
Un Milliardaire Séducteur
Chapitre 2
Les battements de mon cœur étaient toujours erratiques alors que je marchais, légèrement tremblante, dans le couloir du lycée. Je ne comprenais toujours pas ce qui venait de se passer sur le parking. C'était comme un rêve... ou plutôt un cauchemar. Le regard intense de Nathan, ses mots si directs, la possessivité de son étreinte... Tout cela n'avait aucun sens. Pourquoi s'était-il adressé à moi de cette manière ? Et pourquoi moi, parmi toutes les filles de l'école ? Mon esprit essayait de démêler cette énigme, mais plus j'y pensais, plus j'étais perdue.
Je glissai dans un coin de la bibliothèque, espérant trouver un peu de calme pour me ressaisir. Mes mains tremblaient encore légèrement, et chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais son visage, aussi net que si je l'avais en face de moi. *À moi*, m'avait-il dit. C'était impossible de penser à autre chose. Comment pouvait-il être aussi sûr de lui, comme s'il savait quelque chose que j'ignorais ?
Les minutes passaient et, peu à peu, je sentais mon esprit se calmer, même si mon cœur restait agité. Peut-être que j'avais mal compris. Oui, c'était sûrement ça. Nathan était connu pour être intimidant, pour avoir ce regard perçant. Il était... étrange, c'était le moins qu'on puisse dire, mais ce n'était pas la première fois que des garçons populaires jouaient ce genre de jeux d'intimidation. Sauf que cette fois, tout avait semblé beaucoup trop réel.
Je me suis convaincue que c'était un mauvais rêve, ou un malentendu, et j'étais décidée à ne pas laisser cet incident me perturber davantage. Mais alors que je me levais pour sortir de la bibliothèque, je sentis de nouveau cette odeur douce et captivante. Mon cœur se serra. Pas encore...
Je me retournai, et là, juste à quelques pas derrière moi, Nathan se tenait, ses yeux braqués sur moi comme s'il ne voulait pas me laisser hors de sa vue. Une vague de frissons parcourut mon corps. Pourquoi me suivait-il ? Et pourquoi maintenant, après cette étrange rencontre sur le parking ?
Je serrai les poings, tentant de garder mon calme. « Nathan, » dis-je, d'une voix basse mais ferme, « qu'est-ce que tu fais ici ? Pourquoi me suis-tu ? »
Il esquissa un sourire, et sans répondre, il s'approcha encore, réduisant la distance entre nous. Mon dos heurta la rangée d'étagères derrière moi, me piégeant involontairement. « Tu ne comprends toujours pas, n'est-ce pas ? » Sa voix était douce, presque apaisante, mais il y avait dans ses mots un ton de certitude qui me perturbait.
« Non, » répondis-je, la gorge sèche. « Et je pense que tu ferais bien de m'expliquer. »
Nathan plongea ses yeux dans les miens, et pour une fraction de seconde, j'eus l'impression qu'il hésitait. Mais cette hésitation disparut aussi vite qu'elle était apparue, remplacée par une intensité qui me faisait presque oublier où je me trouvais.
« Tu es à moi, » répéta-t-il, comme si cela suffisait à tout expliquer. « Depuis le moment où je t'ai vue, il n'y a plus eu de doute. »
Je le fixai, abasourdie, incapable de prononcer le moindre mot. À quoi jouait-il ? Cela dépassait l'entendement. Mais le plus étrange, c'était la façon dont il disait cela, comme s'il y croyait vraiment.
« Je... je ne comprends pas, » dis-je finalement, en sentant une vague de désespoir monter en moi. « Tu ne me connais même pas !"
Il sourit à nouveau, d'un sourire qui semblait cacher bien plus que ce qu'il ne voulait montrer. « Oh, tu serais surprise. Je te connais mieux que tu ne le crois."
Sa réponse ne fit qu'ajouter à ma confusion. Il y avait un mystère autour de Nathan, quelque chose qui m'échappait complètement. Et avant que je puisse lui poser plus de questions, il se détourna, me laissant là, avec un million de pensées et de questions en suspens.
À partir de ce moment, il était toujours là. En classe, dans les couloirs, à la cafétéria... Où que j'aille, je pouvais sentir son regard sur moi, même lorsque je ne le voyais pas. Cela ne passa pas inaperçu. Très vite, des murmures commencèrent à circuler autour de nous, les autres élèves s'échangeaient des regards curieux ou jaloux. Je pouvais voir les filles chuchoter en me dévisageant, certaines me fusillant du regard, d'autres parlant avec excitation.
Je devais admettre que cela m'effrayait. Nathan n'était pas le genre de garçon qu'on pouvait ignorer. Il dégageait une aura de pouvoir, quelque chose qui semblait attirer les gens malgré eux. Et puis, il y avait toutes ces rumeurs sur lui, des histoires de soirées exclusives, de voitures de luxe, de comptes bancaires plus que bien garnis. Certains disaient que sa famille possédait des propriétés partout dans le monde, que son père était une figure influente, voire dangereuse.
Une part de moi aurait voulu croire que tout cela n'était que des ragots exagérés, mais en voyant la façon dont les autres élèves l'évitaient parfois, j'étais de moins en moins sûre. Nathan Blackwell n'était pas un simple élève. Il était bien plus que cela, et cela se voyait dans chacun de ses gestes, dans chaque regard qu'il me lançait.
Les jours suivants, il continua de me suivre sans répit, toujours à une distance raisonnable, mais jamais hors de portée. C'était comme s'il surveillait chacun de mes mouvements, sans jamais vraiment me parler. Parfois, je me surprenais à chercher son regard, à me demander ce qu'il pensait, mais à chaque fois, je chassais cette idée de mon esprit. C'était absurde. Ce qu'il disait n'avait aucun sens. Comment pouvait-il croire que je lui appartenais, alors que nous n'avions jamais échangé une véritable conversation ?
Un après-midi, alors que je me dirigeais vers la sortie, il apparut soudain à mes côtés, comme s'il sortait de nulle part. Mon cœur rata un battement, mais je refusais de lui montrer à quel point sa présence me troublait.
« Pourquoi fais-tu tout ça, Nathan ? » lui demandai-je finalement, ma voix emplie d'une frustration que je ne pouvais plus contenir.
Il me regarda, son regard perçant et inébranlable. « Parce que je t'ai choisie, » répondit-il calmement, comme si cela expliquait tout.
« Ce n'est pas une réponse, » rétorquai-je, mes poings serrés. « Tu ne peux pas simplement... décider que quelqu'un est à toi. »
Nathan esquissa un sourire, mais cette fois-ci, il y avait dans son expression quelque chose de plus doux, presque... vulnérable ? « Un jour, tu comprendras, » murmura-t-il. « Mais en attendant, sache que rien ne me fera changer d'avis. »
Il y avait tant de détermination dans ses mots que je ne savais plus quoi répondre. Une part de moi voulait résister, le repousser, lui dire de me laisser tranquille, mais l'autre... l'autre était étrangement attirée par ce mystère, par cet homme qui semblait avoir pris une place dans mon esprit sans même que je m'en rende compte.
La cloche sonna, nous rappelant à l'ordre, et sans un mot de plus, il tourna les talons, disparaissant dans la foule des élèves qui sortaient de cours. Je restai là, déconcertée, mon esprit en proie à des émotions contradictoires.
La vérité, c'était que malgré tout, une part de moi voulait en savoir plus.
Vous aimerez aussi





