
LA PUISSANCE DE L'AMOUR ( Princesse Brenda)
Chapitre 3
Je m'appelle Rick MOUSS, un jeune homme âgé de vingt-quatre ans. Je vis avec ma mère, Angèle GAOU, et ma sœur unique, Ernestine MOUSS. Mon père s'appelle Abdoul MOUSS, un maçon qui a abandonné sa femme et ses enfants pour des raisons que j'ignore. Ma mère pense que les membres de la famille de mon père sont à l'origine de son comportement, car ils ne l'apprécient pas et cherchent à le détruire.
J'avais cinq ans et ma sœur deux ans lorsque notre père a chassé notre mère de la maison. Notre père, qui avait déjà eu des enfants avec une autre femme avant de rencontrer notre mère, est tout simplement un homme problématique. Sa première femme a également vécu la même situation avec ses enfants.
Notre père nous a totalement abandonnés, il ne s'en souciait même plus. Pour lui, c'était comme si nous n'existions pas. Mais notre mère n'a pas baissé les bras, elle a lutté seule, sans l'aide de personne, pour le bien-être de ma sœur et moi.
J'ai obtenu ma maîtrise en géomatique, me spécialisant en tant que géomètre-topographe. Je suis également passionné par les arts et j'ai une plume bien trempée. Cela signifie que je suis un écrivain en herbe, poète et scénariste. J'adore tout ce qui touche à la littérature, et l'un de mes plus grands rêves est de devenir réalisateur pour mettre en scène certaines de mes œuvres.
J'ai réussi à obtenir ma maîtrise, mais trouver un emploi est devenu un problème. J'ai donc décidé de me lancer dans cette aventure pour voir où cela me mènerait. J'ai placé ma confiance en Dieu, sachant qu'un jour mes pleurs se changeront en joie.
Étant donné ma situation financière précaire, j'ai choisi de rester à l'écart des complications d'une relation amoureuse ou de toute autre affaire concernant une petite amie. Je n'arrivais même pas à subvenir à mes besoins, ce qui signifie que, dans la génération à laquelle nous appartenons, je n'ai aucune chance d'avoir une petite amie. À moins que le bon Dieu ne mette sur mon chemin l'amour de ma vie.
Je suis enfin arrivé chez mon patron, monsieur Gabin, un chef cuisinier, pâtissier et décorateur pour qui j'aide occasionnellement afin de gagner un peu d'argent.
Après être entré, la femme de monsieur Gabin, qui me traitait comme un fils, m'a offert de l'eau fraîche que j'ai acceptée. Ensuite, monsieur Gabin est descendu pour discuter avec moi.
Je pensais que nous allions commencer à travailler, mais ce n'était pas le cas, car mon patron était à l'aise chez lui comme s'il ne devait nulle part aller.
Mon cœur s'est emballé, car je me demandais comment trouver de l'argent pour payer les frais de scolarité de ma sœur afin qu'elle puisse passer ses examens sans être renvoyée.
J'ai discuté avec monsieur Gabin, mais mes idées étaient instables, j'étais comme absent. Il a remarqué cela et m'a touché pour me ramener sur terre.
GABIN : Rick, qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? As-tu un problème ?
MOI : Monsieur, je pensais que nous allions travailler, c'est pourquoi vous m'avez demandé de venir vous voir.
GABIN : Oui, c'est exact. Il y a un travail en cours, c'est pour cela que je t'ai demandé de venir. J'ai un client, un ami plutôt, qui réside au Ghana et qui a besoin de mes services. Cela signifie que nous allons voyager là-bas. Je ne sais pas si tu seras en mesure de me suivre, c'est d'ailleurs pour cela que je t'ai demandé de venir me voir. Si tout va bien, dans deux jours, nous ne serons plus ici.
MOI : Monsieur, bien sûr que je peux vous accompagner, ce n'est pas un problème.
GABIN : Dans ce cas, prépare-toi. Avant de rentrer, je vais te donner quelque chose pour que tu puisses acheter des vêtements et laisser quelque chose à ta famille avant notre départ.
MOI : Monsieur, vous êtes sérieux ?
GABIN : Bien sûr, mon garçon. On ne sait jamais, tu pourrais peut-être trouver un emploi dans ton domaine là-bas. C'est d'ailleurs pour cela que je souhaite que tu m'accompagnes.
MOI : Que Dieu vous bénisse, monsieur. Je suis vraiment content, oh merci mon Dieu.
Sur ces mots, monsieur Gabin est monté dans sa chambre. Sa fille aînée, Léa, est arrivée au salon et s'est assise près de moi. Léa fréquentait toujours l'université, en troisième année de droit. Comme elle est la fille de la personne qui m'aide à joindre les deux bouts, j'essaie de l'éviter autant que possible. Léa avait tendance à se comporter de manière étrange avec moi, comme si elle voulait que nous ayons une relation autre que celle qui nous unissait, mais je n'avais pas la tête à cela.
Elle était assise et me regardait en silence. J'avais simplement pris mon téléphone et commencé à le manipuler. Quelques minutes plus tard, Monsieur Gabin descendit avec une enveloppe à la main. En s'approchant de moi, il me tendit l'enveloppe en disant : "Tiens, mon garçon, il y a soixante mille francs CFA dans cette enveloppe. Prends cela pour te mettre à jour avant lundi." Je n'arrivais pas à y croire. J'avais seulement besoin de quinze mille francs CFA pour payer les frais de scolarité de ma sœur, mais là... J'étais tout simplement submergé de joie. Après avoir passé quelques minutes à remercier Monsieur Gabin, je suis rentré chez moi. Sans savoir que ce voyage que j'allais entreprendre serait le début d'une aventure dont je n'avais jamais rêvé.
De l'autre côté (CAMEROUN)
*** BRENDA ***
Nous avions déjà terminé la réunion et mon père et moi étions déjà en route pour la maison. Nous étions dans la voiture en train de discuter lorsque mon père m'a fait comprendre qu'il aimerait que je l'accompagne au Ghana. Ne sachant pas la raison pour laquelle il voulait se rendre au Ghana, bien que j'apprécie ce pays, j'ai décidé d'assouvir ma curiosité.
MOI : Papa, que souhaites-tu faire au Ghana ?
JOHN : C'est une surprise, ma fille, et ne me refuse pas ça. Tu sais très bien que tu es mon aînée et que tu es la seule à être au courant de toutes mes affaires. Tes frères et sœurs ne sont pas encore prêts et j'ai confiance en toi. Même si je viens à quitter ce monde, je sais que tu sauras gérer tout ce que j'ai avec diligence.
MOI : Papa, arrête ça, j'ai compris. Quand partons-nous alors ?
JOHN : Je te le dirai en temps voulu, de toute façon, c'est la semaine prochaine.
MOI : Au fait, papa, je n'ai plus de nouvelles concernant la maison de production que tu souhaites construire au Ghana.
JOHN : C'est toujours en cours, ma fille, et cela ne prendra plus beaucoup de temps.
MOI : D'accord, papa.
Mes pensées se sont tournées vers mon amie Julia qui réside au Ghana et j'ai pensé que je lui rendrais visite une fois là-bas. Je ne savais pas que ce voyage que j'allais entreprendre serait le début d'une aventure qui aurait certainement une raison d'être.
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