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Couverture du roman Une luna voleuse  prisonnière de L'alpha

Une luna voleuse prisonnière de L'alpha

Pour survivre face à un père alcoolique, Ginger est devenue une voleuse hors pair, dérobant les organisations les plus sombres. Son destin bascule lorsqu'elle s'attaque à un clan redoutable. Capturée, elle est livrée à leur chef, un Alpha imprévisible qui s'avère être son âme sœur. Malgré l'attraction brûlante de ce lien sacré, la jeune femme refuse de se soumettre. Entre instinct sauvage et désir interdit, combien de temps pourra-t-elle encore lui résister ?
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Chapitre 2

Chapitre 2

Je baillai un grand coup pendant le cours qui se déroulait, et passai ma main dans mes cheveux. La nuit avait été longue et je n'avais pas pu dormir. Au lieu d'avoir ressenti cette petite excitation après avoir dérobé leurs argents, et réussi à avoir fui sans aucun souci, tout ce que je ressentais n'était que de l'anxiété. Comme si je savais que quelque chose allait se passer, mais je ne savais pas quoi exactement.

- Ginger !

Je levai les yeux de mon cahier pour voir que la prof me regardait avec sévérité, et je soupirai.

- Oui ?

- Tes devoirs ! Où sont-ils ?! Et pourquoi étais-tu absente hier ?

- Mon père était malade, je devais m'occuper de lui.

Presque une semi-vérité. M'occuper de voler les gens, me permettaient de m'occuper de mon père, afin de justement m'en aller de chez lui, parce qu'il était malade.

Malade d'alcool.

Son regard s'adoucit légèrement, avant de me désigner le tableau.

- Viens faire cet exercice.

Tous les yeux étaient braqués sur moi, et attendaient ma réponse.

- Désolée, Madame, mais nous savons toutes les deux que je ne saurais pas résoudre ce problème, alors je vais vous faire gagner du temps, en déclinant votre proposition.

Des petits rires s'élevèrent dans la salle, alors que je voyais presque une veine sur le front de la prof de maths. J'aurais voulu être studieuse, mais ma volonté pour ça n'était pas aussi forte que ma volonté de dérober les gens.

Je savais qu'avec un bon diplôme, j'aurais pu réussir l'entrée de différentes universités, si je m'étais mise à travailler, mais préparer des plans me prenaient du temps, et nécessitaient des peaufinages.

Après tout, sans argent, même avec un bon niveau, je n'aurais pas pu intégrer l'université que je voulais.

- Sors de ma salle !!

Je souris, et récupérai mes affaires.

- Pas de soucis ! Je pensais justement qu'il était temps pour moi de rentrer !

Je lui fis un clin d'oeil en sortant, et les rires fusèrent, alors qu'elle tentait de les calmer. Longeant le couloir, je lâchai un soupir. Je n'arrivais décidément pas à me contrôler, et je devenais systématiquement le clown de service. Mes notes étaient en chute libre, et j'étais proche de l'exclusion. Ils avaient tenté de contacter mon père, mais ce dernier ne répondait plus. Plus depuis qu'il s'était mis à boire.

Depuis que ma maman était morte.

Je fis un petit son de réprobation avec ma langue, avant de sortir du lycée en trainant des pieds. Quand je me faisais exclure de la sorte d'un cours, j'avais tendance à ne pas revenir pour les autres cours, et les profs le savaient pertinemment. Je préférai alors aller aux arcades dans ces moments là, pour me vider la tête, en utilisant un peu de mon argent que je sauvegardais pour fuir.

Mon ventre grogna à nouveau, et je me rendis compte que je n'avais rien mangé depuis la veille, depuis que je les avais dérobés. Pour être honnête, j'avais été stressée et je pensais que tout allait se dérouler de travers. Je ne m'étais jamais frottée à un niveau supérieur, et le fait de savoir que ces hommes auraient pu me tuer n'avait fait que renforcer mon anxiété.

Prenant le bus, je m'arrêtai 10 arrêts plus tard, pour me retrouver devant les arcades, où je souris en voyant que des personnes se trouvaient déjà là. Pas mal de gens ici jouaient quand ils séchaient les cours. Je m'installai à une table, et allai commander un milkshake au chocolat, ainsi qu'un donut sucré. Une femme vint me servir, et je lui donnai l'argent, ainsi qu'un pourboire.

Je sirotai ma boisson rapidement, et avalai le petit bout de donut, avant d'aller m'installer derrière une machine de jeux. Tout se passait bien jusqu'à ce que je sente plusieurs présences derrière moi. Je me tournai pour voir trois hommes, tous baraqués, et je leur adressai un petit sourire candide.

- C'est elle.

- Elle me parait bien frêle...

- C'est la même odeur.

J'arquai un sourcil avant de me redresser pour les regarder un à un.

- Un souci, messieurs ?

- Il serait préférable que tu nous suives, me conseilla l'homme qui semblait être leur chef.

Il avait des cheveux chatains, et un regard bleu assez perçant. Il faisait surement dans les 1m80, sachant que je ne faisais que 1m63.

- Je ne suis pas les inconnus, désolée.

Je les contournai, mais une main se posa fermement sur mon épaule.

- Ça vaudrait mieux pour toi, fit la voix d'un des hommes.

- Et pourquoi donc ?

- Ne fais pas l'innocente. Nous savons que tu es responsable de vols d'argent ces derniers temps.

Mon coeur prit de la vitesse, alors que je cherchais la moindre faille dans mes plans. J'avais clairement pris la peine de tout camoufler, et pourtant, ils avaient été en mesure de me retracer jusqu'ici.

- Pardon ? Quels vols ?

Je les regardai sans comprendre, tout en me dégageant de la prise de l'homme.

- Vous avez des preuves de ce que vous dites ? Autrement, c'est comment on dit déjà... de la diffamation ?

- Elle ne compte décidément pas lâcher l'affaire.

- Vous n'êtes pas un peu trop vieux pour me faire du rentre dedans comme ça ? Devant autant de personnes en plus ?!

J'avais parlé suffisamment fort pour attirer l'attention des gens qui se trouvaient autour de nous, et ils remarquèrent bien qu'ils étaient reluqués de la tête aux pieds.

- Sortons.

Le soi-disant chef attrapa mon bras, et enfonça ses doigts dans ma chair, ce qui me fit grogner.

- Je ne vois pas pourquoi je devrais vous obéir !

Il montra subitement les crocs, et mon ventre se noua sous la peur.

- Et ça ose me montrer ses crocs !

Je faisais face à des loups garous. Je n'avais pas pour habitude de leur faire face, mais maintenant qu'il y avait trois grands gaillards, c'était assez terrifiant.

- Ferme la ! s'énerva-t-il.

- Et les gars ! Vous saurez que si je disparais, c'est à cause de ces mecs !

Les gens qui se trouvaient l'arcade s'étaient levés, surpris de ce qu'il se passait, et certains osèrent venir vers nous.

- Qu'est-ce que vous faites ?

- Ça ne vous regarde pas, cracha le chatain.

- Un peu, si. On ne peut pas laisser des mecs enlever quelqu'un de cette manière.

- Lâchez-la.

Remarquant qu'il n'allait rien tirer de la situation, le chatain me lâcha.

- On devrait appeler la police, non ? proposa une personne qui jouait tranquillement avant d'intervenir avec les autres.

Je vis le corps des trois gaillards se tendre.

- La police semble une bonne idée. J'ai l'impression qu'ils vont continuer à m'importuner autrement.

- On f'rait mieux de partir.

Le chatain me fusilla du regard, avant de faire signe aux deux autres de partir. Je les vis s'en aller et je leur fis signe de la main.

- Ce fut un plaisir, messieurs !

J'entendis leurs grognements, et mon sourire s'évanouit l'espace d'un instant, avant que je ne me tourne vers les personnes qui m'étaient venues en aide.

- Merci de m'avoir aidé.

- Pas de soucis. Si jamais ils viennent t'importuner à nouveau, dis le nous. On s'en occupera.

Au vue de la différence de silhouette, je savais que ces trois hommes auraient eu raison de ces personnes qui m'étaient venues en aide.

Je devais partir rapidement. Je savais qu'ils n'allaient pas me laisser tranquilles. Je pris mes affaires, et montai dans le premier bus qui passait, en voyant qu'ils avaient tous trois tournés la tête en voyant que j'étais partie.

Le chatain sembla leur donner un ordre, et les deux hommes se mirent à courir derrière le bus. Je roulai des yeux en voyant à quel point ils étaient extrêmes.

Ils étaient des loups garous si je ne me trompais pas, ce qui voulaient dire qu'ils avaient une très bonne endurance, et j'avais peu envie de les mener directement chez moi, alors autant faire un petit tour de la ville. Le bus s'arrêta toutefois à un arrêt, et je vis les deux hommes monter dans le bus. Ils me virent, et j'attrapai mon sac, avant de descendre du bus au dernier moment, les laissant coincer à l'intérieur. Je courus alors en direction d'un restaurant, où j'entrai dans les toilettes directement et me changeai avec des vêtements qui se trouvaient dans mon sac, avant d'enfiler une perruque, et des lentilles de contact. Je me parfumai aussitôt pour changer d'odeur, et abandonnai mon sac dans les toilettes, avant de sortir par la fenêtre. Je me retrouvais alors dans une ruelle, où je me faufilai dans la foule pour perdre ces hommes.

Je savais qu'ils avaient un bon odorat et qu'ils feraient rapidement le lien avec ma nouvelle apparence, mais si je pouvais gagner du temps, j'étais preneuse. Tant que je restais où il y avait du monde, je pouvais m'en sortir.

Je m'arrêtai en voyant l'un des hommes non loin de moi. Je fis alors demi-tour, et vis l'autre homme qui me recherchait.

Putain.

Je passai devant lui en me tenant près d'un couple, et une fois hors de portée, je me remis à courir, mes poumons commençant à brûler. J'aurais aimé rire de la situation comme je le faisais souvent avec les autres, mais je ne pouvais pas maintenant, j'avais trop peur.

Je ne savais pas ce qu'ils comptaient faire de moi, si jamais ils venaient à m'attraper.

- Personne ne t'a jamais dit qu'il ne fallait pas jouer de cette manière avec des loups ? Nous aimons vraiment la chasse.

Je m'arrêtai nette en faisant face à cet homme aux cheveux chatains. Il avait un sourire aux lèvres, malgré le petit air énervé qu'il avait sur le visage. Je souris malgré moi.

- Le jeu est déjà terminé ?

- Pour toi, oui.

Il m'attrapa soudainement et me balança sur son épaule comme si de rien n'était.

- À L'AIDE, IL...

- Si tu ne te tais pas, ce sera à ton père que nous nous en prendrons.

J'éclatai de rire.

- Vous avez pris mon père en otage ? J'aurais tout vu ! Vous avez regardé trop de films !

- Nous savons où tu habites. Inutile de fuir.

Sa voix était sérieuse, et je ne voulais pas embarquer mon père dans mes problèmes, alors que je m'étais impliquée moi-même dans ce genre de conneries. L'homme emprunta une ruelle déserte avant de me mener droit vers une voiture où les deux hommes étaient déjà installés. Je lâchai un son de réprobation avec ma langue alors qu'il me balançait à l'arrière comme un tas de déchet.

- Tiens toi tranquille maintenant, autrement, on devra utiliser la force.

Je voulus sortir de la voiture, mais la portière était verrouillée.

- Je t'ai dit de te tenir tranquille.

Je roulai des yeux en soupirant, et gardai mes yeux rivés sur l'extérieur, avant de me rendre compte où on se rendait. Mon coeur rata un battement quand je vis à l'horizon l'entrepôt.

Là où j'avais volé de l'argent juste la veille.

Oh oh, serait-ce le karma qui me rattrapait ?

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