
POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE
Chapitre 2
Krist n’arrêta pas de chercher du travail. Ce matin, il arriva dans une entreprise et discuta avec le directeur.
Directeur : monsieur Kristian, votre CV montre à quel point vous êtes un homme compétent. En plus, physiquement, vous êtes un jeune homme vraiment bien battu. Ce sont des gens tels que vous que nous recherchons.
Krist : je suis très honoré monsieur et je vous promets de vous apporter le meilleur de moi-même.
Directeur : très bien, alors ici, nous travaillons en deux phases, matin et soir.
Krist : aucun souci monsieur.
Directeur : très bien, le travail dans la matinée finit à 14h et celui dans la soirée commence à partir de 18h.
Krist : à partir de 18h ? C'est quel genre de travail ?
Directeur : un travail très spécial avec un salaire très haut. Vous serez payé en fonction de vos performances. Êtes-vous toujours d'accord ?
Krist : je vais d'abord essayer avant de vous donner mon accord.
Directeur : pas de soucis.
C'est ainsi qu’ils se séparèrent. Entre temps, à l’hôpital, le directeur de l’hôpital fait venir Isabelle dans son bureau.
Directeur : madame Isabelle c'est ça ?
Isabelle : oui monsieur.
Directeur : un joli prénom pour une belle personne.
Isabelle : merci.
Directeur : depuis quand travaillez-vous ici ?
Isabelle : depuis quelques mois seulement.
Directeur : quelques mois, mais vous faites vraiment du très bon travail madame Isabelle.
Isabelle : merci monsieur.
Directeur : depuis que vous êtes là, aucune femme n'est morte en accouchant, vous avez des mains divines.
Isabelle : je suis flattée monsieur, mais non, j'aime mon travail alors je le fais correctement.
Directeur : ah, je suis fier de vous, ce sont des femmes comme vous dont la société a besoin.
Isabelle : merci monsieur.
Directeur : oh, appelez-moi Roger.
Isabelle : ce n'est pas approprié monsieur.
Directeur : ça me va bien comme ça, s’il vous plaît.
Isabelle : d'accord monsieur, pardon Roger.
Directeur : ça sonne bien comme ça. Alors, est-ce qu’on peut se tutoyer ?
Isabelle : vous pouvez le faire monsieur.
Directeur : alors, que fais-tu pendant tes heures libres ?
Isabelle : parfois je rentre, parfois je cherche du travail pour mon mari.
Directeur : oh, il est au chômage ?
Isabelle : oui malheureusement.
Directeur : suis désolé mais, peux-tu m'accorder un peu de ton temps libre demain, j'aimerais discuter avec toi sur un sujet ?
Isabelle : d'accord, aucun souci monsieur.
Directeur : hum ?
Isabelle : Roger. En fait, je ne suis pas à l’aise avec ça.
Directeur : ok, ce n’est pas grave. Tu peux retourner travailler.
Isabelle : au-revoir monsieur.
Elle retourna à ses occupations. Elle rentra à la maison le soir et trouva son mari un peu joyeux. Il avait tout préparé et il s’apprêtait à aller pour aller au travail.
Isabelle : bonsoir chéri, comment a été ta journée ?
Krist : plus ou moins bien. Et la tienne ?
Isabelle : elle s'est bien passée. Waouh, que tu es beau mon amour !
Krist : merci.
Isabelle : où tu vas si bien habillé ?
Krist : j'ai trouvé du travail, enfin, je crois. Le patron m'a dit que je travaillerai matin de 07h à 14h et le soir à partir de 18h.
Isabelle : c'est quel genre de travail comme ça.
Krist : il m'a engagé en tant que gestionnaire des projets mais je sens qu’il y a quelque chose de louche derrière mais je vais aller voir pour confirmer mon intuition.
Isabelle : d'accord chéri, que Dieu soit avec toi.
Krist : merci mon amour. J'aurais bien voulu manger avec toi mais je n'ai plus beaucoup de temps.
Isabelle : ne t'inquiètes pas, vas-y !
Il partit donc à son rendez-vous de travail. Il arriva à l’heure et se rendit dans le bureau du directeur. Ce dernier le salua et il se leva pour pousser un placard qui contenait des livres et une porte se trouva derrière. Ils empruntent donc la porte et descendent au sous-sol. Krist fut surpris de voir la scène qu’il y a là devant lui. Des gens qui tournaient des scènes pornographiques et c'est le travail que le patron lui proposait.
Directeur : voilà, c'est le travail de la soirée et comme je vous l'ai déjà dit, vous serez payé en fonction de vos performances et des scènes que vous réaliserez. Voulez-vous essayer ?
Krist : je ne suis pas encore prêt à embrasser la perversité monsieur, désolé.
Il rebroussa chemin et le patron le suivit. Il le mit en garde d'en parler sinon il paiera cher. Krist rentra à la maison et expliqua tout à sa femme.
Isabelle : le monde est vraiment pourrit, nous sommes perdus.
Krist : je commence à perdre espoir mon amour, cela fait déjà un mois que je cherche sans succès.
Isabelle : il ne faut pas perdre espoir chéri, il faut persévérer et un jour ça ira.
Krist : et si ce un jour ne venait jamais ?
Isabelle : ne sois pas pessimiste mon amour, soit positif et espère. Nous n'allons pas demeurer ainsi jusqu’à la mort. Ta situation va changer tu verras.
Krist : heureusement que tu es là. Tu es la seule chose que Dieu a fait de bon dans ma vie.
Isabelle (sourire) : ne dit pas ça, sois reconnaissant envers Dieu pour chaque jour qu’il t'offre, de telles paroles le blessent certainement et s’il est en colère, il rendra tes épreuves encore plus dures.
Krist : tu as raison, qu’il me pardonne.
Le matin, Krist reprend ses recherches pendant que sa femme se rendit à l'hôpital. À l'heure de pause, monsieur Roger l'invita dans un restaurant pour discuter.
Roger : merci d'avoir accepté déjeuner avec moi.
Isabelle : merci pour l'invitation.
Roger : tu sais, quand j'ai vérifié les résultats du travail que tu fais ici et la contrepartie que tu en reçois, je me suis dis que c’est très en dessous de ce que tu mérites de gagner.
Isabelle : je ne me plains pas monsieur.
Roger : ça te dirait une petite augmentation de salaire ?
Isabelle : ce n'est pas moi qui le demandera monsieur mais je vous en serais reconnaissante. Cependant, je n'acceptera pas si ce n'est pas proportionnel au travail que j’effectue.
Roger : tu es vraiment une femme exceptionnelle Isabelle, je vais augmenter ton salaire de 10%, ça te va ?
Isabelle : oui monsieur, merci beaucoup.
Roger : non, tu le mérites. J'aime les gens qui travaillent bien alors j'aurais besoin de toi de temps en temps.
Isabelle : je suis à votre service monsieur.
Roger : bien, ça sera tout. Merci d'avoir accepté ce rendez-vous.
Ils se séparent donc là et ils retournent au travail. Roger voulait d'abord créer des liens avec elle avant de toucher le point sensible. Un mois plus tard, Krist ne trouve toujours pas de travail et du côté de sa femme, les problèmes deviennent plus sérieux quand son patron lui demande aujourd’hui, autour d’un dîner, d’être sa maîtresse.
Roger : vraiment Isabelle, en plus d’être belle et intelligente, tu es vraiment une femme travailleuse. Depuis un mois que je suis là, je suis vraiment impressionné par le travail que tu accomplis dans cet hôpital.
Isabelle : merci beaucoup monsieur, je suis honorée.
Roger : je pense que tu mérites d’être la directrice de toutes les sages femmes.
Isabelle : vous le pensez vraiment ?
Roger : bien sûr, penses-tu être à la hauteur de cette tâche ?
Isabelle : évidemment monsieur, vous ne serez pas déçu.
Roger : je crois que si toi et moi sommes ensemble, nous ferons de cet hôpital le meilleur de la ville.
Isabelle : vous pouvez compter sur moi monsieur.
Roger : nom de Dieu, qu'est-ce que t’es belle !
Elle baissa la tête en souriant.
Roger : acceptes d’être ma maîtresse et le poste est à toi.
Isabelle releva très rapidement la tête, les yeux écarquillés, très surprise par ses paroles de son patron.
Isabelle : monsieur, c'est à moi que vous parlez ?
Roger : qui d'autre est avec moi sur cette table ?
Isabelle : mais monsieur, je suis une femme mariée et vous aussi vous êtes un homme marié.
Roger : oh, oublie ça. Si je savais que j'allais te rencontrer un jour, je ne me serais jamais marié.
Isabelle : mais regardez-vous monsieur, vous êtes mon père.
Roger : je ne suis pas ton père, je suis l'homme qui est épris de toi. S’il te plaît, accepte ma proposition, ta vie sera transformée à jamais. Tu deviendras la responsable du corps des sages femmes, j'augmenterai ton salaire de 50% si tu veux.
Isabelle : écoutez monsieur, si je voulais sortir avec plusieurs hommes, je ne me serais pas mariée mais ce statut de femme mariée me défend formellement d’aller ailleurs. Et d'ailleurs, je ne suis pas ce genre de fille alors je suis désolée mais je refuse.
Roger : réfléchis-y normalement Isabelle, l'avenir de ton travail en dépend.
Isabelle : monsieur, je ne peux pas accepter d’être votre maîtresse, j'aime mon mari.
Roger : pourquoi restez-vous avec ce pauvre type, qu’est-ce qu’il a à vous offrir, vous méritez mieux que lui.
Isabelle : ce n'est pas votre problème.
Roger : il serait préférable pour toi de ne pas m'avoir comme ennemi madame. Je te laisse quand-même quelques jours pour y réfléchir.
Isabelle : si vous voulez me renvoyer, je vous en prie faites-le parce que ma réponse ne changera jamais. Même si je dois tromper mon mari, ça ne sera jamais avec un homme qui a l’âge de mon père.
Roger : penses-y !
Roger s’en alla. Isabelle resta assise, toujours étonnée.
Isabelle : mon Dieu, pourquoi tout ceci nous arrive ?
Elle se lève et rentre à la maison. Elle discute avec son mari.
Isabelle : chéri, je crois que je vais perdre mon travail.
Krist : pourquoi tu dis ça ?
Isabelle : parce que mon patron m'a demandé de sortir avec lui de peur de perdre mon travail en cas de refus.
Krist : ce n'est pas grave même si tu perds, il y a beaucoup d’hôpitaux qui ont besoin de tes compétences.
Isabelle : sûrement !
Krist : pourquoi ai-je l'impression que je ne te mérite pas ?
Isabelle : hey, ne dit pas ça mon amour, ne laisse pas ce genre de pensées pourrir ton esprit. Personne d'autre que toi ne peut me mériter.
Krist : c'est moi qui devrait m'occuper de toi, pas le contraire. Mais voilà déjà trois mois que tu paies le loyer, tu paies la facture, je te sers à quoi ?
Isabelle : tu me rends heureuse, tu donnes un sens à ma vie. Ne pense jamais ce genre de choses mon amour, tu fragilises notre couple.
Krist : je suis désolé, pardonne-moi.
Isabelle : ce n'est rien, je te comprends mais sois fort et persévérant, ça va aller.
Ils se prennent dans les bras.
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