
Reprends Mon Cœur, Tu n'as Plus à Rester
Chapitre 2
François posait sur Claire un regard glacial et sombre avant de lâcher avec un rire sarcastique : « Puisque tu n'y vois pas d'inconvénient, tu peux aider Monsieur Jean à monter les bagages de Sophie à l'étage. »
Il cherchait visiblement à l'humilier, probablement vexé qu'elle lui ait fait perdre la face devant son Amour Idéal.
Le visage de Claire a légèrement pâli, mais elle a vite retrouvé son sourire : « D'accord. »
Sur ces mots, elle s'est retournée pour porter les bagages avec Monsieur Jean.
Elle était si docile et obéissante que François aurait dû en être satisfait. Pourtant, en la regardant monter les bagages si naturellement, il ressentait une irritation indicible.
La chambre a été rapidement mise en ordre. Au moment où Claire s'apprêtait à descendre, Sophie est entrée.
« Claire, merci infiniment de m'accueillir chez toi. » Elle a saisi la main de Claire et a poursuivi d'un air affligé : « Sans François et toi, je ne saurais vraiment pas où aller. »
La main de Sophie étant tournée vers le haut, et un éclat éblouissait les yeux de Claire.
Claire a remarqué que Sophie portait à l'annulaire, une bague de prime abord, identique à son alliance.
Non, pas parfaitement identique — le diamant de celle de Sophie était plus gros, plus brillant, plus éclatant.
En comparaison, son alliance ressemblait à une vulgaire contrefaçon.
Bien qu'elle ait déjà décidé de partir, le cœur de Claire s'est serré malgré elle à cet instant.
Alors même sa bague de fiançailles n'était qu'une pâle copie.
Une doublure portait une contrefaçon... quelle ironie !
À cet instant, la sonnette a retenti et un livreur est entré avec un énorme gâteau.
« Waouh ! Qui a commandé un gâteau ? » S'est exclamée Julie. « Grand frère, c'est toi qui l'as commandé pour Sophie ? »
« L'anniversaire de Sophie aura lieu la semaine prochaine », a répondu François sans lever les yeux. « Je lui ai bien commandé un gâteau, mais la pâtisserie se serait-elle trompée de date ? »
Lorsque tout le monde s'interrogeait, le livreur a soudain lancé : « Est-ce que Mademoiselle Claire Dupont est là ? La destinataire s’appelle Claire Dupont. Mademoiselle Dupont, le gâteau est commandé par votre tante. Elle a également un message à vous transmettre : elle est consciente qu’aujourd'hui est un jour particulièrement difficile pour vous, mais qu'elle ne veut pas vous languissez. Elle est heureuse que vous soyez venue au monde. Joyeux anniversaire ! »
Le salon est devenu silencieux, tous les regards se sont tournés vers Claire.
François a affiché une rare expression de culpabilité et a dit d'un air gêné : « ... C'est ton anniversaire aujourd'hui, pourquoi ne m'as-tu rien dit ? »
Il avait déjà prévu cadeaux et gâteau pour l'anniversaire de Sophie, qui aura lieu la semaine suivante.
Mais le sien, il l'avait complètement oublié.
En même temps, pourquoi se soucier de ces détails pour une simple doublure ?
« Ah, c'est mon anniversaire aujourd'hui ? Je l'avais moi-même oublié », a dit Claire en dissipant habilement le malaise. « Je ne m'attendais pas à ce que ma tante s'en souvienne, je devrai l'appeler pour la remercier. »
Et en profiter pour accélérer les procédures pour partir à l'étranger — elle voulait s'en aller au plus vite.
« François, ce n'est vraiment pas correct d'oublier l'anniversaire de ta femme », a dit Sophie d'un ton mi- réprobateur, mi- affectueux. « Claire, ne sois pas fâchée... Tiens, à l'aéroport, François m'a offert un très beau collier en diamants. »
« Et si l’on te le donnait comme cadeau d'anniversaire de la part de François ? »
Sur ces mots, Sophie a retiré le collier de diamants de son cou, toujours toute souriante, l'offrant à Claire : « Claire, joyeux anniversaire ! »
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