
Un Milliardaire Séducteur
Chapitre 3
Lucas et Hugo avaient bien compris que quelque chose n'allait pas. Dès le matin, à peine j'avais franchi la porte du lycée, ils étaient là, à me regarder avec une inquiétude évidente sur leurs visages. Ils avaient tous les deux vu comment Nathan m'avait fixée, et à en juger par leur silence lourd, je savais qu'ils en parlaient déjà entre eux.
« Tu vas bien ? » m'avait demandé Lucas en jetant des coups d'œil furtifs autour de lui, comme si Nathan pouvait surgir de n'importe où.
Je n'avais pas osé leur dire ce qui s'était réellement passé, pas tout de suite. En parler à voix haute me semblait irréel. Nathan... à moi ? Non, ça ne pouvait pas être vrai.
« Oui, ça va, » avais-je répondu, mais même moi, je ne croyais pas à mes propres mots.
Il n'avait pas l'air convaincu. Hugo, qui était plus direct que Lucas, se pencha vers moi avec un regard à la fois inquiet et protecteur. « T'as vu où il est, pas vrai ? Il te suit, toute la journée. » Il ne semblait pas vouloir qu'un seul instant je puisse oublier la présence de Nathan.
Je soupirai. "Je sais bien. Mais je vais m'en sortir. C'est juste... bizarre, c'est tout. »
« Ne dis pas ça, » répliqua Hugo d'un ton plus sec que je ne l'avais imaginé. « Ce type est louche, et il te suit partout comme un prédateur. Il faut qu'on fasse quelque chose avant qu'il ne devienne vraiment dangereux. »
Lucas acquiesça, mais il était plus calme. « On peut peut-être en parler à quelqu'un, non ? À un professeur, au principal... »
Mais je savais au fond de moi que ça ne servirait à rien. Nathan n'était pas le genre d'homme qu'on pouvait ignorer, pas quand il était aussi déterminé. Et plus je tentais de m'éloigner de lui, plus il revenait vers moi, comme une ombre insistant à me suivre.
Ce qui était encore plus perturbant, c'est que le matin suivant, à peine avais-je posé un pied dans le hall de l'école que je le vis. Il était là, au bout du couloir, comme s'il m'attendait, ses yeux sombres braqués sur moi. Une sensation étrange m'envahit, comme si tout le reste du monde s'était dissipé, et qu'il ne restait plus que lui et moi dans cet endroit.
« Il est là, encore, » murmura Hugo, son regard perçant fixé sur Nathan. « Tu veux qu'on aille lui parler ? »
Je secouai la tête. « Non, » dis-je rapidement. « Il est... je ne sais même pas comment l'expliquer, mais il est trop puissant. Si on l'attaque, ça ne fera que rendre les choses pires. »
Ils étaient en désaccord, mais je pouvais comprendre leur inquiétude. Ce Nathan avait quelque chose de magnétique, de menaçant, même dans ses silences. Il était comme un trou noir, absorbant tout ce qui l'entourait.
Le reste de la journée fut... insupportable. Il était toujours là, à me suivre à distance, juste assez loin pour que je puisse prétendre que tout allait bien, mais assez proche pour que je ne puisse pas l'oublier. À la récréation, il se tenait près de la porte de la cafétéria, ses yeux se levant toujours vers moi à chaque fois que je passais. Le regard des autres étudiants ne m'aidait pas non plus. Des chuchotements, des regards jaloux, et même quelques rires moqueurs m'avaient fait sentir comme si je portais une cible sur le dos. Tout le monde avait remarqué Nathan, et tout le monde avait une opinion à son sujet.
« C'est pas normal, Lyana, » me dit Lucas alors qu'on se dirigeait vers le parking après les cours. « Tu vois bien qu'il ne te lâche pas. »
Je n'eus même pas le temps de répondre. Comme prévu, dès que j'eus franchi les portes du lycée, je sentis une pression sur mon dos. Nathan. Je ne m'étais pas trompée. Il était là, à une dizaine de pas, et il m'observait silencieusement. Ses yeux semblaient percer ma peau, et je pouvais presque sentir la chaleur de son regard me brûler.
Je m'arrêtai brusquement et me retournai. « Qu'est-ce que tu veux de moi ? » demandai-je d'une voix tremblante, malgré moi.
Il s'approcha de moi lentement, sa démarche fluide, presque prédateur. « Je t'ai dit, tu es à moi. » Ses mots étaient simples, mais il y avait un ton inébranlable dans sa voix. « Tu ne peux pas m'échapper. »
Je voulais lui crier dessus, lui demander de partir, de me laisser tranquille, mais quelque chose en moi se brisa quand il s'approcha encore plus près. C'était comme si une force invisible m'empêchait de m'éloigner. Il se tenait juste devant moi maintenant, son parfum m'enveloppant d'une manière dérangeante et enivrante. L'odeur de sa présence, quelque chose entre le musc et une douce chaleur, me fit chavirer.
Je me mordis la lèvre inférieure pour empêcher ma voix de trembler. « Arrête de me suivre, Nathan. Ce n'est pas comme ça que les choses fonctionnent. »
Il sourit légèrement, un sourire presque satisfait. « Oh, mais c'est exactement comme ça que ça fonctionne. Tu vas comprendre. »
Mon cœur battait plus fort, mais je ne pouvais pas m'arrêter de le regarder. Il était... tout simplement hypnotisant. Plus je résistais, plus j'avais l'impression de l'attirer sans le vouloir. C'était comme si une force invisible m'obligeait à céder, à le laisser entrer dans ma vie. Et je détestais ça.
Les jours suivants, il était encore plus présent. À chaque instant, il trouvait des excuses pour être près de moi. Dans les couloirs, à la bibliothèque, même pendant les cours. Il était là, en silence, me regardant avec cette même intensité.
Je commençais à avoir du mal à me concentrer. Chaque pensée semblait le ramener à lui. Et plus il se montrait possessif, plus mon attirance pour lui grandissait, malgré moi. C'était insensé, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Lorsqu'il était proche, j'avais l'impression de manquer d'air, de me sentir à la fois terrifiée et fascinée par cette attraction.
Je ne savais plus quoi penser. Une partie de moi voulait fuir, se libérer de cette emprise, mais l'autre... l'autre voulait découvrir ce qu'il cachait. Qu'est-ce que Nathan Blackwell me voulait vraiment ? Et pourquoi était-ce si difficile de le repousser ?
« Tu vas finir par céder, » m'avait-il murmuré un jour, après m'avoir suivie toute la journée, lorsque je le croisai dans un coin isolé du lycée. « C'est inévitable. »
Je déglutis difficilement, essayant de dissimuler ma confusion. « Je ne suis pas une de tes conquêtes, Nathan, » lui avais-je lancé, essayant de prendre le dessus, mais ma voix tremblait.
Il se pencha vers moi, ses lèvres frôlant mon oreille. « Non, tu n'es pas une conquête. Tu es ma compagne, Lyana. Et ça, tu ne peux pas l'ignorer. »
Je sentis un frisson me parcourir le dos. C'était comme s'il avait pénétré mon esprit, touché quelque chose en moi que je ne pouvais pas contrôler. Ses mots résonnaient dans ma tête, et une part de moi, malgré tout, les acceptait, malgré la terreur que cela suscitait.
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