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Couverture du roman La secrétaire du milliardaire

La secrétaire du milliardaire

Nick Sinclair, milliardaire volage, voit son quotidien basculer avec l'arrivée de Caroline Stewart, sa nouvelle secrétaire intérimaire. Indifférente à son charme, la jeune femme ignore l'attraction qu'elle exerce sur lui. Un baiser volé et devenu viral les contraint pourtant à simuler une relation sérieuse face aux médias et à la famille de Nick. Entre faux-semblants et passion naissante, le playboy parviendra-t-il à changer pour conquérir le cœur de celle qui lui résiste ?
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Chapitre 3

Les lumières tamisées du salon, une lueur douce filtrant à travers les rideaux, créaient une atmosphère presque irréelle, comme si le monde extérieur s'était effacé, ne laissant place qu'à cette tension palpable entre eux. Nick, adossé contre le canapé, laissait ses doigts glisser distraitement sur l'écran de son téléphone, mais il ne le regardait pas vraiment. Son esprit était ailleurs, figé sur des pensées qu'il ne parvenait pas à chasser. Caroline, assise sur une chaise en face de lui, se tenait droite, presque figée, son regard fuyant, observant la pièce comme si elle cherchait à se cacher dans un détail quelconque.

Les secondes s'étiraient, lourdes de non-dits. Puis, enfin, Nick posa son téléphone, son regard se dirigeant lentement vers elle. Caroline, sentant ce regard, leva les yeux et croisa brièvement le sien. Il y avait une fragilité dans son regard, une fragilité qu'elle n'avait jamais vue chez lui auparavant.

– Caroline, commença-t-il, sa voix basse, presque un murmure, je sais que tu te demandes pourquoi tout ça... pourquoi moi, pourquoi maintenant. Mais la vérité, c'est que je ne sais plus. Je ne sais plus ce qui est réel et ce qui ne l'est pas.

Elle ne répondit pas immédiatement. Ses pensées tourbillonnaient, désordonnées. Elle voulait répondre, lui dire qu'elle comprenait, qu'elle ne savait pas non plus où tout cela les menait, mais quelque chose la retenait. Il y avait trop de questions sans réponses, trop de zones d'ombre entre eux. Et plus elle était proche de lui, plus elle sentait cette frontière entre ce qu'elle ressentait pour lui et ce qu'il attendait d'elle se brouiller. Elle n'avait pas de réponse toute faite. Elle n'avait pas de certitudes à lui offrir.

– C'est difficile, Nick, dit-elle finalement, la voix tremblante d'émotions contenues. Tout ça... toute cette situation me dépasse. Je ne savais pas ce dans quoi je m'engageais. Et maintenant, je ne sais plus comment gérer ce que ça représente pour moi.

Il la fixa un moment, l'air plus tendu, presque accablé par la révélation de ses propres faiblesses. Puis il se leva brusquement, s'approchant d'elle avec une certaine urgence.

– Tu n'es pas seule dans tout ça, Caroline, dit-il d'une voix plus ferme. Tu n'es pas la seule à être perdue. Moi aussi, je suis perdu, je suis pris au piège dans ce tourbillon, et je n'ai pas toutes les réponses. Mais je... je ne veux pas que ça s'arrête ici. Pas comme ça. Pas après tout ce qu'on a traversé.

Elle sentit un frisson parcourir son dos à ses mots, mais elle resta immobile. Elle ne savait pas quoi répondre, ni quoi penser. Il y avait quelque chose dans la manière dont il la regardait, comme si elle détenait la clé de sa propre rédemption, mais Caroline n'était pas certaine de vouloir être cette clé. Elle n'était pas certaine d'être prête à ouvrir cette porte.

– Et si tout ça n'était qu'un jeu pour toi ? demanda-t-elle, sa voix presque inaudible. Si c'était juste une autre histoire que tu voulais bien vivre, mais sans vraiment y mettre du tien ?

La question résonna dans la pièce comme un écho, une vérité qu'ils évitaient tous deux de dire. Nick s'arrêta net, comme frappé par la gravité de ses mots. Un éclair de culpabilité traversa son regard, mais il ne répondit pas tout de suite. Il semblait chercher les mots, mais les mots n'étaient pas suffisants pour effacer les doutes qui avaient envahi l'espace entre eux.

– Ce n'est pas ça, Caroline, répondit-il finalement, ses yeux brillaient d'une sincérité presque douloureuse. Je ne sais pas ce que je suis censé faire, je suis... je suis dévoré par tout ça, par cette histoire qui n'est pas ce que je pensais, mais ce n'est pas un jeu pour moi. Ce que je ressens pour toi, ce n'est pas un jeu.

Elle le regarda sans dire un mot, la confusion s'étendant en elle comme une mer calme et menaçante. Il se tenait là, tout près, mais elle n'arrivait pas à comprendre où il voulait en venir. Où ils voulaient en venir.

Il s'éloigna alors d'un pas, sa silhouette se découpant contre la lumière tamisée de la pièce. Il semblait tout à coup plus fragile, plus humain, comme si toute la façade qu'il avait construite depuis des années se fissurait sous ses propres mains. Caroline savait qu'il n'avait pas l'habitude de se confier, ni de montrer des faiblesses, et pourtant... il venait de le faire, en pleine lumière. Elle, elle était là, désemparée, son cœur battant à tout rompre, incertaine de ce qu'elle ressentait, de ce qu'elle voulait.

– Je... je crois que j'ai besoin de temps pour réfléchir, Nick, dit-elle enfin, ses yeux fuyant les siens. Je ne peux pas continuer dans l'incertitude. Je dois savoir ce que je veux vraiment.

Nick, sans un mot, se tourna et se dirigea vers la porte. Mais avant de la franchir, il se retourna une dernière fois, son regard accrochant celui de Caroline. Le silence entre eux était lourd, comme une promesse non tenue.

– Prends tout le temps qu'il te faut, murmura-t-il, avant de quitter la pièce.

Caroline resta là, seule dans cette pièce silencieuse. Les pensées se bousculaient dans sa tête, comme une mer agitée prête à tout engloutir sur son passage. Elle savait que ce qu'elle venait de dire à Nick était important, mais elle ne savait pas si c'était la bonne chose à faire. Elle se sentait prise au piège dans ce tourbillon émotionnel, entre ses propres désirs et la réalité crue de la situation.

Les jours suivants furent comme suspendus dans le temps. Caroline se plongea dans le travail, évitant au maximum les discussions trop personnelles avec Nick, mais une tension évidente persistait entre eux. À chaque regard échangé, chaque geste, chaque interaction, elle sentait la pression de leurs non-dits, de leur attirance grandissante, et de cette guerre silencieuse qui se livrait entre eux.

Elle savait que le moment de vérité approchait. Le moment où elle devrait choisir, prendre une décision. Et elle ne pouvait plus reculer.

Le lendemain, l'air semblait plus lourd que d'habitude, un ciel gris et nuageux s'étendant au-dessus de la ville, comme une métaphore de l'état d'esprit de Caroline. Elle se leva tôt, bien avant l'heure de son travail, pour s'accorder un moment de réflexion. Mais au fond d'elle, elle savait qu'elle fuyait quelque chose qu'elle ne pouvait plus ignorer : le conflit entre ce qu'elle ressentait pour Nick et la distance qu'elle croyait devoir garder.

Elle s'assit sur le canapé, une tasse de café entre les mains, les yeux perdus dans la brume qui recouvrait les fenêtres. Elle se rappelait son arrivée dans l'entreprise, sa rencontre avec Nick, ce charme inaltérable qui l'avait d'abord perturbée. Comment aurait-elle pu imaginer qu'un simple baiser provoquerait un enchevêtrement aussi compliqué de sentiments et de confusion ?

Les dernières heures de silence entre eux avaient été presque plus bruyantes que les disputes ou les mots échangés. Ce silence, ce vide imposé par elle-même, lui pesait sur les épaules. Elle avait voulu fuir cette situation, se préserver, mais la vérité, aussi déstabilisante soit-elle, s'imposait à elle avec une force inattendue : elle avait des sentiments pour lui. Des sentiments qui la rendaient vulnérable, des sentiments qu'elle ne savait pas comment gérer.

À son arrivée au bureau, l'atmosphère était tendue, presque palpable. Nick était là, mais il semblait éviter son regard, absorbé dans son travail. Caroline s'installa à son bureau, se concentrant sur ses tâches administratives, essayant de faire abstraction de la situation qui flottait entre eux. Mais chaque mouvement, chaque respiration, chaque geste semblait porter en lui la promesse d'un bouleversement imminent.

Puis, le téléphone sonna. Caroline sursauta, une brève secousse qui la ramena à la réalité. Elle décrocha immédiatement, mais avant qu'elle n'ait eu le temps de dire un mot, une voix familière se fit entendre à l'autre bout du fil.

– Caroline, c'est Nick. J'ai réservé une table pour ce soir. J'aimerais qu'on parle.

Il n'avait pas besoin de dire davantage. Caroline sentit une étrange boule dans sa gorge, une combinaison de nervosité et d'excitation. Elle avait redouté ce moment, mais en même temps, elle savait qu'il était inévitable. Elle ne pouvait pas continuer à vivre dans cet état d'incertitude.

– Très bien, répondit-elle, tentant de masquer l'émotion dans sa voix. Où et quand ?

– À 19h, au restaurant La Ville Noire, le même endroit où on s'est vus la première fois. Ce soir, Caroline. Viens, s'il te plaît.

Il raccrocha avant qu'elle n'ait pu répondre davantage. Elle resta là, la main toujours sur le téléphone, le regard plongé dans le vide. Ce dîner serait déterminant, elle le savait. Il ne s'agissait plus de maintenir les apparences ou de jouer à un jeu. Il s'agissait de choisir. Choisir ce qu'ils allaient devenir, eux deux.

Le reste de la journée passa dans un flou, avec des tâches qui semblaient dénuées de sens face à la question qui la tourmentait : que voulait-elle vraiment de cette relation ? Caroline avait toujours évité de s'attacher, d'entrer dans des dynamiques aussi intenses. Elle avait appris, au fil des années, à garder une certaine distance émotionnelle avec les hommes. Mais Nick Sinclair était différent. Il ne se contentait pas d'être charmant, d'être un homme d'affaires réussi et insaisissable. Il avait réussi à percer ses murs, et ce n'était pas une mince affaire.

Lorsque l'heure arriva, Caroline se prépara sans savoir exactement ce qu'elle attendait. Elle choisit une robe simple mais élégante, une couleur sombre qui contrastait avec la lumière vacillante du crépuscule dehors. Elle se regarda une dernière fois dans le miroir, s'efforçant de retrouver cette carapace qu'elle avait longtemps portée. Mais ce soir-là, cette carapace semblait plus fragile que jamais.

Au restaurant, l'ambiance était feutrée, presque intimiste. La lueur des chandelles projetait des ombres dansantes sur les murs, créant un décor parfait pour une conversation cruciale. Caroline arriva en avance, le cœur battant, et s'installa à une table située dans un coin tranquille de la salle. Elle attendit, observant les serveurs et l'ambiance autour d'elle, mais ses pensées étaient ailleurs.

Lorsque Nick arriva enfin, il était impeccable comme toujours. Son costume sombre, sa démarche assurée, et son regard qui se posa immédiatement sur elle, intensifiant la sensation d'un lien invisiblement tendu entre eux. Il s'assit en face d'elle, sans un mot, simplement un regard qui en disait long.

– Caroline, commença-t-il après un silence tendu, je ne sais pas comment tout cela va finir, mais je veux que tu saches quelque chose. Ce n'était jamais un jeu pour moi. Jamais. Et je ne veux pas te perdre à cause de cette confusion.

Les mots résonnaient en elle, lourd de vérité et de sincérité, mais aussi d'une certaine douleur qu'elle n'avait pas anticipée. Il y avait de l'émotion dans sa voix, quelque chose qu'elle n'avait pas vu chez lui auparavant. Nick Sinclair, le milliardaire insaisissable, le playboy invincible, semblait, pour une fois, complètement vulnérable.

– Mais tu ne sais pas ce que tu veux, Nick, dit-elle, sa voix trahissant la fatigue et la confusion qu'elle ressentait. Comment peux-tu prétendre savoir si tu veux vraiment quelque chose de sérieux, si tu es encore dans ce tourbillon de... de fausses relations et de masques ?

Il la regarda intensément, une étincelle de frustration dans les yeux.

– Je sais que j'ai fait des erreurs, Caroline. Mais tu veux savoir la vérité ? Je n'ai jamais été aussi incertain de ce que je voulais. Je suis prêt à changer, mais je ne peux pas te promettre que ce sera facile. Je suis prêt à tout, mais je dois savoir que tu es prête aussi.

Leurs regards se croisèrent à nouveau, et cette fois, il n'y avait plus de doute. La vérité, aussi difficile et effrayante soit-elle, se tenait là, entre eux. Il ne s'agissait plus de faux-semblants ni de supercheries. Ils étaient au bord de quelque chose de réel, de puissant. Mais il fallait qu'ils soient prêts à franchir le pas.

Caroline prit une profonde inspiration. Ce n'était pas facile, mais elle savait qu'elle ne pouvait plus reculer.

– Peut-être que je suis prête, dit-elle enfin, mais tout doit changer. Je ne peux pas continuer à vivre dans le doute.

Nick sourit légèrement, une lueur de soulagement dans ses yeux. Ils étaient enfin sur le même terrain, prêts à affronter ensemble ce qui allait arriver. Mais pour Caroline, une autre question persistait : pouvait-elle vraiment se laisser aller, ou était-elle déjà trop profondément attachée pour pouvoir revenir en arrière ?

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