
Tu m'appartiens déjà
Chapitre 3
Je finis par me stopper en plein milieu de la piste de danse lorsque je compris la raison de ces douleurs. Mes jambes se mirent a trembler, au fond presque fondu dans le noir, l'homme arrogant et détestable d'hier soir. Celui qui m'avait rendue malade. Et il me fixe, oui lui aussi me fixe, mais d'une manière insolente comme si c'était moi la personne qui dérangeait dans cette pièce. Je crus que tout l'univers était contre moi pour que les chances qu'il se retrouve devant moi se produisirent ce soir.
Il était vêtu d'un haut noir ainsi que d'un pantalon de la même couleur et se fondait presque dans les coins sombres de cette salle. Il y avait comme une aura invisible qui entourait cet homme. Brutale, sexuelle. Il continuait de me regarder d'un regard espiègle tout en embrassant le cou d'une femme posée sur le siège mitoyen au sien. Il ne me lâchait pas une seule seconde du regard. Sans aucun contrôle sur mon corps, la sensation de brulure s'intensifia. Bordel qu'est-ce qu'il m'arrivait ! J'essayais de reprendre rapidement le contrôle de mes émotions et la colère pris possession de moi. Je n'allais pas me laisser contrôler par lui et allais profiter de cette soirée, du moins essayer. Je réfléchissais, depuis hier soir j'avais une sensation de manque et étrangement, je ne supportais pas de le voir avec une fille. Alors que je n'en avais réellement rien à faire. Il fallait que je sache si c'était réciproque ces sensations.
Tu veux jouer avec moi, ne t'inquiète pas je vais distribuer les cartes.
Je lui souriais malicieusement et me retournais, si lui pouvait me faire souffrir par je ne sais quel moyen alors j'allais faire de même et voir si cela était possible inversement. J'attrapais un homme au hasard et lui proposais une danse, l'inconnu accepta volontiers et vint se mettre derrière moi, collant son bassin contre mon dos. La folie de la situation et l'alcool dans mes veines me poussèrent à faire des choses que étant sobre je n'aurais jamais osé...
Mais une certitude s'imposait, ce n'était pas un inconnu sorti de nul part qui allait me rendre malheureuse ! Je relevais les yeux pour confirmer mes soupçons et ceux-ci se révélèrent vrais lorsque je le vis froncer les sourcils. J'espère que tu souffres connard. L'homme derrière moi, commençait à être un peu trop pressant.
Lorsque mon bras fut tirer de force et que je vis l'expression glaciale de l'inconnu. Il était si imposant. Il me ramena dans une pièce sur les côtés de la salle, à l'abri des regards tandis que j'essayais de m'échapper de son emprise mais sa poigne était beaucoup trop forte, anormalement forte.
-Lâche-moi connard !lui hurlais-je dessus. Il me colla contre le mur derrière moi d'une manière à me menacer de tenter toute échappée.
-Tu cherches à faire quoi, il me menaça en faisant référence à ma danse et mon regard narquois.
-Toi ! tu joues à quoi ? répliquais-je sur le même ton que lui. À croire qu'il n'avait pas commencé ! Tout ça n'avait aucun sens, je me retrouvais à ressentir de la jalousie pour un inconnu et avait la possibilité de lui faire sentir à son tour ! Je ne comprenais rien. Il se mit à me fixer froidement, on aurait dit une bête sauvage prête à me réduire en miette. Mais je ne baissais pas le regard et le plongeais dans le sien. Il avait voulu jouer et j'avais fait de même. Jamais je n'avais baissé le regard, et ça ne sera pas aujourd'hui, même si tout en lui me faisait peur. J'essayais de ressentir de la haine en vers lui mais au fond de moi une émotion tentait de sortir, c'est quoi ce bordel. La colère laissait place au désir comme deux codes informatiques qui ne pouvaient fonctionner ensemble.
Il était peut être beau, douloureusement magnifique même, avec ses traits bruts, je ne pouvais pas me voiler la face sur cela, mais là ce n'était pas moi. Je fus soudain attirée par lui, mon regard glissa doucement sur ses lèvres pulpeuses qui devenaient de plus en plus attirantes. Je fronçais les sourcils et essayais de repousser ce désir, je ne voulais tellement pas l'embrasser, c'était un connard de première, mais le désir était tellement enivrant, tellement puissant. Il tapa violemment à côté de ma tête pour me faire sortir de ma transe, me faisant sursauter.
-Putain de lien de merde ! il s'énervait et allait partir de la pièce pour sans doute pour aller se calmer mais je l'interrompis.
-Toi aussi tu ressens la même chose ?, je demandais, intriguée de savoir si je devenais folle ou pas. Il se retourna vers moi avec un sourire à faire glacer le sang.
-Ne va pas t'imaginer des choses, il me nargua avec méchanceté et j'écarquillais les yeux devant ce revirement de situation. L'audace !
-Toi ! Ne va pas t'imaginer des choses, on est dans la même merde, c'est à cause de toi tout ça. Je m'arrêtais désabusée et continuais. Il se rapprocha de moi et pris en coupe mon menton. Ses mains me faisaient très mal tant il accentuait la pression sur mon visage.
-J'ai aucun compte a te rendre, il répliqua d'une voix froide et me lâcha pour partir.
-Explique moi au moins ce qu'il m'arrive ? Je m'insurgeais.
-Tu n'as toujours pas compris hein, il rigola nerveusement avec amertume, On est liés, tu entends l.i.é.s, il répliqua avec haine en tourant la tête vers moi près de la porte. Mais qu'est-ce qu'il me racontait celui-là.
-De quoi est-ce que tu parles, comment je peux être liée avec toi ! Tout ça n'avait aucun sens.
-C'est bien la question que je me pose, il rétorqua avec un rire amer et il finit par partir définitivement en disparaissant dans la foule. Il était parti et je venais de me faire humilier. J'étais prise d'une rage violente, je récupérais mes affaires rageusement et expliquais à mes amis que je partais, après l'avoir cherché en vain. Je ne pouvais même pas en parler à mes amis, c'était impensable. Je restais toujours sans réponses, c'était quoi cette histoire de lien ? Pourquoi il semblait savoir des choses que je ne savais pas !
-Homme de merde, vie de merde, je marmonnais en sortant de cette fichue boite de nuit.
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