
Nathanaël
Chapitre 2
D’abord une me tombe dessus, puis encore une autre, je n’arrive pas à remonter à la surface, je suis bloquée par les rouleaux des vagues, je commence à m’épuiser et l’envie de respirer se fait sentir.
Je cherche par tous les moyens de me relever, mais en vain.
Je reste le plus longtemps possible en apnée, mais je sens l’eau qui commence à s’infiltrer dans mes poumons.
Il m’est de plus en plus difficile de résister.
Je sens mon corps qui me lâche et l’envie de respirer est tellement forte que j’ouvre la bouche, je sens alors l’eau salée rentrer dans mon corps et mes poumons me font souffrir.
Ma vue se brouille, je sens mon corps sous les spasmes commencer à se décontracter. Je me sens partir. Je pars.
— Respire ! Respire !
J’entends cette voix, elle est loin, très loin.
— S’il te plaît, respire, reviens ! Ce n’est pas le moment, ton moment ! n’abandonne pas !
Mon cerveau me dit de me réveiller, de revenir, mais mon corps n’a pas de réaction.
Je sens que je bouge, que quelqu’un le bouge, on appuie sur mon thorax, un massage cardiaque ?
Un souffle me remplit les poumons. Ce sont des mouvements à répétition, on me réanime.
— Allez, s’il te plaît réveille-toi, s’il te plaît !
Mes yeux s’ouvrent et ma tête se relève légèrement pour recracher l’eau que j’ai ingurgitée. La tête me tourne :
— Comment te sens-tu ?
Je m’assois et regarde autour de moi. C’est un endroit qui m’est totalement inconnu, je ne reconnais pas.
Mes yeux poursuivent leur visite jusqu’à tomber sur un jeune homme pâle, il a des cheveux blonds et des yeux violets.
Cet homme est magnifique, vraiment comme tout droit sorti d’un rêve. Mes yeux le fixent, car il m’est inconnu.
— Comment te sens-tu ? me demande-t-il.
Mon esprit revient à la raison :
— Euh oui pardon, merci de m’avoir sauvée !
— Ce n’est rien, je n’allais pas te laisser mourir !
Il me sourit :
— Oui, mais c’est gentil, merci quand même !
— Je t’en prie.
Il se relève et me tend la main :
— Je t’aide ?
— Merci.
Ma tête tourne encore un peu, mais il me retient, nos visages ne sont pas loin l’un de l’autre.
— Doucement.
Je regarde encore une fois autour de moi, mais rien n’y fait, je ne reconnais pas cet endroit.
— Où suis-je ?
— Je te le dirais un autre jour, il faut que tu te reposes !
— Quoi ? Mais ?
Je sens que quelque chose m’endort, je ne me sens pas capable de dire ce que c’est.
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