
La vengeance d'un milliardaire
Chapitre 2
- Je descends ici Alex.
- Monsieur est-il sûr ? Demanda le chauffeur en jetant un coup d'œil à son patron. Peut-être monsieur souhaiterait que…
- Non, pas la peine. Restez dans la voiture.
- Il en sera comme monsieur le désir, répondit le chauffeur.
Sur le point de partir, Parker se ravise.
- Pour répondre à votre question, cette réception dépasse de loin le simple cadre des affaires. Soyez devant l'hôtel dans une heure.
Avec son plafond doré, ses lustres en cristal et sa piste de danse en marbre, la salle de bal de l'hôtel de Miami Beach était ce qu'il y avait de plus chic pour une réception de mariage.
Déjà somptueuse en temps normal, la salle de réception jetait encore plus d'éclat que de coutume au mois de décembre avec les lumières disposées et les étoiles suspendues, délicates, un bas rouge en feutrine rempli de chocolats fins posés sur l'assiette de chacun des convives.
J'admette à qui voulait l'entendre avoir un faible pour le chocolat ce qui expliquait qu'à peine cinq minutes après mon arrivée, mon bas était déjà vide et si celui d'Olivia ma voisine de table contenait encore quelques chocolats. C'était tout simplement parce que Mario, ami de la famille d'Elona et notre premier client m'avait pris par le bras et m'entraînait sur la piste de danse avant que je n'ai pu engloutir toutes les friandises !
Sur une estrade, une femme qui avait la voix de Whitney interprétait avec beaucoup d'émotions des chansons d'amour. Non loin de moi et de Mario, Olivia et son fiancé Scott dansaient au rythme de la musique. Olivia et son fiancé étaient si éblouissants qu'on aurait pu facilement les prendre pour un couple d'acteurs d'Hollywood. Dans une robe identique à celle que je portais, ses longs cheveux sombres cascadant sur ses épaules nues, mon associée irradiait de beauté. Olivia lança vers moi un regard en esquissant un sourire.
- J'ai rarement vu quelqu'un danser aussi mal que toi, me dit Olivia en écarquillant ses yeux de biche.
-Trop aimable ! Répondis-je sèchement tout en dansant avec Mario.
- N'écoutez pas cette mauvaise langue, intervient Mario en faisant un éclat pour éviter d'avoir le pied écrasé par moi.
- Oui, tant qu'elle ne réduit pas vos pieds en purée ! Renchérit Olivia en ricanant.
- Calme-toi mon amour, déclara Scott en étreignant sa fiancée avec plus de force. Mary a eu un geste de dédain.
- C'est ça, Olivia va déverser ton fiel ailleurs. Il y a sûrement ici des tas de danseurs que tu pourras descendre en flamme avec des commentaires.
Olivia éclata de rire.
- Comme si on pouvait te battre à ce petit jeu ma chère ! En comparaison, un grizzly passerait pour un petit chien timide.
- Hum…comment dois-je prendre tes propos ? Demandais-je, un peu perplexe.
- Mais comme un compliment, intervient Scott en parfait gentleman en me souriant. Et en plus, je trouve que tu danses merveilleusement bien, ajouta-t-il avec un sourire faussement innocent.
- Scott je te rappelle que la flatterie ne te mènera nulle part avec moi, rétorquais-je en virevoltant dans les bras de Mario Scott se retourne vers sa cavalière en affichant son désarroi.
- Et avec toi Olivia ? Mes flatteries ont-elles une chance de me conduire quelque part ?
- Oh oui mon chéri ! Répondit-elle en se serrant contre son fiancé.
Levant les yeux au plafond, je prends Mario mon cavalier.
- Dépêchons-nous d'aller danser loin de ces inséparables avant que les chérubins qui voltigent au-dessus d'eux ne nous décochent quelques flèches fatales…
- Vous avez sûrement raison Mary, rétorqua Mario en riant et en m'entraînant à l'écart.
Alors que nous atteignons l'autre extrémité de la piste de danse, nous avons failli nous heurter à un homme qui, visiblement nous attendait de pied ferme et qui nous dévisageait d'un regard bleu et froid à la fois curieux et hostile. L'homme était grand, large d'épaules et vêtu d'un smoking qui avait dû coûter une petite fortune. Il avait des cheveux foncés coupés court et si on en jugeait par ses lèvres dures et serrées devait être capable de cruauté. J'ai ressenti un choc. Tout à l'heure, à l'église, j'avais voulu me convaincre qu'il ne m'avait pas remarqué. Et voilà qu'il se tenait à présent devant moi, si proche même que j'aurais pu le toucher rien qu'en tendant les bras.
- Vous permettez? Demanda Parker à Mario en faisant un pas vers moi.
- Vous avez de la chance que je ne sois pas jaloux, rétorqua Mario avec nervosité.
- Quel goût du sacrifice ! Eh bien moi je suis très jaloux, rétorqua Parker en me prenant dans ses bras et en dardant son regard sur Mario.
Je n'avais pas l'habitude de me laisser mener par les hommes du moins plus maintenant. En d'autres circonstances si un inconnu était venu m'arracher aux bras de mon cavalier de la façon dont Parker venait de le faire, je n'aurais pas hésité de l'envoyer balader d'une bonne bourrade dans les côtes. Mais voilà, il ne s'agissait pas d'un inconnu et du coup, je ne réagissais pas comme à mon habitude. Quand je me retrouve entre ses bras, j'ai eu l'impression que Parker et moi n'avons jamais vraiment été séparés en dépit de toutes ces années écoulées et je ressens une telle volupté à être si chaudement enlacée que je n'ai eu plus là moindre velléité de vouloir m'arracher à cette étreinte. Tandis que la musique nous enveloppait, Parker dansait lentement tout en vrillant son regard ardent au fond de mes yeux.
- Bonjour Mary.
- Parker…je ne m'attendais pas à te revoir après si longtemps.
- Pas si longtemps que ça, répondit -il d'une voix grave, plus basse encore que dans mon souvenir.
Son timbre, qui était resté le même, me faisait encore plus d'effet qu'autrefois. Je me sens subjuguée par cette voix puissante qui fait naître en moi des milliers de sensations.
- Je t'avais aperçu il ya de ça quelques mois à la réception des fiançailles de Jonas et Elona, m'expliqua Parker. Mais je n'étais pas sûr que tu m'aies reconnu.
- Non, enfin si! Mais je pensais que…En vérité, je n'étais pas sûr que c'était toi, disais-je fâchée pas l'incohérence de ses propos.
- Tu bafouilles à présent ? Célé ne te ressemble pas, observa-t-il.
Il avait raison : bafouiller n'était pas du tout dans mon style. Mais sur cette piste de danse, chaque fois que nos corps se frôlent ou bien que Parker m'effleure d'un geste, je ne savais plus trop où j'en étais.
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