
Quand L'Ex Trahit, L'Amour Renaît
Chapitre 2
Le soleil de juillet frappait fort sur les Alpes, mais ici, au bord du lac privé de leur chalet, une brise fraîche caressait la peau. Adèle Dubois regardait sa fille de sept ans, Léa, tremper joyeusement ses pieds dans l'eau cristalline. Le rire de Léa était la seule musique, un son pur qui se mêlait au chant des oiseaux et au murmure du vent dans les sapins. C'était leur sanctuaire, un havre de paix loin du tumulte de Paris. Adèle, connue dans le monde entier comme une cheffe pâtissière d'exception, chérissait ces moments simples plus que n'importe quelle récompense ou critique élogieuse. Ici, elle n'était pas la célèbre Adèle Dubois, elle était juste "maman".
"Maman, regarde ! Un petit poisson !" cria Léa, pointant un doigt excité vers l'eau.
Adèle sourit, un vrai sourire qui illuminait son visage habituellement réservé.
"Il est très joli, mon trésor."
Cette tranquillité, si précieuse, fut brutalement anéantie par le vrombissement d'un moteur puissant. Une voiture de sport rouge, vulgaire et déplacée dans ce décor naturel, dérapa sur le chemin de gravier menant au chalet. La portière s'ouvrit et Marc Chevalier, son ex-mari, en sortit. Il portait un costume cher et des lunettes de soleil qui cachaient son regard, mais Adèle connaissait par cœur cette posture arrogante qu'il avait adoptée depuis qu'il était devenu un réalisateur de cinéma célèbre. À côté de lui, une jeune femme descendit de la voiture, une actrice montante nommée Chloé Bernard, dont le visage était placardé sur tous les magazines. Elle était vêtue d'une robe moulante et son expression était pleine de mépris en balayant le paysage du regard.
"Alors, c'est ça, ton petit refuge ?" lança Chloé d'une voix perçante, ignorant complètement Léa qui s'était figée, intimidée. "Un peu rustique, non ? On se croirait chez des paysans."
Marc ne dit rien, il se contenta de retirer ses lunettes de soleil, un geste qui signifiait son approbation silencieuse. Il regarda Adèle comme si elle était une employée de maison qu'il venait déranger.
"Adèle, on a besoin du chalet pour le week-end. On a des invités importants."
La demande n'en était pas une, c'était un ordre. Adèle sentit la colère monter, froide et lente. Elle regarda Marc, cet homme qu'elle avait sorti de rien, dont elle avait financé les premiers films grâce à des "héritages familiaux" dont il n'avait jamais cherché à connaître l'origine. Il la voyait comme une simple femme au foyer qui avait eu de la chance avec ses gâteaux, une femme qu'il avait quittée pour une version plus jeune et plus "utile" à sa carrière. Il ne savait rien. Il avait tout oublié. Surtout le nom de sa famille à elle, le nom Dubois. Un nom qui, dans certains cercles en France, pesait plus lourd que tout l'or de son empire cinématographique naissant.
Adèle se leva lentement, sa silhouette élégante contrastant avec la vulgarité de Chloé. Elle se plaça devant Léa, comme un bouclier.
"Marc, Chloé," dit-elle d'une voix calme mais tranchante. "Vous n'avez rien à faire ici. C'est une propriété privée."
"Propriété privée ?" ricana Chloé. "Ne me fais pas rire. Tout ce que tu as, c'est grâce à l'argent que Marc a bien voulu te laisser. Tu n'es qu'une femme au foyer qui a de la chance. Maintenant, prends ta gamine et dégage. On n'a pas de temps à perdre avec vous."
Adèle sentit la main de Léa se crisper dans la sienne. L'humiliation était une chose, mais la peur dans les yeux de sa fille en était une autre.
"C'est la dernière fois que je vous le demande poliment," dit Adèle, son regard fixé sur Marc. "Partez. Maintenant."
Vous aimerez aussi





