Couverture du roman Un été plus chaud que les autres

Un été plus chaud que les autres

8.1 / 10.0
Dans Un été plus chaud que les autres, explorez les mystères de l'assèchement du Sahara. Ce livre d'adventure historique analyse la transformation d'un désert autrefois verdoyant. Une lecture captivante parmi les new book releases pour comprendre les secrets de notre monde via ce web novel.
Résumé de Un été plus chaud que les autres
Comment le Sahara, autrefois luxuriante étendue de verdure, s'est-il transformé en un désert aride ? Dans cet essai historique, Guy Aymard explore les causes de cet assèchement progressif pour lever le voile sur les mystères climatiques du passé. S'appuyant sur ses recherches et son expérience d'ancien militaire, l'auteur analyse cette métamorphose géographique majeure. Il livre une réflexion documentée visant à éclaircir les incertitudes de cette transition écologique.
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Un été plus chaud que les autres Chapitre 1

À une civilisation énigmatique…

Note de l’auteur

Cette œuvre est un instantané de notre aurore. Le genre homo provient de l’Afrique, d’une façon générale. C’est ce qui est admis par la science aujourd’hui. Néanmoins, les détails de ce processus sont ignorés. Ce qui motive ce livre est son époque contemporaine, celle des derniers cent mille ans et, plus précisément, celle qui a vécu les derniers soubresauts de la glaciation de Würm, le tardiglaciaire. Une importante dérive des climats et des faciès géographiques s’est déroulée en Afrique du Nord transformant la savane verdoyante en une étendue desséchée impropre à la civilisation, telle que nous la connaissons ce jour, le Sahara. Des questions restent sans réponses.

Avertissement

Écrire un ouvrage de vulgarisation sur la ou les civilisations protosahariennes relève d’un défi très, très osé. Il est, de plus, à peu près voué à son propre échec. Les archéologues modernes savent qu’un conglomérat de la pensée a bien existé dans ces grès déchiquetés de l’ordovicien et ces tourbillons de vent inamicaux par les idéogrammes que l’érosion a bien voulu respecter, mais la méthode de prospection habituelle qu’ils utilisent et qui est l’étude des ossements et l’invention des ruines de cités antiques leur fait en ce lieu immense totalement défaut. Le sable a en quelques millénaires tout balayé, enseveli. Donc ! pas de datation directe possible (une image ne se date pas), seules quelques cendres abritées du vent et de la lumière ont permis des estimations relatives au millier d’années près, bornes qui donnent pourtant la possibilité de débuter l’état des lieux que je tente.

La galerie de peintures, voire de rondes-bosses, de gravures, est, quant à elle, particulièrement bavarde. Non pas comme dans un musée qui regroupe ses œuvres sous un toit unique ; le Tassili des Ajjer, qui est un lieu immense, les disperse sur de grandes distances, avec quelques affleurements d’eaux persistants au pied de plusieurs massifs. Une poche libyenne décelée depuis peu mesurerait la dimension de l’Allemagne, ce qui avérerait s’il en était nécessaire l’ancienne condition d’espace humide et vert recouvrant autrefois la région, mangée, dévorée, dévitalisée par un ensablement omnipotent. C’est beau. Mais d’une beauté devenue rude, sauvage, minérale, n’offrant que des conditions de vie acrobatiques et limitées, périlleuses, sinon mortelles. Une beauté qui ne s’obtient qu’après un entraînement sans failles, par une volonté à toute épreuve, un travail sur soi permanent, et ne tolère aucune négligence.

De cette antique région douce et tempérée sillonnée de fleuves, ocellée de lacs, où des villes s’implantaient, il demeure des traces raréfiées sous la forme de points d’eau permanents ou éphémères, des oasis, rendant possibles des vies austères, âpres et consciemment dosées, calculées au plus juste. Une faune famélique s’y est adaptée avec une grande débauche d’efforts. Une végétation dont le roi demeure l’acacia s’y maintient en s’enracinant profondément, ainsi que des formes graciles en des endroits protégés par des falaises dispensatrices d’ombres où coulent des veines humides cachées, surgissant en surface lors de fortes pluies.

Quant aux populations que nous dévoilent les pictogrammes, elles ne semblent guère négroïdes, élégantes par endroits, heureuses, nous découvrant des profils très fins d’Européennes, sans omettre la trialité académique de brune, de blonde et de rousse, étalant en sus un niveau de confort digne d’une civilisation implantée de longue date. C’est l’image de couverture que je vous propose et qui demeure, à mon sens, impressionnante de réalisme. L’inquiétude ne se lit pas sur leurs visages tranquilles, sûrs d’eux, pomponnés. Elles semblent aller à un train de sénatrices et de promeneuses. Y a-t-il une contradiction factuelle ? Un conflit de compréhension ? Je crois qu’il nous faut accepter les impressions brutes sans soupirer en leitmotiv des « mais oui, mais non, oui mais, non mais »…

Beaucoup de logique et l’étude patiente des artefacts disponibles devraient se traduire par quelques résultats probants, des fils conducteurs, des compréhensions opportunes.

Carte ancienne de la région (H. J. Hugot)

Addenda

Quelques lignes encore pour faire connaître au lecteur les principaux ressorts qui font agir l’auteur. J’ai à mon actif 16 romans, dont 3 essais, et 3 livres de poésie classique. Romans, essais, très souvent historiques, consacrés neuf fois sur dix à des femmes qui en sont les héroïnes. J’explique. Primo, les femmes ont assez payé complémentarité et soumission ; secundo, je suis admirateur des femmes depuis toujours ; tertio, je suis convaincu que le neurone féminin vaut le neurone masculin. Je sers toujours pour preuve cette réalité : la Grande-Bretagne compte plus de grandes reines que de grands rois. Il existe beaucoup d’autres exemples qu’il serait fastidieux d’énumérer ici. C’est le pour. Le contre ne manque pas. Les lois de parité en politique me semblent infécondes, sinon dangereuses. La femme, bien que très différente, est l’une des facettes de la dualité humaine, un incontournable élément de sa marche vers le futur. C’est une mesure de protectionnisme de la nommer pour respecter une parité, un aveu de sa faiblesse qui me gêne. J’y verrais plutôt une notion d’équivalence. La galanterie, oui, la garde, non. Passons ! La femme a-t-elle besoin de ce passe-droit ? Le président ou la présidente n’ont qu’à choisir le meilleur, homme ou femme. Une femme, sachant ce qu’elle vaut, devrait refuser son poste s’il lui a été attribué pour respecter une parité. Je ne me sentirais point rabaissé d’obéir à un gouvernement composé uniquement de femmes s’il s’est avéré qu’elles étaient les meilleures. Cela n’empêche nullement ladite galanterie qui nous apporte du plaisir. Il est urgent d’accorder l’entrée aux femmes dans ce cénacle des meilleurs où les Grecs élisaient les « anthropos » et non les « andros ». « Il arriva autrefois dans les lointains déserts de Scéthé qu’une moniale rendît visite à Abba Antoine pour un conseil. Un jeune moine la voyant parmi les hommes fut choqué : Quoi, nous nous sommes retirés au désert et voici une femme parmi nous ! Abba Antoine répondit : regarde bien parmi tous les moines que nous sommes, il n’y a qu’un seul homme… et c’est cette femme. » Quel hommage ! (L’Anthropos). Cette anecdote a été rapportée par Jean-Yves Leloup, dans son évangile de Marie. Cela n’empêche nullement qu’il y a des femmes de très peu de valeur comme il y a des hommes oubliés par la loterie du destin. Échec au roi ! Utile ou inutile, cette clarification devait être faite.

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Table des matières de Un été plus chaud que les autres

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