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Couverture du roman  Chamboulé !

Chamboulé !

À vingt-six ans, Aicha Traoré rejoint Strong Network comme chargée de communication, avec la ferme intention de bousculer les codes de l'entreprise. Dès son arrivée, le destin provoque une rencontre inattendue avec Mouhamed Rassoul Touré. Ce manager craint de tous impose le respect par son charisme et sa rigueur absolue. Si tout semble opposer la jeune recrue et cet homme austère, leurs frictions initiales laissent place à une attirance irrésistible et réciproque.
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Chapitre 2

Aicha

Je poussais la porte de la salle de bain au moment où mon téléphone sonnait le réveil. Je l’agrippais pour l’éteindre et le jetais au lit. J’avançais jusqu’à mon armoire, pour choisir une tenue correcte, décontractée. Un ensemble veste marron fera l’affaire. Je me dirigeais ensuite devant le miroir pour me mettre une perruque ainsi qu’un maquillage soft : rouge à lèvre nude, mascara, fond de teint et un peu de poudre. A six heures déjà j’étais prête à aller au bureau. 

Je le franchissais avec une bonne humeur. C’était ma deuxième journée de travail. J’avais un mois avant, déjà fait des recherches sur STRONG NETWORK, et j’osais dire que je maitrise un peu leurs procédures sauf un élément : monsieur touré. J’ignorais beaucoup de lui raison pour laquelle le laisser me trouer de mots durs m’avait empêché de dormir. Lorsqu’il fut sorti de mon bureau hier, j’avais perdu appétit de manger mais pas de travailler. J’en ai profité pour mener une enquête dont les résultats me seront livrés dans la journée. 

En franchissant la porte de l’entreprise, à sept heures, je me suis rendu compte de la stupidité de beaucoup de choses dont j’aimerai parler tout à l’heure dans la réunion. Les employés étaient dans l’action. Je me rendis compte que je n’étais généralement pas la première à me réveiller de bonne heure. D’un pas rapide, j’avançais vers la réceptionniste qui souriait en me voyant.

-Bonjour « madame », ironisa-t-elle.

Je souris en me rapprochant de son bureau.

-Bonjour Sala j’ai compris ton « MADAME » si vous me le permettez je vais vous le rendre.

-Je préfère que vous me tutoyiez, sala tout court.

-Alors commence à faire de même.

Elle ria en balayant des mains ma phrase pour ensuite contourner son bureau. Elle était bien habillée aussi. Et avec son regard coquin, elle prit les dossiers qui étaient posés sur le bureau puis marchait vers l’ascenseur.

-Je sais que tu as beaucoup d’idées pour l’entreprise. Je sais aussi que tu es une personne très différente.

- Comment tu as fait pour détecter tout cela en moi et surtout qu’est-ce qui fait que tu sois aussi sure ?

- Je n’en suis pas sure, je suis en phase de supposition avec toi. Mais au fond de moi, je prie pour que ça ne soit pas le contraire de ce que je pense de toi.

Arrivée à l’ascenseur, elle appuya sur le bouton et m’adressa un sourire qu’elle voulu rassurant en me faisant signe de la rejoindre.

-Non ! tout sauf l’ascenseur. Je prendrai les escaliers. Dis-je en voulant me retourner lorsque je sentis sa main me tirer à l’intérieur. Didon tu manges mange bien toi-là, non c’est moi qui pèse cinquante kilos.

-Je ne te laisserai pas prendre les escaliers avec tes talons. Avec moi tu vaincras ta phobie de l’ascenseur. Et un conseil ne le répète à tout le monde.

Nous nous séparons au deuxième étage où j’avais mon bureau dans lequel je venais de déménager. La décoration me plaisait, faudrait juste que je change la disposition de la table au plus tard la semaine prochaine. Je déposais mon sac dans le placard avant de débrancher ma machine. J’enfilais ma veste que j’avais déposé sur mon canapé quelques secondes après mon installation. Je sortis de mon bureau pour aller assister à la réunion générale.

Huit heures ! tout le monde était déjà installé. J’étais encore la dernière à les rejoindre. Cette fois ci je n’étais pas victime de regards perçant mais monsieur touré oui. Il est le dernier à entrer dans la salle de réunion avec une allure sérieuse. Il était grand, 1m70. Son teint clair définissait son origine. Ses yeux étaient petits et noirs et cachaient un regard perçant. Sa coupe de cheveux venait compléter son O sur son menton. Il était professionnellement beau et séduisant.

_Finissons-en !, disait le DG.

Je me remettais droit sur ma chaise en allumant ma machine. Les autres firent de même et la réunion commença. Chacun faisait son bilan de la semaine en mettant l'accent sur leurs capacités à gérer leur poste. Sala avait raison. J'ai l'impression que les employés sont menés à la baguette mais par qui ? 

_Madame Traoré avez-vous quelque chose à proposé ?

Je me raclais la gorge pour me redonner du courage. C'était ma première présentation et j'avais une petite dose de stresse. Mais je me laisser aller naturellement.

_Oui bien-sûr. Si vous me permettez je vais faire une projection.

_Allez-y !

Je me levais pour brancher mon ordinateur. Il y'avait un silence collectif dans la salle de réunion. Je sentais que j'étais minutieusement surveillée. Monsieur Touré, lui se contentait de saisir sur son ordinateur. Il m'avait totalement ignoré depuis son entrée. Je remis ma clé dans mon ordinateur qui s'affichait désormais sur le grand écran de la salle de réunion.

_Bien alors, je vais vous présenter une nouvelle forme de communication que nous allons adopter par vote. J'ai avant tout fait le diagnostique de la communication interne de l'entreprise. Ensuite celui du contexte et du marché mais il nous faudra innonver.

_Soyez beaucoup plus explicite. Nous n'avions pas compris quand vous parliez de communication interne, intervenait Maguette.

Je pris le marqueur pour encercler une image projetée.

_l'entreprise a tout sauf une bonne mode de prise de décision et une bon système de management.

_Vous voulez critiquer le travail de monsieur Touré ?

_Laissez-moi terminer Maguette, la frènai-je. En faisant un diagnostique j'ai remarqué que les techniques d'animations ne sont pas adequoites. C'est peut être la faute du directeur général et le directeur stratégique. Mais là n'est pas le problème. Il faut redéfinir les objectifs de l'entreprise en appliquant d'autres mesures.

_Lesquelles ? S'intéressa le Dg

_Intérieurement, laisser les employer indépendantes. J'ai remarqué qu'il y'avait pas un espace aménagé pour le déjeuner. À huit heures, ils sont sous tensions alors qu'ils commencent tout juste la journée. Il y a un problème interne à regler d'abord.

_ Vous avez des solutions ?

_Naturellement oui. Il faut organiser une boite à lettre anonyme tout de suite. Et laisser les employés dire ce qu'ils ont dans le coeur.

_Nous allons perdre du temps avec cette méthode. Intervient monsieur Touré qui me perçant pour la première fois depuis ce matin du regard.

_Pas si je m'en charge. Le reste des propositions je vais vous les partager par mail chacun pourra ensuite donner son avis. Merci pour votre attention.

La réunion terminée, je rejoins mon bureau avec l'intention de me débarrasser de mes talons lorsque mon bipeur sonna.

_Je vous écoute, dis-je en décrochant.

_ Je vous prie de passer au bureau du directeur. Il a fair appel à vous.

Je déposais mon téléphone en allant répondre dans son bureau. À ma grande surprise, il y'avait monsieur Touré debout devant la bée vitrée. Il avait les moins dans ses poches. Son parfum trop citronnelle me chatouillait le nez. J'étais restée devant la porte d'un coup avec le coeur battant. Qu'est-ce qu'il faisait dans le bureau du directeur ? Est-ce lui qui voulait me voir ? Je me posais ces questions en silence. Un silence qu'il voulait briser. Il se retourne enfin et avec son accent français, il me proposa de prendre place. Je pris place sans le quitter des yeux jusqu'à ce qu'il fit de même.

_J'ai consulté votre proposition très intéressante il faut avouer. Vous aurez votre réponses demain. Mais avant j'ai besoin de comprendre certains points.

Il avait un bon débit. Un accent français qui le rendait charmant. Je le regardais gesticuler avec le crayon qu'il appuyait sur son agenda. À un moment donné il a relevé son regard vers moi alors que je perdais le contrôle de la concentration. Mais qui est cet homme ?

_ Quels sont les points que vous ne comprenez pas ?

_L'ambiance de l'entreprise. Nous sommes une structure pas une salle de cinéma.

_ Je parlais de la motivation instrumental, de l'engagement managérial que vous maîtrisez certainement mieux que moi. Dites-moi avant que je ne continue, pourquoi  c'est vous qui me recevez ?

_Parce que je suis le directeur adjoint. Continuez je vous prie ! Dit-il en manipulant son ordinateur.

Je levais les yeux au ciel pour ne pas péter les plombs avant de poursuivre

_ Définir les objectifs de la communication est...

_C'est votre rôle. Vous devez apprendre à rester figer sur un seul objectif.

_ Que voulez-vous dire ?

_Que vous êtes trop autoritaire pour une jeune comme vous.

_ Sachez que s'il m'avait été possible de me comporter autrement je n'aurai pas agi ainsi.

_Je ne vous demande pas de vous justifier, mais de faire preuve de modestie. Chambouler les gens avec vos méthodes archaiques et vous prendre pour une héroïne ne fera qu'empirer les choses.

_Je vous prie d..

_Ne me coupez pas la parole ! Me dit-il sur un ton ferme sans me lâcher des yeux.

Je me ressaisis en repensant aux conseils de Sala. Je gardais donc mon sang froid.

_ Excusez-moi !

_Vous devez faire preuve de performance et d'endurance en entreprise. Je ne voudrais plus avoir à m'entretenir avec vous sur ce sujet.

_D'accord. J'ai juste une question.

_Allez-y !

_Sur l'ordre de qui je dois dépendre entre vous et le directeur ?

_Naturellement sur celui ce vous donne des ordres à exécuter sans négociation.

Il avait parlé avec un sourire sadique aux coins des lèvres. Il se fichait complètement de ma gueule, et le pire c'est qu'il adorait le faire.

_Compris, dis-je en me levant pour sortir de son bureau.

lorsque je fus totalement à la porte, il m'appela en se levant lui aussi et fit quelques pas vers moi. Je relevais les yeux sur lui en le défiant du regard, ma main déjà sur le poignée de la porte.

_ Bienvenu à STRONG NETWORK !

Il alla s'assoir en m'ignorant totalement. Je sortais de son bureau complètement énervée. Il comptait me rendre la vie impossible dans cet entreprise. Je me demande pourquoi il est impossible pour un homme de se laisser diriger par une femme. Je claquais la porte à mon tour et sortis me calfeutrer dans mon bureau. Ce soir j'avais à faire mais dès demain je lui réglerai son compte.

...

J'ai rejoins mon appartement vers 18 heures. Je balançais mes clés sur la table et fonçais directement dans la cuisine. J'avais pas pu manger au bureau. Il fallait que je termine les nouveaux objectifs de communication de l'entreprise que je dois déposer à la première heure demain. J'avais prévu d'utiliser mes talents pour occuper entièrement mon poste. Pour cela j'ai prévu de prendre mes devants avant qu'on ne me prive de mon indépendance.

Je pris un bain vite fait et sortis gérer une affaire. Y'avait un rendez-vous avec un ami détective. Je l'ai connu il y a sept ans. Un jour alors que j'avais faim, j'ai volé son sandwich alors qu'il était occupé à réparer une voiture. Lorsqu'il m'a prit la main dans le sac, je l'ai fait pivoter et mise à terre. Une bagarre qui avait fini par nous lier.

Je devais le retrouver dans son garage mécanique depuis 14 heures. Mais puisque j'étais trop chargée, me voilà à 19 heures devant son lieu de travail.

Il était très à fond dans sa réparation. L'apercevoir sous la voiture avec son accoutrement me rappelle les moments où je faisais la même chose.

Lorsqu'il m'aperçoit, il sursauta en me tenant debout, une clé mécanique à la main.

_J'espère que tu n'es pas venue cette fois-ci me voler mon sandwich.

_ Je suis plutôt venue te mettre une raclée.

_J'ai pris mes devants. Ceinture noire premiere dan.

Je souris en venant l'embrasser.

_Tu m'as manqué Oumar.

_ À moi aussi mais je comprends que tu essayes de te retrouver. C'est dans cette lancée que j'ai envie de toujours te retrouver.

_Oui tu m'as toujours orienté vers mes objectifs précis. Je t'en remercierai jamais assez.

_Ohhh! Fit-il en s'éloignant d'un pas et prit un dossier sur une moto.

Il revient me le tendre sans me quitter du regard. Je me précipitais à l'ouvrir en lisant les deux premières lignes.

_ STRONG NETWORK appartient à Monsieur Touré ? Disais-je surprise.

Oumar s'essuya les mains en m'encourageant à lire la suite.

_Et tant d'autres qui sont parmi les pre.. premières ? Bégayai-je en battant des cils.

_Il n'est pas celui que vous croyez. C'est un homme assez intelligent. Très rusé, il a implanté des sociétés et a délégué le poste de directeur général à d'autres. Cela lui permettra de suivre l'évolution de son business en tant qu'employé.

_Il est bien plus intelligent que ce que je croyais. J'avoue que son strstratégie est d'une pertinence extraordinaire.

_Je te l'accorde.

_Il faut que je sache davantage sur lui. Oumar, tu dois creuser encore plus, j'ai besoin d'en savoir plus sur Monsieur Touré.

_Que veux tu vraiment encore savoir  sur Rassoul que tu ne sais déjà ?

_RASSOUL ? Rassoul !..

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