
Un Amour Inattendu ( Jessy & Richy )
Chapitre 3
Richy et sa sœur se retrouvèrent enfin dans leur demeure, saturée d'une atmosphère chaleureuse et accueillante. Richy, ressentant le besoin de se délasser des fatigues de la journée, se hâta de se changer avant de se rendre au salon. Une fois confortablement vêtu, il prit place sur le canapé, face à l'écran de télévision qui trônait au centre de la pièce.
Pendant ce temps, sa sœur, Cathy, s'affairait dans la cuisine, s'occupant avec une élégance naturelle des divers ustensiles et ingrédients qui garnissaient le plan de travail. Tout à coup, ses pas légers et gracieux résonnèrent dans la pièce, se rapprochant inexorablement du salon. Sa démarche délicate et assurée témoignait de sa maîtrise des lieux, donnant une impression de confiance et d'habitude.
Lorsqu'elle arriva près de son frère, sa silhouette fine et élancée se dessina dans l'encadrement de la porte, créant une image digne d'une peinture classique. Son visage délicat, encadré par une cascade de cheveux bruns soigneusement coiffés, reflétait la bienveillance et l'affection qu'elle portait à l'égard de son frère bien-aimé.
D'un geste gracieux de la main, Cathy interrompit le flux sonore provenant de l'écran. Son regard pétillant et empreint d'une lueur complice rencontra celui de Richy, et d'une voix douce et posée, elle entama la conversation :
— Grand frère, je souhaitais te poser une question mais j'avais momentanément oublié.
— Quelle est donc cette question ?, répondit Richy.
— Aujourd'hui, au supermarché, tu conversais avec une femme et une petite fille. J'ai l'impression que c'était toi qui as réglé leur facture. Les connais-tu ? Ou est-ce...
— Est-ce quoi ? Termine ta phrase, je t'en prie.
— Non, laisse tomber, je voulais simplement te dire qu'elle est belle, et sa fille est vraiment adorable. Est-ce bien sa fille, d'ailleurs ?
— Je ne comprends pas. Tu prépares quelque chose ou tu es en train de faire autre chose ?
— Je suis en train de préparer, bien sûr. Dans tous les cas, je ne vais pas m'attarder à parler, car je sens que ta réaction n'est pas plaisante. Ce que je voulais te dire, c'est que si cette femme n'a pas d'homme dans sa vie, tu pourrais... Enfin, je te laisse, ma sauce risque de brûler. La façon dont tu me regardes ne me convient pas.
Cathy s'éclipsa alors dans la cuisine, laissant Richy plongé dans ses pensées.
— Vraiment, cette dame a éveillé quelque chose en moi, n'est-ce pas ? Je n'arrive pas à la sortir de ma tête. Serait-ce un coup de foudre ? Je ne comprends pas. Si le destin pouvait me permettre de la revoir une fois de plus, cela me comblerait de bonheur.
Jessy était plongée dans un sommeil profond lorsque sa fille vint la réveiller avec insistance, utilisant son portable dont la sonnerie perçante résonnait dans la pièce.
— Maman, maman, on t'appelle, s'exclama-t-elle.
Jessy émergea de son sommeil, encore engourdie par les bras de Morphée. Sa voix, légèrement endormie, trahissait sa confusion matinale : « C'est qui encore ? »
Elle prit délicatement le portable des mains de sa fille, découvrant un message provenant d'un numéro inconnu. Jessy, intriguée, ouvrit le message et fut stupéfaite par ce qu'elle y lut. Il provenait de l'une des entreprises auxquelles elle avait envoyé ses précieux dossiers de candidature. Une vague de surprise et d'excitation la submergea, tandis que la réalisation de cette opportunité tant espérée s'insinuait en elle. Sans plus attendre, Jessy bondit de joie et se précipita pour partager la bonne nouvelle avec sa mère.
— Maman, j'ai été convoquée à un entretien d'embauche demain, annonça-t-elle avec enthousiasme.
La mère de Jessy, étonnée par cette nouvelle inattendue, s'exprima d'une voix empreinte de surprise et d'admiration : « Tu es sérieuse, ma fille ? »
Un sourire radieux se dessina sur le visage de Jessy alors qu'elle répondait avec conviction : « Oui, maman, je viens de recevoir ce message tant attendu.»
Emplie d'une gratitude profonde, la mère et sa fille entamèrent une prière silencieuse, louant le Seigneur pour cette opportunité providentielle qui leur était offerte. Des larmes de joie coulaient sur leurs joues, témoignant de leur reconnaissance émue.
Le lendemain matin, chargé d'espoir et d'anticipation, Jessy se prépara consciencieusement pour cette entrevue déterminante dans sa quête d'emploi.
Jessy s'était rendue à l'entretien et, avec l'assistance divine, elle fut embauchée. Elle avait également commencé à travailler en tant que secrétaire. Alors qu'elle était dans son bureau, son patron vint la voir. Celui-ci lui demanda de déposer certains documents dans une autre boîte. Jessy se rendit donc à l'endroit indiqué, mais une fois dans l'entreprise où son supérieur l'avait envoyée, le secrétaire l'orienta vers le comptable.
Lorsqu'elle entra dans le bureau du comptable, elle se retrouva face à face avec Richy... Ce dernier fut surpris de voir Jessy et la fixait d'une manière qui poussa cette dernière à lui demander ce qui n'allait pas. Après avoir salué Richy, il continuait de la dévisager. Jessy ne se souvenait plus de lui, contrairement à Richy qui l'avait reconnue.
— Bonsoir Monsieur, quelque chose ne va pas ?
Richy revint à la réalité.
— Bonsoir Madame, non, tout va bien. Que puis-je faire pour vous ?
— Je m'appelle Jessy QUENUM, je suis ici pour voir le Comptable, Monsieur Richy Moustafa.
— Très bien, vous êtes face à lui, que puis-je faire pour vous ?
— Mon supérieur m'a envoyée vous remettre ce dossier.
— Vraiment ? Votre supérieur, comment s'appelle-t-il déjà ?
— Il s'appelle Monsieur Éric Johnson.
— Oh, mais il est le directeur de cette entreprise. Veuillez vous asseoir, je vous prie.
Jessy prit place.
— Puis-je voir les dossiers ? demanda Richy.
— Oui, bien sûr.
Richy prit les documents et les examina tout en jetant quelques regards vers Jessy. Après avoir terminé leur lecture, il dit :
— Madame, si je comprends bien, vous êtes la nouvelle secrétaire, c'est cela ?
— Oui, j'ai commencé aujourd'hui même.
— Je vois, mais vous allez travailler ici. L'autre entreprise où vous étiez auparavant n'a pas besoin d'une secrétaire, car il y a déjà un bon nombre de secrétaires là-bas. Ne l'avez-vous pas remarqué ?
— Si, mais comme j'avais mon propre bureau, je pensais que…
— Non, c'est toujours ainsi. Monsieur Éric Johnson est un homme qui aime vérifier les choses avant tout. Il voulait simplement que vous passiez par l'entreprise qu'il dirige lui-même, afin de voir comment vous travaillez et autres, avant de vous engager.
— Donc, si je comprends bien, il possède deux entreprises et c'est ici que je vais travailler ?
— Oui, c'est exact, Madame Jessy.
— Très bien, que dois-je faire maintenant ?
— Rien, vous commencerez demain. Il vous a déjà acceptée, donc bienvenue chez JOHNSCOSMETIQUO.
— Merci beaucoup, Monsieur. Puis-je partir maintenant?
— Oui, mais si possible, veuillez le rencontrer avant de partir. Comprenez-vous ce que je veux dire ?
— Oui, je vous remercie infiniment, Monsieur Richy.
— Je vous en prie, c'est gratuit. Au fait, nous nous sommes déjà rencontrés, n'est-ce pas ? Ou bien me trompé-je ?
— Vraiment ? Où ça ? demanda Jessy.
— Ne seriez-vous pas la mère de Cindy ?
— Oui, c'est bien moi. Vous connaissez ma fille ?
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