
Un Amour Inattendu ( Jessy & Richy )
Chapitre 2
Richy avait passé toute la journée à méditer sur la femme qu'il avait eu l'occasion de rencontrer. L'heure avançant, il quitta son lieu de travail d'un pas pressé, ne pouvant s'empêcher de laisser ses pensées errer vers cette mystérieuse dame. Déterminé à aller prendre sa sœur Cathy à l’université avant de se rendre à la maison, il entreprit de la rejoindre à l'Université.
Une fois arrivé sur les lieux, Richy chercha soigneusement un emplacement où garer sa voiture. À peine eut-il trouvé une place convenable que son regard acéré repéra immédiatement la silhouette familière de sa sœur émergeant majestueusement des portails de l'Université.
Les pas de Cathy, légers et gracieux, résonnaient dans l'air tandis qu'elle s'approchait de la voiture. Richy, attentif à chaque mouvement de sa sœur, patienta jusqu'à ce qu'elle s'approche de lui avant de prendre la parole.
— Oh mon cher, tu es déjà là ? demanda Cathy d'une voix empreinte de surprise.
— Oui, petite sœur, montons dans la voiture, je suis réellement fatigué, répondit Richy d'un ton légèrement las.
— Vraiment ? C'est pour cette raison que tu sembles si pressé ? Ou bien y a-t-il un souci ? s'enquit Cathy, curieuse.
— Non, je n'ai aucun souci, monte simplement dans la voiture, nous allons partir, s'il te plaît, déclara-t-il avec douceur.
— Entendu, monsieur. Je monte. Au fait, j'ai quelque chose à te dire, fit remarquer Cathy.
— Vraiment ? J'espère qu'il n'y a aucun problème, s'inquiéta Richy.
— Non, il n'y a absolument rien de préoccupant. Ne t'en fais pas, je t'en parlerai en chemin, répondit Cathy, rassurante.
— Bien, madame, acquiesça Richy avec un léger sourire.
Ils s'installèrent dans la voiture et Richy démarra le moteur. Alors qu'ils roulaient, Cathy prit la parole, entamant ainsi leur conversation.
— Mais Richy, pourquoi es-tu si distrait ? s'enquit-elle.
— Qu'ai-je encore fait ? répliqua Richy d'un ton légèrement irrité.
— Je t'ai dit que j'avais quelque chose à te dire, mais tu n'as pas daigné me poser de questions. Ce n'est pas très aimable, tu sais... reprocha-t-elle doucement.
— Mais petite sœur, c'est toi qui voulais me parler. Je ne me souviens pas t'avoir demandé quoi que ce soit. Alors je t'écoute si tu souhaites toujours m'en parler, expliqua Richy avec calme.
— D'accord, c'est à propos de Nelly, ma copine, informa Cathy.
— Oh non, tu veux encore aborder cette histoire avec Nelly ? Qu'y a-t-il de nouveau avec cette jeune fille ? s'exclama Richy, manifestement exaspéré.
— Grand frère, je ne comprends pas pourquoi chaque fois que j'évoque Nelly tu t'énerves ainsi. Est-ce qu'elle t'a fait quelque chose ? questionna Cathy avec une pointe de confusion.
— Cathy, je n'ai jamais dit qu'elle m'avait fait quoi que ce soit, mais j'en ai assez d'entendre son nom constamment et de recevoir des informations à son sujet, expliqua Richy calmement.
— D'accord, d'accord, je comprends. Mais dis-moi, quand comptes-tu me présenter ta petite amie ou celle qui te plaît ? Parce que tu sembles vraiment anormal, tu n'apprécies pas du tout qu'on parle d'une femme à tes côtés. Si nous n'étions pas frère et sœur, ayant grandi ensemble, j'aurais pu penser que tu es gay. Mais ce n'est pas le cas, car tu as eu des relations amoureuses avec certaines filles en France, rappela-t-elle.
— Cathy, serait-ce une option que je te laisse prendre le volant ? Tes propos commencent déjà à me mettre les nerfs à vif. Tu es ma jeune sœur, et ce n'est en aucun cas ton problème si je n'ai pas de petite amie. Je t'en prie, ne me pousse pas à bout.
— Très bien, je comprends. Je garderai le silence et je te présente mes sincères excuses, mon cher frère. S'il te plaît, pardonne-moi.
— C'est déjà oublié, ne t'inquiète pas.
— Vraiment ? Alors fais-moi un câlin, s'il te plaît !
— Laisser le volant pour te faire un câlin ? Mon Dieu, tu es vraiment une sœur unique.
Cathy éclata de rire en réponse.
***** *****
Jessy, avait achevé ses courses avec diligence et pénétra dans le doux foyer familial. Sa présence fut précédée par celle de sa sœur Ashley, qui avait déjà ramené Cindy à la demeure chaleureuse. Le visage de Cindy était illuminé d'un sourire espiègle tandis qu'elle agrippait fermement son précieux paquet de biscuits, arborant une attitude protectrice qui interdisait à quiconque d'y toucher.
Avec une élégance innée, Jessy adressa de courtois saluts à sa mère, à sa sœur Ashley et à son jeune frère, témoignant ainsi d'un respect empreint de déférence. Dans un souci d'harmonie et de dévouement envers sa famille, elle sollicita gracieusement son frère Sonny, lui demandant avec une voix douce et amicale de bien vouloir lui déposer son sac à l'intérieur de la demeure.
Une fois sa requête entendue, Jessy prit place à l'extérieur, à l'abri d'une douce brise, aux côtés de sa mère. C'est alors que la mère prit la parole d'un ton empreint de solennité.
— Ma chère fille, as-tu réalisé de bonnes affaires aujourd'hui ? demanda-t-elle avec bienveillance.
— Oui, maman, je rends grâce à Dieu. Le propriétaire est-il passé ? répondit Jessy avec respect.
— Non, il n'est pas encore venu, répliqua la mère.
— Dieu merci, car je craignais qu'il ne soit déjà venu semer la pagaille. Je suis reconnaissante d'avoir pu rassembler son argent, ajouta Jessy.
— Vraiment ? fit sa mère, curieuse.
— Oui, maman, j'ai réalisé de nombreuses ventes aujourd'hui. La miséricorde divine a écarté la honte de moi. Tenez, si jamais il vient, vous lui remettrez ceci pendant que je me retirerai dans ma chambre. Je suis vraiment épuisée.
— Entendu, ma fille. Mais attends, qui est cet homme qui a acheté des biscuits pour ta fille ? demanda-t-elle.
— Tu parles de cette enfant indisciplinée ? Si tu savais ce qu'elle a fait au supermarché. Quoi qu'il en soit, ce sera la dernière fois que je l'emmènerai avec moi. Je ne connais même pas cet homme. Il est venu acheter les biscuits à cause de ses pleurs. Un paquet de biscuits de cinq mille francs.
— Quoi ? Cinq mille francs ? Et tu manges ces biscuits-là comme ça ? Vraiment, merci infiniment à cet homme. Que Dieu le récompense au centuple. Tu n'as même pas demandé son nom ?
— Mais maman, je suis vraiment fatiguée, répliqua Jessy.
— Mémé, moi je connais son nom, intervint Cindy.
— Ah bon ? Comment s'appelle-t-il alors ? demanda la grand-mère de Cindy.
— Il s'appelle Richy Moustafa, déclara-t-elle.
— Mais tu m'as dit tout à l'heure que tu ne connaissais pas son nom, s'étonna la grand-mère.
— Oui, mémé, je viens de m'en rappeler maintenant.
— Cette fille va finir par me rendre folle, soupira la mère.
Jessy laissa sa mère et Cindy derrière elle et se retira dans sa chambre, cherchant un moment de repos bien mérité.
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