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Couverture du roman Unfaithful woman

Unfaithful woman

Comment un simple message écrit peut-il suffire à anéantir une existence entière ? Plongez au cœur d'un récit où les secrets les plus sombres refont surface de façon brutale. Dans ce drame mêlant romance et mystère, l'héroïne fait face aux révélations troublantes contenues dans le testament de sa vie. Ce document inattendu devient le catalyseur d'une chute inévitable, remettant en cause chaque certitude et brisant le fragile équilibre de son quotidien.
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Chapitre 1

J’appelle Alain qui est dans la cuisine entrain de finir le dernier pot de yaourt de sa nièce, il doit rapidement récupérer Hope de mon lit, cette fauteuse de trouble, qui vient juste de me mettre dans le pétrin ! (plutôt joli pétrin j’avoue…)

-Moi : Alain, s’il te plait apprête Hope et Brenda, je finis rapidement de me doucher, le chauffeur sera là à 15h30 pour vous emmener à l’anniversaire. Et…au fait, vous n’allez pas me trouver en rentrant, je dois voir des copines avant d’aller à la fête ce soir, donc, vous vous arrêtez à ZEPOL pour prendre du pain pour demain, les filles seront trop fatiguées pour manger ce soir. Toi, tu pourras te réchauffer un plat sorti du congélo, ok ?

-Alain : Pani problem, sœurette, tant qu’il ya le chauffeur et les sous pour tout çà, tu peux compter sur ton devoué petit frère !

-Moi : On dit encore toi ?

Etape numéro un, les enfants, réglé !

Je m’apprête, j’hésite sur le choix de ma tenue, dois je me maquiller ? rester nature comme au lycée ? des sandales ou des talons ? un pantalon ou une robe ? finalement j’opte pour un pantacourt en jean avec zip de côté au niveau des mollets et un haut moulant couleur or, drapé devant en velours qui rehaussait mon teint, je rajoute des sandales plates de la même couleur que le haut et un maquillage léger, mais suffisant pour sublimer mon visage et ressortir l’éclat de mes yeux fiévreux à la pensée de cette rencontre proche. Je suis dans tous mes états, je guette l’heure,14h, aucun appel de lui, je trépigne, je met du vernis rouge aux orteils et aux mains, le téléphone sonne, je bondis dessus : Pat !

Je décroche, déçue, pressée de raccrocher de peur de rater l’appel d’Arnold :

Moi : Oui, chéri, çà va ? çà se passe bien ?

Pat : Oui, mon cœur, tout va bien, on est en pleine pause, cet audit c’est terrible, les gars foutent de la merde dans notre filiale du nord ! (wèèèh comme si à cette heure ci, même si on pillait toutes les ressources de leur filiale çà me disait quelque chose)

Moi : (paraitre concernée,pour ne pas éveiller le doute) Ah bon, vraiment !!! en tout cas heureusement tu es arrivé à temps alors… du courage mon chéri…

Pat : Merci Glo,et vous là bas, comment vont les filles ? elles sont déjà parties pour l’anniv ?

-Moi : Non, elles sont entrain de s’apprêter avec Alain… (éviter à tout prix qu’il demande à leur parler) et moi, je suis à la cuisine je mijote un petit plat pour demain quand tu rentreras…

Pat : waouuuhhh, j’ai hâte alors…

Moi : Au fait chéri …

Pat : Oui ?

Moi : Tu te souviens la fête de promo dont je t’ai parlé avec mes collègues ? on se retrouve à Deido dans un petit cabaret tout à l’heure pour un verre avant de continuer, ensuite on ira se manger un poisson chez « Papa Sammy », retour pour se changer et départ pour la BT… (toujours, lorsqu’on veut mentir, se rapprocher le plus possible de la vérité, juste omettre quelques détails… foi de bonne menteuse)

-Pat : Ok, tu m’en a déjà parlé, oui, sois juste prudente, tu iras avec la voiture ?

-Moi : Non, une de mes collègues a un 4 fois 4 spacieux, on y sera à l’aise. Et puis, on a réquisitionné un chauffeur pour toute la soirée et il nous ramènera chacune à domicile demain… Je ne sais pas encore dans quelle boite on ira mais je te ferai signe.

Le meilleur lorsque votre mari est un homme bien qui vous a trompé une ou deux fois et que vous l’avez surpris, c’est qu’il est obligé de vous faire confiance, surtout quand il sait que vous êtes une femme indépendante et attrayante, qu’il n’a surtout pas intérêt à vous mettre des limites alors que c’est lui le fautif, que vous assumez toujours aussi bien vos rôles d’épouse, de mère et d’amante inventive. C’est à ce moment que tout se joue. Pat ne peut rien me refuser, surtout que je n’exagère pas, je lui fais un rapport complet d’avec qui je suis, où et pour combien de temps. Il a une confiance aveugle en moi, et surtout ne veut pas me paraitre possessif de peur que je ne lui ramène son infidélité au visage à chaque fois.

Pat : Ok, amuse-toi bien pendant que je me casse la tête ici à Maroua ! (il rit)

-Moi : (moqueuse, mais alors, vraiment !) Ah tu sais, tu travailles moi je m’amuse, il ya une justice dans ce monde !

Nous papotons encore de quelques broutilles, il raccroche.

Etape numéro deux, préparer le mari (si une tierce personne venait à me voir à Deido ) à un éventuel kongossa mal placé, et sécuriser le mensonge. Fait !

15h, mon téléphone sonne, ouf, c’est Arnold ! Enfin !

-Moi : Oui, alors le voyage ? tu es arrivé ? (rester zen, faire celle qui avait autre chose à faire et qui va voir comment trouver du temps)

-Arnold : Oui, depuis 1 heure, les embouteillages…là je suis à Deido comme je te disais, tu peux finalement venir ? (je sens la supplique dans sa voix, je ne peux faire plus longtemps durer son supplice qui est désormais aussi le mien)

Moi : Oui… J’ai pu finalement trouver… (il ne m’a pas laissé finir)

Arnold : Merci mon Dieu !!! merci !!!! oh mon Dieu je suis si heureux tu n’as pas idée…

Moi : (rires gênés, rires de joie)

-Arnold : Ok, ok je me calme… ne me prends pas pour un fou, s’il te plait ! alors, voilà, je serai au restaurant « Le Cygne », avec ma collègue qui est sensée me guider pour cette mission éclair. Ecoute, tu peux être là dans combien de temps ?

Moi : Euh…30 minutes (yaaaaaaa !!! fais même comme si tu n’es pas pressée, non ?), 1heure, çà dépendra du trafic (voilà, tu le calmes un peu). Disons qu’à l’approche du restau je te fais signe, ok ?

-Arnold : Ca marche !!! à bientôt…

-Moi : à tout à l’heure…

Etape numéro trois, fortifier son alibi et passer une dernière couche de vernis pour que çà brille !

Je compose le numéro de Nadia, ma collègue qui fête sa promotion, je lui dis que je ne pourrai pas être au prélude de la fiesta qui en vrai aura lieu à Akwa, que j’ai un imprévu, mais que je me débrouillerai à être à la soirée poisson et en BT. Elle est un peu déçue, car je suis le boute en train de toutes nos soirées copines, mais rassurée par ma promesse pour la suite, elle laisse passer.

Désormais, j’ai mon rendez-vous bien calé, pas de mari risquant de revenir de Maroua sans prévenir (le tour ci c’est l’avion qu’il prend, et notre Camair nationale j’espère bien respectera ses horaires, de toutes les façons la fin de l’audit c’est samedi soir et le seul retour prévu pour mon homme c’est dimanche…alors…), pas d’enfants à garder, pas de copine risquant de faire louper mes plans.

J’attrape mon sac à main rapidement, taxi course, direction Deido restaurant le Cygne, 30 min plus tard, j’y suis… les hostilités peuvent commencer. Je lance l’appel, il décroche.

-Lui : Tu es là ? (fébrile, pressé, en attente…)

-Moi : Oui… (Ma voix est à peine un souffle) dehors…tu es à l’intérieur ou à la terrasse ?

-Lui : A l’intérieur, attends je viens te chercher…

-Moi : D’accord…

C’est alors que 5 secondes après avoir raccroché je vois un mignon, mais alors, super mignon, longiligne et fin jeune homme, la barbe bien tracée, les attaches fines, les muscles bien saillants sous sa chemise coupée sur mesure,toujours aussi grand, toujours aussi beau… Arnold n’a VRAIMENT pas changé, il a surtout acquis cette assurance et cette nonchalance qui caractérise les hommes sûrs de leur charme mais qui ont appris à s’en servir à bon escient.

Je sors du taxi, je regarde dans sa direction, nos regards se croisent, il esquisse un sourire plein de joie et d’émotion, je lutte pour ne pas courir me jeter dans ses bras, j’avance et je le vois me regarder comme s’il me voyait pour la première fois, admiratif, conquis, le regard du désir…

Nous entrons au restaurant, on s’assoit, il me présente sa collègue, Jeanne qui est complètement en admiration devant lui, il s’excuse et rapidement met fin à leur discussion, ils se donnent rendez-vous le lendemain pour une visite d’un certain site, elle a l’air déçue…je ne pige rien, je le regarde parler, je n’arrive pas à le quitter des yeux, je grave son profil dans ma mémoire, chaque trait…cette cicatrice, lors des jeux Fenasco à Bamenda, elle est toujours là, j’ai envie de la toucher, la caresser, me plonger dans ses yeux et lui demander…pourquoi ? Mais, pourquoi nous sommes-nous quittés ?

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