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Couverture du roman Le secret d'Ischl: Les enquêtes d'Emerenz et Hansel

Le secret d'Ischl: Les enquêtes d'Emerenz et Hansel

Un an après le meurtre tragique de l'impératrice Sissi à Genève, l'Autriche de François-Joseph est de nouveau ébranlée. En ce 10 septembre 1899, Emerenz et Hansel se lancent dans une traque périlleuse entre la Bavière et les terres autrichiennes. Pour protéger la mémoire de celle qu'on nommait « la mouette », ils devront neutraliser un tueur en série machiavélique. Ce n'est qu'au bout d'une aventure riche en rebondissements que le mystère d'Ischl sera enfin levé.
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Chapitre 2

À vrai dire, Emerenz n’osait pas évoquer les raisons réelles de sa morosité et du fait qu’elle n’avait plus la moindre envie de se réjouir un 10 septembre… Victoria avait un côté bien plus terre à terre et moins romanesque qu’Emi, qui, quant à elle, avait tendance à voir énigmes et mystères à chaque détour de ruelle. Et là où Victoria mettait tout le monde sur un pied d’égalité, qu’il s’agisse de la noblesse, de la bourgeoisie ou de clients issus de milieux plus modestes, Emi avait quant à elle toujours et encore cette tendance à rêver à l’évocation d’une aristocratie dont elle aurait voulu faire partie. Victoria prenait toute chose avec un bon sens et une distance que rien ne semblait vraiment pouvoir ébranler. C’était une fille joyeuse, saine, mais à qui Emi trouvait un certain manque de sensibilité. Elle lui trouvait pourtant des circonstances atténuantes, ayant conscience que les gens de cette région étaient rudes et peu habitués à s’apitoyer sur le destin ou la cruauté de la vie. Cruauté qu’au fond, ils ne remarquaient et ne ressentaient même pas. Emerenz en resta donc à justifier ce refus de se voir souhaiter son anniversaire par son prétendu « grand âge »… Ce serait bien suffisant ! Elle en ressentait un certain amusement d’ailleurs parce ses 47 ans n’étaient nullement pour elle un sujet de préoccupation. Elle se sentait encore jeune et en pleine santé et, au fond, elle ne vieillissait pas trop mal…

— Que dis-tu, mon Emi ! Tu es encore fraîche et robuste ! Si tu ne t’étais vouée corps et âme au Wilder Mann, tu aurais un mari et des enfants pour t’ôter ces idées de la tête ! Tu verrais les choses tout à fait autrement ! Bon ! C’est pas tout ça mais je dois me mettre au travail et toi, il est temps que tu rentres chez toi !

Après avoir une nouvelle fois remercié Victoria de ses bons souhaits, Emerenz décrocha son châle accroché à l’une des patères. Il suffisait encore en cette saison, même si les nuits étaient froides et souvent humides. Pour rentrer chez elle, Emerenz n’avait pas besoin de longer le Danube. Elle devait simplement suivre un dédale de petites ruelles assez sombres qui la menaient à la « Große Messergasse » où elle vivait dans un petit logement tout simple qui avait surtout l’avantage d’être situé au plein cœur de la ville, entre le Danube et l’Inn. Le quartier était très vivant et rempli de petits magasins… Elle aimait par-dessus tout la proximité de la place de la résidence avec le palais de l’évêché et la superbe fontaine des Wittelsbach. Voilà encore un nom qui pour elle était tout à fait évocateur d’une dynastie étant au centre de ses intérêts personnels.

En sortant du Wilder Mann, Emi eut envie de faire quelques pas jusqu’à la place de l’hôtel de ville qui voisinait leur établissement. Le bâtiment était l’un des fleurons de Passau grâce à sa tour et son clocher assez récents et si particuliers qui semblaient accrochés au ciel. En réalité, elle n’y était pas encore tout à fait habituée… Il y avait tout juste 7 ans que la reconstruction de cette partie de la mairie, qui se trouvait face aux quais du Danube, avait été rebâtie. Elle réalisa que Sissi n’avait pas connu cette réalisation toute neuve qui changeait considérablement l’allure du quartier.

Décidément, cet article l’avait sacrément perturbée ! Il y avait tout de même longtemps que tous ces souvenirs n’étaient plus remontés en elle. Après le décès de l’impératrice, elle s’était un peu résignée…, contrainte même, à avoir des préoccupations plus réalistes et plus en adéquation avec la vie d’une femme de sa condition et de son âge. Après une période d’anéantissement et de grande tristesse de voir toute une époque s’effondrer avec la disparition de cette légende, elle avait pris le parti de faire son deuil et de poursuivre sa petite existence désormais privée de toute fantaisie. Mais voici que cet article et cette photo réanimaient en elle des envies de rêve, d’aventures…

Tout en marchant, Emerenz prit soudainement conscience qu’il fallait qu’elle agisse, sans quoi son esprit ne trouverait pas de paix avant longtemps. Sa curiosité avait été bien trop aiguisée et comme elle était plutôt du genre à faire face aux énigmes qui se dressaient devant elle ou que son imagination débordante voulait voir comme telles, elle décida sur le champ de passer à la rédaction du « Donau-Zeitung ». Les locaux où travaillait Hansi se trouvaient sur son chemin et elle savait qu’il y restait souvent bien tard pour traiter les événements qui s’étaient déroulés dans la journée et qui devaient paraître dès le lendemain. Avec un peu de chance, elle l’y trouverait encore et lui parlerait ainsi au plus vite de l’erreur qu’elle avait constatée. Peut-être même lui éviterait-elle des ennuis car une telle confusion pourrait éventuellement lui porter préjudice… Le patron d’Hansi n’était pas du genre à s’amuser des fautes qui pouvaient apparaître dans son journal et même s’il était plutôt brave, jovial et très sympathique, il pouvait entrer dans des colères noires voire prendre des mesures strictes afin de préserver la réputation, au demeurant impeccable, de sa gazette.

Hâtant le pas, elle se retrouva bientôt devant les locaux du journal. Cette petite marche rapide lui avait permis de ne pas ressentir la fraîcheur humide qui tombait à cette heure. Son Dirndl avait beau être fait d’une lourde étoffe noire, il était sans manche et laissait juste apparaître un petit chemisier blanc aux manches bouffantes… Le châle que portait Emi était à peine suffisant pour supporter la température de ce soir de fin d’été. Vite ! Il lui fallait sonner et qu’on vienne lui ouvrir le plus rapidement possible avant qu’elle ne se fige totalement. Elle était frigorifiée. Que lui avait-il pris de ne pas se couvrir davantage alors qu’elle savait parfaitement que les soirs de septembre pouvaient déjà être glacials ? Il ne manquerait plus qu’elle tombe malade…

Arrivant enfin sous le porche de « Die Donau-Zeitung », elle constata qu’elle grelottait et claquait des dents. Elle se jeta sur la cloche qu’elle agita violemment. Impatiente de voir la porte s’ouvrir, elle tendit immédiatement l’oreille pour tenter de discerner des bruits de pas dans le hall d’entrée du journal.

— Hansiiiii ! Je t’en prie ! Dépêche-toi donc de venir ouvrir ! marmonna-t-elle de ses lèvres tremblantes.

Une minute à peine s’était écoulée lorsqu’Emi entendit des pas lointains derrière la lourde porte en bois… Il lui semblait cependant qu’elle avait dû attendre bien plus longtemps. La serrure laissa entendre un déclic et la porte s’entrouvrit sur le visage avenant quoi qu’interrogateur d’Hansel. Reconnaissant immédiatement son amie, son regard s’éclaira un peu plus alors que, n’y tenant plus, cette dernière entreprenait de forcer le passage.

— Mais que diable faisais-tu donc ? J’ai bien cru que tu me retrouverais demain matin, morte de froid, sur le pas de cette maudite porte !

— Emi ! Quel plaisir de te trouver de si charmante humeur ! Voyons… Que faisais-je donc ? Si mes souvenirs sont exacts, je crois me rappeler que j’étais sur le chemin de la porte d’entrée afin d’ouvrir à la personne qui, par sa manière de sonner, m’avait laissé entendre qu’il y avait urgence…

Hansel agrémenta sa réponse d’un sourire tout à fait charmant bien que parfaitement taquin. L’amusement non dissimulé qu’il manifestait à l’instant donnait à son regard vert un éclat joyeux et attendri à la fois. L’ironie dont il usait souvent, et tout particulièrement à l’égard d’Emerenz, était l’expression d’une tendresse qu’elle-même percevait et qui la troublait souvent. Hansel semblait avoir le pouvoir de l’apaiser instantanément grâce à son humour et à ses taquineries. Bien qu’Hansel ait été du même âge qu’Emerenz, il avait conservé une physionomie juvénile. Quant à elle, toute à ses rêveries aristocratiques et dévouée à l’hôtel Wilder-Mann, elle n’avait jamais pris le temps de se demander ce qui la liait réellement à lui. Et puis, elle le connaissait depuis si longtemps qu’elle ne s’autorisait pas vraiment à poser un autre regard sur lui que celui de la sœur, de l’amie… Et puis comment pourrait-elle seulement lui plaire ? Avec son métier de journaliste, Hansel croisait chaque jour des femmes charmantes, aux bonnes manières, soucieuses de leur apparence et de la mode de l’époque, gantées et chapeautées, raffinées de la tête aux pieds. À cette évocation, Emerenz sentit soudain bizarrement son cœur se serrer. Elle se vit, grande fille toute simple, blonde et pâle aux yeux clairs… Elle ressemblait un peu à ces porcelaines représentant des bergères. Cependant, elle ne faisait nullement son âge et avait gardé, elle aussi, des traits jeunes et frais. C’était sans doute ce côté optimiste et vif qui la caractérisait qui avait épargné son physique. C’était peut-être aussi le fait de n’avoir pas eu d’enfants et de n’avoir pas eu à épuiser son corps à des tâches ardues et pénibles. Ses cheveux blonds masquaient naturellement et avantageusement les quelques cheveux gris qui commençaient à apparaître timidement sur ses tempes.

Un éclat de rire la tira de sa rêverie et elle réalisa qu’elle était figée dans le hall d’entrée du journal, toute à sa rêverie. Elle sentit le rouge lui brûler les joues et préféra penser que c’était le froid qui provoquait ce phénomène. Se ressaisissant, elle posa ses poings sur ses hanches et feignant un air de reproche qui acheva de lui donner un air tragi-comique, elle jeta promptement à Hansel :

— Plutôt que de te moquer de moi, tu ferais mieux de me remercier car je viens pour te tirer d’un mauvais pas et éviter que tu n’aies des problèmes avec ton directeur !

— Grand Dieu ! Monsieur Obermaier ne va pas me jeter dehors parce que je n’ai pas encore pris la peine de te souhaiter ton anniversaire ! Ton âge avancé te joue des tours !

Hansel maîtrisait bien l’ironie. Il était coutumier de ce genre de déclaration tout en sachant employer le ton le plus sérieux, ce qui désarçonnait bien souvent son amie qui ne savait alors plus comment elle devait interpréter ses propos. Sans doute cette propension naturelle avait-elle été accentuée par l’exercice de son métier de journaliste. Souvent confronté à des personnalités diverses, méfiantes, voire tortueuses, il s’était forgé cette sorte de carapace qui lui permettait d’aborder toute situation avec une attitude faussement désinvolte et détachée. Il aimait vraiment observer le moment où sa « victime » posait sur lui un regard étonné, perplexe, ne sachant ni comment lui répondre ni la manière la plus appropriée de réagir. On pouvait dire qu’il était une sorte d’artiste en la matière et ce talent particulier lui avait bien souvent rendu service pour réussir à extirper, sous l’effet de la surprise qu’il parvenait à provoquer, de précieuses informations.

Emerenz, quant à elle, s’était sentie piquée par cette dernière remarque qui lui avait serré le cœur bien qu’elle ait eu tout à fait conscience qu’Hansel aimer à la charrier. Mais c’était plus fort qu’elle… Dès qu’Hansel se mettait à la titiller sur son âge ou sur son apparence physique, elle ne savait comment recevoir son message et bien souvent, elle devait constater qu’elle en était chagrinée, voire contrariée. Cependant, jamais elle n’avait posé de mots sur ces impressions, pas plus qu’elle ne s’autorisait à y réfléchir d’ailleurs.

— Oublie mon anniversaire ! Je ne suis pas venue ici pour cela… J’ai constaté une terrible erreur en lisant ton article sur l’impératrice Élisabeth et j’ai pensé qu’il fallait que je te la signale avant que tu n’aies des problèmes avec la direction du journal. Quelle est donc cette photo que tu as publiée avec ton article ? N’as-tu pas remarqué qu’il ne s’agit pas du tout d’elle sur cette photographie ?

— Mais voyons, ma chère, tu délires ! Qu’est-ce qui te permet de penser qu’il s’agit d’une erreur ? Je n’utilise que les sources les plus sûres pour rédiger mes articles. Je peux te garantir qu’il s’agit bel et bien de ton Élisabeth sur la photo qui a été publiée. La qualité n’est peut-être pas la meilleure, je te l’accorde mais…

— Mais suffisamment pour que je puisse affirmer qu’il ne s’agit pas d’elle, Hansel ! Je l’ai vue en chair et en os, approchée, servie… Certes, elle a dû vieillir mais la personne qui est sur ce cliché n’a de près ou de loin rien en commun avec l’impératrice ! Crois-moi !

— Mais tu es encore toute tremblante ! Viens donc… Suis-moi…

Hansel prit la main d’Emerenz pour lui faire gravir les marches d’un imposant escalier en pierre qui menait à un large et long couloir. Il poussa la première porte et l’invita à entrer et à s’asseoir sur une petite chaise en bois qui faisait face à sa table de travail.

— Commençons par le problème le plus urgent… dit-il en se dirigeant vers une petite table qui était placée sous une grande fenêtre et sur laquelle était disposé un petit réchaud qu’il avait l’habitude d’utiliser lorsqu’il devait rester plus tard que prévu à la rédaction. Il l’alluma puis sortit de la pièce, muni d’une petite verseuse argentée.

Emerenz s’était laissé guider, puis asseoir sans la moindre réaction. Elle se sentait maintenant non seulement frigorifiée mais épuisée et se demandait pourquoi il lui avait fallu venir déranger Hansel alors qu’au fond, tout cela était bien inutile : il ne la croyait pas… Sa fatigue accentuait sa déception. Elle n’avait plus que l’envie de rentrer chez elle, de se réchauffer avec un bouillon et de se mettre au lit. Hansel venait de réapparaître. Il posa la verseuse sur le réchaud.

— Pour commencer, tu vas boire une bonne infusion ! Tu as besoin de te réchauffer avant toute chose et de reprendre des couleurs ! Tu verras ensuite les choses autrement !

Elle ne protesta pas et sans un mot, regarda Hansel s’affairer… Il ouvrit une grande armoire de bois qui était placée au fond de la pièce et revint vers elle avec une grande couverture en peau de bête qu’il posa sur ses épaules. Elle sentit alors que la sollicitude qu’il lui manifestait la touchait terriblement et dissipait peu à peu son épuisement. Quant à cette couverture, il était évident qu’elle aurait vite raison de son état par la douceur et la chaleur qui en émanait… L’infusion qu’il lui servit dans la foulée eut tôt fait de la revigorer pour de bon.

— Merci, Hansi ! Je me sens beaucoup mieux ! Je ne vais pas te déranger plus longtemps et je vais rejoindre mon logis.

— Pas question ! Il me semble que tu étais venue pour me faire part d’un problème qui te préoccupe et malgré ma réaction première, je suis tout de même bien intrigué… Et puis ne crois pas que tu vas t’en tirer ainsi ! C’est ton anniversaire et nous allons trinquer à ta santé !

Hansel fit claquer deux petits verres sur sa table de travail et sortit de la poche de sa culotte de cuir une petite fiole de schnaps. Emi pensa qu’Hansel était décidément plein de surprises. Il était bien rare qu’elle boive de l’alcool mais elle se sentait toute prête à faire exception… Après tout, elle pouvait bien le célébrer un peu cet anniversaire !

Après avoir trinqué et bu cul sec, Emerenz se sentit totalement rassérénée. Hansel, en fin limier, avait remarqué le changement d’humeur de son amie. Il sentit que le moment était venu de revenir sur le sujet qui l’avait conduite vers lui.

— Emi, je suis tout de même très curieux de connaître les motifs de ta présence ici… Tu sembles si affirmative que je me sens un peu troublé. Pourquoi es-tu si certaine qu’il s’agit d’une erreur ?

— Je reconnais parfaitement la dame de compagnie de l’impératrice alors que je ne l’ai jamais rencontrée. Explique-moi alors pourquoi je ne retrouve rien de commun entre la femme qui figure sur cette photographie et Sissi alors que je l’ai approchée à plusieurs reprises ? Hansel, je te garantis qu’il s’agit d’une erreur. Où t’es-tu procuré cette image ?

— Cet article nous a été officiellement commandé. Obermaier a reçu un courrier au sceau de la maison Wittelsbach. Il s’agit probablement du frère de l’impératrice, duc en Bavière, qui a voulu que les habitants de Passau se souviennent de sa sœur puisqu’elle a séjourné à plusieurs reprises dans notre ville. D’ailleurs… Attends ! J’ai justement ce courrier ici… Tu verras qu’il n’y a pas d’erreur possible.

Hansel se mit à fouiller dans le désordre et les paperasses qui recouvraient sa table de travail… Au bout de quelques minutes, il souleva triomphalement une enveloppe et la tendit à Emi.

— Lis par toi-même ! Tu verras bien que ce courrier et cette demande ont tout ce qu’il y a de plus sérieux et de plus officiel. Pas d’erreur possible !

À peine Emi eut-elle vu l’enveloppe qu’un détail la choqua et qu’elle s’en empara rapidement afin d’en avoir le cœur net… Stupéfaite, elle l’ouvrit et en sortit une lettre et la fameuse photo. Après avoir lu le courrier et scruté attentivement l’image, elle regarda Hansel bouche bée.

— Hansel, plus que jamais, il faut que tu me croies ! Ces armoiries ne sont pas celle des Wittelsbach, voyons ! N’as-tu pas veillé à ce détail ? Je suis sûre que tu les connais pourtant !

Hansel saisit fébrilement la lettre et l’enveloppe sur laquelle figuraient également les armoiries qu’il avait prises pour celles de la maison Wittelsbach. Il s’était laissé abusé car ces dernières étaient très semblables. Cependant, en lieu et place du lion se trouvait une mouette les ailes déployées… Il constata également que la signature de son auteur était illisible. Tout cela devenait, en effet, bien étrange…

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