
L'amour mortel : mon fiancé a pris nos vies
Chapitre 4
Il a lancé des allusions venimeuses contre moi, je le savais clairement.
Le journal télévisé venait de se terminer que l'ami de Lucien a immédiatement posté un commentaire en ligne.
« Lucien et Élise vont tellement bien ensemble ! Il s'est enfin débarrassé de cette femme encombrante ! »
Après que Lucien s'était allié à ma famille, mes parents avaient consacré toutes leurs ressources à le soutenir.
Voyant la famille des Dubois prendre de l'importance, ses amis d'enfance se sont tous empressés de le flatter, le gonflant d'orgueil jusqu'au ciel.
Mon téléphone a sonné brusquement : c'était l'agence de la résidence.
« Mlle Bernard, une influenceuse a dit qu'elle voulait utiliser votre appartement pour faire des photos… »
Mes parents avaient acheté un grand appartement au centre-ville comme logement nuptial, et j'avais donné à Lucien une carte d'accès.
« Mettez-la dehors. »
À peine ai-je fini ma phrase qu'un cri strident a retenti à l'autre bout du fil.
« C'est l'appartement de mon petit ami, vous n'avez aucun droit de m'empêcher d'entrer ! On verra ! »
Peu après, Lucien m'a appelée, et il m'a aussitôt accusée :
« Élise doit tourner une publicité dans notre appartement, pourquoi as-tu fait bloquer l'accès ? Dis-leur de partir tout de suite, ne me pousse pas à bout ! »
« Cet appartement est à moi, pas à toi. Si elle ne sort pas, j'appelle la police ! »
Sans lui laisser le temps de répondre, j'ai raccroché.
Le jour où je suis allée signer ma démission, Lucien m'a arrêtée dans la salle de pause.
Autrefois, pour rester proche de lui, j'avais caché mon identité et j'étais entrée dans son entreprise comme simple employée.
Il ne m'avait témoigné aucune pitié et il m'avait refilé les tâches les plus pénibles.
« J'ai entendu le service du personnel dire que tu voulais démissionner ? »
J'ai posé les dossiers et j'ai répondu d'un ton glacial sans lever les yeux :
« J'ai envie de changer d'environnement de travail. »
Il ne m'a jamais vue avec une telle attitude, et sa voix a révélé une colère contenue :
« Léa, tu ne vas pas t'arrêter ? »
« L'autre jour, je suis allé à notre appartement, et c'est une inconnue qui m'a ouvert la porte ! Tu as vendu notre logement sans même me prévenir ? »
J'ai levé les yeux et j'ai répliqué d'un ton froid :
« Tu as dit que tu en avais assez de moi, non ? Je reste loin de toi, tu devrais en être heureux, non ? »
Il a éclaté d'un rire glacé.
« Tu as annulé tous les projets attribués à mon entreprise, je n'ai rien dit, et maintenant tu pars sans un mot ? »
« Tu m'as toujours poursuivi sans relâche, tu as oublié ? Quel nouveau stratagème essaies-tu encore ? »
« Je te préviens, Léa, ton petit jeu ne marche pas avec moi ! Tu crois que juste parce que tu cherches toujours à nuire à Élise, je vais me marier avec toi ? »
Je n'ai pas répondu, j'ai pris mes affaires et je suis partie.
Mais une feuille est tombée de mon dossier.
Lucien s'est accroupi pour la ramasser.
Tout à coup, il s'est troublé, sa voix s'est mise à trembler :
« Léa… tu es enceinte ? »
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