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Couverture du roman Nanda

Nanda

Découvrez un récit bouleversant capable de transformer radicalement votre existence. À travers cette œuvre poignante, plongez au cœur d'une expérience humaine unique qui illustre parfaitement comment un destin peut basculer. Ce roman moderne explore les méandres des sentiments avec une intensité rare, offrant un miroir saisissant sur nos propres vies. Laissez-vous porter par cette romance profonde dont chaque chapitre résonne comme une véritable leçon de vie.
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Chapitre 2

Moi : en tout cas.

Lui : tu ferais mieux de m’écouter !

Moi : je vais me reposer.

Lui : ok.

Je raccroche en ne rajoutant rien.

Il sait que je ne vais pas me reposer. Je ne dors pas à 19h.

C’est après ce type d’appel que je regrette m’être remise avec lui.

Je me rends compte que je lui reproche trop de choses qu’il ne cherche pas à améliorer. J’ai besoin d’un soutien quand j’ai des doutes et il m’enfonce souvent plus qu’autre chose.

Ce n’est pas facile de devoir faire face à certaines réalités. Mais je ne veux pas abandonner. Je ne veux pas donner raison aux gens qui pensent que je perds mon temps, ce n’est pas le temps !

En Afrique les mentalités font peur, trop régressives mais je vais prouver que c’est possible de faire ce qu’on aime et d’en tirer profit.

Je vais prendre ma douche pour me sentir plus en forme et lorsque je termine je mets un gros T-shirt blanc et le bas d’un pyjama en soie noir.

En revenant dans la chambre, je prends mon ordinateur et je vais m’asseoir sur le lit. Alors que je cherche quoi faire devant une page blanche mon téléphone sonne.

Je regarde le numéro (que je ne connais pas) et j’attends un peu avant de répondre.

Moi : allô ?

La personne (voix d’une femme) : allô ? Bonsoir.

Moi : Bonsoir.

La dame (prenant les devants) : je m’adresse bien à Nanda Ondo ?

Moi : oui, c’est moi.

La dame : ok, j’appelle pour vos services en décoration. Je vais entrer dans une maison après mon mariage et je souhaite l’aide d’une professionnelle pour la décoration.

Moi (regardant la page blanche de mon ordi) : je peux avoir votre prénom s’il vous plaît ?

Elle : Launy.

Moi (notant les informations importantes) : ok, vous avez un créneau pour qu’on puisse se voir ?

Elle : oui, demain je ne fais rien.

Moi : je regarde dans mon emploi du temps.

Dieu seul sait que je n’ai rien à faire. Je fais semblant histoire de laisser penser que je suis occupée.

Moi : demain 10h je suis libre.

Elle : ok d’accord. Je vais vous donner les infos par message.

Moi : ok, on fait ça.

Elle : merci et à demain.

Moi : merci à vous, bonne soirée et à demain.

Elle : merci.

Je la laisse raccrocher et lorsqu’elle n’est plus en ligne je bondis du lit.

Moi (criant dans la maison) : merci Seigneur !

J’avais faim mais la faim est partie.

Je suis dans cet état chaque fois que j’ai un coup de fil professionnel.

J’allume la télé, je vais prendre deux bananes et je viens regarder un film. Je m’endors devant ce film et je me réveille en sursaut à 6h du matin.

Je me rassure lorsque je regarde l’heure.

Je reste sur le lit une bonne trentaine de minutes puis je commence le ménage.

À 8h je vais prendre ma douche et lorsque je termine je vais m’habiller dans la chambre.

Je porte une robe en pagne bleu un peu décolleté mais étant donné que je n’ai pas du tout de poitrine ce n’est pas provocant.

Je mets sandale noire et je vais chercher le sac noir que je prends toujours lors de mes rendez-vous.

Après ma tenue, je vais dans la douche et je branche le fer pendant que je me maquille.

Lorsque je termine avec mon visage je boucle mon tissage (histoire de donner du volume) et je vais me parfumer.

Je suis tellement excitée que je n’ai pas faim.

Je prends quand même une pomme que je m’oblige à finir avant de quitter la maison (sinon je ne vais pas la manger).

Je sors de la maison à 9h17 et je fonce vite prendre un taxi.

25 minutes plus tard je descends du taxi et je commence à marcher pour retrouver la maison (selon les indications du message de la cliente).

Quand j’arrive devant le portail j’attends qu’il soit l’heure pour chercher à entrer et je vois une voiture qui s’arrête devant moi.

La dame klaxonne et le portail s’ouvre de l’intérieur (je ne vois pas qui l’ouvre).

Lorsqu’elle rentre elle baisse sa vitre et :

Elle : vous pouvez entrer !

Je suis ce qu’elle me dit et je rentre dans la concession. Ce n’est qu’à ce moment que je vois le gardien.

La dame descend de sa voiture et vient vers moi.

C’est une jeune femme de teint noir, je parie qu’elle a soit mon âge, soit elle est à peine plus âgée.

Elle porte un jean noir et une chemise blanche Ralph Lauren. Aux pieds elle a une basket en cuir (coco chanel) de couleur noire et un sac Hermès (type Birkin 35) à son bras droit.

Elle respire l’argent et chaque pas en ma direction me le confirme.

Elle (ajustant ses lunettes de soleil sur la tête) : bonjour.

Moi (comprenant qu’elle parle à son gardien) : …

Elle se rapproche de moi et :

Elle : je vous fais la bise ou ça se passe comment ?

Moi (allant vers elle) : la bise ça me va et si ça ne dérange pas on peut se tutoyer.

Elle me fait deux bises et :

Elle (parlant au gardien) : tu peux laisser le portail ouvert, on ne va pas durer.

Je fais enfin attention à la maison.

Comment ne peut-elle pas respirer l’argent !

En regardant sa maison je perds le nord. Elle est immense, et l’architecture est tout aussi magnifique.

Je n’ai jamais eu affaire à une maison aussi grande pour un projet.

Elle : ça n’a pas été difficile de te retrouver ?

Moi : non, ça va.

Elle : ah d’accord.

Elle sort une clé de son sac et ouvre la porte principale.

Lorsque je rentre dans cette maison je réalise que l’extérieur est plus frappant. Elle est belle mais sans plus de l’intérieur. Certains mauvais choix de couleur à mon goût (car les pièces paressent moins grandes).

Je commence à parler avec elle pour cerner sa personnalité et mieux comprendre ses besoins.

Plus elle m’en dit plus je réalise qu’elle ne sait pas exactement ce qu’elle veut.

Ce n’est pas un problème, je sors mon calepin et mon nuancer (pour voir les couleurs avec elle).

Moi : je peux faire le tour ?

Elle : oui, bien entendu.

Les détails de la maison, je sens un vrai travail.

Les lustres sont magnifiques.

Je vais à l’étage pour faire un tour complet.

Lorsque je redescends, je décide d’aller dans un des salons.

Je fais un tour de la pièce avec mes yeux et lorsque je me tourne :

Moi (ayant le cœur qui bat) : ah !

J’ai eu peur.

Un homme : bonjour, je suis désolé.

Moi : non ce n’est pas grave. Je ne savais pas qu’il y avait quelqu’un d’autre dans la pièce c’est tout.

Lui (faisant un tour de la pièce avec ses yeux) : …

Launy vient nous retrouver et :

Elle : Fabrice c’est Nanda. Celle qui va s’occuper de la décoration de la maison.

Lui (sur son téléphone) : ah d’accord.

Elle : je ne savais pas que tu allais venir.

Lui (se grattant délicatement la barbe): si, j’ai un rendez-vous pour l’électricité.

Elle : ah d’accord.

Elle me regarde et :

Elle : jusqu’ici ça va Nanda ?

Je lui fais un récapitulatif de sa demande et ses attentes histoire qu’on soit clair.

Moi (posant la question fatidique) : du coup on part sur un budget de ?

Elle regarde son mari et :

Elle (lui faisant une grimace) : c’est à lui de dire.

Je regarde son mari et :

Lui : moi je n’en sais rien. Il faut commencer par savoir combien elle nous prend non?

Moi : je vais vous envoyer mon devis par mail. Je préfère avoir une trace écrite.

Le téléphone de Launy sonne et elle quitte la pièce.

L’air est tellement lourd que je sors juste après elle.

Il est intimidant son mari !

Elle (au téléphone) : on va voir avec les parents de Fabrice. Mais pourquoi papa ne refuse pas les choses de sa famille ? Ils abusent ! Ils veulent quoi ? Maman faut dire à papa que je ne suis pas d’accord. Qu’il tape un peu du poing sur la table. Il ne va pas tout accepter parce que sa famille demande. C’est le mariage de sa fille, en plus je ne connais pas ces gens-là. Ils apparaissent subitement lorsqu’on parle de mariage, mais enfin !

En prêtant attention à sa discussion je réalise qu’ils ne sont pas encore mariés.

Son fiancé vient nous rejoindre et lui aussi est au téléphone.

Je me retrouve à attendre qu’un des deux se libère.

Ils se sont bien trouvés.

Il respire autant l’argent qu’elle. J’ai l’impression d’être une tâche auprès d’eux quand bien même ma tenue me donne une certaine assurance.

Il porte un polo bleu marine Ralph Lauren, un jet jaune moutarde et une mocassin bleu marine.

Je ne suis pas fan du jaune moutarde mais je dois avouer que ça lui va bien. Ça doit être le genre qui fait sait ce qu’il vaut. Il dégage une certaine assurance.

Je les regarde et j’attends qu’un des deux me dise quelque chose.

Quand je m’apprête à prendre mon téléphone dans mon sac :

Lui (raccrochant) : vous avez déjà eu des projets de ce type ?

Moi : oui c’est un peu mon quotidien.

Lui : quelles sont vos références ?

Je regarde sa femme qui est au téléphone de loin.

Pourquoi est-ce qu’il m’emmerde avec ces questions!

Je lui sors une connerie juste histoire qu’il me lâche.

C’est la première fois que je vais bosser avec des clients de ce genre. Je ne vais tout de même pas leur dire que c’est mon plus gros projet jusqu’ici.

Lui : ah d’accord !

Launy revient vers nous et :

Elle : du coup Nanda c’est bon tu as fais le tour ?

Moi : c’est bon. Mais vous ne m’avez toujours pas située en ce qui concerne votre budget.

Launy : considère qu’il n’y en a pas vraiment hein ?

Elle regarde son fiancé et :

Lui (regardant Launy) : façon c’est toi qui vois.

Elle lui lance un regard que je ne saurais décrire.

Moi : ok d’accord. Je vais vous faire un mail d’ici le début de semaine pour qu’on commence.

Elle : c’est tout ce que j’attends !

Moi (regardant en direction de la porte principale) : je vais y aller.

Les deux me raccompagnent devant le portail.

Elle : quelqu’un vient vous prendre ?

Moi : non je vais prendre un taxi.

Elle : euh ok.

Elle se rapproche de moi pour me faire deux bises et recule.

Son fiancé à son tour vient vers moi et me tend sa main.

Lui : Nanda c’est ça ?

Moi : oui c’est ça.

Lui (insistant sur son regard) : hâte de voir les transformations !

Moi (faux petit sourire) : …

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