. »

- « Elle me cherche pourquoi ? » demandai-je, l'angoisse palpable dans ma voix.

- « Tu as lavé le sol qu'elle t'a demandé de laver ? » demanda-t-il, presque avec indifférence.

- « Oui, je l'ai fait, » répondis-je, essayant de contenir mon stress.

Marcel ne m'accorda pas plus de temps. Il partit sans un regard en arrière, me laissant face à deux problèmes majeurs : garder mon argent en sécurité et affronter ma tante Véronique, qui cherchait toujours un prétexte pour me punir. Marcel était le fils aîné de ma tante, probablement plus âgé que moi, et mieux habillé. Il se dirigeait sans doute vers une de ses sorties habituelles.

Je pris la direction du maguida pour acheter quelques gâteaux et un morceau de chocolat, que je dégustai dans une maison abandonnée non loin. Ensuite, je creusai un trou discret dans le sol et y enfouis soigneusement mon plastique d'argent, en priant pour que personne ne découvre mon trésor.

*Avec une prudence fébrile, je rentrai chez moi, en ouvrant le portail avec l'espoir que ma tante ne me surprenne pas.*

- « Ngono, tu sors d'où ? » gronda ma tante Véronique en me voyant entrer.

- « J'étais derrière maman, » répondis-je, tremblante.

- « Derrière où ? Hein ? » poursuivit-elle avec une colère croissante. « Le dehors te donne quoi ? Ngono, tu es une bordelle ? Comme tes petites fesses et seins sont sortis, tu penses que tu es grande ? »

Je me taisais, le regard baissé. Ma tante ne tolérerait aucune justification. Chaque réplique était une chance de plus pour elle de me frapper.

- « Quand je parle, tu me regardes, OK ? » cria-t-elle.

*Elle me décocha une gifle puissante, m'envoyant repliée sur moi-même.*

- « Tu es folle ? Je suis ton égale ? C'est quel mépris ça ? Tu te prends pour qui, hein ? »

En baissant la tête, je me préparais à la pluie de coups. Pas question de discuter avec Véronique quand elle était en colère. Elle se mit alors à insulter ma feu mère, ce qui rajouta encore plus de douleur à mon humiliation.

- « Tu veux être une waka comme ta mère ? Tu sais où ça l'a menée ? Dans la tombe ! Je dis dans la tombe ! Incroyable cet enfant, je n'en peux plus ! Va planter les choux là-bas, et rapidement, tu ne te lèveras pas de là jusqu'à demain ! »

Ce qui me sauva fut l'arrivée de papa Philippe, le nouveau mari de Véronique, qui, contrairement à elle, était toujours très présent et bienveillant. En me voyant planter les choux, il intervint.

- « Véronique, c'est quoi ce traitement ? » demanda-t-il avec une voix empreinte d'incompréhension.

- « Comme quoi ? » rétorqua Véronique, visiblement agacée.

- « Ce n'est pas une façon de punir un enfant ! Si elle tombe d'une hémorragie, tu feras quoi ? » insista-t-il.

- « Tsuipp, nous avons été punis de la même manière, et nous sommes encore là ! » répondit-elle avec mépris.

- « Non, mais... » dit papa Philippe en se tournant vers moi, « ma fille, lève-toi. Demande pardon à ta mère et va te laver. Tu viendras manger après. »

Véronique n'hésita pas à répliquer :

- « Manger la nourriture de qui ? Pas la mienne ! Tu ne travailles pas, tu ne manges pas. »

D'une voix calme, je fis ce qu'on m'avait ordonné.

- « Excuse-moi maman, je ne recommencerai plus. »

Véronique répliqua avec une méchanceté non dissimulée :

- « Tsuipp, tu vas recommencer ! »

Elle me donna une nouvelle gifle, me propulsant vers l'arrière de la maison pour prendre un bain.

- « Dégage de là, sale fille ! » ordonna-t-elle.

Je les laissai discuter à la véranda. Papa Philippe, un enseignant dont je savais peu de choses, faisait de son mieux pour tempérer la sévérité de Véronique. Je l'entendais réprimander ma tante, demandant qu'elle réduise sa cruauté.

Malheureusement, j'avais passé la journée à puiser de l'eau sans manger. Il n'y avait plus de liquide à la maison. J'empruntai un seau et me dirigeai vers la source, espérant éviter une nouvelle gifle.

❣️ (( QUELQUES HEURES PLUS TARD))✨

je me retrouvais propre, bien lavée, mais avec seulement de vieux habits déchirés. Pour cacher mon slip, j'avais doublé deux habits, et comme mes babouches étaient abîmées, je marchais avec des plastiques aux pieds pour ne pas salir le sol de mama Véronique. En entrant dans le salon, papa Philippe, assis devant la télévision, me fixa avec étonnement.

-**Papa Philippe** : « Marlyse, c'est quoi ça ? »

Je restai silencieuse, gênée

- **Papa Philippe** : « Tes babouches sont où ? »

- **Moi** : « Elles sont gâtées. »

- **Papa Philippe** : « Mais tu as dit à ta mère ? »

Avant que je puisse répondre, mama Véronique fit irruption dans la pièce.

- **Mama Véronique** : « Philippe, tu ne connais pas cet enfant ! C'est la quatrième paire de babouches que je dois remplacer en un mois. Cette fois-ci, elle restera comme ça ! »

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Table des matières de L'éveil de la vengeance

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
Ch. 4
Ch. 5
Ch. 6
Ch. 7
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Ch. 9
Ch. 10
Ch. 11
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