
Corrections
Chapitre 2
Chapitre 1
Christophe se demande ce qu’il fait là, dans une grande demeure perdue dans le trou du cul du monde en compagnie d’une petite bourgeoise qui essaye très certainement de punir ses parents en vivant une vie de débauche et de dépravation. Quand Christophe l’a accostée au bar au milieu de sa bande de copines, la jeune femme était déjà bien éméchée – comme le reste de la bande. Et ça ne s’était pas arrangé avec les quelques verres qu’il lui avait offerts. Quelques dizaines de minutes après, ils s’étaient éloignés dans un recoin du bar. La main de la blonde avait glissé sur la cuisse de Christophe, c’était le signal. Il ne lui en fallait pas plus pour lui faire comprendre qu’elle était disponible pour une petite partie de jambes en l’air. Sans se faire prier, il avait sorti les clés de sa voiture et aidé la jeune femme à marcher le plus droit possible.
La route a été difficile pour arriver jusqu’ici, le cerveau de la jeune femme étant noyé dans des litres d’alcool. D’autant plus que la maison est cachée tout au bout d’un chemin de Bagnols-en-Forêt, dans un immense terrain. La voiture a bien failli ne jamais arriver jusqu’au bout, tellement la route est cahoteuse. Christophe a eu peur de bousiller sa bagnole plusieurs fois.Quelle merde de route à la con… c’est étroit comme la chatte d’une vierge ici. Pourvu que je ne croise personne…avait-il pensé. La jeune femme, dont il avait oublié le prénom, lui avait promis une nuit de folie et un bain de minuit dans la superbe piscine à débordement de ses parents. Pour l’instant, il n’a ni l’un ni l’autre.
Christophe est assis confortablement sur un fauteuil large et moelleux. Une clope dans la main gauche et une bouteille de bière dans la droite, il fixe le mur en face de lui. De temps à autre, ses yeux se révulsent et sa bouche se tord. Une gorgée du liquide pétillant lui rafraîchit l’intérieur de la bouche. Il pose son bras sur l’accoudoir du fauteuil et lève l’autre pour aspirer un peu de son oxygène cancérigène. En tournant la tête sur la gauche, Christophe voit sur une splendide horloge au style industriel qu’il est déjà plus de minuit. Il lui faut au moins une heure pour rentrer chez lui et il n’a aucune envie de passer la nuit dans cette maison. Il se sentirait obligé de baiser avec la propriétaire des lieux. La décoration est à l’image de la somptueuse demeure, luxueuse et m’as-tu-vu. Des bibelots faits main par des artistes locaux, des tableaux tout droit sortis d’une galerie d’art… ça fait bien longtemps qu’il n’a pas vu autant d’argent dépensé en une seule pièce.
Cette décoration ressemble bien à l’habitante de la maison. Une jolie jeune femme d’une vingtaine d’années de moins que Christophe, très apprêtée de la tête aux pieds. Bien qu’à cet instant, il ne voit que le dessus de sa tête et sa longue chevelure blond décoloré. Ça doit faire une bonne trentaine de minutes qu’elle astique le membre durci de Christophe avec sa bouche. Jamais de sa vie il n’a subi une pipe aussi ennuyeuse. Il a du mal à garder son érection, d’autant plus que le chat de la blonde n’arrête pas de venir l’emmerder. Et pourtant l’heure tourne, il est temps de sortir la purée et de rentrer chez lui. L’homme termine sa cigarette et en écrase le mégot sur le fauteuil ancien, ne trouvant pas de cendrier à proximité. La chaleur brûle le tissu et laisse un trou noirci au beau milieu de l’accoudoir. La dernière gorgée de bière ne le rassasie pas suffisamment, il a encore soif. Une soif de boisson mais aussi de sexe. La pipe décevante le laisse sur sa faim. Une fois débarrassé de sa clope et de sa bouteille de bière qu’il laisse négligemment tomber sur le tapis, il décide de prendre les choses en main. Il attrape la tignasse de la blonde à deux mains et appuie suffisamment fort pour que son engin se retrouve tout entier dans la bouche juvénile. La jeune femme suffoque sous le choc. Elle essaye de se relever, en vain. Christophe a bien trop de force et maîtrise à la perfection les va-et-vient qu’il veut pour une meilleure fellation. Il balance son bassin d’avant en arrière, de plus en plus vite. La jeune femme se débat, cherche un peu d’air. Ses mains tentent de repousser les cuisses velues de Christophe de son visage. Un râle de plaisir sort de la bouche de l’homme tandis qu’il lâche sa sauce dans la bouche de la jeune femme. Il libère sa tête et elle en profite pour cracher la substance visqueuse et salée par terre. Le tapis, déjà taché de bière, l’est à présent de sperme. La jeune femme s’essuie la bouche du revers de la main avant de hurler :
— Non, mais ça va pas la tête ! T’es malade ou quoi ? C’est quoi ton problème, espèce de gros porc ! J’étais en train de m’étouffer… Putain de merde t’aurais pu me crever.
Christophe rit en fermant la braguette de son pantalon. L’hystérie de la jeune femme l’amuse beaucoup. L’idée de tuer quelqu’un en l’étouffant avec sa propre bite est assez drôle, en fin de compte.
Le chat vient se frotter à sa jambe en ronronnant, juste avant de se prendre un coup de latte dans la gueule. Il sort en courant et en miaulant.
Christophe se lève et part sans se retourner, laissant la jeune femme complètement nue hurler à la mort et l’insulter de tous les noms d’oiseaux imaginables. Christophe ne prend même pas le soin de fermer la porte d’entrée et se dirige vers l’Alfa Spider rouge décapotable que son défunt père lui a léguée. Il grimpe à l’intérieur sans même ouvrir la portière. Le moteur rugit un bon coup et la voiture part en trombe juste à temps pour ne pas recevoir le projectile que vient de lancer la jeune femme. Sur la montée menant jusqu’au portail, l’Alfa rebondit sur quelque chose. Christophe regarde dans son rétroviseur pour voir sur quoi il a roulé. Il aperçoit le chat, aplati au milieu de l’allée.
— Bien fait pour ta gueule, t’avais qu’à pas me faire chier, ricane-t-il.
Une fois sur la vraie route, Christophe allume une cigarette et en retire une très longue bouffée avant de la recracher négligemment.
Faire autant de chemin pour ça, ça ne valait vraiment pas le coup.
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