
Une adolescente avérée
Chapitre 3
J’ai choisi moi-même d’être le maître de mon destin et de ne plus dans mon existence avoir à subir des choix déshonorants de qui que ce soit pour quoique ce soit en prenant les choses en main et en anticipant à chaque fois les coups de la vie . Si des gens pensent encore qu’on ne peut pas être plus malin que la vie , je leur conseillerais donc de se remettre en cause et de chercher dans leur for intérieur l’élément déclencheur qu’il leur faut .
Là où commença la Isabelle d’aujourd’hui , la Isabelle qui se considère aujourd’hui comme accomplie et fière de son parcours , fût le jour où mon frère cadet est tombé gravement malade . En effet , sportif aguerri qu’il était , nous étions tous très sceptique quant au sérieux des douleurs qu’il disait ressentir parce que innocemment nous nous disions en ce moment tous dans la maison qu’il était le plus actif et le plus solide de la maison et que s’il devait arriver quelque chose à une personne de la maison , ce serait surement tout le monde dans la maison mais pas lui . Cette idée que nous nous faisions et ce regard que nous portions sur lui en ce moment était une idée et un regard très innocent que nous lui portions . Il n’y avait aucune négligence ou aucun manque d’amour à son égard dans la famille mais juste une ignorance de notre part parce que nous étions tous convaincu et d’ailleurs cela est très conseillé par les médecin que bouger et être très sportif est gage de santé et même de longévité . Je me suis culpabilisé pendant longtemps parce que je me disais que nous avions surement été très négligent et que nous aurions peut-être réussi à le sauver si nous avions jeté de plus prêt plus rapidement un regard sur sa situation et sur les douleurs dont il se plaignait en longueur de journée . Cependant , j’ai fini par comprendre que même lui ignorait en réalité ce qui se tramait dans son intérieur car bien qu’il se plaignait tous les jours de ces douleurs et même lorsque ces douleurs se faisaient persistantes et que mes parents lui interdisaient d’aller à ses entrainements , il trouvait quand même le moyen de se cacher et de s’y rendre sans qu’on ne s’en aperçoive à part moi bien sûr qui le savait mais qui laissait faire parce que comme dit précédemment je croyais que c’était des douleurs passagères comme cela arrive à tous les hommes sur cette terre . J’ai compris que lui-même croyait la même chose que nous et il me trouvait en ce moment la plus gentille et la plus compréhensive des grandes sœurs parce que bien que je savais qu’il allait à ses entrainements malgré l’interdiction des parents , je le laissais y aller et surtout je gardais le secret entre lui et moi . Là ou lui et moi avions commencé à nous inquiéter sérieusement c’est ce jour où il est rentré un soir après son entraînement et calmement dans un coin de la cour , il m’appela et me fît savoir qu’il avait eu des problèmes de respiration et une très très grosse fatigue qui l’avait obligé de rester couché afin de reprendre ses esprits . Il m’a dit une chose qui m’a fait prendre ses douleurs plus au sérieux lorsqu’il a dit que l’entraineur avait été obligé d’arrêter pendant près d’une trentaine de minute l’entrainement pour s’occuper de lui et que il se sentait tellement mal qu’il pensait être en train de mourir . J’ai eu une de ses peurs et j’ai automatiquement alerté ma mère sur ce que Yann venait de me dire . Je me suis senti obligée de dire à ma mère que malgré l’interdiction je lui permettais d’aller à ses entrainements parce que je croyais que c’était des douleurs passagères mais que là , il venait de me dire quelque chose de très inquiétant . Ma mère s’est automatiquement dirigé vers Yann et sans le gronder ni jeter un regard sévère sur lui comme pour montrer son mécontentement pour avoir désobéit à ses consignes et à celui de son père , notre mère s’est immédiatement souciée de son état actuelle en lui disant pour le rassurer que ce n’était pas grave qu’il se soit caché pour aller à ses entrainement parce qu’il ne faisait rien de grave que de faire ce qu’il aime et de poursuivre son rêve . Elle lui a automatiquement servi de l’eau pour le bain et sans rien dire à notre père afin de ne pas l’inquiéter lui qui était déjà mal , elle a rapidement préparé un mélange pâteux très mentholé pour un bon massage qu’elle a pris soin de lui faire personnellement après le bain chaud qui venait de prendre . Ma mère a voulu ce jour qu’il soit sous observation et attendait le lendemain pour voir son état avant d’en parler à son père si cela s’avérait utile . En fait , on avait jamais été face à une telle situation parce que jusque-là toutes les situations de douleurs et de fatigue que nous avons connu étaient des situations de fatigue passagère qui trouvait réparation et solution après une bonne nuit de repos . Les différentes décisions que nous avons prises depuis le début était le fait de l’ignorance même si avec du recul on peut y voir de la négligence . Yann était très éveillé , courageux et serviable . Il était aimé dans le quartier et avait beaucoup d’amis qui lui rendant constamment visite et auxquels il rendait aussi régulièrement visite . Il participait aux tournois de football des enfants que organisaient les parents du quartier ou même la municipalité pendant les vacances scolaires ou pendant les périodes de fête de Noel ou de Pacque . Il était également apprécié par tous les parents du quartier qui appréciaient sa fréquentation avec leurs enfants . Pour tout vous dire , Yann était un garçon qui ne pouvait être qu’aimé parce qu’il avait un comportement qui amenait les gens à l’apprécier . J’étais très proche de Yann peut être parce qu’il était plus âgé que Thomas et qu’avec lui je pouvais avoir des discutions plus poussées mais dans tous les cas j’étais toujours là pour lui et lui il répondait toujours présent lorsqu’on avait besoin de lui .
Après que ma mère aie massé Yann , elle a voulu qu’il mange et qu’il parte au lit afin de se reposer dans le but de récupérer un temps soit peu . Yann a fait exactement ce que voulait notre mère même s’il n’a pas vraiment mangé parce qu’il disait ne pas avoir l’appétit et que tout ce qu’il voulait était de se reposer pour prendre des forces . Ma mère et moi n’avions pas insisté pour qu’il mange parce que nous savons qu’il est difficile de trouver l’appétit lorsque le corps tout entier était se trouve dans un état de fatigue avancée . Ma mère m’a regardé et m’a dit avec conviction qu’il s’agissait effectivement de la fatigue et que ce n’était rien de grave . Me l’a-t-elle dit dans le but de me rassurer ou le pensait elle vraiment ? Difficile de le savoir mais je comprendrais si elle me l’avait dit dans le but de me rassurer car moi-même je cherchais non seulement quelqu’un pour me rassurer afin de pouvoir dormir cette nuit dans la tranquillité mais aussi je cherchais le moyen de rassurer ma mère qui au fond lorsque je la regardais avait tout aussi bien que moi besoin d’être rassuré . Je crois au final qu’on se disait l’un et l’autre ce qu’on espérait que ça soit et non ce qu’on pensait réellement que c’était parce que plus on avançait dans la nuit plus son état semblait ne pas s’améliorer . En effet , cette nuit mon frère Yann n’a pas réussi à fermer les yeux , il s’est lamenté d’avoir des douleurs dans sa chair et dans ses os partout dans son corps . Ma mère et moi sommes restés à son cheveux et avions finalement été obligé d’en parler au père qui bien que aveugle avait senti que quelque chose n’allait pas . Il n’a pas cessé de nous demander ce qui n’allait pas , il entendait les gémissements de Yann et les vas et viens partout dans la maison . Il a essayé de parler avec Yann qui ne pouvait répondre sans gémir alors mon père savait pertinemment que quelque chose n’allait pas . Il était finalement plus inquiet que nous parce que lui ne pouvait que sentir et se fier à son instinct sans pouvoir voir exactement ce qui se passait alors que nous , voyant ce qui se passait étions beaucoup plus dans la réalité que lui , qui ne pouvait s’empêcher d’imaginer le pire . Ma mère lui a donc fait comprendre que Yann était rentrée plus épuisé que d’habitude et qu’il aurait même fait une crise à son entrainement mais qu’après un bain chaud et un massage , il semble récupérer progressivement . Sur ces dires de ma mère , mon père a tout de suite recommandé l’hôpital et était très sceptique quant à l’idée de ma mère d’attendre jusqu’au petit matin pour voir s’il y aurait une amélioration voire un rétablissement . Tandis que ma mère restait quelque part convaincu que ces douleurs et ce malaise vagal n’étaient rien de grave et que la solution était surement un bon repos , mon père lui semblait mieux appréhender la situation car comme il nous le disait , il trouvait que sur la base des gémissements continus et de plus en plus accentués , qu’il était préférable de le conduire à l’hôpital immédiatement afin qu’il soit déjà pris en charge . La réticence de ma mère était aussi d’ordre financier car même si elle n’osait pas le dire , moi qui était beaucoup plus avec elle savait bien qu’il n’y avait pas de sous pour le conduire à l’hôpital surtout s’il devait avoir plusieurs examens à faire . Cependant comme je l’ai dit plus haut , plus on avançait dans la nuit , plus il se sentait plus mal . Cette situation nous a finalement obligé à l’approche du jour à conduire rapidement Yann à l’hôpital pour une prise en charge urgente . Lorsque nous sommes arrivée à l’hôpital , Yann était dans un état ou il ne reconnaissait même plus nous sa famille et même s’il ne gémissait plus , il semblait être en train de perdre conscience . La réaction de l’infirmière qui nous a accueilli avait été de nous conduire directement à l’urgence et Yann couché sur un brancard arrivait à peine à ouvrir les yeux . Une fois à l’urgence dans une chambre qui contenait six lits destinés à accueillir les malades , Yann fût étendu sur l’un des lits et après des explications au médecin qui était de garde ce jour , un sérum lui fut placé après des prélèvements de sang pour des besoins d’analyse et en attendant les résultats de ces analyses qu’avait demandé le médecin . Quelques heures après , le médecin fût appeler ma mère dans son bureau et c’est là que ma mère a compris que les douleurs de mon frère n’étaient pas celles auxquelles nous pensions mais plutôt les symptômes d’une maladie bien plus sérieuse . Le médecin en remettant les résultats de l’analyse de sang à ma mère lui a dit que mon frère souffrait d’une leucémie aiguë et que d’autres examens bien plus poussés devaient être fait afin de voir l’avancée de la maladie et le traitement qui serait le plus adapté . Déjà les médicaments qu’on devait acheter afin de soulager le mal et entamer les premiers soins étaient déjà très couteux pour ma mère qui était souvenez-vous la seule dorénavant à s’occuper de la famille . Nous avions pour le premier jour obtenu l’aide de certaines personnes notamment celle d’un groupe de femmes regroupé en une sorte d’association de femmes à laquelle appartenait aussi ma mère. Cette association avait été créé autour d’un système de cotisation journalier qui donnait droit à une femme de l’association par mois de récupérer le total des cotisations mensuelles . Ces braves femmes ont accepté exceptionnellement de donner le montant de la cotisation du mois en cours qui était destiné non à ma mère mais à une autre femme de l’association qu’à ma mère afin qu’elle puisse faire face aux frais d’hospitalisation et aux montant de l’ordonnance que le médecin lui avait prescrit pour entamer les soins de mon frère Yann . Yann souffrait donc d’une leucémie qui le faisait se tordre de grave douleurs dans sa chair et même dans ses os que je pouvais sentir et vivre rien qu’en le regardant , il avait perdu toute sa forme et ne mangeait plus . Il se plaignait de mal de tête fréquent et des maux d’yeux . Il était très souvent chaud au touché surtout les matins au réveille et aussi les soirs au couché du soleil .
Nous étions pauvre , très pauvre même d’ailleurs et ne pouvait donc supporter les charges de cette maladie non seulement très coûteuse mais aussi et surtout dévastatrice . Les seuls remèdes auxquels notre bourse nous permettait d’accéder était les quelques médicaments les plus moins chers en plus qui passait encore sur l’assurance de mon père , car cette assurance était la seule que lui avait laissé son employeur après dix bonnes années de loyaux services .
Après que les premiers soins aient été administré à mon frère , les consignes du médecin était de garder encore mon frère sous observation médicale et poursuivre les soins mais le manque de moyen nous avait obligé de le retirer de l’hôpital pour retourner avec lui à la maison parce qu’en lus des frais d’hospitalisation , les frais des ordonnances , ma mère devait aussi s’acquitter des frais de location du matelas qu’occupait Yann dans la chambre des urgences . L’ensemble de ces frais étaient tout simplement énorme pour ma mère qui était encore une fois la seule à s’occuper des charges de la maison . Après de multiples négociations auprès du responsable de l’hôpital et même auprès de certains médecin dont le médecin qui s’occupait de Yann , nous nous sommes trouvé obligé de faire sortir Yann de l’hôpital et le ramener à la maison parce que l’ensemble des médecins et des responsables de l’hôpital avaient sans état d’âme refusé de le garder au sein de l’hôpital afin de poursuivre son traitement . Ils avaient été clair avec nous en nous disant que les frais de location devaient être payé quotidiennement sinon Yann devait libérer le matelas afin qu’un autre malade occupe ce matelas . Ils nous ont fait comprendre qu’ils étaient compatissant et qu’ils auraient de tout leur cœur aimé que Yann reste sous observation médicale sans s’acquitter même d’aucun frais mais que le manque de place au sein de l’hôpital et l’arrivée chaque jour d’un nombre croissant de malade les obligeaient de le retirer de la chambre si les frais de location de la chambre n’étaient pas payé . Le responsable de l’hôpital nous a même dit , je ne sais pas si c’était par ironie ou par compassion véritable , qu’il aurait sincèrement aimé que ma mère ne paie aucun frais ni les frais de location du matelas , ni les frais d’hospitalisation ainsi que les ordonnances . Nous avions quand même trouvé quelques infirmières compatissantes face à notre situation mais sans pouvoir de décision qu’elle s’étaient , elles ne pouvaient aucunement nous aider dans notre situation . L’une des infirmières Madame Barry elle s’appelait prenait sérieusement soin de Yann pendant les deux jours qu’il a pu passer à l’hôpital . Il y’avaient aussi beaucoup d’infirmier malhonnête parce que le jour où Yann devait rentrer à la maison , ma mère et moi étions tellement occupé à organiser la sortir de Yann de l’hôpital , parce qu’il ne pouvait plus se tenir sur ses deux jambes et qu’il arrivait a peine à parler , les médicaments qui nous avaient coûté toute une fortune avaient soudainement disparu de la chambre de Yann à notre grand étonnement . Je me souviens avoir été gravement savonné par ma mère qui était très en colère et dans tous ses états déjà contre la méchanceté des médecins et du responsable de l’hôpital qui à cause de leur refus se retrouvait à devoir ramener Yann malade à la maison . Madame Barry qui continuait , jusqu’à son affectation dans l’hôpital d’une autre ville du pays , à nous rendre continuellement visite et voir l’état de santé de Yann , nous avait dit après que nous lui ayons parlé de la disparition miraculeuse de nos médicaments que nos médicaments avaient été surement volé par l’un des infirmiers qui défilait surement régulièrement dans les chambres des malades pour leur administrer les médicaments et faire le point de la situation tous les matins avant l’arrivée des médecins traitants . Nous avions donc le jour du retour de Yann à la maison été obligé de louer un véhicule pour le prendre de l’hôpital à la maison . Les frais même de cette location de voiture avaient été payé par Madame Barry , une femme géniale , compréhensive et au grand cœur .
Une fois à la maison , mon père nous y attendait avec impatience et peur au ventre parce qu’il voulait savoir de quoi souffrait Yann . Ma mère me l’avait déjà dit qu’elle ne passerait pas par quatre chemins pour faire savoir à mon père que l’état de Yann était alarmant parce que n’avait vraiment plus de force pour quoique ce soit . En effet , ma mère n’eut aucun repos pendant ces deux jours passés à l’hôpital car entre les courses entre les différents services de l’hôpital à savoir radiologie , cardiologie , médecine générale et pharmacie , elle ne pouvait guère s’assoir cinq minutes pour reprendre sa respiration . Même pour les quelques instants qu’elle a pu avoir pour se respirer , elle était encore au petit soin de Yann qui ne cessait de ce lamenter . Je crois que Yann aussi était conscient de la gravité de son état et était aussi dans l’inquiétude parce qu’il était simple de savoir que rien n’allait chez nous rien qu’en regardant le visage de ma mère et le mien . Yann a essayé à plusieurs reprise de me demander ce qui se passait et si son état était grave mais pendant tout le long de ce séjour à l’hôpital , je n’ai pas été à mesure de lui donner une réponse . Je réfléchissait encore et encore à la situation , à la méchanceté non des hommes mais de la vie . Lorsque ma mère a annoncé à mon père que rien allait pour Yann et qu’il souffrait d’une leucémie aiguë selon les résultats des analyses sanguins , mon père après quelques minutes de silence a commencé à couler les larmes . Je n’ai pas voulu assister davantage à une telle situation parce que je pouvais ressentir ce que ressentait mon père à cet instant .
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