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Couverture du roman Au cœur des flammes

Au cœur des flammes

Victime d'un piège incendiaire tendu par Corine, la maîtresse de son époux Hervé, une femme enceinte refuse de brûler en silence. Dans sa vie antérieure, ce drame avait conduit à la mort jalouse de Corine, puis au meurtre sauvage de sa propre fille par un mari vengeur. Revenue mystérieusement dans le passé, au cœur même du brasier initial, elle choisit de lutter pour extirper sa belle-mère Agnès et sceller sa vengeance contre ceux qui ont détruit sa vie.
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Chapitre 1

Apprenant que j'étais enceinte, Corine, la bien-aimée de mon mari Hervé, a délibérément mis le feu pour me brûler vive.

Plutôt que de crier à l’aide, j’ai pris Agnès, ma belle-mère, qui s'étouffait et s'évanouissait, et j’ai lutté pour survivre.

Dans ma vie précédente, j’ai crié désespérément au milieu des flammes, et mon mari a fait appel à des secours pour nous sauver, Agnès et moi, en priorité.

Corine, poussée par la jalousie et voulant tester l'amour que mon mari lui portait, s’est précipitée dans les flammes, s’est brûlée sur tout le corps et est morte.

Après sa mort, Hervé a affirmé que c’était elle qui avait volontairement mis le feu et méritait sa fin, puis s’est occupé de moi, encore sous le choc, comme un mari soumis.

Mais après la naissance de notre enfant, il a utilisé la tablette de Corine pour écraser notre fille à mort.

Il m’a crié : « La mort de Corine est la faute de vous deux ! Allez en enfer expier vos péchés. »

Désespérée, je l’ai entraîné dans ma chute, mais lorsque j’ai rouvert les yeux, comme par miracle, je me suis retrouvée de nouveau dans le feu.

« Sophie, tiens bon, je vais te sortir de là ! »

J’ai eu des sueurs froides en entendant cette voix familière, et au moment où j’ai ouvert les yeux, la porte en bois, déformée par le feu, a claqué et m’a frôlée le nez.

Effrayée, je me suis précipitée dans la chambre avec Agnès.

« Agnès, n’ouvre pas la fenêtre ou tu risques d’intensifier le feu. »

En disant cela, j’ai balayé la pièce du regard, arraché la taie d’oreiller, l’ai trempée dans de l’eau minérale et l’ai tendue à Agnès en lui faisant signe de se couvrir la bouche et le nez.

À ce moment-là, une sirène a retenti au bas de chez moi et Agnès a brillé d’espoir.

« N’aie pas peur, Hervé nous sauvera. On va tous s’en sortir. »

Devant son air excité, j’ai baissé les yeux et je n’ai rien dit. Je ne savais pas comment dire à cette vieille dame qu’à l’avenir, son fils abuserait de sa propre petite-fille pour son premier amour.

La température dans la pièce montait à mesure que le feu brûlait, et les carreaux devenaient chauds sous nos pieds. Je venais tout juste d’aider Agnès à se mettre à l’abri quand la voix d’Hervé a retenti à travers la porte : « Corine, Corine, tu es là ? N’aie pas peur, je vais te sauver ! »

Dans un grand boum, la porte était violemment brisée, et à travers les flammes cramoisies, je ne voyais rien, mais j’entendais les cris de Corine :

« Hervé, je suis sur le balcon. Aide-moi, j’ai peur… »

Hervé a ordonné alors : « Tout le monde me suit, ne perdez pas de temps à chercher, venez avec moi sur le balcon ! »

Agnès écoutait leur conversation, les mains pressées contre sa poitrine, et haletaient violemment : « Cet homme ingrat ! Hervé... comment est-il... »

Sans finir sa phrase, Agnès, tellement en colère, a roulé des yeux et s’est évanouie.

À travers la lourde lumière du feu, j’ai vu le dos d’Hervé qui partait avec Corine dans ses bras... Les flammes ont tout englouti, et les larmes que j’avais dans les yeux se sont instantanément évaporées. À cet instant, j’ai retenu l’appel au secours que j’ai failli crier.

J’ai murmuré : « Hervé, je ne te dois rien dans cette vie »

Pendant qu’il s’éloignait avec Corine, je me couvrais la bouche et le nez, changeais de position avant de réussir à porter Agnès sur mon dos. Après tout cela, j’avais une douleur intense dans le ventre et je luttais pour me tenir droite.

Je portais l’enfant d'Hervé dans mon ventre et la mère d’Hervé sur le dos. Debout au milieu des flammes, j’écoutais leurs voix qui s’éloignaient :

« Corine, il y a quelqu’un d’autre à la maison ? »

« Personne. J’ai eu quelques disputes avec elle, mais elle m’a enfermée sur le balcon, y a mis le feu, et s’est enfuie... Elle m’a dit qu’elle était enceinte et fragile... »

« Merde, quand je l’attraperai, je lui ferai payer sa vie ! »

Sur ces mots, j’ai failli tomber à la renverse.

Dans la seconde qui a suivi, une autre voix a retenti :

« Hervé, je viens d’entendre quelqu’un parler dans la chambre. »

« J’ai toujours l’impression qu’il y a quelqu’un d’autre dans la maison, au cas où Sophie serait encore là… »

« Corine a dit que c’est Sophie qui a mis le feu. Est-ce qu’elle resterait là, à attendre la mort, ou bien à nous laisser percer son méfait ? »

Hervé a fini par dire, d’un ton résolu : « C’est assez, on part ! L’état de santé de Corine est déjà trop fragile. Le plus important maintenant, c’est de l’emmener à l’hôpital ! »

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