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Couverture du roman Piégé dans sa toile de manipulation

Piégé dans sa toile de manipulation

Maxime, l'étudiant prodige, a orchestré ma réussite scolaire à Lyon. Pensant vivre une idylle, j'ai découvert ses tromperies avec sa collègue Chloé. Après une rupture dévastatrice menaçant mon cursus, j'ai feint de revenir vers lui par stratégie. Je joue la compagne docile pour valider mes examens tout en préparant ma fuite. Mais lors d'une demande en mariage publique visant à me lier à lui, Chloé surgit, révélant sa grossesse devant la foule. Le piège se referme enfin.
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Chapitre 1

Maxime, mon copain si brillant, était mon sauveur. J'étais la fille « lente » qu'il avait personnellement coachée pour intégrer la fac de Lyon. Il avait bâti tout mon avenir universitaire, et je croyais que notre histoire d'amour était un conte de fées.

Mais après avoir trouvé la plaquette de pilules d'une autre femme dans son sac et l'avoir surpris à enchaîner les mensonges avec sa partenaire de labo, Chloé, je l'ai finalement quitté. Le prix à payer a été brutal : j'ai raté tous mes partiels et j'ai risqué le renvoi.

Désespérée, prête à tout pour me sauver, je suis retournée vers lui. J'ai joué le rôle de la petite amie douce et obéissante, utilisant son aide pour cartonner à mes examens de rattrapage, tout en planifiant secrètement mon évasion vers une nouvelle filière.

Le jour où mon transfert a été approuvé, il m'a prise par surprise avec une demande en mariage publique. Devant une foule en délire, il s'est agenouillé avec une bague en diamant, prêt à me piéger pour toujours dans sa vie parfaite.

« Veux-tu m'épouser ? » a-t-il demandé, la voix pleine de triomphe.

Mais avant que je puisse répondre, une autre femme s'est avancée. C'était Chloé, la main posée sur son ventre rond.

Chapitre 1

J'ai trouvé la plaquette de pilules dans le sac à dos de Maxime. Elles étaient enfouies au fond d'une poche latérale, nichées au milieu d'un enchevêtrement de câbles de chargeur et de documents scientifiques. Mes doigts ont effleuré le petit emballage plat, et une angoisse glaciale m'a envahi l'estomac.

Maxime avait toujours été clair sur une chose : il n'aimait pas les préservatifs, et il ne voulait surtout pas de surprises. « On est trop concentrés sur nos carrières pour ce genre de choses, Léna », avait-il dit, d'une voix ferme, comme s'il énonçait un fait scientifique. C'était une règle, pas une préférence. Il était même allé jusqu'à dire qu'il était allergique au latex, une excuse bien pratique qui m'avait toujours fait culpabiliser ne serait-ce que de remettre sa position en question.

Et maintenant, ça.

Mon esprit s'est emballé, essayant de trouver un sens à tout ça. Ça pourrait être pour moi ? Non, il avait toujours insisté pour que j'utilise un diaphragme, une méthode qu'il avait méticuleusement étudiée et jugée « statistiquement supérieure ». Cette plaquette était différente, une marque que je ne reconnaissais pas.

*Il est juste prévenant, Léna. Peut-être qu'il les a achetées pour toi, en secours ?* murmuraient les Voix dans ma tête, ce refrain familier et rassurant. *Ou peut-être qu'il rend juste service à une amie. C'est le genre de mec attentionné qu'il est.*

J'ai refermé la main sur la plaquette, sentant les bords coupants de l'aluminium. Mon cœur battait la chamade. Est-ce que je devais la remettre en place ? Faire comme si je n'avais rien vu ? Et s'il pensait que je fouillais ? Il détestait quand j'étais « curieuse ».

Un clic soudain dans la serrure. La porte s'est ouverte. Maxime est entré, le front plissé, une pile de livres sous le bras. Il s'est arrêté net en me voyant, la main encore dans son sac à dos.

« Léna ? Qu'est-ce que tu fais dans mes affaires ? » Sa voix était basse, mais elle avait cette pointe, celle qui signifiait que j'avais déjà des ennuis.

Ma main s'est figée. J'ai lentement sorti la plaquette. « Je... Je voulais juste ranger un peu ton sac. Tu le laisses toujours en désordre. » Ma voix n'était qu'un faible murmure.

Ses yeux sont tombés sur les pilules. Une lueur a traversé son regard – de l'agacement ? de la surprise ? Impossible à dire. Puis, son expression s'est adoucie en un soupir familier et las. « Ah, ça. Oui. » Il a tendu la main, ses longs doigts prenant délicatement la plaquette de ma main tremblante. « C'est pour Chloé. »

Mon souffle s'est coupé. Chloé. Bien sûr.

« Elle a des règles très douloureuses ces derniers temps, ça la paralyse », a expliqué Maxime, sa voix empreinte d'une inquiétude presque professionnelle. « Elle en a parlé au labo, et j'ai fait quelques recherches. Ces pilules en particulier sont connues pour soulager les symptômes de son problème spécifique. Je lui ai dit que je les prendrais pour elle, vu qu'elle était débordée avec la deadline du nouveau projet. » Il m'a regardée, une pointe d'exaspération dans le regard. « C'est une recommandation médicale, Léna, rien de plus. Tu sais que j'essaie toujours d'aider les gens. »

Il a remis les pilules dans son sac, d'un geste rapide et délibéré qui a effacé toute trace de leur existence. Un autre soupir lui a échappé, plus lourd cette fois. « Honnêtement, Léna, je me demande parfois pourquoi tu tires toujours des conclusions hâtives. Chloé est ma partenaire de labo. Ma collègue. Il n'y a rien de romantique entre nous. » Il a fait une pause, ses yeux se plissant légèrement. « Si tu ne me crois pas, tu peux lui demander toi-même. Ou demander à n'importe qui au labo. On est pratiquement mariés à nos recherches, pas l'un à l'autre. »

Je me suis souvenue de la dernière fois que j'avais essayé d'exprimer mes inquiétudes à propos de Chloé, comment Maxime m'avait traitée d'« irrationnelle » et de « jalouse », comment j'avais fini par m'excuser pour mon « manque de confiance ». *Il a raison, Léna. Tu compliques toujours tout. Il est brillant, occupé, et tu n'es qu'une distraction.* Les Voix ont renchéri, leur chœur étant à la fois un baume et une brûlure.

« Non, non, je te crois. » J'ai dégluti difficilement, les mots avaient un goût de cendre. « C'est juste que... je m'inquiète pour toi, c'est tout. » J'ai forcé un petit sourire d'excuse.

Maxime a haussé un sourcil, un air de surprise fugace traversant son visage. D'habitude, je me défendais plus, ou au moins je pleurais.

« En fait, j'étais venue te demander si tu avais besoin d'aide pour ton devoir de physique », ai-je ajouté rapidement, essayant de détourner son attention. « J'allais rentrer à la cité U, mais je voulais voir si tu étais libre. »

J'ai commencé à ranger une pile de papiers qui traînait sur son bureau, mes mains ne tremblant que légèrement. Le silence s'est étiré entre nous.

Maxime s'est raclé la gorge, comme s'il allait dire quelque chose.

« Bon, si tu n'es pas occupé, je devrais y aller », ai-je marmonné, reculant déjà vers la porte. Mes jambes semblaient être en plomb, mais il fallait que je sorte de là.

En sortant, j'ai jeté un dernier regard en arrière. Maxime était là, dos à moi, fixant son sac à dos. Il avait l'air confus, comme si je venais de dire quelque chose dans une langue étrangère.

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