Couverture du roman Un gant de velours sur un chemin de faire

Un gant de velours sur un chemin de faire

8.7 / 10.0
Mars 2020 : le confinement impose un arrêt brutal au monde. Isolée, Sylvette saisit cette parenthèse inattendue pour s'évader par la pensée. Loin de l'agitation sociale, son esprit optimiste s'anime d'un monologue intérieur incessant. Elle revisite alors son parcours professionnel, laissant ressurgir des souvenirs marquants. Entre maux enfouis et mots libérateurs, elle entame un voyage mémoriel profond, transformant cette solitude forcée en un espace de réflexion et de liberté.

Un gant de velours sur un chemin de faire Chapitre 1

De la même auteure

Au fil du chapeau,2018, autoédition

Mes chers soignants, stagiaires et accompagnateurs ;

Techniciens, formateurs et cadres de proximité ;

Les Secré-taires dans les vicissitudes du quotidien ;

À mes ennemis qui, sans relâche, m’ont ramenée sur le chemin des solutions ;

À l’intelligence syndicale ;

À tous ceux qui ne sont pas cités. Vous restez gravés dans mon cœur, émue par vos délicates attentions quotidiennes.

Merci pour votre indéfectible soutien.

Pour toi mon compagnon et coach, nos séparations régulières et nos retrouvailles me laissent une dynamique d’humour et d’espoir, au goût de miel.

Mes enfants, pardon d’avoir passé autant de temps à travailler ;

De cela, j’ai appris et la solution a rapidement fait jour : Vivons dans le présent une qualité relationnelle plutôt qu’une quantité de bavardage inopérant.

Mes petits-enfants, mes soleils, en cette période de confinement, je voudrais vous serrer dans mes bras, et vous sortir ma phrase magique :

« Tu sais qu’ j’t’aime toi »

Mille millions de merci

Ce récit est le fruit de mon imagination et même s’il s’inspire de faits réels, les personnages sont une pure fiction.

La folie, c’est de refaire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent.

Albert Einstein

Préface

La médecine narrative permet à chacun d’entre nous patients, soignants, formateurs de faire un pas de côté sur nos expériences et ainsi de partager, de ressentir, d’évaluer notre vie professionnelle et d’évoluer dans notre vie privée.

La crise sanitaire n’a fait que renforcer un constat, l’administratif a pris le pas sur l’humain à chaque étape d’un parcours de soins.

Quoi de plus efficace que de tirer parti d’un récit d’expériences et d’en faire un texte pédagogique, un roman où chaque personnage, de formateurs à participants, se confronte, échange, se nourrit de ses expériences, envies et frustrations.

Dans une mise en scène fluide, par un récit limpide et argumenté, un document pédagogique voit le jour. Des cas pratiques ou fictifs sont mis en lumière et des solutions naissent, des parcours s’adaptent pour chaque participant.

De ces échanges romancés mais toujours pédagogiques, chacun d’entre nous piochera idées, attitudes, solutions pour s’armer, batailler, négocier, former, bref avancer son gant de velours sur un chemin de faire

Karine Laignel,

Scénariste et diplômée en médecine narrative

Vague réminiscence

En mars 2020, la crise sanitaire exige un confinement sans précédent. L’horloge du temps se stoppe net et laisse place à une navigation en solitaire.

Chacun chez soi !

La vie sociale et professionnelle en berne, Sylvette, optimiste, profite de cet espace de liberté.

Son cerveau, sans relâche, lui remémore des scènes de sa vie professionnelle. Des mots et des maux défilent en permanence…

Un discours en soliloque se poursuit.

Sa petite voix intérieure insiste et lui murmure :« Lègue un héritage d’expériences qui peut favoriser des échanges entre les générations. Écris ces témoignages et histoires de vie, confiés lors de tes animations… »

Disciplinée et persévérante, elle ose et s’engage avec plaisir dans cette aventure. Son destin lui réserve souvent de belles surprises.

Le confinement l’embarque dans les flots d’une longue solitude ; autant le rendre créatif.

Plus de petits tours vers la plage ; séparée de ses amours, il ne lui reste plus qu’à relever un défi, ressortir la plume et se démasquer.

Sylvette retrace son historique « santé » pour créer sa mise en scène.

J’adore passer du temps dans mon petit bureau privé tout cosy.

En écoutant Mozart, j’ouvre des documents rangés par rubrique. Un véritable trésor qui alimente mes formations.

Cette mine d’or, puisée de nombreuses lectures et recherches dans ma bibliothèque numérique, resitue les événements dans un contexte, les relie entre eux pour faire sens, regarde le présent dans une actualité qui évolue socialement, politiquement…

Je ressors de mes archives, les carnets d’écriture et ma petite clé USB.

Sont consignés de nombreux témoignages dans le temps, bien utiles pour cette thématique. Mon intention est de faire comprendre les grandes évolutions et bouleversements du monde de la santé.

Cela me ramène à une cinquantaine d’années en arrière.

Entre 1973 et 1974

arrive le premier choc pétrolier affectant profondément l’économie mondiale. Il marque une rupture fondamentale dans le cours de l’histoire et a un impact direct sur l’emploi.

En 1976, le gouvernement présente son plan d’austérité.

Les hôpitaux restreignent le personnel. Les contrats ne sont plus renouvelés.

C’est aussi un slogan « en France, nous n’avons pas de pétrole mais des idées » Notre président Valérie Giscard d’Estaing instaure « l’heure d’été ». Ceci n’est pas sans conséquence sur l’organisation des structures médicales et sociales, notamment sur ce qui concerne les habitudes alimentaires et les prescriptions médicamenteuses.

Les trente glorieuses sont bel et bien terminées. L’époque « yéyé » laisse à cette nouvelle jeunesse endiablée, le rythme « disco ». C’est aussi pour une autre partie, une marginalisation et la consommation de substances qui font rêver et aussi mourir.

Dans les années 2000,le monde hospitalier, très fier de confier son savoir-faire, voit fleurir des départements « qualité ».

Ce microcosme de la santé, jusque-là secret et confidentiel, requiert un minimum de connaissance et d’observation afin d’en comprendre ses rouages. Pour un néophyte, cet univers médical se découvre complexe, nébuleux et subtil. À cette époque, celui-ci est consulté par l’ingénierie en charge du développement informatique et gestion de projets. Puis petit à petit, ces nouveaux groupes s’installent au sein même des structures et livrent un formidable et incontournable outil stratégique de gestion.

Au fil de l’eau et de manière progressive, ce dispositif participe sournoisement à de drastiques économies à tous les échelons.

Les catégories professionnelles évoluent dans un environnement instable, qui laisse des incompréhensions à tous les échelons. Émerge rapidement la question de la sécurité des soins et une interrogation sur l’exercice des compétences en lien avec la qualification

Le Staff décisionnel quitte progressivement le lieu de l’activité principale au profit de service indépendant ; ce qui révolutionne le cœur du métier dans son fonctionnement. L’évolution de la technologie impacte la communication, principalement sur les relations et les transmissions.

Cette réorganisation modifie considérablement le quotidien des unités opérationnelles par :

- La création de professions nouvelles dans des domaines techniques (informatique, qualité, ressources humaines, développement de projets…).

- La distance géographique et culturelle de cette entité venant compléter le staff décisionnel.

- Une perte d’appartenance à un groupe de travail pour les personnels de proximité, n’ayant plus ces personnes physiques pour en échanger.

- Une méconnaissance du travail réel des uns et des autres.

Chacun s’enferme dans sa bulle du « bien faire ». Une place prépondérante est allouée aux financements. Le manager devient un exécutant de l’ordre, dicté par la loi et le sacro-saint équilibre budgétaire.

Le mot responsabilité s’analyse alors au travers de la judiciarisation.

Le cadre submergé par des injonctions répond aux instances de certification, des priorités administratives, etc. Débordé, il finit par passer au second plan les difficultés du personnel sans pour autant en première intention vouloir déclencher de la malveillance.

Le réveil se manifeste, dans la majorité des cas, face à une situation/problème dénoncée par un patient, une famille, des instances représentatives du personnel.

En conséquence, l’augmentation du stress et du burnout est sans précédent. La maltraitance est dénoncée. De ce fait, l’acteur en poste doit rendre des comptes.

La succession des plans de maîtrise s’enchaîne au niveau national. L’ajustement régulier entre ressources et dépenses persiste.

En 2002s’amorce un nouveau phénomène : l’exigence et la prise en compte de la bientraitance.

Les formations et les conférences sur la bienveillance se multiplient.

Depuis, que se passe-t-il donc dans ce secteur ?

Pourquoi les salariés, les cadres, les médecins expriment un malaise toujours plus grandissant ?

De manière générale, que faire des confidences d’individus en désarroi sur le plan personnel ?

L’épanouissement et la fidélisation d’un salarié dans l’entreprise, cadre ou non-cadre, passent par une amélioration de ses conditions de travail et de la reconnaissance dans sa profession. Même si cela reste vrai, il est dorénavant essentiel au regard de l’urgence de s’intéresser en tout premier lieu à l’expérience de l’employé.

À partir de ce postulat, l’enjeu de l’entreprise s’apprécie sous un tout autre regard. Il est l’heure désormais dans les relations humaines de rechercher, autant que faire se peut, l’apaisement.

Pour autant, Il existe un vrai paradoxe entre les aspirations des salariés qui espèrent un épanouissement dans la sphère professionnelle (être) et la réalisation de multiples tâches complexes qui amènent un profond désengagement (faire).

La bienveillance est largement débattue mais comment la mettre en application dans un contexte ou le niveau d’exigence est toujours plus contraignant ?

Le discours en tant que tel manque de puissance pour convaincre les équipes et entraîner la dynamique : motivation/implication.

La bienveillance s’enseigne et se poursuit en toute logique au cœur de la pratique. C’est une démarche consensuelle basée sur une écoute attentive et aussi une compétence à recevoir des émotions et parler des ressentis.

Ce dialogue par l’expression amène plus concrètement la mise en place de solution.

Un courant de pensée s’intéresse au savoir être et la qualité de vie des individus au travail. Ces items se décrivent plus difficilement dans une méthodologie. En effet, considérer le ressenti de l’être humain ouvre le domaine de la subjectivité.

Prenons l’exemple d’un salarié qui se montre force de proposition. Selon le contexte et sa place dans l’entreprise, celle-ci sera vue comme une qualité ou bien tout simplement reprochée parce que l’initiative ne se partage pas par l’ensemble.

En 2009, la médecine narrative1est introduite à l’université Paris-Descartes de façon optionnelle. En 2013, elle fait partie de l’enseignement obligatoire à l’université de médecine. Cette discipline tend à replacer le patient au centre de son processus de soin. L’enjeu est de sensibiliser les professionnels à une meilleure écoute du patient prenant en compte sa narration exposée dans les ateliers d’écriture.

En 2016, avec la loi sur la modernisation de la santé de nouveaux concepts émergent. Le développement professionnel continu a pour objectif l’actualisation des connaissances et compétences, majoré d’une sensibilisation sur la gestion des risques. Ce dispositif doit conduire vers une amélioration sur les pratiques des soignants et accompagnants. Il constitue une obligation pour tous les professionnels de santé.

D’évidence, les formations proposées évoluent. Il devient nécessaire de vouloir transposer des techniques du prendre soin (être attentif) et de développement personnel (croire en soi), au profit de l’activité

Ces enseignements permettent de statuer un nouveau style directionnel prenant en compte la transversalité. C’est un dosage d’équilibriste entre la délégation et le contrôle, le pragmatisme et la disponibilité dans l’écoute ; avec comme toile de fond un postulat délibérément humaniste.

Chacun de sa place exerce ses prérogatives en toute conscience de ses responsabilités au sein de l’entreprise souhaitant développer des projets efficaces dans une ambiance sereine.

Uni par le lien du travail et de multiples tâches à partager, le monde de la santé n’a pas le droit à l’erreur.

Poser un ensemble de règles communes, utiles, utilisables et utilisées dans la sphère du quotidien ; ce sera tout au long de cet ouvrage, notre guidance.

L’écriture scientifique nécessite une objectivité qui appartient plus à la communauté des chercheurs « Convenons que les problèmes des praticiens ne sont pas ceux des chercheurs et que les méthodologies et les techniques éprouvées par la recherche ne sont pas aisément transférables au traitement des problèmes de terrain. Et peut-être ne conviendraient-elles pas ?»2

Le style de ce récit se veut plutôt singulier, fruit de l’expérience d’une analyse des pratiques au sein des institutions et dans le domaine de la formation. À partir d’exemples vécus et de témoignages, Sylvette invite les personnes à une dimension réflexive qui déclenche le moteur de la découverte et autorise l’accès à d’autres chemins jusqu’alors inconnus.

Tout en l’inscrivant dans l’action collective, l’acteur de terrain dans son rôle et place doit être en capacité d’affirmer ses convictions.

De surcroît, manier l’humour et l’utopie dans l’étude des solutions signe d’un monde à réinventer, un monde porteur d’espoir pour les générations futures.

Ticket d’entrée

Sylvette fait aussi marcher sa mémoire. Elle se souvient de l’histoire de Françoise qui a débuté sa carrière en 1976 à l’âge de 17 ans.

Curieuse de ce que peut lui offrir la vie, elle est déjà sûre d’une chose : ne jamais se retourner, le meilleur est à venir.

Ce non-choix d’un chemin sans entourage familial décuple sa force. Elle en fait son précieux allié, se laisse guider et développe ses instincts de survie au fur et à mesure des rencontres ; ce qui forgera ses propres lois.

Une très forte guidance intérieure l’entraîne malgré la puissance de ses peurs, vers la recherche de la solution… toujours et pour tout !

Une vraie personnalité s’annonce…

Son BEP sanitaire en poche, son curriculum vitae inonde les bureaux des hôpitaux de la région.

Sans tarder, son recrutement est effectif comme agent de service dans un hôpital local. En bord de mer, un logement tout proche l’attend.

Son solex bleu restera confiné dans la remise pendant quelque temps, ainsi que sa seule et unique valise

Sa mission consiste à assister la sage-femme. Son horaire de travail commence à 8 h pour finir à 18 h.

Voici sa tenue :

- Une blouse blanche,

- Une cape bleu marine pour sortir (aller à la cuisine centrale, mettre les poubelles, chercher des documents pour la sage-femme…),

- Un foulard blanc qui doit ramasser tous les cheveux et se nouer à l’arrière de la nuque, bien serré,

- Ongles très courts et sans vernis, pas de bague, ni bracelets (vu la fortune de l’époque, elle est tranquille car ne possède rien).

Elle ne cherche pas ses collègues, elle est la seule et unique personne à travailler avec la sage-femme qui exerce pendant 24 h.

Ainsi, elle participe activement aux accouchements, prodigue les soins aux parturientes, et câline ces jolis petits loulous.

La relation entre la sage-femme et elle pourrait se qualifier de mère/fille, au regard de leurs âges respectifs. C’est très respectueux. Un climat de confiance s’installe très vite entre ces deux personnes.

Une anecdote à raconter provoquant un petit sourire : il s’agit d’un papa super anxieux qui assiste à l’accouchement de son 1erenfant. Il lit le journal pour faire passer le temps. Les contractions sont de plus en plus rapprochées et douloureuses. Spontanément, il dit « tu cries trop fort ! ». Il s’entend parler, se ravise et s’excuse de mille pardons.

Pas de souvenir de difficultés particulières ; ces maïeuticiennes de leurs mains expertes assurent de façon remarquable, en simultanée, une sécurité médicale et une délicate présence humaine.

Le contrat s’achève.

Françoise repart avec sa valise, remplie d’étincelles de ces merveilleux moments et un début de carrière plutôt singulier.

Sylvette songe à cette évolution en moins de 50 ans.

Nostalgie ?

Non, bien au contraire, elle reste persuadée que chaque époque a son lot de belles et mauvaises épreuves. À chacun d’en tirer le meilleur profit, des leçons d’expérience et toujours une volonté de rester dans un mouvement perpétuel d’évolution.

Les pratiques ont bien évolué.

La technicité est rythmée par la mise en place d’une culture de spécialisation avec son lot d’exactitude et de défaut.

Revenons au présent…

J’envoie à chaque stagiaire le dossier de formation ci-après.

Rubrique 1 : L’aide à l’écriture de votre récit

Vous devez vous prêter à un exercice : faites un pas de côté, prenez le temps de raconter votre expérience au sein d’une institution qui a laissé des impacts (le patient ou l’usager, les collègues, vous), qui mérite d’y réfléchir pendant le temps de la formation et lui trouver un autre sens.

Ce récit a pour objectif de relater des réalités du terrain, permettant de mieux cerner l’action de formation du jour et d’adapter des outils de connaissance selon la nécessité des besoins exprimés.

Dans un ordre établi, Chaque personne restituera en présentiel son histoire au groupe, en début de séance.

Rubrique 2 : L’intitulé et le sens de l’action

Un petit détour, pour comprendre la signification « une main de fer, dans un gant de velours » ; expression très utilisée dans le monde du management.

Une main de fer signifie diriger avec autorité sans concession ni concertation. Le gant de velours vient mettre un peu de douceur sur cette forme de pouvoir. Ceci étant, le fond ne change pas. Le décideur s’accorde un peu de forme pour faire passer son message, ses lois, et asseoir son commandement.

Taxée, dans l’exercice de sa fonction, par cette signification n’est guère appréciable et pourrait sous-entendre que l’on masque des vérités et/ou que les intentions ne sont pas clairement exprimées.

Cette expression ne rime pas avec la qualité de vie au travail et au développement de la bienveillance. Un groupe constitué doit avoir ses leaderships respectant les besoins et attentes de tous.

Par ailleurs, les financements du domaine santé/formation arrivent sous forme de budget alloué par le département, région, ministère… donc, des fonds publics.

Selon les directives administratives et financières, le directeur se doit de définir les objectifs, et mettre en œuvre des actions, afin d’assurer un service rendu de qualité pour les patients et usagers avec des conditions de travail bienveillantes pour les salariés.

Un patron selon la définition du dictionnaire Larousse est « une personne qui dirige un service, un organisme, commande à ses employés. »

L’utilisation du terme « manager » que l’on soit dans le domaine de la production ou la santé ne doit pas nous faire oublier cette subtile différence :

- Le patron décide de sa main d’œuvre et en dispose selon ses critères.

- Le directeur gère un ensemble d’humains avec lequel il œuvre pour le bien d’autrui.

Notre métier est bien d’Être dans le FAIRE : Faire avec, Faire sans, Faire pour… ;

Notre gant de velours prend des cabosses :

- Nos organisations obéissent aux politiques sociales et de santé. Leur pouvoir d’orientations est puissant et nous représentons la petite goutte d’eau !

Dans cette nébuleuse, Il difficile d’entrevoir la coopération et l’organisation.

- Le contexte et l’environnement, mouvant et contraint, rendent difficile l’anticipation des difficultés face au travail en pleine mutation.

Sur un plan symbolique, l’imaginer sur soi3semble nous procurer un sentiment de protection et nous évite de sombrer socialement. C’est aussi une forme de mise à distance des problèmes dont la solution ne nous appartient pas.

Ce bel écran de velours s’avère sauvegarder une partie de nos ressources personnelles et préserver nos capacités à économiser notre énergie.

Le chemin nous donne une perspective de dynamisme, d’évolution. Il nous permet de croire à nos rêves et d’avancer sans nous laisser distraire.

Notre main sert à Faire: au service d’individus dans la nécessité ; Nous nous devons de développer avec patience tous nos Savoirs (d’écoute, de ressenti, d’observation…).

Quel sens véritable et personnel peut-on attribuer, dans notre sphère professionnelle, à un gant de velours sur notre chemin de faire ?

Rubrique 3 : L’attente des participants :

Quelles sont vos motivations ?

Avez-vous des souhaits particuliers ?

Prête à accueillir mes neuf stagiaires talentueux pendant deux semaines et demie, je connais déjà les attentes de chacun qui se résument ainsi :

- Préserver la maîtrise de leurs actions et découvrir des outils utilisables,

- Exercer la tête haute, avec sens, curiosité et bonne humeur,

- Diminuer le stress au travail,

- Apprendre des nouveautés.

À l’image d’un acteur de théâtre, Sylvette ressent une forte énergie émotionnelle.

Les trois coups résonnent pour cette mise en scène :

Mesdames et messieurs, bienvenue dans ma formation :

Un gant de velours, sur un chemin de faire.

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Table des matières de Un gant de velours sur un chemin de faire

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
Ch. 4
Ch. 5
Ch. 6
Ch. 7
Ch. 8
Ch. 9
Ch. 10
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