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Couverture du roman Une adolescente avérée

Une adolescente avérée

Isabelle Drucker connaît parfaitement son pouvoir de séduction. Consciente de sa beauté, elle l'exploite sans scrupules pour atteindre ses objectifs. Pour elle, tous les coups sont permis afin d'échapper à une pauvreté qu'elle juge fatale. Pourquoi s'épuiser au travail quand ses atouts physiques peuvent lui offrir une vie aisée ? Déterminée à maintenir la misère à distance, elle choisit la voie de la manipulation plutôt que celle de l'effort pour assurer son avenir.
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Chapitre 2

Au bout de quelques visites et de quelques séances de prière , les gens de cette communauté religieuse pour laquelle mon père était dévoué ont tous disparu et ne se limitaient plus qu’à nous demander dans la rue comment allait notre père .

Le comportement des gens de cette communauté a bien contribué à mon renoncement à l’église et aux communautés religieuses mais pas à la foi tant que la foi réside dans la confiance qu’on met en Dieu et en nous . La seule chose que je reconnais à cette communauté est le fond de commerce qu’ils ont pu cotiser pour remettre à ma mère afin de lui permettre de faire une activité dans le but de prendre la famille en charge vue l’état dans lequel était mon père . Même si cette modique somme ne pouvait pas faire grand-chose , cette communauté à quand même le mérite d’y avoir pensé . Quant à l’employeur de mon père , je ne me souviens pas avoir vu un seul jour l’un de ses responsables chez nous à la maison ne serait-ce que pour saluer et voir comment il se portait . J’ai voyais les deux maîtres-chiens qui étaient le jour de l’attaque chargés de la patrouille dans l’enceinte de la structure avec leurs deux chiens qui passaient régulièrement saluer mon père et rester un peu auprès de lui afin qu’il ne se sente pas seul . J’aurais même appris quelque temps après l’attaque de la structure que ces deux maîtres-chiens avaient rendu démission après le traumatisme avec lequel ils sont sortis de la structure le jour de l’attaque en voyant le sang et les restes de leurs collègues avec lesquels ils avaient échangé quelques minutes avant l’attaque et qu’ils retrouvaient quelques minutes après étalés inertes sans vie , les yeux grands ouverts comme effrayés par l’ange de la mort et la bouche entrouverte contenant pour certains de la cendre et pour d’autre de la salive comme quoi , il serait difficile de mourir . Le plus difficile a regarder était celui qui avait été décapité et la tête emportée en plus du sexe et de ses deux indexes . Je crois que pour toutes personnes après avoir vécu une telle situation , aussi dur qu’il soit ne saurait accepter prendre à nouveau le risque d’exposer aussi facilement sa vie , ce qui explique normalement et clairement le choix de ces deux maîtres-chiens qui en plus d’être traumatisés ont fait le choix de la vie . Aujourd’hui avec du recul je crois que ce jour-là , il n’y a pas eu de survivants parce que les deux maîtres-chiens et mon père qui sont les rescapés de cette attaque n’ont plus jamais été les mêmes .

« Vivre , ce n’est pas exister mais c’est être là »

Le pire dans tout cela , c’est l’absence et le silence total qu’a affiché la société de sécurité dans laquelle travaillait mon père . Ce silence m’a été justifié plus tard par le responsable de l’agence dans laquelle mon père était agent comme voulant éviter de perdre des contrats en attirant négativement les regards sur la société . Je n’ai guère été choqué pourtant en entendant une telle justification . J’aurais , par le passé lorsque j’étais encore gamine , été choquée par une telle justification mais plus maintenant . Je sais que beaucoup me trouve bien bizarre lorsque je dis de tel truc mais oui , je ne suis guère choquée par une telle justification parce que c’est le principe de la vie . Ne dit-on pas que la charité bien ordonnée commence par soie ? Alors pourquoi m’amuser à perdre mon travail parce que quelques individus ont perdu la vie ? Pourquoi prendre le risque de perdre moi aussi ma vie parce que quelques individus ont perdu la vie en me permettant à moi de gagner de la vie ? Ils ne sont même pas de ma famille , et même s’ils l’étaient qu’est-ce que cela aurait changé ? Jésus Christ de Nazareth n’a-t-il pas dit que les riches seront de plus en plus riches et que les pauvres de plus en plus en pauvres ? Je suis aujourd’hui en mesure de vous expliquer pourquoi ? Il faut une certaine prédisposition à la richesse car devenir riche c’est d’abord dans la tête , dans la conception des choses , dans l’importance qu’on accorde aux choses , dans la capacité à reconnaitre une opportunité et de la saisir etc …

Le handicap de mon père a été difficile pour ma famille et aussi pour moi peut être même que beaucoup plus pour moi . J’ai été obligé de mettre fin à mes études , moi qui était plein de rêves . J’ai été malgré moi obligé de vendre avec ma mère afin de survenir aux besoin de la famille même si heureusement pour moi cela fût de courte durée . Cela a été de courte durée parce que comme mentionné plus haut , je m’attendais déjà à porter tôt ou tard cette famille et ces charges alors je m’apprêtais chaque jour afin que ce jour ne me surprenne pas . J’ai été tout de même à bien y regardé surpris par sa survenue soudaine et brusque parce qu’au lieu de regarder les choses avec objectivité je me suis complu à prier et espérer que cette survenue soit la plus tardive que possible . J’ai en ce moment fuir mes responsabilités en me cachant derrière une prière mais j’étais jeune et j’étais en ce moment dans un processus d’apprentissage qui tend aujourd’hui à s’accomplir mais qui ne s’accomplira qu’à la mort car tant qu’on vit , on a toujours quelques choses à apprendre . Le pire à supporter n’était vraiment ni l’abandon de l’école ni les travaux domestiques que je devais me taper chaque jour ni le commerce que je devais faire à mère . Ce n’était pas non plus l’assistance dont on devait faire montre vis-à-vis de mon père parce que cela était fait chaque jour avec joie et gaité de cœur . C’était d’ailleurs la seule chose dont je prenais plaisir à faire tous les matins au réveille . J’aurais surement aimé la vie et la prendre telle qu’elle est sans surement la comprendre et continué à subir ses humiliations sans jamais me rebeller parce que surement j’aurais pas entendu sa voix parce que toutes ces choses étaient acceptées par mon cœur comme des choses normales qui peuvent arrivées à tout le monde et qui font partir intégrante de la vie . Oh mon Dieu qu’un tel raisonnement mérite la pendaison , c’est très grave de raisonner comme ça même si je sais que nombreux sont ces personnes qui trouvent que ce raisonnement est très juste . Ca ne me surprend pas qu’il se trouve des personnes qui acceptent comme vrai un tel raisonnement parce qu’il y a encore des pauvres dans le monde . La souffrance n’est pas normale dans le monde . Elle arrive , oui . Elle fait partir de la vie , oui . Mais elle à combattre dès la première fois qu’elle survient dans votre vie et elle finira par ne plus pointer le nez ou à le pointer avec crainte donc de façon très peu signifiante lorsqu’il s’agira de vous qui l’avez combattu dès sa première apparition avec toutes vos énergies .

Alors oui , la chose qui a été la plus difficile à accepter a été la maladie de mon frère cadet Yann . Je crois que cela n’a pas été que pour moi mais pour toute la famille même pour notre plus petit , le benjamin Thomas . Le handicap de mon père a été le début de la souffrance de ma famille parce que mon père était celui sur qui reposait toutes les charges de la famille .

Depuis l’attaque , depuis que mon père est sorti de l’hôpital , il n’a plus jamais été utile et toute la charge de la maison était portée par ma mère . Je n’en veux pas à mon père car il a toujours fait tout ce qu’il fallait .

Il a toujours été un père exemplaire qui nous enseignait encore plus sur la vie après son accident . Il voulait absolument se rendre utile bien qu’il avait perdu la vue .

j’en veux plutôt à la vie qui a été la première à me sortir ses griffes et maintenant que j’ai compris cela , je ne saurais abdiquer ou renoncer à me battre contre elle , alors qu’il en soit ainsi .

La misère qu’a connu ma famille après cet évènement tragique qui a frappé mon père en lui arrachant la vue était sans précédant . Même le minimum pour survivre était impensable . Nous vivions au jour le jour et ma mère était obligée de mendier quelques fois afin que nous aillons de quoi manger . Mon père était lui aussi obligé de mendier et se faisant guider par mon frère cadet Ils parcouraient quelques fois la ville pour mendier afin de rentrer avec quelque chose à la maison . Il me demandait quelques fois de lui tenir la main pour aller mendier , ce que j’ai toujours refusé avec ma dernière énergie parce que je cherchais plutôt comment me venger de cette vie impitoyable et cruelle . La vie choisie pour nous qu’on le veuille ou non .

Ma mère n’a pas été à l’école parce qu’elle a toujours été près de sa mère pour le ménage et l’entretien de la famille . Dans notre tradition , les filles ne vont pas à l’école , elle reste à la maison pour le ménage et la cuisine dans le but aussi d’apprendre à tenir un foyer pour lorsqu’elles auront l’âge du mariage et pour lorsqu’elles seront confrontées à la responsabilité de tenir un foyer . Bien tenir son foyer est une obligation pour une fille car cela y va de l’honneur de sa famille . Une telle tradition doit être revue certainement parce que les filles participent entièrement au développement du pays et même du monde .

Ma mère ayant été sujet d’une telle tradition n’a rien appris d’autre que faire le ménage et entretenir le foyer . Mon père n’y trouvait d’ailleurs aucun problème parce qu’il est lui-même adepte de cette tradition . Lorsque mon père allait au travaille , ma mère elle restait à la maison pour s’occuper de nous et entretenir la maison . Cependant , lorsque notre benjamin est venu au monde , elle a jugé important de faire une petite activité dans le but d’aider notre père dans les charges de la maison . Cette activité était aléatoire quand au revenu qu’elle engendrait parce que ma mère pouvait rentrée souvent très heureuse parce qu’elle avait tout vendue ou quelques fois très triste parce qu’elle n’avait rien vendu mais moi je l’aimais fort qu’elle m’est ou non apporté un cadeau ou de quoi mangé .

En réalité j’aime beaucoup ma mère et mon père a été une véritable source d’inspiration pour moi . Il saisissait toutes les opportunités pour nous donner des conseilles à mes frères et à moi et surtout il nous donnait l’exemple quant au sérieux que doit avoir tout homme dans son activité . Ma mère , elle aussi n’hésitait jamais à nous donner les conseils qu’elle pouvait nous donner fort de son expérience et de ce qu’elle sait également de la vie . J’ai également très vite compris que j’allais être très tôt responsable car je pouvais voir de loin la lourde responsabilité qui me tomberait tôt ou tard sur la tête même si j’espérais que ces responsabilités me tombent dessus que très tard dans ma vie .

Grâce à l’expérience de ma mère j’ai pu moi bénéficier d’une scolarisation pour laquelle ma mère a dû batailler auprès de mon père . Mes frères et moi avions donc eu la chance d’aller à l’école même si c’était dans des conditions quelques fois difficiles . Mes frères et moi fréquentions l’école publique qui connaissait des interruptions fréquente compliquant ainsi l’apprentissage des cours . Cependant , conscient de notre situation nous étions déterminé et courageux de sorte que nous nous accrochions solidement aux peu de cours que les professeurs nous auraient dispensé durant l’année scolaire qui n’a jamais été de neuf mois comme le disait le ministère de l’éducation de mon pays .

Mon frère cadet était très sportif et avait pour rêve de devenir un très grand footballeur afin de sortir la famille de sa difficulté . A cet effet il parcourait les jours où il n’y’avait pas école à savoir mercredi , samedi et dimanche , plusieurs kilomètres pour aller au centre de formation le plus prestigieux de la cité pour s’entraîner afin de poursuivre son rêve de footballeur professionnel . C’était très compliqué pour lui parce que les parents n’avaient pas les moyens de lui acheter le nécessaire pour ce sport à savoir des chaussures adaptés et le tenue adéquate pour faire partir de l’équipe . En plus de cela marcher plusieurs kilomètres trois fois dans la semaine n’était vraiment pas donné pour un jeune de huit ans . Cependant , fort de son talent et de son courage , le coach de l’équipe où il s’entrainait le recevait avec plaisir tous les jours bien qu’il n’était jamais dans les conditions . Je me souviens un jour ou volontiers j’ai accompagné mon petit frère Yann à son entrainement . Ce jour après l’entrainement j’ai pu échanger brièvement avec son entraineur qui me disait avec assurance qu’il sera un footballeur professionnel parce qu’il était très talentueux et envisageait même rencontrer nos parents afin de les convaincre à le laissé s’investir davantage dans le football même s’il devait acheter le nécessaire pour Yann . J’étais très contente et fière de mon frère de ce qu’il se donnait entièrement pour ce qu’il aimait et de ce qu’il appliquait à la lettre les conseils de notre papa qui disait à chaque fois que : « Tout ce qui mérite d’être fait , doit être bien fait » . Je me souviens tristement que c’est une semaine après avoir intégré officiellement l’équipe des juniors que Yann mon petit frère éveillé et courageux à commencé à se plaindre de fatigue constante et de douleur dans la peau . Dans les débuts nous avions tous pensé à la fatigue dû à son entrainement et aux kilomètres qu’il était obligé d’effectuer afin de s’y rendre . Mais bien qu’il se plaignait de ces douleurs qu’il avait il continuait à aller à ses entrainement et marchait à chaque fois les mêmes kilomètres pour s’y rendre . Lorsque les douleurs se faisaient insistantes , mes parents lui ont interdit tout entrainement , une décision qui lui bouffait le moral et qui le rendait encore plus malade . Nous ignorions tous en ce moment que cette maladie serait la cause d’une fin prématurée d’un talent fou et d’un rêve que seule la vie pouvait y mettre fin . Ahh la vie …

Le dernier de notre famille est Thomas . Contrairement aux enfants dernier de famille qui bénéficient de toute l’affection et toute l’attention de la famille , mon frère Thomas lui n’ a pas eu cette chance . En effet , venu au monde à un moment où les problèmes étaient grandissant pour la famille , Thomas accompagnait ma mère depuis son tendre enfance au marché pour le commerce que faisait maman qui l’empêchait de rester à la maison . En plus , le commerce que faisait maman était un commerce ambulant qui lui demandait d’être tout le temps en mouvement . Thomas n’avait donc aucun repos . Parti depuis six heures du matin jusqu’à dix-huit heures du soir , Thomas accroché au dos de maman était obligé de s’y accrocher de gré ou de force durant toute une journée . Il rentrait tous les jours épuisé et dormait très tôt les soirs , une habitude qui finalement lui est restée jusqu’aujourd’hui . Thomas a toujours été un garçon brillant , j’essaie de me souvenir du jour où il a été second de sa classe mais j’avoue que j’ai beau cherché dans ma tête je ne me souviens pas qu’une telle situation ait existé pour lui . Est-ce moi qui souffrirait d’une perte de mémoire ? Je crois que non . La raison serait surement le fait qu’une telle situation n’a jamais existé pour Thomas qui dans toutes ses classes a toujours été à la tête et le meilleur à la fois . Garçon peu sociable qu’il était , il était cependant très intelligent , très calme , peu bavard et très observateur . Il avait pour rêve de détenir son propre cabinet d’avocat pour remporter procès sur procès comme il aimait lui-même le dire lorsqu’on lui demandait ce qu’il rêvait exercer comme métier plus tard dans la vie . Cependant plus tard , ce rêve de devenir avocat se verra transformé , par la même situation qui transforma ma vision de la vie , en celui de devenir un médecin sans véritable précision parce que l’objectif était juste de pouvoir sauver des vies .

Mon père bien qu’il épousait entièrement toutes les pratiques de notre tradition , avait finalement accepté d’être changé par ma mère qui elle payant les lourds conséquence de certaines pratiques de cette tradition comme l’interdiction aux femmes de ne pas aller à l’école , refusait catégoriquement que mon père m’interdise l’école et aussi refusait catégoriquement de rester à la maison pour juste s’occuper des enfants et de la maison alors même qu’il était difficile de joindre les deux bouts avec le maigre salaire de mon père .

Ma mère m’a inculqué certaines valeurs comme le courage , la détermination et le respect . Pour certains comportements ou caractères qu’elle considérait comme des valeurs ou des vertus , je n’y adhérais nullement parce que je ne les considérais pas comme telles . En effet , ma mère aimait me parler aussi bien du courage et de la détermination que de la fidélité et du respect de son corps à chaque fois qu’on se retrouvait toutes les deux pour des conseils . J’étais totalement d’accord avec ma mère dans tout ce qu’elle disait sans exception aucune jusqu’au jour où j’ai découvert pas par des conseils de personnes mais par les conseils que donnent la vie que certains caractères ou que certains comportements généralement regardés par le grand nombre comme des défauts étaient plutôt des qualités que devaient cultiver ou forger toutes personnes ambitieuses .

La difficulté a longtemps été pour moi une gêne et une situation honteuse . Mais j’avais tort de la voir de la sorte . Elle est bien détestable c’est vrai mais elle est en aucun cas une gêne ou une situation de honte encore moins une situation de désespoir . Certaines personnes vont jusqu’à accuser le Tout Puissant Dieu de les avoir oublié ou de les détester comme s’ils étaient pas aussi ses enfants . Je voudrais ici répondre à ces personnes qui accusent sans arrêt notre Dieu aimé qu’ils sont au contraire les enfants bien aimé d’un Dieu sage et intelligent qui sait ce qu’il fait et créateur du monde qu’il est , il sait comment conquérir le monde et si on y prête bien l’oreille , la connaissance de ce monde ou encore le secret de ce monde se révèle dans la difficulté . Jésus Christ de Nazareth n’est-il pas né dans une condition qu’on aurait pu classée de peu honorable ou de très gênant ? N’a-t-il pas souffert quarante jours et quarante nuits de faim et de soif pour ne citer que ceux-ci avant de rentrer en possession de cette Grâce que lui connaissons tous ? Nous reconnaissons aussi qu’il était d’une sagesse hors norme . Je pourrais aussi citer l’apôtre Paul qui vivant dans la volupté et dans la noblesse lorsqu’il persécutait l’église a connu la faim et l’humiliation lorsqu’il devait rentrer dans la Grâce divine et le connaissance du monde . D’ailleurs , l’un des enseignement de cet illustre apôtre qui selon lui-même était le moindre des apôtres ne cesse de me conforter dans ma logique , celui de Hébreux 12 :7 « Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils que le père ne châtie pas ? » . En effet , la voix de la vie est perceptible dans la difficulté , elle nous parle . Elle fait même mieux , elle nous guide et elle nous éclaire . Je peux le dire aujourd’hui avec certitude et sérénité que j’ai pu bénéficier de ses conseils , les précieux conseils de la vie . Fort de la difficulté qu’a connu ma famille , j’ai vite compris pourquoi ma mère était obligée de parcourir toute la ville pour finir par rentrer toute triste à la maison à la fin de la journée . J’ai aussi compris pourquoi mon père qui très travailleur qu’il a toujours été à fini aveugle et incapable de faire quoi que ce soit . J’ai aujourd’hui compris pourquoi certains atteignent leurs objectifs tandis que beaucoup s’en trouve incapable et sans exagéré si vous tendez bien l’oreille et regardez dans la bonne direction vous comprendrez aussi pourquoi l’argent à tendance à fuir beaucoup . Il gagne juste pour se nourrir et quand arrive le besoin de se soigner , ils se trouvent obligé de se gratter la tête devant plus petit que soit ou de s’endetter au gros risque de mourir endetté . L’envers , je vous le dis , est réservé à ce genre de personnes .

Ma mère m’interdisait ce qui a fini par libérer notre famille , par me libérer et libérer ma région , mon pays , mon peuple , le monde . Est-ce finalement un vice ou une vertu ?

Je me souviens des maigres treizièmes mois que touchait mon père dans cette entreprise de sécurité , je me souviens de sa détermination et de son courage .

Dans mon quartier , mon père était cité parmi les plus honnêtes et était même le président de la communauté religieuse de leur église . Il n’était pas dévoué qu’à son travail , il l’était aussi pour sa communauté religieuse . Je participait quelques fois au réunion de cette communauté religieuse et je me rendais disponible comme bénévole pour les activités qu’organisait la communauté pour divers raison soit pour assister les veuves , les orphelins et les malades . Mais j’ai appris après l’accident de mon père que la solidarité avait des limites et que même les aides n’existaient que de nom . Ma famille s’est retrouvée toute seule dans le quartier et dans la ville à se battre toute seule , confronté à de nombreuses difficultés . Personne ne cherchait à savoir si on avait mangé . Quelques-uns encore demandaient d’après mon père quand on se croisait dans la rue . Le chef de l’église ne s’est jamais déplacé en ma connaissance pour venir saluer . Nous nous sommes débrouillé seul avec notre père et avions été obligé encore , comme si Dieu voulait juste nous achever , de supporter la maladie de Yann qui m’a le plus affecté et qui a été l’élément déclencheur de ma compréhension de la vie . Aujourd’hui je n’ai pas peur et je me considère comme aguerris , je marche en ne voyant même pas l’adversité , en écoutant rien et en ne voyant rien . J’ai refait le point de mes objectifs en les élevant plus haut et en faisant le point des moyens que je pouvaient utiliser pour y parvenir . J’ai décidé de faire face à la vie en ne regardant point en arrière et restant fixée sur mes objectifs . C’est difficile de regarder un frère mourir et de s’avouer vaincu . J’étais impuissante face à l’attaque à la suite de laquelle mon père à perdu la vue mais je me suis promis le jour que je regardais mon frère souffrir couché sur son lit que plus jamais , je dis bien que plus jamais je me retrouverai dans une situation d’impuissance parce que l’impuissance ou la possibilité d’agir , faire ou ne pas faire , aimer ou ne pas aimer sont des choses qui dépendent de nous et non de Dieu et encore moins de la vie . La vie nous impose ses choix , c’est ce que j’ai toujours cru . Mais j’ai fini par comprendre que la vie n’imposait ses choix qu’aux personnes qui voulaient qu’elle choisisse pour elles . J’ai choisi moi-même d’être le maître de mon destin et de ne plus dans mon existence avoir à subir des choix déshonorants de qui que ce soit pour quoique ce soit en prenant les choses en main et en anticipant à chaque fois les coups de la vie . Si des gens pensent encore qu’on ne peut pas être plus malin que la vie , je leur conseillerais donc de se remettre en cause et de chercher dans leur for intérieur l’élément déclencheur qu’il leur faut .

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