Suivre
Chapitres
Partager
Couverture du roman Vendue à l'Alpha

Vendue à l'Alpha

Trahie par son fiancé et sa sœur, Lyana s'enfuit et se lie au redoutable Alpha Draven Nightshade pour se venger. Mais ce pacte l'entraîne dans un jeu dangereux. Entre prophétie ancienne et pouvoirs naissants, l'obsession de Draven l'intrigue : la protège-t-il vraiment ou n'est-elle qu'une arme ? Confrontée à des attaques frontalières et aux secrets de son passé, Lyana doit choisir entre fuir cet homme imprévisible ou accepter un destin qui pourrait bouleverser l'équilibre des meutes.
Chapitres
Partager

Chapitre 1

Je me souviens encore du parfum des lys blancs. Leur odeur douce et sucrée flottait dans l'air, mêlée à celle de la terre humide après la pluie du matin. Les fleurs ornaient chaque recoin de la maison principale de la meute, préparées avec soin par les louves pour la cérémonie. On m'avait dit que les lys symbolisaient la pureté, le renouveau. Je devais m'en réjouir, mais au fond de moi, une étrange mélancolie m'enveloppait. Ce jour-là, tout était censé être parfait. Pourtant, il y avait cette ombre, une sensation sourde que quelque chose allait s'effondrer.

J'avais passé la matinée à sourire mécaniquement, à répondre aux félicitations des membres de la meute. Chaque regard était chargé d'attentes, comme si mon union avec Darek allait résoudre tous les maux du monde. Ils voyaient en lui un Alpha en devenir, un leader charismatique capable de protéger et de guider. Et moi, j'étais la future Luna, celle qui devait l'épauler, le compléter. Cette vision aurait dû m'apporter de la fierté. Mais dans mon cœur, il y avait un vide. Un espace froid que je n'arrivais pas à combler, même en me convainquant que j'aimais Darek.

En fin d'après-midi, je me suis retrouvée seule dans ma chambre, à observer ma robe blanche accrochée près de la fenêtre. La lumière du soleil couchant jouait sur le tissu, créant des reflets dorés qui me fascinaient. C'était une belle robe, simple mais élégante, cousue à la main par une louve âgée qui avait consacré des semaines à ce chef-d'œuvre. En la regardant, je me suis demandé si cette perfection n'était pas un mensonge, une façade cachant des fissures invisibles.

Un bruit dans le couloir m'a tirée de mes pensées. C'était une conversation animée, suivie de rires. Je reconnaîtrais cette voix entre mille : Darek. Mon cœur a bondi. Peut-être venait-il me voir, enfin. Ces derniers jours, il avait été distant, prétextant les préparatifs ou des affaires importantes. J'avais mis cela sur le compte du stress. Après tout, unir deux meutes n'était pas une mince affaire. Mais cette distance avait laissé place à une incertitude, un doute qui me rongeait.

Je suis sortie de ma chambre, poussée par une impulsion que je ne comprenais pas. Les rires s'étaient éloignés, montant à l'étage supérieur. Mes pieds m'ont guidée presque malgré moi, montant les escaliers de bois qui craquaient sous mon poids. Chaque pas me rapprochait d'une vérité que je n'étais pas sûre de vouloir connaître. En arrivant devant la porte de la chambre de Darek, j'ai entendu un murmure étouffé, suivi d'un éclat de rire. Ce rire... Il m'a frappée comme une lame. C'était celui d'Aria, ma sœur.

J'ai posé ma main sur la poignée, hésitant une seconde avant de pousser la porte. Ce que j'ai vu à cet instant a brisé quelque chose en moi. Darek se tenait près du lit, son torse nu illuminé par les derniers rayons du soleil. Ses bras entouraient Aria, leurs visages proches, leurs regards complices. Il y avait dans leur proximité une intimité que je ne pouvais nier. Aria portait un sourire que je ne lui avais jamais vu, un mélange de triomphe et de passion. Elle caressait doucement le visage de Darek, et lui murmurait quelque chose que je n'ai pas entendu. Mon souffle s'est coupé.

- Darek ? ai-je réussi à articuler, ma voix tremblant.

Ils se sont figés. Aria s'est tournée vers moi, son sourire disparaissant aussitôt. Elle avait l'air surprise, mais pas coupable. Non, dans ses yeux, je n'ai vu que de la défiance, comme si elle se moquait de ma douleur. Darek, lui, a baissé les yeux, incapable de soutenir mon regard. Ce silence, cet instant suspendu, a duré une éternité.

- Lyana, ce n'est pas... a commencé Darek, mais je l'ai coupé.

- Pas ce que je crois ? ai-je craché, sentant les larmes monter. Alors, explique-moi. Explique-moi pourquoi toi, mon fiancé, es dans les bras de ma propre sœur à la veille de notre mariage.

Il n'a rien répondu. Aria, en revanche, a pris la parole, sa voix tranchante.

- Peut-être parce qu'il ne t'aime pas vraiment. Peut-être parce que toi et moi, on sait qu'il mérite mieux.

Son ton m'a glacée. Comment pouvait-elle dire cela ? Comment pouvait-elle trahir sa propre sœur avec une telle froideur ? J'ai cherché une once de regret dans ses yeux, mais il n'y avait rien. Juste de la fierté, comme si elle savourait sa victoire.

Je n'ai pas attendu une réponse de Darek. Il avait déjà dit tout ce que je devais savoir par son silence. Sans un mot de plus, j'ai tourné les talons et quitté la pièce. Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression qu'il allait exploser. Les larmes coulaient librement sur mes joues alors que je descendais les escaliers. Chaque regard croisé dans le couloir me semblait accusateur, comme si tout le monde savait, comme si leur complicité dans cette trahison m'étouffait.

Je suis sortie à l'air libre, cherchant à fuir cette maison qui était devenue un tombeau. Le vent froid de la nuit m'a frappée, mais je n'ai pas ralenti. J'avais besoin de m'éloigner, de m'échapper. Où, je ne savais pas encore. Tout ce que je savais, c'était que je ne pouvais plus rester ici. Pas après ce que j'avais vu. Pas après ce qu'ils m'avaient fait.

En passant près des écuries, j'ai pris un cheval, une jument noire que j'aimais particulièrement. Elle semblait sentir ma détresse, car elle n'a pas résisté lorsque je l'ai sellée à la hâte. En quelques minutes, j'étais sur son dos, galopant à travers les bois qui bordaient notre territoire. Chaque battement de ses sabots contre le sol résonnait en moi comme un écho de ma colère et de ma peine.

Les arbres défilaient autour de moi, leurs silhouettes sombres se balançant sous la lumière de la lune. Je ne savais pas où j'allais, mais cela n'avait pas d'importance. Tout ce qui comptait, c'était de m'éloigner de ce cauchemar, de mettre le plus de distance possible entre moi et eux. Mes pensées tourbillonnaient, un mélange de souvenirs heureux et de douleur vive. Comment en étions-nous arrivés là ? Quand Aria avait-elle décidé que je n'étais plus sa sœur, mais une ennemie ? Et Darek... Avait-il jamais vraiment tenu à moi ?

Après ce qui m'a semblé des heures, j'ai ralenti. La jument soufflait bruyamment, et je savais que je ne pouvais pas la pousser davantage. Je me suis arrêtée dans une clairière, le silence de la nuit m'enveloppant. Descendant de ma monture, je me suis laissée tomber à genoux, les mains dans la terre froide. Les larmes ont recommencé à couler, mais cette fois, il n'y avait personne pour les voir. Personne pour juger ma faiblesse.

- Pourquoi ? ai-je murmuré, ma voix se perdant dans l'obscurité. Pourquoi moi ?

Le vent a soufflé, froid et impitoyable, comme une réponse silencieuse. Je me suis laissée aller, pleurant tout ce que je n'avais jamais osé montrer. La douleur, la trahison, la solitude... tout s'est déversé en moi comme une vague dévastatrice.

C'est alors que j'ai entendu des voix. Faibles, presque indistinctes, mais suffisamment proches pour attirer mon attention. Je me suis relevée, essuyant mes larmes d'un geste rapide. En m'approchant discrètement, j'ai aperçu un groupe d'hommes autour d'un feu de camp. Leur allure n'était pas celle de simples voyageurs. Ils portaient des vêtements usés mais pratiques, leurs visages marqués par des cicatrices et une dureté que je ne connaissais pas.

Je me suis cachée derrière un arbre, tendant l'oreille. L'un d'eux parlait, sa voix grave et rauque.

- Draven Nightshade ne va pas attendre. Il veut une réponse, et il la veut maintenant.

Le nom m'a fait frissonner. Draven Nightshade. Un Alpha dont on racontait les pires histoires. On disait qu'il régnait sur son territoire avec une poigne de fer, impitoyable envers ses ennemis et même ses alliés. Certains prétendaient qu'il était maudit, que sa soif de pouvoir n'avait pas de limites. Mais il était aussi redouté, et pour cause : aucune meute n'avait jamais osé défier son autorité sans en payer le prix.

- Tu crois qu'il va nous aider ? a demandé un autre homme, plus jeune. On n'est rien pour lui.

- Si on a ce qu'il veut, il écoutera, a répondu le premier. Et ce qu'il veut, c'est le chaos.

Le chaos. Ce mot a résonné en moi, comme une promesse dangereuse mais tentante. Peut-être que c'était ce dont j'avais besoin. Pas de pardon, pas de réconciliation. Juste une opportunité de tout détruire, comme ils avaient détruit ma vie.

Je suis restée cachée, écoutant chaque mot, chaque détail sur cet Alpha qui semblait incarner tout ce que je redoutais et désirais à la fois. Et pour la première fois depuis que j'avais quitté la maison, une idée a germé en moi. Une idée folle, dangereuse, mais étrangement libératrice. Si je ne pouvais pas me venger seule, peut-être qu'un Alpha comme Draven Nightshade pourrait m'aider.

C'est ainsi que, dans l'obscurité de cette clairière, ma décision s'est scellée. Mon avenir n'appartenait plus à ma meute, à Darek, ou à Aria. Mon avenir, je le construirais avec mes propres mains, quitte à brûler tout ce qui se trouvait sur mon chemin.

Vous aimerez aussi

Couverture du roman AU COEUR DU RANCH
9.4
En pleine nuit, Cunégonde s'enfuit à travers la forêt pour échapper à un ravisseur acharné. Apercevant une lueur d'espoir, elle tambourine à la porte d'une demeure isolée. Un homme surgit alors, menaçant la jeune femme avec son fusil et exigeant son départ immédiat. Terrifiée mais piégée par l'ombre de son bourreau qui approche, elle doit convaincre cet inconnu de l'abriter. Cet homme choisira-t-il de la protéger ou de l'abandonner au monstre qui la traque ?
Couverture du roman La contre attaque de l'Alpha
9.5
Face à la ruine de sa meute, un Alpha épuisé par le labeur croit trouver l'espoir auprès de la belle Freya. Pour prouver son amour, il se sacrifie afin de lui offrir une pierre de lune rare. Mais la trahison éclate : Freya le bafoue publiquement avec le Bêta Kellan. Alors qu'il sombre dans le déshonneur, la révélation d'un secret ancestral change tout. Dernier héritier de la puissante lignée des Valdaren, il doit désormais embrasser son destin royal pour obtenir sa vengeance.
Couverture du roman La malédiction de Pygmalion
9.4
Face à lui, Ellie rayonne de vie. Ses yeux gris pétillent tandis que son rire mélodieux résonne, sa silhouette se devinant sous sa robe trempée par l'effort. Subjugué par cette vision sublime, il ne peut s'empêcher de lui avouer son admiration pour sa beauté. Pourtant, ce compliment provoque une réaction brutale : l'expression d'Ellie s'assombrit, mêlant colère et déception. Menaçant de le mutiler s'il ose réitérer ses propos, elle s'enfuit brusquement, le laissant seul.
Couverture du roman LA PUISSANCE DE L'AMOUR ( Princesse Brenda)
9.4
Rick, jeune homme ambitieux marqué par l'abandon paternel, se bat pour sa famille jusqu'à sa rencontre avec Brenda. Fille d'un riche homme d'affaires, cette mannequin et actrice n'a jamais connu l'amour avant lui. Leur passion inconditionnelle se heurte toutefois à l'opposition farouche du père de Brenda, qui rejette Rick pour ses origines et son rang social. Entre drames, discriminations et enlèvements, les deux amants devront braver tous les obstacles pour tenter de faire triompher leur union.
Couverture du roman Le Dernier Contrat
8.2
Pour les nés magiques, l'existence est une traque mortelle. Adoptés très jeunes par un sinistre tuteur, des enfants apprennent l'art du meurtre pour subsister. Au cœur de cette cruauté, un garçon s'évade et cherche refuge auprès de l'unique force capable de le protéger : l'individu le plus redoutable que son ancien maître n'ait jamais soumis. Entre épées et maximes sanglantes, il doit choisir entre tuer ou périr, car la moindre hésitation condamne le cœur à l'oubli.
Couverture du roman LE PARFUM DE L'INNOCENCE
9.2
Bibi aspire à une ascension sociale fulgurante, négligeant les dangers d'une ambition précipitée. En jouant les femmes fortes au mépris de sa propre fragilité, elle ignore que le succès sans fondations solides mène à la chute. À l'image de jeunes rêvant de football, elle doit affronter des obstacles cruciaux. Ce récit illustre l'importance de la patience et de l'apprentissage : brûler les étapes sans comprendre les épreuves de la vie risque de lui être fatal.