
Quand L'Ex Trahit, L'Amour Renaît
Chapitre 3
Chloé éclata d'un rire méprisant.
"Tu nous menaces ? Toi ? Une pâtissière ? Qu'est-ce que tu vas faire, nous lancer des macarons à la figure ?"
Elle s'approcha d'Adèle, son parfum entêtant envahissant l'air pur de la montagne.
"Écoute-moi bien, la femme au foyer. Marc est un homme important maintenant. Il a des relations, du pouvoir. Et toi, tu n'es rien. Juste son ex-femme, un boulet qu'il traîne. Ce chalet, il pourrait te le prendre en un claquement de doigts s'il le voulait. Alors sois gentille, et disparais."
Adèle la regarda, et pour la première fois, un sourire glacial effleura ses lèvres. C'était un sourire intérieur, que personne ne pouvait voir. Pauvre idiote, pensa-t-elle. Si seulement tu savais à qui tu parles. Si seulement tu savais que l'argent de Marc, ses relations, son "pouvoir", tout cela vient de moi, de ma famille. Tu te pavanes dans une maison construite par mes ancêtres, sur une terre qui appartient aux Dubois depuis des générations, et tu oses me donner des ordres.
"Fichez le camp," répéta Chloé, sa voix devenant plus agressive. "Marc et moi, on a des invités importants qui arrivent. Des producteurs. On ne veut pas qu'ils voient cette scène pathétique."
Juste à ce moment, une autre voiture de luxe, une berline noire aux vitres teintées, arriva et se gara derrière la voiture de sport. Un homme d'une cinquantaine d'années, corpulent et au visage luisant, en sortit. C'était M. Leblanc, un producteur connu pour ses méthodes douteuses et son appétit pour tout ce qui était jeune et influençable.
Le visage de Chloé s'illumina d'un sourire commercial.
"M. Leblanc ! Bienvenue ! Excusez le petit dérangement."
Puis, son regard se posa sur Léa, qui se cachait toujours derrière Adèle. Une idée visiblement brillante traversa son esprit.
"Regardez, M. Leblanc," dit-elle d'une voix mielleuse. "C'est la fille de Marc. N'est-elle pas mignonne ? Elle est très douée, elle adore chanter et danser. Elle pourrait peut-être faire un petit spectacle pour vous, pour vous détendre après la route ?"
Le regard de M. Leblanc glissa sur Léa, un regard huileux et malsain qui fit frissonner Adèle de dégoût et de fureur. L'homme sourit, montrant des dents jaunies par le tabac.
"Une charmante petite fille, en effet," dit-il. "Très charmante."
C'en était trop. Adèle sentit une rage protectrice, féroce et absolue, monter en elle. C'était l'instinct primaire de la mère louve protégeant son petit. D'un geste rapide, elle attira Léa complètement derrière elle, la cachant de la vue de ces prédateurs.
"Ne la touchez pas," sa voix était un murmure glacé, plus menaçant que n'importe quel cri. "N'osez même pas la regarder."
Marc, qui avait observé toute la scène sans dire un mot, sembla enfin réagir, non pas pour défendre sa fille, mais pour calmer la situation qui menaçait ses affaires.
"Adèle, arrête ton cinéma. Chloé voulait juste être gentille."
"Gentille ?" répéta Adèle, sa voix tremblante de colère contenue. "Tu appelles ça de la gentillesse ?"
Vous aimerez aussi





