
Le Silence du Débarras: Mon père m'a laissé mourir de faim pour sa fille adoptive
Chapitre 3
Après avoir cajolé Chloé pour qu’elle termine son dîner et l’avoir vue sourire de bonheur, mon père a ordonné au majordome : « Va libérer Camille. Qu’elle prenne bien soin de se laver avant de venir nous voir, je ne veux pas qu’elle nous dégoute. »
Il avait l’air si magnanime, comme si me libérer après une semaine d’enfermement était une faveur.
Le majordome, après avoir reçu l’ordre, s’est empressé d’organiser les choses.
Chloé, à côté, jouait la fille gentille et généreuse en s’accrochant au bras de mon père pour le supplier : « Papa, quand Camille sortira, ne sois pas trop dur avec elle. Après tout, c’est ta fille biologique. Tant que j’ai ton amour, cela me suffit. »
Les yeux de mon père brillaient d’affection et de tendresse. Il a caressé doucement les cheveux de Chloé en disant : « Ne parle plus de fille biologique ou non. Tu es aussi ma fille, ma petite princesse. Tu es bien trop gentille… J’ai vraiment trop gâté cette sale gamine. Ne t’inquiète pas, elle ne te fera plus jamais de mal. Elle a osé t’enfermer exprès dans le débarras…je n’ose imaginer à quel point tu as dû être effrayée. »
Sa voix était pleine de colère et de déception, comme si j’étais une criminelle impardonnable.
En entendant ces mots, je n’ai pas pu dissimuler le ricanement moqueur qui montraient sur mes lèvres. Toute cette histoire, c’était Chloé elle-même qui l’avait orchestrée. Et pourtant, ces deux idiots étaient encore là à se laisser berner.
Une semaine plus tôt, Chloé était soudainement entrée dans ma chambre avec un air provocateur : « J’ai entendu dire que tu voulais déménager ? Tu crois vraiment que ce genre de coup va attirer l’attention de papa ? Quelle idiotie ! Tu veux parier que d’un seul mot, je peux faire en sorte que papa et ton frère te détestent pour toujours ? Sans toi, je serai la seule fille de cette famille, et tout ce qui appartient à cette maison sera à moi. »
Je n’avais même pas envie de lui répondre et j’avais refermé la porte directement.
Mais peu après, elle était allée elle-même dans le débarras et, dix minutes plus tard, elle s’était mise à frapper violemment à la porte, appelant à l’aide.
Mon frère, rentré de son cours du soir, l’avait entendue et s’était précipité pour la libérer.
Dès qu’elle était sortie du débarras, Chloé avait immédiatement appelé mon père en pleurnichant : « Papa, j’ai tellement peur… Je sais que Camille ne m’aime pas, mais elle m’a enfermée dans le débarras et j’ai eu si peur… Je sais que je ne suis pas ta fille biologique, c’est normal qu’elle me déteste. Mais il faisait si sombre, c’était effrayant… Papa, tu devrais me renvoyer à l’orphelinat, si je ne suis plus là, peut-être qu’elle ne sera plus en colère… »
Vous aimerez aussi





