
DÉRANNE
Chapitre 3
Une fois arrivée à la maison aux environs de 14h30, j'avais trouvé mes parents assis tous les deux à la véranda. Puisque j'étais pas trop d'humeur joyeuse à cause du fait que le boss était une connaissance à papa, j'avais pas assez de moral pour le lui annoncer connaissant ce qui s'était passé entre eux.
Néanmoins, il fallait bien que je leur fasse le compte rendu de mon entretien. Je m'étais donc assise sur le même banc que ma mère avant d'entamer la conversation.
Moi : Bonsoir...
''Bonsoir Déranne. Dirent-ils
Ensuite mama prit la parole
Mama : Allez, raconte. Comment as-tu passé la journée ? Et ton entretien ?
Moi : Ma journée a commencé dans le stress Ma'a.
Mama : Comment ça dans le stress ?
Moi : En fait, lorsque je suis arrivée, j'avais vraiment peur et je suis même restée quelques minutes dehors. Bien heureusement pour moi, j'ai fait la rencontre d'une gentille demoiselle nommée Clara qui m'a bien renseignée et rassurée que tout se passerait bien. Puisqu'elle travaille elle aussi dans ce secrétariat, elle m'y a conduite jusqu'au bureau du patron. Une fois là, le boss m'a fait asseoir et, après toutes les formules de politesse possible, il m'a posé deux questions auxquelles j'ai donné des réponses assez simple. Il m'a fait comprendre qu'il avait une réunion et m'a recommandé de garder mon portable ouvert parcequ'il pourrait me contacter à tout moment. Ensuite nous nous sommes séparés. Voilà un peu ce qui s'est passé.
Curieux, papa prit à son tour la parole et me demanda mes impressions sur le patron. Ne voulant vraiment pas lui dire qui c'était je restais sur la réserve.
Papa : Voici ma petite Déranne devenue une grande fille. C'est bien ma chérie. Si tout s'est bien passé, nous n'avons plus qu'à espérer qu'il t'appelle. Sinon, tes impressions sur le patron ? A t-il l'air sévère ?
Moi : Euuh Pa'a, je ne sais vraiment pas quoi dire puisqu'on ne s'est vu qu'aujourd'hui, je ne saurais vraiment te répondre s'il l'est ou pas. Il ne m'a rien montré de tel en tout cas.
Papa : D'accord ma fille.
Mama avait constaté que j'étais pas trop dans mon mood. Elle s'attendait à ce que je sautille de joie comme d'habitude, mais non elle avait très bien su que quelque chose n'allait pas.
Mama : Ça a dû ne pas être facile pour toi cette journée, heureusement tu l'as passé cette entretien. Et comme l'a dit ton père, espérons qu'il t'appelle.
Moi : Je l'espère aussi.
Mama : Tu ne m'as pas l'air trop contente, ça saute tellement aux yeux. Que y a t-il?
Moi : Ma'a tout va bien.
Mama : Et pourquoi fais-tu cette tête?
Puisqu'elle s'y attardait un peu trop mon père à son tour s'y est mêlé.
Papa : Déranne écoute, tu sais tu peux tout nous dire. S'il y a quelque chose qui te perturbe dis-le nous s'il te plaît.
Moi : Euuuuuuhhhhh...
Mama : Ma fille parle s'il te plaît. As-tu été frustrée là-bas par quoi que ce soit ?
Papa : Déranne qu'est-ce qui ne va pas?
Moi : Il faut que je vous avoue quelque chose.
''Quoi donc ? Répondirent mes parents.
Moi : Papa, te souviens-tu de ton ami Sergio ? Celui qui t'avait fait dormir en cellule pendant deux jours là ?
Papa : Comment pourrais-je l'oublier après tout ce qu'il m'a fait subir injustement ? Seulement, je lui ai pardonné tout cela depuis. Et même, pourquoi me poses-tu cette question ?
Moi : Devine quoi papa?
Papa : Dis moi ma chérie.
Moi : Il s'avère donc que le boss du secrétariat St Luc soit ton ami Sergio, papa. Lorsqu'il m'a vu, il m'a tout de suite reconnu. Et j'ai bien peur qu'il ne me crée à mon tour des problèmes Pa'a. Je sais pas si c'est une bonne idée que j'accepte travailler avec lui s'il venait à m'appeler.
Lorsqu'il entendit cela, il garda silence et peu après, il reprit la parole.
Papa : Ma fille, tu viens de dire que c'est lui le boss de ce sécrétariat ?
Moi : Oui papa, il s'agit bien de Serges ton ami.
Papa : Qu'est-ce que le monde est petit! Si on lui avait dit que nos chemins se croiseraient encore après tout ce mal qu'il m'avait fait, il n'aurait jamais cru.
Moi : Très petit papa. Depuis que je l'ai vu, j'ai perdu en quelque sorte mon engouement pour ce job.
Papa : La vérité est que, il y a longtemps que lui et moi avions eu ce différend. De même que les saisons changent, les hommes sont eux aussi sont capables de changer.
Moi : Que veux-tu dire par là Pa'a ?
Papa : Ce que je voudrais dire c'est que, tu n'as pas besoin de te faire du souci par rapport à ce qui s'était passé entre lui et moi. Je crois bien que ce problème est loin derrière nous maintenant, enfin loin derrière moi surtout. S'il t'appelle pour le travail, vas-y et fais bien ton travail.
Moi : Euuuh, tu trouves ?
Papa : Oui je le pense sincèrement. Si même il te prend, je me dis bien que ce serait pour laver sa conscience vis-à-vis de moi.
Moi : D'accord papa, j'ai compris. Mais je ne te garantie rien. Certes j'ai besoin de m'occuper, mais s'il me demande ce qui dépasse mes forces, je ne le supporterai pas.
Papa : C'est pas grave ma chérie. Les jours nous diront s'il a changé ou pas.
Moi : En fait papa.
Après la sage intervention de mon père, j'avais compris qu'il ne fallait pas que je me mêle de leurs affaires du passé. Après cela, j'étais allée dans la chambre me changer.
Peu de temps après, j'étais allée faire la cuisine assistée par ma petite sœur, nous l'avions rapidement faite puis nous mangions tous ensembles et par la suite j'avais aidé mes petits frères à faire leurs devoirs avant que nous n'allions nous coucher sous un froid qui ne permettrait à personne de résister debout plus longtemps.
Le lendemain matin au chant du coq vers 05h30, j'avais commencé par ma prière matinale, ensuite j'avais fait le ménage, la vaisselle et j'avais apprêté les plus petits pour l'école. Une fois tout cela fait, je devais aller rendre visite à Myriam une amie du lycée avec qui je partageais les bons et les mauvais moments de ma vie.
C'était une fille vraie et loyale, à chaque fois que j'étais embarrassée, elle savait me dire des mots justes pour me remonter le moral. J'aimais tellement passer du temps avec elle, car elle savait distribuer la joie autour d'elle, une vraie boule d'énergie celle-là.
Après avoir terminé mes travaux, je m'étais apprêtée et je m'étais rendue à leur domicile familiale non loin de la nôtre. Puisque ça faisait déjà un bon bout qu'on ne s'était pas vu, elle était vraiment ravie de me voir et n'avait pas manqué de me l'exprimer. Une fois devant leur portail j'avais sonné
Grin grin grin grin grin grin
Sans tarder, elle vint m'ouvrir. Et lorsqu'elle me vit, c'était avec des cris de joie qu'elle s'empressa de m'enlacer avant de me conduire à l'intérieur de leur maison.
Myriam : Salut copine, ça fait un bail là, quel beau vent t'a conduit ici après des mois?
Moi : Myriam des ways forts, tu me manquais déjà tellement, j'avais décidé depuis quelques jours déjà que je viendrais te voir. Sinon, comment vas-tu ? La vie dose?
Myriam : Je vais même te dire quoi eee, la vie est dure mais je me bats pour qu'elle ne m'écrase pas complétement. Et toi alors? Ça va?
Moi : Oui chérie, ça va, le pire est passé derrière nous, maman va de mieux en mieux et ça nous ravit énormément.
Myriam : Gloire à Dieu!! Ma'a Sido ira totalement bien d'ici peu, tu verras.
Moi : Merci chérie.
Après ce petit échange entre Myriam et moi, elle se précipita vers la cuisine pour me servir de quoi manger. Et pendant qu'elle me ramenait cela, je reçu un coup de fil de M. Serges :
M. Serges : Allô Deranne ?
Moi : Oui allô Monsieur.
M. Serges : C'est Serges.
Moi : Oui Monsieur, je sais que c'est vous.
M. Serges : Ah d'accord. Comment vas-tu alors ?
Moi : Je vais bien et vous Monsieur ?
M. Serges : Je vais également bien. Je croyais t'avoir dit que tu pouvais me tutoyer.
Moi : Désolée, c'est une question d'habitude.
M. Serges : D'accord ça ira avec le temps. En passant, j'ai bien étudié ton dossier, et j'ai jugé utile que tu sois ma secrétaire. Car souvent débordé par le boulot, je me retrouve perdu dans mes rendez-vous et autres. Si ça te plairait bien, j'aimerais que tu sois là pour m'aider à mieux m'organiser.
C'est vrai que je ne m'y attendais vraiment pas... Mais là !!
Moi : Votre secrétaire ?
M. Serges : Oui ma secrétaire ou mon assistante. Comme tu voudras bien être appelée.
Moi : D'accord. Quand aimeriez-vous que je commence ?
M. Serges : Demain à 8h00 si possible, on se retrouve au secrétariat.
Moi : D'accord. Je serai là Monsieur. Merci beaucoup.
M. Serges : Mais de rien princesse. Tu as juste tout ce qu'il faut pour ce poste.
Moi : D'accord. Si vous le dites.
M. Serges : Allez, Porte-toi bien et à demain.
Moi : Merci. Bonne journée à vous.
Après cette conversation avec Monsieur Serges, je n'étais ni trop contente, ni moins contente. J'étais juste là comme ça. Mais j'avais pas manqué de partager cela à Myriam qui m'avait beaucoup encouragé et adressé de vives félicitations sans trop savoir les dessous.
Après avoir mangé, nous nous séparions et j'étais rentrée à la maison. Car je connaissais quelqu'un que cette nouvelle devait ravir, mon père !!
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