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Couverture du roman Raphaëlle et son prof

Raphaëlle et son prof

Plongez dans le récit authentique de Raphaëlle, une jeune femme dont le destin bascule au contact de JC, son enseignant. Ce roman retrace l'évolution de leur lien unique, explorant les nuances d'une relation complexe née au sein du cadre scolaire. Entre respect mutuel et sentiments naissants, découvrez les étapes marquantes de cette histoire vraie. Un témoignage sincère sur les liens imprévisibles qui unissent une élève à son professeur dans le monde moderne.
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Chapitre 2

Partie 3

C’était la première fois que je me retrouvais seule avec lui, que je le voyais de si prêt et qu’il s’adressait directement à moi. Et à cet instant j’avais juste envie de sortir du bureau et de partir en cours. J’avais peur de cet homme qui était assis en face de moi.

Il a baissé sa tête s’est mis à corriger ses copies sans même jeter un coup d’œil sur moi, j’ai fait pareil, j’avais parfois envie de relever ma tête pour le regarder mais le courage me faisait défaut. Alors je continuais de relever mes notes en faisant le moins de mouvement possible. Le silence régnait en maitre et ca me stressait encore plus. Et soudain mon phone sonne, la sonnerie à la limite m’a fait sursauté.

-moi : Monsieur je peux ?

-Monsieur M. : oui oui ne vous gênez pas

-moi : allo, Angelo

-Angelo : petite tu es ou, je suis devant ta porte au campus là

- moi : je ne suis pas dans ma chambre

-Angelo : tu es ou alors ?

-moi : au département

- Ange: tu fous quoi là bas ?

- moi : je relève les notes

-Ange : ahh ok, toi tu as encore été réquisitionné hein , pitié tu souffres avec les enseignants là hein , tu ne peux pas bouder ? Bon moi je bouge en case on se voit à 18h

Il racroche, le silence retombe. Je reprends ma releve des notes

-Monsieur M. : C’était votre ami Angelo ?

-moi : (hein, il me parle, panique à bord) oui monsieur

-M. : il est à votre recherche ? (il rigole) C’est un jeune homme agréable. Au fait c’est quoi votre nom ?

-moi : (il me demande mon nom) Raphaëlle Koumba

-M. : vous aussi, vous êtes en master 2 j’ai entendu dire ?

-moi : (il a entendu donc il parle de moi) oui je suis en master 2

-M. : et vous ferez quoi après votre master ?

-moi : un 3 eme cycle

-M. : waouuh vous avez tous mes encouragements, vous savez c’est pas facile et beaucoup de femmes ne sont pas prêtes à le faire vu que c’est long, elle aspire à autre chose. Mais si c’est ce que vous voulez battez vous pour.

-moi : mon père dit souvent que rien de bon ne s’acquière dans la facilité, c’est vrai que c’est long mais c’est ce que j’aime et veux faire. Je préfère passer du temps dans l’apprentissage pour exercer une profession qui me passionne au lieu de sauter sur la première occasion au risque de m’ennuyer plu tard. Vous savez un travail c’est le temps d’une vie d’adulte, c’est long, trop long pour faire au quotidien une chose qui ne nous passionne pas.

-M : en plus d’être ambitieuse vous êtes pleine de bon sens

Alors que je savourais ce compliment, la porte s’ouvrit, c’était deux autres nouveaux enseignants parmi lesquels le meilleur ami du grand-frère d’Angelo monsieur Menié

-Menié : bonjour à vous

-moi : bonjour monsieur

-Menier : ohhh madame Koumba vous faites quoi là ?

-moi : C’est MADEMOISELLE Koumba (et puis qui lui a dit même moi prenom)

Et là personne ne parle plus, ils ont l’air tous surpris de ma réaction, et j’ai peur d’être incomprise alors j’ajoute

-moi : madame Koumba c’est ma mère

Et là ils éclatent de rire tous les trois,

-menié : ahhh on a cru que vous aussi vous tenez à nous faire connaitre votre statut de demoiselle et donc de fille célibataire. J’allais dire encore une qui va m’harceler

Ohh mon Dieu si j’étais blanche j’allais rougir, ou est ce qu’il est allé chercher ca ? Regarde d’abord le type qui parle d’harcèlement il est le moins intéressant de tous ceux qui sont arrivé ici.

-moi : je l’ai dit parce que ma mère est professeur et j’ai appris dans les lycées ou elle enseignait ce qui fait que quand j’écoute un « madame Koumba » je vois ma mère et j’ai du mal à m’identifier en ces termes .

-l’autre enseignant : ahhh ok

-Menié : après on ne sait jamais hein, parce que vous les étudiante là

-l’autre enseignant : elles n’ont plus froid aux yeux

-Menié : je te dis , il y’a une qui m’a dit que j’ai des beaux yeux, mais avec un de ses tons

-l’autre enseignant : mais tu attends quoi pour la corriger ?

Ca devenait déjà trop gênant, je voulais déjà partir mais comment faire

-Monsieur milandji : mademoiselle Koumba , je vais vous laisser aller en classe, je finirai le travail, je vous remercie pour le temps accordé

-moi : (mon sauveur) de rien monsieur

Je suis sorti de là en courant. En marchant je réalisais à quel point je me sentais vulnérable en face de lui mais ma consolation était qu’il ne pensait que du bien de moi.

Partie 4

Apres ca on s’est recroisé dans l’université, il était plus détendu et cherchait souvent à faire la conversation avec nous vu que je me balade toujours avec ma tribu, mais moi je mettais un point d’honneur a imposer de la distance entre nous, ce qu’il me rendait bien.

Un soir alors qu’on avait un devoir avec tous les étudiants de master 2 toute spécialité confondu, il apparut, je crois que c’est ce soir qu’il a définitivement réussi à troubler mon esprit.

L’enseignant qui dispensait le cours n’avait pas de temps alors il a envoyé monsieur Milandji et monsieur Menié. Quand ce dernier est entré en classe, il a voulu nous snobé genre « débarrassé vos affaires, l’évaluation va débuter », mais on ne le calculait pas. Puis monsieur Milandji est entré en salle et avec l’autorité qui manquait à Menié il a su nous canaliser et ainsi débuter l’évaluation. Il portait un polo blanc, un jeans et une basket, Mon Dieu qu’il était beau, mais surtout virile, on pouvait voir ses pectoraux, imaginer ses abdos sous son polo, ohhh my God, sans le savoir il venait de boycotter mon devoir, comment composer dans ses conditions ? Bon nombre de mes condisciples filles étaient perturbées. Il n’était pas le plus bel homme du monde c’est sur mais il avait TRUC là humm.

Donc j’ai essayé de me concentrer et j’ai réussi, ma composition s’est déroulée sans encombre. Il restait une demi heure et bon nombre de mes condisciples avait déjà terminés, moi j’étais dans mes finitions quand soudain j’entends derrière moi « mademoiselle Koumba ca va ?»

Je me suis figée pendant quelque seconde, c’est monsieur milandji

-moi : ca va monsieur

-M. : et le devoir ca se passe ?

-moi : oui monsieur

-M : faites voir que lise un peu (en souriant)?

-moi : non (je cache avec mes deux mains, c’est trop stressant quand un enseignant lit ma copie durant le devoir)

-M : juste un peu (il fait comme si voulait voir)

-moi : … (Je secoue juste la tête en guise de non

)

-M : ok, je la verrais de toute façon et vous avez intérêt à bien travailler (il me dit ca en partant)

Je me sentais heureuse qu’il ne m’ait pas ignoré et je voyais bien comment les autres nous regardaient, il était évident qu’il attisait la curiosité de plus d’un et c’était à moi uniquement qu’il avait parlé.

Heureusement que j’étais déjà à la fin de mon devoir sinon il m’aurait fait perdre toutes mes idées. J’ai fini et déposé ma copie sans lui adresser un mot, il était occupé à réceptionner et ranger les copies qui arrivait de tout part.

Quand je suis sortie de la salle de classe, j’ai vu un attroupement de fille, elles se sont précipitées sur moi

-Raphaëlle c’est qui le prof là ?

-il te connait comment ?

-c’est ton parent ?

-pardon fais moi le bise avec lui

-moi aussi

-moi aussi

-tu as son num ?

-moi : attendez d’abord, c’est un enseignant vous aussi arrêtez de vous agiter comme ca

-arrête ca il est trop dosé

-enseignant ou pas c’est un homme, moi je veux de lui

-moi aussi

Pendant qu’on était en plein débat, il est sorti avec les copies en main, c’est vrai qu’il était vraiment beau, je les comprenais, mais je n’allais leur rendre la tache facile non plus. Dès ce jour je me sentais encore plus attirée par lui et je faisais des choses étranges, quand je l’apercevais sur un chemin je m’empressais de créer une coïncidence en allant à sa rencontre comme si je ne savais pas qu’on allait se rencontrer, je voulais le voir. Dès que j’arrivais prêt de lui je le saluais et je m’empressais de tailler la route.

Quelques semaines plus tard j’appris que mon directeur de mémoire voyageait, j’allais devoir me débrouiller toute seule pour la rédaction de mon mémoire, j’étais un peu désemparée et je le vivais très mal surtout que j’avais des buts et des objectifs à atteindre. Deux jours après l’annonce de cette nouvelles alors que je venais d’imprimer la première partie de mon mémoire je tombe nez à nez avec qui et sans avoir croisé la coïncidence? Monsieur Milandji bien sur

-moi : bonjour monsieur

-M : mademoiselle Koumba ca va ? Et c’est quoi toute ses feuilles

-moi : c’est une partie de mon mémoire, mais monsieur est parti je ne sais même pas comment faire ? (et puis là je ne sais d’où j’ai tiré cette force là et je lui demande) pourriez vous me lire cette partie s’il vous plait, j’ai vraiment besoin d’un lecteur svp monsieur

-M : avec plaisir, si je peux vous aider, (il prend les feuilles) c’est tout comme travail ?

-moi : j’ai une autre partie, elle est en numérique

-M : envoyez la moi par mail (il me donne son adresse mail) je lirais cette partie et je reviendrai vers vous quand ce sera terminé. D’accord ?

-moi : d’accord monsieur, merci beaucoup

-M : de rien, je suis ravi de travailler avec vous, je n’ai certes pas le niveau de votre directeur mais je ferais tout pour m’en rapprocher

Il est parti, j’en revenais pas, je vais travailler avec lui, quand je pense au temps que je mettais avec mon directeur de mémoire pour travailler et là ce sera avec lui, on va se voir régulièrement. J’étais excitée et apeuré.

C’était le début du commencement

Le début de notre histoire

Partie 5

Apres la lecture de mon travail, monsieur Milandji est revenu vers moi. J’étais assise avec Livia, ma personne sure dans tout le groupe. On cherchait à se connecter sous les arbres en face de radio campus quand elle m’a dit « regarde Monsieur Milandji il vient vers nous » comme d’habitude, j’ai commencé à paniquer à l’intérieur même si je ne laissai rien paraitre.

-M : bonjour

-nous : bonjour monsieur

-M : mademoiselle Koumba, je vous cherche depuis deux jours, il faut que vous me donniez votre numéro de téléphone

-moi : (il voulait mon numéro de téléphone, humm)

-M : j’ai fini de lire votre travail et il y’a des choses à voir, quoique dans l’ensemble vous m’avez agréablement surpris par la qualité de votre travail. Mais vous faites quand même beaucoup de fautes d’orthographes sinon, hein, c’est du à quoi ?

-moi : (je crois qu’il avait dit ca, juste pour faire rire, mais je n’avais pas le cœur à rire à l’instant) je ne sais pas monsieur

-M : pas grave, alors quand auriez vous du temps? Pour que l’on se penche là-dessus ?

-moi : heu je ne sais pas

-M : ce soir après vos cours ?

-moi : ok monsieur

- M : d’accord, donnez-moi votre numéro, je vous appelle

Je lui ai donné mon numéro et après il est parti.

-Livia : Raph, c’est comment ?

-moi : comment quoi ?

-Livia : tu es naze hein ?du type là ?

-moi : non qu’est ce que tu vas chercher là

-Livia : arrête ca man, je vois bien que le prof là te fait de l’effet, à chaque fois que tu es devant lui tu prends tes distances, tu parles peu et c’est comme ca que tu faisais quand tu as rencontré Marc… S’il fallait choisir entre lui et Marc qui choisirais-tu ?

-moi : Marc bien sur, lui c’est juste de l’attirance je crois que ca passera avec le temps, c’est difficile parce que je ne sais pas comment gérer ca au quotidien, il m’attire et me fais peur en même temps, je n’ai jamais eu ca. Mais je sais que ca va passer de toute façon ca doit passer, c’est pas de l’amour juste du désir

-Livia : manita, c’est peut être du au fait que ca fait un bay que tu as vu Marc ou même fait l’amour avec lui, c’est aussi ca, c’est le corps qui te parle en plus il ressemble à Marc , ca ne doit pas t’aider.

Il faut savoir que Marc et moi ca faisait 4 ans qu’on était ensemble et 3 ans qu’il vivait à l’étranger On s’était vu il y’avait deux ans mais à part ca on vivait notre relation à distance sans trop de problèmes. Pendant qu’on parlait Claude est arrivée, pris connaissance de la discussion et décida de donner son avis.

-Claude : vous savez que je suis plus âgée que vous non ? Ma petite si le prof là te drague accepte vite vite, toi tu connais ce que Marc fait la bas ? Peut être qu’il a même ses petites là bas et toi tu es là à te priver. En plus Jean Christophe là est mal intense, c’est quoi le pb ? tu le prend c’est tout

-Livia : ahhhh non non non tu ne peux pas lui dire ce genre de chose

Et c’était devenu une discussion, moi je n’étais plus là, je me demandais comment notre séance de travail allait se dérouler.

Durant mon dernier cours j’ai reçu un message, je ne pouvais pas attendre la fin du cours pour le lire, alors je l’ai ouvert en classe « Bonjour mademoiselle, je vous sais en cours raison pour laquelle je vous écris au lieu de vous appeler, je suis au bureau, quand vous aurez terminez votre cours, venez on a du boulot qui nous attend. J-C. M ». Je souriais juste comme une idiote.

A la fin du cours, je suis allée le rejoindre, il me sentait gênée, non pas dans le sens ou j’avais un faible pour lui, mais plutôt du fait que je m’efforçais de respecter la distance qui règne entre un enseignant et une étudiante de sur quoi très timide.

Il m’a mis à l’aise, détendu l’atmosphère et la séance s’est très bien déroulée, même si je mettais un point d’honneur à garder la distance entre nous. Nous avons terminé tard alors il a décidé de m’accompagné, il m’a mis dans un taxi et fin de notre premier tête à tête. Le fait de me retrouver avec lui, m’avait fait voir son coté humain, et j’avais moins peur de lui, je le trouvais agréable et sympathique.

S’est alors enchainé nos séances de travail dans son bureau, ce qui ne plaisait pas trop à certains de ses collègues qui jalousaient cette relation. Il faut avouer que beaucoup m’avaient dragué d’une part et d’autre ne trouvaient pas normal que je m’adressais à un nouvel enseignant pour m’aider alors qu’eux étaient anciens et m’avaient tenu depuis la première année. Ils voyaient tout ca, d’un mauvais œil. Parfois, J-C m’en parlait afin de me rassurer pour que cela ne me perturbe pas ou ne me décourage pas. Et malgré les séances qui s’accumulaient, les discussions et les rencontres, je tenais plus que tout à maintenir la distance entre lui et moi et il respectait ca. Et pour ca, je l’admirais encore plus

Et puis un jour, il a pété les plombs.

Je vous explique, ce jour là lui et moi devrions nous retrouver, mais il ne m’avait toujours pas appelé j’ai alors laissé mes affaires avec des amis en classe, histoire d’aller rapidement au cyber. Quand je suis repartie en salle.

-Claude : Monsieur Milandji t’a appelé il a dit que vous ne pourriez pas vous voir ce soir

Elle avait parlé fort et un groupe d’autre fille à coté avait entendu

-Raph tu as le num du prof là

- donne-nous ca ?

-mais si toi tu ne veux pas tenter ta chance, laisse nous tenter la notre

-depuis que je te demande me brancher, tu me zappe alors que tu as son num

- donne-moi le numéro stp

Je leur ai clairement dit que je ne leur donnerai pas le numéro, je croyais que l’affaire s’était arrêtée là, mais quelque temps après, je réalise que mon sac avait disparu et les filles avec. Elle avait volé mon sac, pour prendre mon téléphone afin de récupérer le numéro de téléphone de J-C. ce que je n’avais pas apprécié et je le leur ai fait savoir, à la limite elles s’en foutaient, elles avaient le numéro c’était ce qui comptait. De toute les façons je le dirais à monsieur demain je le sais très compréhensif, donc je ne m’en fais pas trop.

En rentrant chez moi ce soir là je me suis mise devant la télé comme d’habitude, mon téléphone s’est mis a sonné. C’était lui, à cette heure !

-moi : allo monsieur

-M : mademoiselle Koumba, plus jamais je dis bien plus jamais, ne donnez plus mon numéro à qui que ce soit, en plus à des filles pareils

-moi : mais monsieur c’est pas..

-M : je n’ai pas fini de parler donc vous m’écoutez (je le sentais vraiment en colère), c’est quoi ce comportement ? Vous les étudiantes vous aimez vous comporter de la sorte, quand on vous accorde un peu de considération vous prenez vous aises. Vous êtes là seule étudiante qui j’ai remis mon numéro, donc c’est vous qui l’avez donné à vos amies et ce n’est pas la peine de nier l’une d’entre elle m’a bien dit que c’est vous qui lui avez remis ca. Je voulais vous dire que c’est la dernière fois que vous remettez mon numéro à qui que ce soit. Bonne soirée.

Il a raccroché, ohhh les filles là vous m’avez tuée ? C’était dur pour moi de savoir qu’il pensait ca de moi, en plus je n’avais pas réussi à m’expliquer, ca me prenait la tête. Le lendemain, je suis allé à la fac avec pour objectif de déverser ma colère sur ces filles. Mais en arrivant vers ma salle de classe, j’ai vu monsieur Milandji qui était devant la salle de prof avec l’air d’attendre quelqu’un. J’ai tout de suite changé de direction mais c’était trop tard il m’avait vu.

-M : mademoiselle Koumba !

-moi : oui monsieur

-M : venez par ici

Ehhh merde il va mal m’insulter, éhhh Seigneur sauve moi

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