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Couverture du roman Rencontre en Grèce

Rencontre en Grèce

Plongez au cœur d'une épopée intense où l'aventure se mêle aux tourments du cœur. Ce récit moderne vous transporte dans les paysages grecs pour une expérience riche en émotions, entre drame profond et passion naissante. Chaque chapitre dévoile les liens complexes des protagonistes face aux imprévus du destin. Découvrez dès maintenant le prologue de cette romance captivante et laissez-vous emporter par une intrigue vibrante qui ne vous laissera pas indifférent.
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Chapitre 3

TITRE: rencontre en Grèce

GENRE: romantique dramatique

____________🌲 🌲 ____________________

.

Moi : Iyim ben. (J’vais bien.)

-M : El hamdulillah. Tu sais, j’ai rencontré son fils aujourd’hui.

J’ai compris très vite qu’elle me parle du fils de son amoureux. Mon demi-frère quoi.

-Moi : Et ? Il était gentil avec toi j’espère.

-M : Très ! C’est pas un merdeux hein, il est bien mature et très respectueux ! J’étais contente.

-Moi : C’est bien alors, tant que t’es heureuse tout me va maman.

-M : Iyi anlaşicaksiniz, eminim. ( Vous allez bien vous entendre, j’suis certaine.)

-Moi : Bakariz. ( On verra.)

J’entends des bruits venant de l’extérieur.

-Moi : Maman je vais raccrocher.

-M : Bir şey mi oldu ? ( Y’a quelque chose ?)

-Moi : Non… mais Can m’appelle.

Excuse bidon.

-M : Tamam kizim, kendine iyi bak. ( D’accord ma fille, fais attention à toi.)

Je raccroche, et avec Betül on se lève pour voir ce qu’il se passe. escobar descend des escaliers et ouvre la porte d’entrée. En sortant de la maison, je remarque effectivement que escobar a beaucoup d’hommes. Je n’imaginais pas autant.

-B : ça va chauffer.

-Moi : Niye, n’oldu ? ( Pourquoi, y’a quoi ?)

-B : Observe la scène.

Je vois Enes et Dylan tenir un mec. Il a de légeres blessures sur son visage, ça se voit qu’il a reçu des coups. escobar s’approche d’eux.

-escobar : C’est lui ?

-E : Ouais, c’est lui le traitre !

-Mec : Patron j’suis désolé , pardonne-moi !

-Es : Je vous avais prévenu de ne pas jouer derrière moi ! J’pardonne personne moi !

-Mec : Ils m’ont forcé j’te jure. J’voulais pas leur dire moi, ils allaient me tuer si j’leur disais pas où t’es !

J’le vois serrer ses poings.

-Es : Emmenez-le au garage, j’ai besoin de me défouler.

-Mec : NON, NON !!!

Enes, Dylan et quelques hommes l’emmènent de force. Le mec crie mais ça servait à rien.

-B : Vient on rentre.

-Moi : Betül n’apicaklar ? ( Betül ils vont faire quoi ?)

-B : Düşünmek bile istemiyorum, gel içeriye girelim biz. ( J’ai même pas envie de penser, viens on rentre.)

Elle me fait entrer dans la maison, mais j’ai toujours la tête là-bas. Punaise mais où suis-je ? Ils vont pas le tuer quand même !

Après quelques minutes, on commence à entendre les cris du gars. Ce ne sont pas des cris normals, mais des cris de souffrance !

-B : Ooof !

Elle souffle et allume la télé avec le son au max. Malgré ça, j’entendais toujours la souffrance du mec.

-Moi : Yok ben dayanamiyacam. ( J’peux pas rester là comme ça.)

Je me dirige vers la porte pour sortir.

-B : Mavi dur ! ( Mavi attends !)

Je continue de marcher très vite vers le garage, sous les yeux des autres hommes. Arrivée devant la porte du garage, je reste bloquée en voyant la scène devant moi. Le gars est attaché au plafond par les mains, épuisé, la moitié de son visage et son haut remplis de sang.

-Es : Sale bâtard ! T’as vraiment cru que j’allais te laisser vivant sale traitre ??

-Mec : Patr..

-Es( escobar) , en lui donnant une patate : TA GUEULE !!

J’ai sursauté tellement il a crié fort.

-es ( escobar) : C’est à cause de toi qu’il m’ont trouvé sale fils de p*te !

BIM, encore une patate. Le gars crache du sang, je voulais vomir.

-es ( signifie escobar) , en s’approchant de lui : T’as eu peur de mourir sale connard ? je ne m’appelle pas escobar si je ne te le fais pas regretter !

C’est la première fois que j’vois escobar aussi énervé. Mâchoire et mains serrées, sourcils froncés, regards noirs.. il est vraiment prêt à tuer quelqu’un là !

-es : Donnez-moi un couteau !

Un couteau ??

-Moi, avec une p’tite voix étonnée : Betül, dis-moi pas qu’il va le tuer ??

-B : Mavi viens on rentre !

Elle me tire par le bras, mais je bouge pas. Mes larmes voulaient monter aux yeux mais je les empêche pour l’instant.

Dylan ramène un couteau bien grand, putain mais c’est un couteau pour couper un mouton là ! J’commence à ne pas me sentir bien..

-Mec : Par..donne-moi.. je t’en supplie ! Je le.. ferai plus !

-es : Fallait penser avant !

escobar prend le couteau et s’approche plus près.

-Es : Tenez sa tête !

J’commence à flipper ça y’est. Betül essaye de m’éloigner d’ici mais j’étais déterminée à regarder la scène.

-Es : Tu sais ce que je fais aux personnes qui n’arrivent pas à retenir leur langue ??

Il ouvre de force la bouche aux gars, et tire sa langue d’une main. Le gars était entrain de pleurer, il essayait de se défendre mais impossible, il était bien trop impuissant.

Il pose le couteau dessus et.. en une seconde il coupe sa langue.

-Mec : AAAHHHH !!

Je m’accroupis en posant ma main sur ma bouche. Il a coupé sa langue, putain il a coupé sa langue devant mes yeux ! Je craque, s’en ai trop. J’ai retenu mes larmes trop longtemps.

-Es : ça t’apprendra fils de p*te !

Je vais vomir là ! J’arrive pas y croire qu’il a coupé sa langue ! C’est pas un animal, merde !

J’essaye de lever ma tête… et la rebaisse aussitôt. Le sang avait giclé de partout, c’est vraiment dégueulasse à voir !

-Es , en s’adressant à ses hommes : Laissez-le souffrir comme ça jusqu’à demain. Demain vous le faîtes disparaître !

Comment il peut être aussi inhumain ?? J’ai même plus les mots là tellement j’suis encore sous le choc. J’dois absolument m’éloigner d’ici, il faut s'attendre à tout avec lui

-Es : Vous faîtes quoi ici vous ??

Je lève ma tête, et il était entrain de nous regarder. Mes larmes sur mes joues, mes yeux grands ouverts, ainsi que ma bouche.. j’arrive pas à parler.

-B : Şey.. biz.. (Euh.. nous..)

-Es, en s’adressant aux hommes derrière nous : Putain mais vous servez quoi bande de cons ?? Emmenez-les à l’intérieur !

Ils s’approchent de nous et nous emmènent à l’intérieur de la maison. J’arrive pas à m’y remettre, comment j’vais oublier cette scène monstrueuse ?

Arrivés au salon, je me laisse aller sur le canapé, Betül vient tout de suite me rejoindre.

-B : Mavi iyi misin ? (Mavi tu vas bien ?)

-Moi : ..

-B : Sana dedim burda dur diye ! ( Jt’avais dit de rester là !)

Je la regarde, elle se sent mieux que moi, elle n’a même pas verser une seule larme !

-Moi : Sen alişkinsin galiba. (T’as l’habitude toi on dirait.)

-B : Başka çarem yok. Sana su getiriyim. ( J’ai pas d’autres choix. J’vais te ramener de l’eau.)

Elle va dans la cuisine et me ramène un verre d’eau. Je bois quelques gorgées, et reprends mes esprits, mais j’suis encore traumatisée par ce que j’ai vu. Qui m’aurait dit un jour que j’aurai assistée à une scène de Sang ?

La porte s’ouvre, et escobar fait son apparition avec Dylan et Enes. La colère monte en moi en voyant le sang du gars sur son tee-shirt, j’ai envie de lui frapper tellement j’avais la haine contre lui !

-Enes : Betül combien de fois je t’ai dit de ne pas t’en mêler ?? Putain reste à place !

-B : Abi (Grand-frère) désolée.

escobar se dirige vers les escaliers, sûrement pour se changer. Mais je me lève en essuyant mes larmes et m’approche rapidement de lui.

-Moi : Pislik ! (Saleté de connard !)

-Es, en se tournant : T’as dit quoi là ?

-Moi : Sen nasil bir insansin yaa ? Resmen adamin dilini kestin ! (Mais t’es vraiment un humain toi ? T’as coupé sa langue merde !)

Déjà qu’il a des regards noirs, il s’approche dangereusement de moi en serrant sa mâchoire.

-Es : Ferme ta gueule si tu veux pas la perdre toi aussi !

Il osera vraiment ? J’ai peur j’avoue.

-Moi : Hiç bir şey yapamazsin bana pislik herif ! (Tu peux rien me faire ouais !)

-Es : MAVI !

Putain il fait trop peur avec ses regards, mais c’est pas pour ça que je vais me taire !

-Moi : Donne tes ordres à tes hommes, pas à moi ! Artik bir saniye bile burda duramam ! (J’peux pas rester une seconde de plus ici !)

Je me tourne pour partir, mais il me tient le bras et me tire contre lui fortement. Putain il a tué mon bras.

-Es : Sen çok olmaya başladin ama ! (Tu commences vraiment à me casser les cou*lles !)

-Moi : Birak kolumu ! ( Lâche mon bras !)

-Es : Ferme ta grosse gueule où j’le ferai !!

J’essaye de libérer mon bras mais il le tenait super fort, ma force n’est rien contrairement à la sienne.

-Moi : Putain mais lâche-moi !

-Es : EE YETTI BEE ! ( Putain ça suffit !)

Il me tire en haut de force.

-B : escobar !

-Moi : escobar lâche-moi !

Il n’écoute personne et m’emmène dans une chambre. Il me jette par terre d’un coup, j’ai tué mon genou putain.

Après que la douleur est passée, je lève ma tête et j’vois qu’il s’approche de moi avec une longue corde dans sa main. Euh ?

-Moi : Tu vas faire quoi là ?

-Es : Fermer ta grosse bouche !

-Moi : Nan mais t’es..

-Es : TA GUEULE !

J’ai même pas pu finir ma phrase qu’il me colle au mur et attache mes mains.

-Enes : escobar t’es sérieux ?

-Célia : Mais il se passe quoi là ?

-Moi : Hayvan biraksana beni ! ( Connard lâche-moi !)

A peine j’ai fini ma phrase qu’il pose sa main sur ma mâchoire et la serre fortement. J’suis obligée d’affronter ses regards de tueurs, il me fait flipper là.

-Es : Ecoute-moi bien p’tite chose, la prochaine fois que t’ouvres encore une fois ta gueule, j’te ferai la misère ! J’ferai bien plus que de couper ta langue, t’as compris ??

Il me lâche en balaçant ma tête, et après avoir fini d’attacher mes mains, il lie la corde au tuyau du chauffage qui se trouve à côté de moi. Mais il est sérieux à m’attacher comme une chienne ?!

-Es : Dylan ramène un scotch.

-B : escobar stp arrête !

-Enes : Betül sus. (tais-toi.)

J’ai les larmes aux yeux, putain je déteste quand j’suis faible ! Je supplie du regard pour qu’il me délivre mais rien, c’est pas un homme lui !

Dylan ramène du scotch et escobar me scotche la bouche avec.

-Es : La prochaine fois tu réfléchiras avant de me parler ! « en sortant » Personne rentre dans cette chambre sans ma permission, j’le répèterai pas !

Tout le monde sort, Betül me lance un regard de désolé en sortant. Dès que tout le monde est parti, je pleure. J’ai trop retenu mes larmes jusqu’à maintenant. D’abord Can qui me trompe, après mon enlèvement, la scène de boucher que j’ai vu taleur, et maintenant j’me trouve attachée à un chauffage froid ! C’est quoi cette vie mon Dieu ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? J’suis conne moi aussi, pourquoi j’suis venue dans ce pays ?? Escobar je te déteste ! Can je te déteste ! Je hais les hommes !

*DANS LA PEAU DE BETÜL*

On est tous descendu au salon exepté escobar qui est parti dans sa chambre, j’étais dégoûtée pour Mavi.

-Moi : Abi escobar bir şey desene ! ( Grand-frère dit quelque chose à escobar !)

-En : Tu veux que je dise quoi ? Tu sais très bien qu’il n’écoutera pas.

-Moi : Haksizlik bu. (C’est pas juste.)

-Célia : Il s’est passé quoi enfaite ?

-Dylan : T’étais où toi ?

-C : Dans ma chambre, j’regardais un film avec mes écouteurs.

-D : T’as ça qu'à faire ?

-C : J’ai rien d’autres à faire. Mais j’suis déjà là, comme par hasard quand j’suis pas là y’a de l’ambiance !

-Moi : Bref faut faire quelque chose là ! On peut pas laisser Mavi dans cet état !

-En : Betül, occupe de tes affaires. Tu sais très bien qu’on peut pas contrôler escobar.

La porte d’entrée s’ouvre, et on voit Cathie.

-Moi : Bi bu eksikti. ( Il manquait plus qu’elle.)

-C : J’comprends rien de ce que tu dis, parle en français.

-Moi : J’parle comme je veux !

-Cathie : Coucou tout le monde ! Il est où Escobar ?

-Célia : Dans sa chambre mais il n’aimera pas te voir, c’est pas le moment. Donc tu peux dégager !

-Cathie : Pourquoi, il a quoi mon chouchou ?

Célia perd patience. C’est pas le moment de faire une crise de jalousie là !

-Moi : Il est énervé.

-Cathie : Pourquoi ?

-Dylan : Mavi l’a énervé c’est bon ? Putain arrête de poser des question toi aussi !

-Cathie : Mavi ? Elle a fait quoi cette pute ?

-Moi : C’est toi la pute !

Elle me regarde de travers et monte en haut.

-Célia : Elle est à fond sur Escobar, elle m’énerve.

-Moi : Célia tais-toi !

3 heures passent, il était maintenant 22h et j’étais toujours bloquée au salon. J’ai essayé de parler avec Escobar mais il veut pas m’entendre. Les gars et Célia continuent à regarder la télé, y’a que moi qui s’inquiète pour Mavi. La pauvre, elle me fait de la peine. Elle vient à peine d’arriver ici, et dès le premier jour elle se fait maltraitée.. Au moins le chauffage est éteint, on est en mois de juillet il fait trop chaud dehors.

Après un certain temps, Escobar descend avec Cathie. Elle avait le sourire aux lèvres pff.

-Cathie : J’ai trop faim.

-Moi, en murmurant : Boğazinda kalsin emii ! (InsAllah que tu t’étouffes !)

Voyant que personne répond, elle va dans la cuisine toute seule. Je voyais Célia mettre ses écouteurs pour ne pas entendre Cathie. C’est un autre soucis elle.

-Dylan : Ouvrez les fenêtres, il fait trop chaud !

-Enes : C’est déjà ouvert sal con.

-Dylan : Il est où le ventilateur alors ? J’te jure il fait trop chaud.

C’est vrai que la pièce a chauffé. Je vois Escobar froncé ses sourcils, et il se lève.

-Cathie : Tu vas où bébé ?

- E: J’ai chaud.

-Cathie : Tu veux qu’on va dans la piscine ensemble ?

-Moi : Tövbe tövbe. (Pas possible.)

-E : Ta gueule, j’ai l’impression que le chauffage est allumé.

-Cathie : Ah oui, j’avais froid y’a 30 minutes, du coup j’ai allumé.

-Tous : QUOI ?

-E : Mais tu te fous de ma gueule là ! Il fait 40 degrés dehors et toi tu.. Mavi !

Il finit même pas sa phrase qu’il court en haut. Oh non !

*DANS LA PEAU DE MAVI*

3 heures plus tard, j’étais épuisée après avoir pleurer. Je fixais le sol sans penser. Mais au bout d’un moment, je commence à sentir une chaleur au niveau de mon poignet. Je regarde le chauffage et.. putain il s’est allumé. J’essaye de bouger mes mains dans tous les sens, mais impossible de me libérer, Escobar me les a attachés trop fort, j’arrive même pas à bouger d’un milimètre.

J’ai beau à retirer au maximum mes poignets du chauffage mais j’arrive pas, ils sont bien collés.

5 minutes plus tard, la chaleur commence à me brûler les poignets. Je bouge, je crie malgré le scotch sur ma bouche. Putain mais personne m’entend ?? Ça me brûle tellement que je pleure. J’essaye de mon mieux pour me sauver de cette situation mais rien. J’suis bloquée putain de merde !!!

A force de crier pendant je ne sais pas combien de minutes, j’ai plus de voix, j’ai plus de larmes, j’ai plus de forces ! J’ai tellement mal physiquement, j’arrive plus à ouvrir mes yeux tellement j’ai vidé les larmes de mon corps. J’ai l’impression d’être tombée dans de l’eau bouillante.

Au bout d’un moment, la porte de la chambre s’ouvre brusquement, et je sens qu’on me coupe les cordes.

-E : Mavi.. Putain !

Il me soulève et m’emmène dans la salle de bain rapidement.

-B : Mavii !

Les autres nous rejoignent. Escobar prend mes mains et les met sous l’eau froide. Je retire mes mains aussitôt en criant au contact de l’eau froide avec ma peau brûlante. Comme j’avais toujours le scotch sur la bouche, j’pouvais seulement crier.

Il baisse le volume d’eau et met petit à petit mes poignets sous l’eau.. ça commençait à me faire du bien. Ça m’apaise. Après plusieurs secondes, j’retire mes mains et remarque une énorme marque rouge, limite marron sur mes poignets. Je les replace sous l’eau, ça me brûle grave !

-B : Mavi tu vas mieux ?

J’lui réponds pas. Escobar pose sa main sur ma joue, et retire en une seconde le scotch.

-Moi : AÏE PUTAIN !

-B : Tu pouvais retirer doucement Escobar !

Öküz işte « Un Conard ». j’voulais lui dire en face, mais j’avais pas la force de m’engueuler avec lui.

-Es : J’te la laisse.

Il part, ainsi que les autres mecs. J’reste seule avec Betül et Célia.

-Célia : Putain tes poignets !

-B : Célia n’en rajoute pas stp.

-C : Ok j’vous laisse alors.

Elle s’en va aussi.

-B : ça va passer tkt pas canim (ma chérie.)

-Moi : Betül, burdan gitmem lazim. ( Betül je dois partir d’ici.)

-B : Tu ne peux pas.

-Moi : Si.. j’peux pas rester plus longtemps ici. Regarde, j’suis arrivée à peine aujourd’hui, et je souffre déjà ! Si j’continue de rester là, Dieu seul sait ce qui va m’arriver !

-B : ..

-Moi : Kaçmam için sana ihtiyacim var. ( J’ai besoin de toi pour m’enfuir.)

-B : Il faut d’abord te soigner.

-Moi : Bana yardim edicek misin yani ? ( Tu vas m’aider alors ?)

Elle m’hoche la tête pour dire oui. J’étais soulagée, je vais enfin m’enfuir d’ici et rejoindre ma mère en France ! Lol !

Je suis dans la même chambre que toute à l’heure, mais avec Betül cette fois-ci. Elle m’a emmené de l’eau dans un gros bol pour que je mette mes poignées brûlantes à l’intérieur.

-B : ça te brûle encore ?

-Moi : Quand je les sors de l’eau oui.

-B : Iz kalicak gibi. (ça se peut que t’es une marque.)

-Moi : Rüzgar’in eseri işte. Gelir gelmez vücudumda iz birakmaya başladı. ( C’est la marque de Escobar. J’suis venue à peine ici et il fait déjà des cicatrices sur mon corps.)

-B : C’est pas trop de sa faute.

-Moi : C’est LUI qui m’a attaché Betül !

-B : Oui mais le chauffage était éteint ! C’est Cathie qui l’a allumé.

-Moi : Niye ? (Pourquoi ?)

-B : Elle a eu froid. Pek inanmadim ama. ( J’ai pas trop cru par contre.)

-Moi : Elle a eu froid avec cette chaleur ?? Si elle avait vraiment froid, elle avait qu’a s’habiller d’abord !

-B : Elle a fait exprès, j’en suis sûre !

On frappe à la porte. Enes, accompagné d’un homme de cinquantaine d’années font leur apparition.

-ENes : Y’a le médecin qui est venu pour voir ta brûlure.

-Dr : Bonjour.

-Moi : Bonjour.

Betül se lève pour lui laisser la place, et il vient s’assoir en face de moi.

-Dr : Puis-je voir vos poignées ?

J’hoche la tête et les enlève de l’eau. Il a un accent français, ça se voit qu’il est Grec. Comment ils ont fait pour trouver un médecin qui parle français ?

-Dr : Ah.. ça vous brûle maintenant ?

-Moi : Oui, environ une minute après les avoir laissés dans l’air, je dois rapidement les remettre dans l’eau.

-Dr : ça se voit de la couleur que la brûlure est importante. Mais ça va se calmer, ne vous inquiétez pas.

-Moi : J’aurai une cicatrice ?

-Dr : Une brûlure ne guérit pas très vite. J’vais vous prescire des crèmes cicatrisantes, mais la guérison prendra des mois. Et surtout, protégez-vous du soleil ! Ne sortez pas dehors sans avoir mis de la crème solaire.

-Moi : D’accord merci.

Il examine une dernière fois mes poignées, et m’ordonne de ne pas les utiliser pendant au moins une semaine. Pendant cette durée je dois appliquer la crème et enrouler un pansement dessus. Super, pendant une semaine encore, j’suis bloquée ici –‘.

Le médecin part, et Enes revient vers nous.

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