
LA PUISSANCE DE L'AMOUR ( Princesse Brenda)
Chapitre 2
***** RICK *******
Il était six heures trente du matin lorsque le ciel, paré de son manteau azuré dépourvu de tout nuage, présageait une journée assurément ensoleillée. Les doux chants des petits oiseaux annonçaient le début d'une nouvelle journée, leurs mélodies résonnant harmonieusement dans l'atmosphère. Je me souvenais de la joie qui m'envahissait, même si je me demandais sans cesse si mes rêves deviendraient réalité. Ma seule prière était de pouvoir atteindre l'objectif que je m'étais fixé ce jour-là.
Je m'étais déjà réveillé, assis sur ma natte, et j'avais pris note des premiers battements de mon cœur pour remercier l'Éternel de m'accorder le souffle de vie qu'Il ne cesse de me donner chaque jour, ainsi que ceux de ma mère aimante et de ma merveilleuse sœur.
Après avoir terminé ma prière, j'ai jeté un coup d'œil à l'écran de mon téléphone portable et j'ai réalisé qu'il ne me restait que quelques minutes avant que ne sonne sept heures du matin. Je me suis donc levé pour me préparer, car je devais me rendre à la résidence de mon employeur.
Je suis arrivé dans le salon où j'ai trouvé ma mère en train de nettoyer la chambre. Je l'ai saluée et elle m'a répondu de sa voix douce, qui me donnait la force de faire face à tous les problèmes auxquels j'étais confronté. J'ai reçu ses bénédictions, qu'elle ne cessait de me donner, puis je l'ai quittée pour sortir à l'extérieur, où j'ai trouvé ma sœur Ernestine au puits en train de puiser de l'eau.
Je me suis approché d'elle, car moi aussi je voulais prendre de l'eau pour me doucher. Une fois qu'elle a remarqué ma présence à ses côtés, elle m'a salué et j'ai répondu en commençant par la taquiner afin qu'elle me remplisse le seau. Elle a commencé à jouer, comme si elle ne voulait pas remplir le seau que je tenais dans ma main.
Nous nous sommes taquinés un peu, et une fois qu'elle a rempli mon seau, j'ai pris la direction de la douche en la laissant.
De l'autre côté. ( CAMEROUN )
AU MANOIR DES SEIGNING…
*** BRENDA ***
Oh, je dois me dépêcher de me préparer, sinon mon père va se fâcher contre moi. Tout cela est dû au fait que je me suis couchée tard, alors que nous avons une réunion très importante à laquelle assister.
– Brenda, es-tu déjà prête ?
– Oui papa, je vais descendre dans quelques instants.
– Très bien, je t'attends dans le salon.
– Très bien, mon cher père.
Sans plus tarder, puisque j'ai déjà terminé de me maquiller, je me suis dirigée vers le salon pour rejoindre mon père. En arrivant au salon, j'ai vu mes parents en train de discuter.
Lorsque ma mère m'a aperçue, elle a posé son regard sur moi et a pris la parole.
MARIA : Waouh ! Est-ce bien ma petite chérie ? Comme elle est belle !
MOI : Merci beaucoup maman, c'est à toi que je ressemble. Tu vois comme tu rayonnes malgré ton âge ?
MARIA : Humm ! Que veux-tu dire par là ? Que je suis une vieille, c'est cela ?
MOI : Papa, est-ce que j'ai dit une telle chose ?
JOHN : Non, mais je ne vois pas en quoi cela serait mal si c'est bien ce que tu as dit. Madame doit accepter qu'elle n'est plus dans les années soixante.
MARIA : Ah, c'est ainsi ? J'ai compris, mais malgré cela, tu continues d'être jaloux.
JOHN : C'est logique, ma chérie. N'oublie pas que tu es ma vie, et il est impossible que je partage ma vie avec quelqu'un d'autre ou que je laisse n'importe qui s'en approcher.
MOI : Waouh ! Comme c'est beau.
JOHN : Bon, Brenda, pouvons-nous partir maintenant ?
MOI : Oui papa, je suis prête.
Après avoir fait un câlin à ma mère, je suis sortie à l'extérieur en la laissant discuter encore quelques mots avec mon père.
**** Conversation de John et Maria ****
MARIA : Mon chéri, je ne comprends pas. Aujourd'hui, c'est samedi et vous me dites que vous avez une réunion au travail ?
JOHN : Ma reine, c'est un imprévu et une opportunité que nous ne pouvons pas manquer. La réunion était prévue pour lundi, mais hier soir j'ai reçu un appel de monsieur NGO m'informant qu'il allait partir aujourd'hui. J'espère que tu me comprends ?
MARIA : Oui, je comprends, mon chéri. Je vais au moins t'accompagner à l'extérieur.
JOHN : D'accord, ma reine.
**** BRENDA *****
J'étais dans la voiture en attendant mon père, lorsqu'il est venu me rejoindre et nous avons pris la route pour nous rendre à cette réunion d'affaires avec l'un de nos plus grands partenaires.
Oh, j'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Brenda Seigning, je suis la fille de John Seigning, un grand homme d'affaires, et de Maria Seigning, une femme d'affaires. Ainsi, comme vous pouvez le constater, je suis née au sein d'une famille d'affaires, si je puis dire.
Je suis une jeune demoiselle, belle et séduisante, dotée d'une allure qui désarme. J'ai vingt-trois ans et j'ai déjà obtenu mon master en marketing et communication. Sans oublier que je suis également présente dans le domaine du cinéma et du mannequinat. En effet, outre mes études, je suis également attirée par les arts. Je suis donc actrice et mannequin. Ces deux univers sont d'une grande importance pour mon existence, et parfois je me demande si mes diplômes d'études serviront à quelque chose. Oh que oui, ils seront utiles, car je travaille déjà dans l'entreprise de mon père, et je compte bien m'épanouir dans différents domaines. Ainsi, je deviendrai une grande femme d'affaires, tout comme ma somptueuse mère.
Pour moi, le monde des relations amoureuses n'existe pas encore. Tout simplement parce que ce n'est pas trop mon truc, ce qui signifie simplement que ma vie amoureuse est inexistante. Mon travail, mes passions et mes rêves sont mon petit ami.
De l'autre côté ( BÉNIN )
**** RICK ****
Je m'apprêtais déjà à prendre la route pour me rendre chez mon patron. Une fois dans le salon, j'ai aperçu ma mère assise aux côtés de ma sœur, plongée dans ses cahiers. En effet, Ernestine doit composer une épreuve la semaine prochaine, c'est pourquoi elle se concentre sur ses révisions, tout comme je le faisais autrefois.
MOI : Maman, je vais demander à partir sinon je serai en retard. Tu sais comme mon boss peut être difficile.
Sur ces mots, je suis sorti de la chambre pour rejoindre l'extérieur, ne voulant pas déranger ma sœur qui était en train de réviser. Ma mère m'a suivi jusqu'à l'extérieur et a pris la parole.
ANGÈLE : Rick, mon garçon, tu ne te donnes plus le temps de te reposer. Même les week-ends, tu es au travail. Avec tout ce que tu fais, tu risques de tomber malade. Que Dieu ne permette pas que cela arrive, mais tu dois prendre du repos, car tu n'es pas une machine.
MOI : Maman, je vois que tu t'inquiètes pour moi, comme toujours. Mais je suis l'homme de la maison et je dois prendre les choses en main. Ernestine doit composer la semaine prochaine, elle n'a pas encore réglé les frais de scolarité et je sais qu'elle sera exclue de la salle d'examen si elle ne paie pas. Je sais que ton commerce ne fonctionne plus comme avant et que cela devient de pire en pire. Je me demande même ce que nous ferions si monsieur KAKPO ne nous avait pas demandé de rester dans cette maison pour l'entretenir en son absence. Que ferions-nous avec les dépenses de loyer et tout le reste ? Je me demande aussi ce que nous ferons lorsque monsieur Kakpo rentrera au pays, car nous n'avons aucun lien avec lui et il aura sûrement besoin de sa maison.
ANGÈLE : Mon garçon, je sais que notre Dieu ne nous abandonnera pas, et lui seul connaît la raison pour laquelle toutes ces choses nous arrivent. Tu n'es pas un paresseux, tu continues de te battre. Sache que tes rêves deviendront réalité, j'en suis convaincue, mon bébé.
MOI : Maman, je suis bien conscient de cela, et avec Dieu à mes côtés, je réaliserai mes rêves.
ANGÈLE : Tu as bien parlé, mon garçon.
MOI : Bon, maman, je vais demander à partir.
ANGÈLE : D'accord, mon garçon. J'espère que tu as prié ?
MOI : Bien sûr que oui, maman.
ANGÈLE : Très bien, prends soin de toi et que le bon Dieu te protège pour moi.
MOI : Amen, maman. Prenez bien soin de vous aussi. Je serai de retour dans la soirée, je ne sais pas encore à quelle heure je rentrerai, mais ce sera dans la soirée.
ANGÈLE : Très bien, mon fils.
Sans plus tarder, je suis sorti de la maison. Une fois au portail, j'ai pris un taxi-moto en direction du domicile de mon patron.
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