
Pourquoi pas moi ?
Chapitre 2
Chapitre 2 – Face to Face.
Moi – « Comment Emily s’est retrouvé là ? Et qui sont ses mecs ? » demandai-je, surprise, ne comprenant rien.
Josh – « Je n’en sais rien. Il faut que tu m’aides à la sortir de là. »
Moi – « Mais qui sont ses mecs ? Ils sont dangereux ? »
Josh – « Ce sont les Apollons Circus. Le gang le plus dangereux d’Europe. »
Moi – « Pardon ? »
Josh – « Les Apollos Circus. C’est le gang le plus célèbre depuis trois ans. Entre meurtres, viols, trafic de drogue, délinquance, la police ne sait plus quoi faire. »
Ce qui me racontait me foutait la chair de poule. Comment Emily était tombée dans un gang aussi dangereux.
Moi – « Comment tu sais tout ça ? »
Josh – « Je les suis depuis un petit bout de temps, parallèlement à ma carrière de chanteur. Ca fait deux ans plus précisément. »
Moi – « Depuis quand Emily fait partie de ce gang ? » aboyai-je.
Josh – « Deux ans. Ecoute Alexie, j’ai essayé de t’envoyer un message mais … » changea-t-il de sujet.
Moi – « J’ai changé de numéro. » le coupai-je.
Josh – « Ah, je comprends mieux. J’ai donc remué ciel et terre pour te retrouver et … »
Moi – « On s’en fout. Continue. Pourquoi ils font ça ? »
Josh – « C’est un gang Alexie ! Mais je sais que, derrière tout ça, ils ont un but très précis et que quelqu’un les commande. »
Moi – « Quel but et qui ? »
Josh – « Je ne sais pas. »
Moi – « Bon écoute, on n’en reparle plus tard, je dois aller en cours. Tu m’appelles ? »
Josh – « Ok. A toute. »
Je me levai de table et me dirigeai vers l’université. Ca me faisait bizarre de voir Josh, ici à Londres. Lui qui n’aimait pas trop l’Angleterre auparavant, il avait surement changé d’opinion. En entrant à l’université et en quittant Josh, je ne me doutais pas de ce que l’avenir me réservait.
***
A la fin de la journée, j’avais décidé de travailler à la bibliothèque. Ce n’est qu’à six heures que je décidais enfin de rentrer à l’appartement. Je marchai, la musique à fond dans les oreilles, ce qui me coupait du monde extérieur. Arrivée chez moi, j’ouvris la porte et la refermai derrière moi. En me retournant, je retrouvai l’appartement dévasté. Pleins de papiers étaient dispersés sur le sol, des lampes étaient brisées en mille morceaux par terre, c’était vraiment le gros bordel. Que c’était-il passé ici ? Je m’avançai lentement dans ce champ de bataille et extirpai mon téléphone de mon sac à main. Je composai le numéro de Josh.
Josh – « Allô ? »
Moi – « Josh, j’ai un gros problème. Viens immédiatement. »
Je lui donnai mon adresse et m’assis sur le canapé. Je tentai d’appeler Chloé mais aucune réponse. Durant les trente minutes d’attentes, je me demandai si la personne avait volé quelque chose, qu’est-ce qu’elle cherchait, et pourquoi. Josh entra, j’avais laissé la porte ouverte. En voyant le bazar, Josh fut bouche-bée.
Josh – « Qu’est-ce qui s’est passé ici ? » demanda-t-il, surpris.
Moi – « C’est bizarre, je me posais la même question. Où est Chloé, putain ! Je lui ai laissé au moins dix messages, elle ne répond pas. »
Josh – « C’est qui ? »
Moi – « Ma colocataire. »
Josh – « Tu crois qu’elle est dans l’histoire ? »
Moi – « Je n’en sais rien. »
A ce moment précis, un mauvais pressentiment me parcourut le corps.
*Point de vue externe*
Pendant ce temps, à l’autre bout de la ville, dans un vieux hangar isolé, un groupe de quatre garçons se réunissait. Un premier garçon jonglait avec un couteau entre ses doigts et un deuxième nettoyait un flingue. Les garçons parlaient entre eux, rigolaient comme des ados mais, quand le dernier garçon entra suivi d’une fille, tout ce brouhaha cessa.
? – « On a trouvé où se planquait cette p’tite salope. Elle habite bien là. » annonça-t-il à la bande.
? – « Alors, c’est comment ? » demanda le second.
? – « Magnifique. » reprit-il.
? – « Elle ne se fait pas chier la salope. » s’exprima un troisième.
? – « On n’a pas eu de mal à la retrouver. »
? – « Elle ne peut rien contre nous. »
? – « Ca suffit ! Fermez-la un peu ! Vous ne connaissez rien d’elle, vous ne savez pas à quel point elle est dangereuse. Vous ne rendez pas compte ce qu’elle peut faire, l’intelligence qu’elle a. Il faut que vous soyez très vigilent, que vous ne tombiez pas dans ses pièges. Elle est maligne, elle sait ce qu’elle fait. C’est donc pour ça qu’il faut jouer au plus intelligent et préparer une stratégie pour la surprendre. » s’exclama le leader du groupe.
? – « Mais comment tu veux faire ? »
? – « Comme on fait le mieux. » conclut le chef.
*Point de vue d’Alexie*
Après avoir rangé l’appartement, Josh restait un peu avec moi, je ne voulais pas rester seule ce soir. On était tous les deux assis sur le canapé, un froid s’était installé entre nous, sans que personne ne comprenne pourquoi ni comment. La télé n’était pas abîmée, heureusement d’ailleurs. Puis, Josh finit par briser ce silence.
Josh – « Pourquoi Londres ? » demanda-t-il.
Moi – « Pourquoi pas ? »
Josh – « Je ne sais pas. Tu ne m’avais jamais parlé de Londres, tu me parlais tout le temps de Los Angeles, Sidney ou encore New-York. Je croyais que tu étais partie dans une de ces villes. »
Moi – « Et si mon but était de ne pas te revoir ? » annonçai-je.
Josh – « Parce que ça l’était ? »
Moi – « Je n’en sais trop rien. J’ai toujours voulu fuir mon passé pour construire mon avenir. Peut-être que je suis destinée à avoir une vie comme ça, bourrée d’emmerdes, toujours avoir les connards collés au cul. Peut-être que le destin veut que je me fasse tuer, je n’ai peut-être pas ma place ici … » commençai-je à pleurer.
Josh – « Arrête ! Tu es la personne la plus merveilleuse que j’ai rencontrée de toute ma vie. Tu as toujours été là quand j’en avais besoin, tu m’as aidé à remonter la pente. Je ne t’ai peut-être pas toujours rendu la monnaie de ta pièce et j’en suis sincèrement désolé. Alexie, tu es parfaite et si tu n’es pas faite pour être en vie, personne ne l’est. »
Il me prit dans ses bras. A ce moment, je me serai cru quatre ans auparavant, encore au lycée à King College. Je n’éprouvais plus aucun sentiment pour Josh, enfin c’était ce que je croyais. Je m’allongeai sur ses genoux et il caressait mes cheveux. Je me sentais bien avec Josh, en sécurité. Je finis par m’endormir.
***
Le lendemain matin, je me réveillai. Je remarquai que j’étais dans mon lit, en pyjama. Je me levai et cherchai Josh dans l’appartement. Je me rendis compte que j’étais seule. Je me préparai pour sortir en ville. En sortant de chez moi, je fus percutée par un homme assez robuste. Il me fit lâcher mon sac mais il le ramassa immédiatement.
Homme – « Oh pardon, je ne vous avez pas vu. » s’excusa-t-il en ramassant mon sac.
Moi – « Ce n’est pas grave. » le rassurai-je en reprenant mon sac.
Il leva la tête pour me regarder. Le garçon était juste magnifique. Il devait sûrement avoir 22/23 ans maximum, il avait de beaux cheveux bruns et de magnifiques yeux bleus. Il esquissa un sourire, ce qui me fit directement fondre.
Homme – « Moi c’est Kyle. » se présenta-t-il.
Moi – « Alexie. »
Kyle – « Je le sais. Euh, enfin je veux dire, c’est un très joli nom. »
Moi – « Merci. »
Kyle – « Puis-je avoir ton numéro de téléphone ? » dit-il timidement.
Moi – « Bien sûr. »
Je lui dictai mon numéro qu’il empressa d’enregistrer dans ses contacts. Puis, on partit chacun de notre côté. Je marchai vers la station de métro pour rejoindre la bibliothèque.
***
Six heures. Le soleil commençait juste à se coucher, je devais rentrer. Je fermai mon bouquin et le remis à sa place avant de me lever et de quitter la bibliothèque. Je décidai de rentrer à pied et non en bus ou métro. J’enfonçai mes écouteurs dans mes oreilles, me coupant du monde extérieur, m’enfermant dans ma bulle à moi. La musique à fond dans les oreilles, je n’entendais malheureusement pas les pas se rapprochant dangereusement de moi. La rue était déserte, aucun passant en vue, ni voiture, ni chat errant, rien. Il n’y avait que moi. Enfin, c’est ce que je pensais avant de me recevoir un coup sur la tête.
***
En me réveillant quelques heures plus tard, avec un mal de tête atroce, il faisait noir, affreusement noir. J’étais ligotée par les mains à un poteau. Où étais-je ? Qu’est-ce que je faisais ici ? Puis, des lumières s’allumèrent les unes après les autres. Le temps que mes yeux s’habituent à la luminosité, quelqu’un avait pu entrer. J’étais dans un hangar tout pourri. Une armoire se trouvait au fond de la pièce et une table devant moi. Je gigotai dans tous les sens pour essayer de me détacher mais sans résultat, j’étais bien enchaînée.
? – « Ca ne sert à rien de bouger comme ça, tu ne te détacheras pas. » dit un homme.
Je tournai la tête et remarquai un homme, assis devant un bureau avec un ordinateur. Il était dos à moi, je ne pouvais donc pas voir son visage. Je distinguais mon portable branché à son PC. Je ne savais pas ce qu’il fabriquait.
Moi – « Qu’est-ce que vous voulez ? Qu’est-ce que vous faites avec mon portable ?! » m’exclamai-je.
? – « Je regarde si tu n’as pas un mouchard. »
Moi – « Pourquoi j’en aurai un ? »
? – « On sait jamais. »
L’homme se leva et se retourna. Je ne le reconnus pas, enfin, je ne le connaissais pas tout court. Il débrancha mon portable avant de l’éteindre. Il le balança sur le bureau avant de se mettre face à moi. Il me reluqua de haut en bas avant de passer sa langue sur sa lèvre supérieure. Son regard disait tout. Ce mec me répugnait mais physiquement, j’avoue qu’il était plutôt pas mal. Il avait un charme.
? – « Il avait raison. T’es bonne. »
Je lui crachai à la figure. Ses paroles me dégoutaient au plus haut point. Mais ce geste, j’aurai pu l’éviter car, après s’être essuyé la face, sa main atterrit sur ma joue d’une telle violence que j’en gardais la trace. Des larmes apparurent au bord de mes yeux tandis que je perçais de la haine dans le sien.
? – « P’tite salope, ne t’avise plus à recommencer. » aboya-t-il.
? – « Ne l’abime pas trop, le chef ne va pas être content, Paul. »
Paul – « T’inquiète, mec. »
? – « Fais gaffe. Si elle a une égratignure, il te tuera. »
Paul – « Bon, écoute Garrett, est-ce que j’ai déjà désobéi au big boss ? »
Paul s’approcha dangereusement du dénommé Garrett. Ils se défièrent du regard avant que Garrett ne lâche. Paul lâcha un petit soupire victorieux et ils partirent tous les deux, me laissant là, toujours ligotée. Qu’allait-il m’arriver ? Je ne connaissais pas ces mecs, je ne savais pas de quoi ils étaient capable. Qu’est-ce qu’ils me voulaient sérieux ? J’attendis je ne sais combien d’heure avant qu’ils ne rentrèrent, cette fois-ci accompagnés. Ils entrèrent tous les deux dans la même pièce que moi. Le dénommé Garrett jonglait avec des couteaux, me regardant avec un regard assez sadique, tandis que Paul s’approcha dangereusement de moi.
Moi – « Qu’est-ce que vous voulez ? » demandai-je, au bord des larmes.
Paul – « On te veut toi, ma petite Alexie. »
Moi – « Comment vous me connaissez ? »
Garrett – « Ne pleurs pas ma chérie, on ne te fera rien. »
Il huma mon odeur. Je fermai durement mes yeux. Je sentis ses lèvres se poser tendrement dans mon cou et sa main se poser sur ma hanche. Le rire de Paul retentit derrière lui. Je vous avoue que j’avais vraiment peur.
Moi – « Qui êtes-vous ? » demandai-je faiblement.
? – « Les Apollons Circus. Garrett, dégage d’ici, on ne t’a rien demandé. » dit une voix féminine derrière les garçons.
Cette voix, je la connaissais, et très bien. Garrett s’écarta pour moi et me laissa la voir. Elle avait changé, beaucoup trop changé. Ses cheveux avaient poussé, ils étaient mis sur son épaule. Elle portait une mini jupe en cuir noire, des bottes noires et un haut qui s’arrêtait au-dessus du ventre. Par contre, elle était toujours aussi bien foutue.
Garrett – « Qu’est-ce que tu fous ici, Emily ? »
Emily – « Dégage de là. »
Garrett – « Et pourquoi ? »
Emily sortit un pistolet de derrière et le braqua sur le front de Garrett.
Emily – « Tu as le choix. Soit tu dégages le champ, soit j’explose ta ptite cervelle de moineau et tu sais très bien que je n’hésiterai pas à appuyer sur la détente. »
J’observai la scène. Garrett finit par capituler et partir, suivi Paul. Emily rangea son arme et me détacha. Je ne savais pas ce qu’elle était devenue. Elle s’appuya sur la table avec ses deux mains, me tournant le dos. Je massai mes poignets.
Moi – « Pourquoi t’es entrée dans ce gang ? » demandai-je. « Pourquoi tu as fait ça, Emily ?! J’ai revu ton frère hier, il s’inquiète vraiment pour toi. »
Emily – « Pff. Tu ne sais rien de moi, Alexie. »
Moi – « Bien sûr que si. Je suis ton amie ! »
Emily – « Une amie ne m’aurait jamais laissé tomber. Quand j’étais au plus bas, ils étaient là pour m’aider à me relever. Sans eux, je ne serai sûrement pas dans ce monde. »
Moi – « Je ne savais pas que mon départ ainsi que celui de Josh t’avait autant touché. »
Emily – « Laisse. Tu ne comprendras jamais. » dit-elle en partant.
Je me retrouvais de nouveau seule. Une seule question hantait mon esprit : avait-elle fermé à clé la porte d’entrée ? Je m’avançai vers celle-ci et posai ma main sur la poignée. J’appuyai dessus et la porte s’ouvrit. Je tombai dans un couloir. Je passai ma tête pour voir s’il y avait quelqu’un et partis en courant vers la droite. Il fallait que je trouve la sortie, et vite. Au bout de quelques minutes, j’arrivai sur une porte. Je l’ouvris et tombai dehors. On était je ne sais où, au milieu d’une forêt. Je me mis à courir le plus vite que je pouvais avec le peu de force qu’il me restait et empruntai le chemin qui se trouvait devant moi. Je ne savais ni où j’allais, ni où j’étais mais je continuai à courir. J’étais sur un chemin terreux, je courrais comme une malade, essayant de m’éloigner le plus loin possible. Puis, dans un virage, une voiture déboula très vite. J’essayai de la stopper pour qu’elle m’aide à m’enfuir mais elle manqua de m’écraser. Heureusement, elle freina à temps. J’aperçus le chauffeur à l’intérieur, sa tête m’était très familière. Oh putain, qu’est-ce qu’il foutait ici ?
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