Couverture du roman Nawgëlsky - Tome 1: La légende de la Cinq Espéry

Nawgëlsky - Tome 1: La légende de la Cinq Espéry

8.4 / 10.0
Dans Nawgëlsky - Tome 1: La légende de la Cinq Espéry, Bosco découvre un univers de magie menacé par l'Ennemi. Ce fantasy novel suit sa mission pour accomplir son destin et sauver ce monde. Une adventure story épique à découvrir parmi les nouveaux fiction fantasy novels.
Résumé de Nawgëlsky - Tome 1: La légende de la Cinq Espéry
À peine âgé de vingt ans, Bosco se retrouve transporté dans un royaume mystique où la magie est reine. Cet univers enchanteur est cependant en péril, traqué par une entité terrifiante nommée l'Ennemi, qui convoite le pouvoir absolu. Guidé par un récit ancestral, le jeune homme réalise qu'il possède la force nécessaire pour stopper ce fléau. Face à de multiples dangers, parviendra-t-il à maîtriser son destin et à protéger cette terre dont il ignore encore tout ?
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Nawgëlsky - Tome 1: La légende de la Cinq Espéry Chapitre 1

À Fleur,

À mes amies que j’ai tant aimées,

À tous ceux que ce livre pourra faire rêver.

Prologue

La Cinq Espéry

Une brume épaisse recouvrait la terre aride, ne laissant aucun rayon illuminer le sol. Des arbrisseaux morts tombaient en poussière, couchés en travers de la route. La terre était sèche et craquelée. Des flaques d’eau trouble ondulaient ici et là, sans ordre apparent. Les seuls volatiles qu’on parvenait à apercevoir de temps en temps étaient noirs et poussaient des cris stridents. Aussi loin que portait le regard, le même paysage s’étendait, semblant ne plus finir. Le lieu aurait pu être inhabité.

Et pourtant, les cailloux se mirent à trembler à l’approche d’un pas martelant le sol. Un cheval immense galopait plus vite que le vent. Il était noir et l’on distinguait sur ses côtés de grandes ailes repliées contre ses flancs. Ses yeux étaient jaune d’or. L’étrange monture portait un être sur son dos : celui-ci arborait un long manteau des pieds à la tête. Mais la vitesse de la course retira la capuche qui masquait ses traits.

L’être avait la peau verte, des yeux magenta et des cornes ivoire de part et d’autre de sa tête qui lui donnaient un air effrayant. On devinait ses crocs pointus sous ses lèvres charnues. Une cicatrice courait sur sa face, lui barrant l’œil droit.

Bête et cavalier ne se souciaient pas de l’ambiance qui les entourait. Ils filaient sans s’arrêter. La bave écumante coulait entre les babines du destrier. Soudain, il déploya ses ailes qui se révélèrent semblables à celles de chauve-souris et prit son envol.

***

Un gigantesque château se dressait. Certaines de ses constructions étaient en ruines, le reste paraissait avoir été rénové. Une multitude de tours en pierre grise défiaient de leur hauteur le ciel voilé. Le temps avait noirci les murs. Des douves phénoménales constituaient une solide protection contre tout être indésirable. Des soldats patrouillaient, l’armure les couvrant tellement qu’on ne distinguait même plus leurs yeux.

Le cavalier arrivait. Son cheval atterrit et continua sur quelque distance sa course terrestre, avant de s’arrêter enfin devant les douves profondes, attendant qu’on le laisse passer. Les soldats l’ignorèrent. L’être à la peau verte ferma les yeux et prononça à voix basse quelques paroles inaudibles. Le pont-levis s’abaissa alors en grinçant et se posa dans un bruit sourd de l’autre côté des douves, devant le coursier. Le cavalier pénétra en trombe sur le pont-levis et dans le château. Après avoir passé une multitude de grilles qu’on avait levées devant lui, il entra dans une vaste cour. Un Humain, petit de taille, s’approcha et prit parti de s’occuper de la bête essoufflée du voyageur. Puis un autre personnage, haut et large de stature et tout semblable au nouvel arrivant, s’approcha de lui et il murmura :

« Le Maître t’attend. »

Les deux êtres s’engagèrent dans un long corridor. Rien que de la pierre. Au sol, au mur, au plafond, nul endroit où se posait le regard n’était autre que de la pierre. Une pierre gris terne. La couleur semblait avoir été bannie de cet univers. Après avoir traversé maints couloirs, escaliers, salles, tours, ils arrivèrent devant une imposante porte en bois magnifiquement sculptée mais représentant des scènes de guerre, de désastre, de sang, de terreur. La porte, tirée de l’intérieur, s’ouvrit lentement et les laissa entrer.

Cette salle était remplie de convives silencieux. Certains avaient la peau verte comme les nouveaux arrivants ; d’autres étaient petits et étaient d’un gris tel qu’ils auraient été invisibles si personne ne s’était tenu derrière eux ; une multitude d’êtres étranges se tenaient dans la foule semblablement. Un long tapis brun entouré de soldats armés jusqu’aux dents était déroulé au centre de la longue salle et courait jusqu’à un endroit surélevé où trônait un siège. Un personnage s’y tenait assis, appuyé sur les accoudoirs noirs.

L’être semblait ne pas avoir de corps palpable. Juste du brouillard opaque recouvert par une pèlerine plus noire que les ténèbres.

Lorsque les deux personnages parvinrent devant lui, ils mirent un genou à terre et gardèrent la tête baissée longtemps, dans un silence de mort. Puis une voix inhumaine, émise par l’être terrifiant de brume, semblant sortir des entrailles les plus sombres de l’histoire, leur ordonna :

« Relevez-vous. »

Les intéressés se redressèrent de concert. La voix reprit, gloussant :

« Glorc, mon fidèle Zorbag. Tu es revenu, dit-il au voyageur.

— Oui, Sire. Votre Majesté peut compter sur moi, répondit ledit Glorc. »

Le roi émit un gargouillement et aussitôt, une bulle les recouvrit, lui et son interlocuteur. À l’extérieur de cette bulle, personne n’entendait la conversation.

« J’espère pour toi, car je vais t’envoyer en mission de la plus haute importance. »

Glorc ravala sa salive. Il fallait qu’il réussisse cette mission à tout prix ou il n’en avait plus pour longtemps à vivre encore. Sans s’en soucier, l’autre reprit.

« As-tu déjà ouï l’histoire de la Cinq Espéry ?

— Oui, Sire. Cette vieille légende qui n’existe pas. Vous n’avez pas à vous en souci…

— JE NE T’AI PAS DEMANDÉ TON AVIS ! cracha le roi. »

Glorc eut un infime sursaut en arrière. Il était allé trop loin. Aussitôt, son interlocuteur se détendit, ses épaules, dont le contour était dessiné par la cape, se détendirent.

« Tu l’as déjà entendue ?

— Oui.

— Quelle est-elle ? »

Glorc poussa un soupir exaspéré mais s’exécuta :

« Il y a longtemps, cinq généraux des armées ennemies vous ont battu et humilié à Lonngabel. Ils vous ont repoussé jusqu’ici, vous condamnant à une vie de misère, sachant pourtant bien que vous reprendriez des forces pour attaquer de nouveau : ils ne pouvaient pas faire plus. Leurs cinq descendants pourraient, selon la légende, vous anéantir définitivement. Mais…

— Parfait. C’est tout ce que je te demande et rien de plus. Gare à toi. Vois-tu, cette “vieille légende”, comme tu l’appelles, existe bel et bien, aussi vraie que tes deux cornes sur ta tête, stupide Zorbag. Vous avez beau être effrayants avec vos cornes et votre peau verte, la force de ton peuple a beau être sans égale, vous ne suffirez pas à annuler cette légende, encore moins à la contrer. La bataille de Lonngabel m’a ruiné. Mais je suis prêt à reprendre le contrôle du monde et tout sera à moi.

— Les Zorbags vous seront toujours fidèles.

— Pourquoi le seraient-ils ? »

La question désarçonna complètement Glorc. Il y a très longtemps, le roi immortel qui se tenait en face de lui avait passé un accord avec les Zorbags, le peuple de Glorc. Le roi leur avait juré, en échange de leur fidélité, de leur donner une partie des territoires qu’ils obtiendraient après leur victoire. Pourquoi le roi remettait-il en question cet accord ? Pourrait-il les trahir ? Malheureusement, c’était possible et si c’était le cas, ils ne pouvaient pas renoncer à leur fidélité jurée : le roi les anéantirait. Il était beaucoup trop puissant. Il avait besoin d’aide, certes, pour conquérir un monde entier mais détruire certains peuples lui était d’autant plus facile que de lever le petit doigt. La peur clouait les Zorbags sur place. Glorc ravala sa salive et sa fierté. Le roi reprit la parole :

« Revenons à ce que nous disions. Le temps de l’accomplissement de la légende approche et bientôt les cinq descendants de ces généraux se lèveront contre moi. Je veux que vous les accueilliez. Ils seront un petit divertissement avant la bataille que nous allons mener. Aucun prisonnier. Ai-je été clair ?

— Ou… oui, Votre Splendeur. »

La bulle s’estompa, les rendant audibles aux personnages qui patientaient tant bien que mal.

Le roi remonta sur son trône et éclata d’un rire lugubre.

« Et bientôt, le monde et sa Terreur seront à moi ! »

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Table des matières de Nawgëlsky - Tome 1: La légende de la Cinq Espéry

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
Ch. 4
Ch. 5
Ch. 6
Ch. 7
Ch. 8
Ch. 9
Ch. 10
Ch. 11
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