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Couverture du roman Reborn for you

Reborn for you

Liv' espère que son intégration à l'université de Los Angeles lui permettra d'effacer ses vieux démons. Entre les fêtes et le soleil, elle croise Jayden, un étudiant aussi séduisant qu'agaçant. Elle ignore encore l'influence cruciale qu'il exercera sur son existence. Malgré leur attirance, les secrets et les malentendus menacent leur lien. Entre cris et doutes, Liv' parviendra-t-elle à surmonter les traumatismes qui la rongent et à s'ouvrir enfin à cet amour imprévu ?
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Chapitre 2

La musique résonne dans ma magnifique Ford Mustang noire alors que je continue à rouler en direction de L.A. Je suis partie tôt de chez moi vers les 6h00 du matin. Ma mère a essayé de me faire prendre l'avion mais j'ai absolument voulu prendre ma voiture donc on a fini par faire un compromis; j'ai le droit d'y aller en voiture à la seule condition que je fasse le trajet en deux fois. Je vois le panneau du Motel s'afficher après plus de 7h00 de route. Je me gare et sors de la voiture en prenant le petit sac que j'ai pris pour la nuit et laisse mes autres affaires à l'intérieure de cette dernière. Je me dirige vers la réceptionniste pour demander une chambre pour la nuit.

Après avoir pris une douche, je m'allonge sans délicatesse sur le lit et appelle ma mère. La sonnerie retentit deux fois jusqu'à ce qu'elle décroche.

—Hey comment ça va? C'était pas trop long jusqu'à Monroe, me demande ma mère.

—Hello, oui je vais bien. Plus de 7h00 de route, je suis crevée et toi comment ça se passe sans moi?

—Ton frère est insupportable, il n'est pas rentré. J'ai trouvé son lit vide ce matin et il ne m'a rien dit quand il a passé la porte.

—Il était sûrement chez un pote maman ne t'inquiète pas je vais essayer de lui parler.

Aidan en fait voir de toute les couleurs à ma mère, il a déjà 16 ans et bien évidemment il fait la fameuse crise d'ado. J'ai rassuré ma mère en lui disant qu'il avait été chez un pote même si lui et moi savons très bien qu'il était chez une fille et depuis qu'il a 14 ans c'est comme ça, et ma mère aimerait être prévenue pour au moins savoir où il est. Maman s'inquiète beaucoup plus pour nous depuis la mort d'Alec. Je discute encore quelques instants avec et ensuite j'appelle mon débile de frangin.

—Je suppose que tu m'appelles pour me faire la morale?

—Aidan sérieusement, tu peux arrêter de faire ça. Maman voudrait juste être prévenu si tu reste dormir chez quelqu'un.

Je l'entends souffler à travers le combiné.

—Ouais, si tu veux. Bref je dois y aller bye.

Il a raccroché avant même que j'ai eu le temps de dire quoi que ce soit. Ce gosse est exaspérant.

La nuit est tombée assez vite et je me couche directement après avoir mangé un petit truc dans le Fast-Food d'à côté. Demain, je dois me lever tôt pour reprendre la route jusqu'à UCLA. Je vivrais sûr le campus et j'espère que ma coloc de chambre sera sympa.

Je suis de nature impulsive et quand on me cherche un peu trop, je démarre au quart de tour mais généralement j'évite ce genre de situation.

____

Je suis presque arrivée quand ma voiture me plante en plein milieu de la route, génial, j'ai oublié de mettre de l'essence. Je descends de ma voiture pour mettre le panneau de panne et je commence à appeler une dépanneuse quand une voiture s'arrête sur le bord et un mec d'un peu près mon âge en sort

—Je vois que t'es un peu dans la galère, rit il, est ce que t'as besoin d'aide?

—Enfaite, je n'ai plus d'essence et je dois arriver à UCLA avant que la réception ne ferme.

—Tu peux appeler une dépanneuse et je te dépose, je dois y passer aussi.

—C'est une technique de tueur ça.

—Non moi c'est Bradley et je suis tout sauf un serial killer.

Il rigole et remonte dans sa voiture pour éteindre ses phares et revient vers moi. La dépanneuse arrive au bout d'une heure d'attente mais j'ai eu le temps de faire la connaissance de Bradley. Il rentre en deuxième année et il fait parti de l'équipe de basket de l'université. C'est quelqu'un de très gentil et serviable.

—Tu viens d'où, Olivia?, me questionne Bradley une fois sur la route.

—Denver dans le Colorado.

—Mais c'est loin, pourquoi t'as pas pris un avion?

—Je ne me sépare jamais de ma mustang, je sais c'est bizarre venant d'une fille.

—C'est vrai ce sont les mecs qui attachent de l'importance à leur voiture en tout cas majoritairement parlant.

Je me perds dans mes pensées malgré moi avec une pointe de tristesse en pensant à ma voiture.

_______________

2 ans plus tôt

J'ai enfin fini par faire mon permis de voiture et je me hâte d'avoir ma voiture et ne pas toujours être bloquée si mes parents utilisent la voiture familial. J'ai toujours dit à Alec que je voulais une mustang comme la sienne. J'ai un amour inconditionnel pour cette marque de voiture et seul Alec me comprend, les autres ne comprennent pas qu'une fille puisse aimer les voitures et même mon copain pense ça. Je m'en fous de toute manière, je préfère mille fois aller rouler dans les montagnes du Colorado avec mon frère ainé que de rester à la maison, à devoir supporter les jumeaux en pleine ascension de ce qu'on appelle la puberté et donc aussi de leur crise d'ado à deux balles ou encore entendre mes parents se déchirer. J'envie beaucoup Alec parce qu'il ne passe plus autant de temps ici qu'avant, maintenant il est à l'université. Il peut dormir tranquille sans risquer de se faire réveiller par des insultes qui fusent dans tout les sens juste dans la chambre d'à côté.

Il y a 1 mois que mon anniversaire a eu lieu. Je n'ai reçu aucun cadeau de ma famille sauf d'Alec. Il m'a offert un magnifique collier avec nos prénoms gravés dessus "Olivia et Alec" et derrière une phrase a été gravée "Personne ne pourra brisé le lien qui nous unis, celui du sang".

—LIVIA, crie Alec depuis en bas

Je descends à toute vitesse pour le rejoindre. Il me dit de fermer les yeux et je le fais sans réfléchir. J'ai une confiance aveugle en lui et je sais que tout se passera toujours bien entre nous. On est très complice malgré notre petite différence d'âge qui pourrait éloigner certains frères et soeurs mais nous elle nous rapproche.

—Tu n'ouvres pas les yeux avant que je te le dise, me prévient Alec.

—A vos ordres mon commandant, dis-je sérieusement.

Il éclate de rire mais se reprend quand on arrive enfin au bon endroit selon moi. Il m'autorise à ouvrir les yeux et je ne vois que sa mustang avec un noeud rouge, comme pour les cadeaux, sur le capot brillant. Je le regarde incrédule et quand au bout de quelques minutes de réflexion je comprends, il hoche la tête et je saute dans ses bras sans crier gare.

—Tu me donnes ta caisse?, sourie-je de toutes mes dents.

—Oui, je me suis offert une nouvelle bagnole, une vieille mustang à un bon prix et j'ai direct pensé à toi pour celle-ci. J'avais pitié de toi, t'arrêtais pas de baver sur elle, rigole-t-il.

Je prends une mine choquée et le frappe à l'épaule gentiment bien sûr, je tiens encore à ma vie.

___________

Brad continue à rouler et je remercie la personne qui l'a mis sur ma route sinon j'aurai payé encore plus cher la dépanneuse qui m'a demandé plus d'argent que j'en ai moi-même.

Le campus est immense et j'ai hâte de la découvrir de plus près. Bradley m'a accompagné jusqu'à ma chambre avec toutes mes affaires qu'on a repris dans ma voiture. Je ne toque pas vu que je suis dans ma chambre et quand je passe la porte j'aperçois une fille avec un gars au dessus d'elle.

—Mais putain, on t'a jamais appris à frapper avant d'entrer, me crie la tarée limite à poil.

—Et toi, on t'a jamais appris à fermer à clé?

Je déteste quand on me rentre dedans après toute la route que j'ai fait. Je me réjouis déjà de partagé ma chambre avec elle. Notez mon ironie bien sûr. J'aurais préféré une fille discrète ou un peu moins folle car ce dont je suis sûr c'est que je ne risque pas de m'entendre avec elle demain ou même dans un an.

Bradley a dû partir mais avant il m'a promis de passer me voir. C'est vraiment un mec adorable. La tarée est partie aussi avec son gars après m'avoir lancé un regard noir. Je verrais comment ça se passe et si j'en ai vraiment marre, je me prendrais un petit appart avec les économies que j'ai fait pendant les vacances d'été. J'installe et range mes affaires en 30 minutes même pas. Il faut que je me trouve un petit job pour après les cours donc je fais le tour des petites annonces au alentour du campus et je pars déposer ma candidature dans une dizaine de petit café. Je fais ensuite un tour de l'université et me dirige vers le terrain de basket qui est un de mes sport préférés. Il n'y a personne sur le terrain à part une balle et sans me soucier de savoir si on me trouve là, je prends la balle et fais quelques dribbles pour finir par marquer un panier à trois point. C'est mon frère, Alec qui m'a appris à jouer quand j'avais 8 ans alors qu'il n'en avait que 12 à l'époque. J'entends quelqu'un applaudir et je me retourne en sursaut. Un homme de la quarantaine me fait face.

—Désolé, je ne voulais pas te faire peur, rie l'homme, Je suis le coach de l'équipe de basket et toi tu dois être une nouvelle étudiante car tu n'as pas le droit d'être là normalement.

Il me sourit et je me confonds en excuse.

—Désolé, je n'étais pas au courant. Je suis en première année, je suis arrivée aujourd'hui.

—Ce n'est pas grave mais fais attention la prochaine fois.

Il part et je me dirige jusqu'à mon dortoir. Le campus est vraiment grand et heureusement que j'ai une carte pour me repérer sinon je serais déjà perdue. L'espèce de blonde, que j'ai comme coloc de chambre, est là et elle se maquille outrageusement. Je n'ai rien contre la passion du maquillage chez ce les filles mais si c'est pour que les couleurs ne s'accordent pas ou que ça débordent, il serait mieux qu'elle arrête.

—Ecoute, si c'est pour que tu me casses mes coups, je te préviens que je vais faire de ta vie un enfer, me menace l'autre.

Je lui montre mon majeur et me couche sur mon lit avec mes écouteurs dans les oreilles pour ne plus entendre sa voix aigu. Je ne sais pas son prénom et je ne souhaite pas le connaître. Si je dois vivre avec elle, il vaut mieux qu'on s'ignore. Par contre, il est hors de question qu'elle ramène des mecs chaque soir. C'est pas un moulin-avant ici. Mon téléphone sonne et je décroche instantanément en voyant le prénom de Bradley s'afficher.

—Eh Liv', ce soir on sort, me demande-t-il.

—Où ça?

—La fraternité, dont je fais parti, organise une fête de rentrée et je t'aurais bien présenter mes potes.

—D'accord, je viendrais.

Il crie de joie et après avoir parler encore quelques minutes, on raccroche.

—Tu parles à Bradley toi?

—Ouais pourquoi? C'est ton gars peut-être?, répondis-je sèchement à la tarée

Elle éclate de rire, un son qui fait saigner les oreilles. Elle se calme et me répond avec mépris.

—Ça risque pas, il est gay. J'ai bien voulu me le faire mais je ne suis pas son genre. Dans tout les cas, je m'en fous, je sors avec son frère, sourit-elle avec son rouge à lèvres beaucoup trop rose flashy.

—Sortir est un bien grand mot pour cette meuf, je marmonne en chuchotant

Elle n'a rien entendu et tant mieux, elle me tape trop sur le système. Quel enfer. Je regrette déjà d'avoir pris une chambre dans un dortoir mais mes économies ne me permettent pas le grand luxe, bon j'ai déjà un toit sur ma tête. Il y a pire dans la vie.

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