Couverture du roman Une luna voleuse  prisonnière de L'alpha

Une luna voleuse prisonnière de L'alpha

9.1 / 10.0
Pour survivre face à un père alcoolique, Ginger est devenue une voleuse hors pair, dérobant les organisations les plus sombres. Son destin bascule lorsqu'elle s'attaque à un clan redoutable. Capturée, elle est livrée à leur chef, un Alpha imprévisible qui s'avère être son âme sœur. Malgré l'attraction brûlante de ce lien sacré, la jeune femme refuse de se soumettre. Entre instinct sauvage et désir interdit, combien de temps pourra-t-elle encore lui résister ?

Une luna voleuse prisonnière de L'alpha Chapitre 1

Mes poumons me brulaient, et pourtant, j'avais le sourire aux lèvres. La nuit était tombée depuis bien longtemps, et les rues étaient désertes. Les cris derrière moi m'indiquaient qu'ils continuaient à me poursuivre, leurs armes en mains, et pourtant, j'avais cette adrénaline qui me parcourait les veines, et qui me donnaient envie de m'envoler.

Mon rire s'éleva dans les airs, alors que je me souvenais de leurs têtes lorsqu'ils m'avaient découvert en train de leur dérober leurs argents. Mes bottes émettaient une sorte de son satisfait contre le sol humide, après la pluie qui venait de tomber. Le son des anneaux qui se trouvaient accrochées à ma veste résonnaient dans les rues, leur indiquant où je me trouvais.

Il me fallait un peu plus de cette adrénaline.

Mes muscles commençaient à me bruler, presque autant que mes poumons, cependant, il s'agissait là de douleurs qui me faisaient du bien.

- Elle est par là !

Je tournai la tête un court instant, avant de tirer la langue aux personnes qui venaient de me retrouver. L'énervement était visible sur leur face, alors qu'ils brandissaient des battes, et des morceaux de batons. J'avais choisi ce coin en prenant soin d'étudier leur mode opératoire, autrement, je ne m'y serais jamais risquée si j'avais vu qu'ils possédaient des armes à feu.

Je montai les marches d'escaliers rapidement, et me laissai glisser dans la fente se trouvant entre deux batiments. Je passai tranquillement, et soufflai un grand coup, le sourire toujours présent sur mes lèvres.

- Sale garce !! Reviens tout de suite !!

Je mâchai mon chewing gum que j'avais coincé dans un coin de ma bouche, et fis un clin d'oeil à l'homme qui tentait de passer par la fente que je venais d'emprunter.

- Merci bien pour le sac !

Je lui montrai le sac empli de billets, et lui fis un petit au revoir de la main, avant de partir en marchant tranquillement, l'air de rien.

Comme si je n'avais rien fait de mal.

Ce qui était presque la vérité. Je n'avais fait que voler les gens qui avaient volé d'autres personnes auparavant. Je contournai la ruelle, et choisi de marcher tranquillement dans une direction opposée. Une fois certaine que plus personne n'était en mesure de me voir, je me faufilai dans les toilettes publiques, et retirai ma perruque, avant de jeter un coup d'oeil au miroir. J'avais pris soin de me déguiser pour éviter que des personnes ne me reconnaissent si jamais ils venaient à me croiser dans les rues, et avec la mixité de la population, je prenais également soin à camoufler mon odeur pour éviter que la moindre trace permette à mes victimes de me retrouver.

En plus, de nos jours, les humains faisaient facilement des alliances avec des loups, elfes, sorciers, ou vampires. Des personnes dont je préférais éviter soigneusement. Car la moindre trace les aiderait à me retrouver si facilement.

Et je ne voulais pas que l'on m'attrape.

Je retirai les lentilles de contacts de couleur grises et les changeais pour des lentilles vertes, puis entrai dans une cabine pour me changer. Je mis une nouvelle perruque, et crachai mon chewing gum dans les toilettes, avant d'abandonner ces deux sacs dans le coin. Je mis également de fausses lunettes sur mon nez, et un bonnet pour me recouvrir la tête.

Je sortis des toilettes, et repris ma marche après m'être parfumée soigneusement.

Je levai les yeux au ciel pour voir qu'il se couvrait, et j'accélérai ma marche pour rentrer chez moi.

Là, où ce cher père alcoolique attendait endormi profondément sur le canapé.

Père qui ne savait rien sur mes petites activités extérieures.

_______

Ses ronflements me tapaient sur les nerfs, et je n'avais pas d'autres choix que de me lever. M'attachant les cheveux, je me changeai, et baillai un grand coup en soupirant.

Il était temps de retourner en cours.

Ce que je n'aimais pas lorsque je gambadais, c'était que je perdais pas mal de temps à chaque fois. Voire plus de la moitié de la nuit. Ce qui ne me laissait que quelques heures pour dormir.

Je baillai derechef en me grattant la tête, et pris mon sac, avant de descendre les escaliers. Je me rendis au salon pour voir qu'il dormait toujours, la main sur son ventre, et la bouche entrouverte.

Je lâchai un son de frustration, avant de le pousser de toutes mes forces. Son corps roula et tomba sur le sol, émettant un cri de douleur. Il se mit à hurler des jurons en se relevant. Son regard croisa le mien, et son visage plein de colère me fit sourire.

Il était presque en mesure de faire la même expression que toutes ces personnes que j'avais pu voler.

- Sale garce !!

Il se tint la tête en gémissant, en se rendant compte que sa voix résonnait dans sa tête.

- Si tu buvais moins, tu ne serais pas dans cet état, je te l'ai déjà dit !

- Parle moins fort ! cracha-t-il.

Je roulai des yeux, avant de sortir les clés de ma poche.

- J'y vais. Essaye au moins de ranger la maison.

Je partis rapidement de la maison en fermant la porte à clé derrière moi, et marchai jusqu'à l'arrêt de bus. Mon ventre émit un léger grognement de protestation face au vide auquel il faisait face depuis hier soir. Le frigo était vide dans cette maison, et personne ne faisait les courses.

A part lui, lorsqu'il partait acheter de l'alcool.

Je grognai en me passant la main sur le ventre. Aujourd'hui allait être une longue journée.

Lorsque le bus arriva, je montai à l'intérieur et m'installai au fond du bus, posant mon sac à ma gauche, alors que je m'étais mise près de la fenêtre. Pourtant, le sommeil me rattrapa rapidement, et je m'assoupis l'espace d'un moment.

Je me réveillai en sursaut, avant de me rendre compte que j'avais raté l'arrêt de bus. Je jetai un coup d'oeil à l'heure et écarquillai des yeux en m'apercevant qu'une heure était passée...

Je demandai rapidement l'arrêt, avant de descendre pour me rendre compte que j'étais à l'autre bout de la ville, une partie que je ne connaissais pas du tout. Il n'y avait quasiment que des entrepots, et presque aucun signe de vie. Je soupirai en passant une main dans mes cheveux avant d'entendre une voix. Je courus alors jusqu'à l'arrière d'un panneau et vis des hommes habillés de costards noirs. La personne qui se trouvait au centre semblait être quelqu'un de bien riche.

- L'argent sera apporté ce soir... Oui, oui. Aucun souci. La sécurité a été mise en place.

J'arquai un sourcil. Ce qu'il venait de dire signifiait qu'une transaction allait avoir lieu, et que ces personnes allaient assurer la sécurité. De ce que je pouvais voir, je devinais aisément qu'ils étaient armés, pas comme les personnes que j'avais pu dérober avant.

C'était bien trop dangereux.

Mais ma conscience me disait qu'il était possible que je gagne plus d'argent d'un coup, ce qui me permettrait de passer moins de temps dans cette maison.

Que je pouvais donc partir plus tôt que prévu.

Je me mordis la lèvre inférieure, hésitante sur mon plan d'action. Il fallait que je retourne chez moi, pour récupérer des perruques, mais aussi me parfumer, et faire en sorte que personne ne puisse trouver le moindre indice qui me dénoncerait. Mon ventre grogna, ce qui me fit soupirer. Il faudrait également que je m'achète de quoi calmer mon estomac.

D'habitude, je prenais mon temps pour planifier quelque chose sans faille, afin que tout se déroule correctement, mais d'après ce que j'avais entendu, la transaction allait se dérouler ce soir, et je n'aurais pas d'autres chances devant moi.

C'était ma seule opportunité.

Les hommes finirent par partir, et je jetai des coups d'oeil autour de moi, pour repérer la soi-disant sécurité. Je contournai le panneau, et me rendis près de l'endroit où j'avais vu les hommes discuter. Je tournai alors la tête sur le côté et vis l'entrée d'un entrepôt. Avec les silhouettes qui se trouvaient près des fenêtres, je me doutais bien que la transaction allait se dérouler par ici.

Mais entrer maintenant pour faire un repérage des lieux, était un peu trop risqué, alors que je n'avais ni perruque, ni maquillage, ni lentilles de contacts, et encore moins de parfum.

Je fis le tour de l'entrepôt en repérant plusieurs entrées potentielles, et hochai la tête alors qu'un plan se formait dans ma tête. Prenant mon portable, je cherchai rapidement l'adresse de cet entrepôt, avant de me mettre à fouiller pour trouver un plan. Il s'agissait là d'un vieil entrepôt, et la chance me sourit, lorsque je trouvai le plan sur internet. A l'époque de sa construction, tout était mis sur le net, afin d'éviter toute perte de données.

Analysant le plan, je jetai quelques coups d'oeil au bâtiment, en me disant que ce soir allait être possible.

Et si la somme était suffisament grande, j'allais pouvoir partir plus tôt que prévu, afin de ne plus jamais revoir mon père. Alcoolique qu'il était, il ne serait pas dérangé par mon absence. Après tout, la conversation entre nous n'existait quasiment plus, et les seuls mots qui sortaient de sa bouche à mon encontre étaient des injures, dont je pouvais bien me passer.

Déterminée à quitter ce foyer, je regardai l'entrepôt avec fermeté.

- Ce soir...

Je revins sur mes pas, et me dirigeai à l'arrêt de bus, prenant bien garde aux horaires, puisqu'il fallait également que je planifie ma fuite sans aucun problème. J'étais quand même à l'opposé de la ville...

Je ne pouvais clairement pas rester dans le coin après mon vol, autrement, ces personnes me retrouveraient bien trop rapidement, et me feraient clairement ma fête. Je m'éloignai de l'arrêt de bus, pour voir s'il n'y avait pas d'autres moyens de locomotions, sans voir quoi que ce soit d'utile. J'aurais bien aimé conduire, mais je n'avais pas suffisamment d'argent pour prendre des cours, et encore moins de temps à gaspiller dessus, surtout qu'il me fallait de l'argent pour pouvoir me procurer une voiture.

Dans ce monde, tout ce qui importait était l'argent. Les gens avaient beau dire qu'ils ne pouvaient pas être heureux avec, mais en attendant, sans argent, les gens finissaient affamés. Ce n'était pas en restant dans cet état, que le bonheur pouvait être là. Pour mon moyen de transport, j'allais devoir inover, trouver quelque chose qui allait me sauver la peau cette nuit, autrement, j'allais surement finir avec une balle dans la tête.

Très peu pour moi.

Me mordant la lèvre, je retournai à l'arrêt de bus, et attendis un moment qu'il passe, avant de monter à l'intérieur et de m'installer au fond du bus. Cette fois-ci, je ne me laissai pas m'assoupir, et me focalisai sur l'environnement, afin de capturer les moindres détails qui pourraient m'être vitale ce soir.

Et si tout se passait bien, j'allais pouvoir voir la ligne d'arrivée. La liberté, le soulagement étaient à portée de mains. Il me suffisait peut-être de ce soir seulement pour mettre fin à toutes mes petites parties de vols.

C'était ce que je pensais à ce moment-là. Je n'aurais jamais cru que le fait d'avoir fait ça ce soir là, allait me mener directement vers autre chose qu'une liberté et un soulagement.

Parce que j'étais naive, et chanceuse, je pensais que cette chance allait me suivre jusqu'à la fin. Mais j'avais beau me préparer, la suite ne se déroula pas comme je l'avais clairement prévu.

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