
SAVE ME (Sauve-moi)
Chapitre 3
Le Lendemain
Je suis tellement excitée que je n'ai pratiquement pas fermé l'œil de la nuit. Quand je pense que Sam vient de m'offrir le voyage dont je rêve depuis toujours, j'ai encore du mal à y croire. Je n'ai jamais eu de meilleure amie plus bienveillante, attentionnée et aimante que Samantha D'Angelo. Malgré que ça ne fait que quelques années que nous nous connaissons, j'ai l'impression qu'elle a toujours fait partie de ma vie. En attendant le jour J, il faut que je fasse ma valise. N'ayant jamais mis les pieds en Amérique, je n'ai aucune idée de ce qu'il faut prendre pour aller là-bas. Par intuition je prends : un maillot de bain, même si je ne me baignerais pas, car je n'aime pas montrer mon corps, je le prends au cas où tout comme les trois robes de soirées. Je mets ensuite dans ma valise, quelques jeggings, tuniques et tops. 3 jeans, 3 tee-shirts, 4 shorts, 3 combi-short et 2 combinaisons. Je prends aussi 2 robes d'été évasées, ainsi qu'une serviette de plage, 3 gilets, 1 boléro, une paire d'escarpins, une paire de ballerine, 2 paires de sandales et une paire de basket. Sans oublier une nuisette en dentelle, un pyjashort en satin et bien sur les sous-vêtements. Je sais que je n'ai pas pris grand-chose pour trois semaines, mais je m'achèterais sûrement des habits là-bas, je sais qu'ils sont très chics et bien moins chers que chez nous. Il ne faut surtout pas oublier le vanity et tout ce qui va avec, ainsi que le passeport, la carte d'identité, le visa, et les lunettes de soleil. Il va falloir que je passe à la banque faire changer mes euros en dollars, et il faut toujours avoir sur soi un dictionnaire de traduction. Manque plus que je passe par la case esthéticienne et coiffeur pour me refaire une beauté et le tour est joué, je suis fin prête à partir. Je sens que ses 2 jours vont être les plus long de ma vie. Je n'ai jamais était autant impatience de quitter ma famille pour partir en vacances qu'à cet instant. Le plus important c'est que je pars avec ma meilleure amie. Que demander de mieux.
⁂
Deux jours plus tard
Le jour J est arrivé. Nous voici sur le départ. Un semblant d'excitation et d'angoisse surviennent. Je viens juste de réaliser que nous allons partir que j'en ai oublié ma peur de l'avion. Avec tout ce qui s'est passé le 11 septembre 2001, l'avion me terrorise tellement que j'en ai mal à l'estomac. N'ai pas peur, me glisse ma petite voix intérieure. N'est-ce pas ce dont tu rêves depuis toujours ? Alors pourquoi avoir peur ? Tu devrais plutôt être contente de partir aux États-Unis. Ma conscience a rai-son, pourquoi être effrayé par le moyen de transport le plus sûr au monde ? enfin d'après ma mère. Ce n'est pas si grave après tout. Malgré ça, je suis quand même angoissée. Et puis, je l'ai déjà pris une fois pour aller en vacances au Maroc, même si j'avais été malade à l'aller et au retour. Le stress de l'avion. En tout cas, je suis prête à surmonter ma peur pour réaliser un de mes rêves. Ce séjour sera mémorable. J'en suis persuadée.
Nous sommes arrivées à l'aéroport. Notre avion ne décolle que dans deux heures, nous avons donc le temps de déposer nos bagages, de boire un café et d'embarquer. Notre vol à une escale à Paris. 1h après notre départ de Toulouse, nous arrivons à notre escale parisienne. Nous ne pouvons pas visiter car il y a une correspondance d'1h45 seulement. Dommage, ça m'aurait permis de voir Paris. Je n'y ai jamais mis les pieds. C'est drôle vous me direz, une Française qui n'as jamais visité la plus belle capitale du monde. Malheureusement, je n'ai pas eu l'occasion d'y aller. Il faudra que j'y aille un jour, mais pour le moment c'est direction l'Amérique. Il est 10h30 du matin quand nous embarquons. L'avion doit partir à 11 heures. Le vol doit durer environ 8h30 de Paris à New-York alors j'ai tout le temps pour me reposer un peu et pour contempler la vue.
— Dis, ça t'ennuie si je m'installe à côté du hublot ? J'aurais moins peur en admirant la vue, ai-je demandé à Sam.
— Non pas du tout vas-y, me répond-elle.
— Merci.
Je prends place, lorsqu'une voix dans le micro nous ordonne de nous asseoir et de boucler nos ceintures.
— « Bonjour Mesdames et Messieurs, ici le commandant de bord. Merci d’avoir choisi notre compagnie. Je vous demanderai de prendre place et de boucler vos ceintures s’il vous plaît, nous allons bientôt décoller. Veillez bien à ce que vos téléphones portables et appareils électroniques soient éteints. Merci. Nous sommes le jeudi 24 juillet 2014, il est 10h58 et la température extérieure est de 25 degrés Celsius. Je vous souhaite à tous un bon vol. »
Une fois les moteurs en route, l'avion commence son avancé sur la piste de décollage, avant de s'envoler doucement. Et voilà, il se trouve au-dessus des nuages. Cette vue est splendide. C'est vrai, je ne vois pas pourquoi j'ai peur alors qu'il ne peut rien arriver. J'espère juste qu'il n'y a pas de terroristes ou de pilote fou qui vas nous faire nous écraser. Non ! Je chasse vite cette idée de ma tête. Il ne faut pas voir le mal partout, sinon on ne vit plus. En voyant cette vue spectaculaire, j'en ai vite oublié que mon angoisse n'est pas si fondée après tout. Je préfère me concentrer sur ce magnifique paysage.
Après 8h30 de vol et les jambes engourdies, le pilote nous demande de regagner nos places et de boucler nos ceintures car nous allons atterrir. Mon angoisse a totalement disparue pour laisser place à l'excitation. Ça y est, nous y voilà. À nous le rêve Américain.
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