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Couverture du roman Nanda

Nanda

Découvrez un récit bouleversant capable de transformer radicalement votre existence. À travers cette œuvre poignante, plongez au cœur d'une expérience humaine unique qui illustre parfaitement comment un destin peut basculer. Ce roman moderne explore les méandres des sentiments avec une intensité rare, offrant un miroir saisissant sur nos propres vies. Laissez-vous porter par cette romance profonde dont chaque chapitre résonne comme une véritable leçon de vie.
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Chapitre 3

Chapitre 2 : je ne supporte pas tout

35 minutes plus tard je suis enfin chez moi !

Je ne sais quoi penser de cette cliente.

Elle est à la fois enthousiaste par le projet et nonchalante dans son comportement.

Je ne perds pas une minute, je vais sur mon lit (qui me sert de bureau, je ne peux pas m’offrir un vrai pour l’instant).

Je tire mon ordi sur le chevet et je fais une planche (présentation des articles pour chaque pièce). Je suis tellement emballée par ce projet que je reste devant mon écran 3 heures de suite.

Entre les mesures que je repositionne et les articles que je veux mettre en prévisualisation…

Je sors ma tête de mon ordinateur à 15h38 et là encore c’est parce que mon estomac me réclame à manger.

Je pousse mon ordi et je me lève.

Je vais à la cuisine et je sors le poulet du congèle.

Pendant que le poulet est dans l’eau chaude je fais vite du riz rouge.

Je suis toujours en train de préparer lorsque mon téléphone sonne.

Je vais dans la chambre prendre mon téléphone et lorsque je vois le numéro de Steeve, j’hésite à répondre.

Je vais à la cuisine avec mon téléphone (sans répondre).

Il rappelle et cette fois je réponds.

Moi : allô ?

Lui : bonjour, tu me fais encore la tête ?

Moi : bonjour.

Lui : je suis désolé pour hier.

J’ai envie de lui dire COMME D’HABITUDE !

Mais je ne veux même pas faire la tête. Dieu m’a fait grâce d’avoir un projet.

Lui : on se fait un restau ce soir ?

Moi : quelle heure ?

Lui : je passe te prendre à 19h30.

Moi : ok d’accord.

Lui : à toute à l’heure.

Moi : ok.

Je raccroche et je regarde ma marmite.

Au final j’hésite à faire le poulet. Si je mange maintenant je n’aurais plus faim pour le restau.

Je me demande s’il faut remettre le poulet dans un sachet et le remettre au congèle. Mais si je fais ça il va se gaspiller non ? Je ne me prends pas la tête et je le fais.

Quand le riz est prêt je me sers et je retourne dans mon espèce de salon (il est très petit c’est pour ça).

Je mange pendant je suis sur les réseaux sociaux.

Lorsque je termine je vais laver mon assiette et je vais m’allonger quelques minutes.

Je me réveille 57 minutes plus tard, il est 18h25.

Je vais prendre une douche et lorsque je sors je mets juste mes sous-vêtements le temps que je me maquille.

J’ai encore mes boucles alors je réajuste juste l’avant du tissage.

Je retourne dans la chambre pour m’habiller. Je mets une robe (style blazer), émeraude (pas très courte).

Étant donné que je n’ai pas une forte poitrine la robe donne bien sur moi (elle ne fait pas vulgaire).

Je mets des mules talons noirs et je me parfume.

Je m’apprête à chercher quel sac prendre quand mon téléphone sonne.

Je vais voir le numéro et c’est Steeve. Je jette un coup d’œil à l’heure et je vois qu’il est 19h34.

Moi (répondant) : je sors déjà.

Lui : ok je t’attends.

Je prends un sac bandoulière noir et je mets trois, quatre trucs à l’intérieur et je sors.

Je marche jusqu’à sa voiture et je monte.

Lui (me tendant sa bouche) : bonsoir.

Je lui fais un bisou et je mets ma ceinture.

Lui (démarrant) : qu’est-ce qui s’est passé, tu es à l’heure !

Moi : ça m’arrive souvent !

Lui (faisant la manœuvre) : comment as été ta journée ?

Moi : bien, très bien.

Il regarde le rétroviseur puis me regarde.

Lui : je vois ça.

27 minutes plus tard on arrive devant le restaurant.

En entrant je réalise qu’il y a du monde dans le restau heureusement que j’ai mangé il n’y a pas longtemps parce que l’attente des restaurants vraiment…

Un serveur se charge de nous et nous trouve une table pour deux. Nous sommes dans un coin, ça m’arrange.

Le serveur me tire la chaise et je prends place.

Steeve (me regardant) : tu es belle ce soir.

Moi : ce soir ?

Steeve : tu es belle tout court !

Moi : merci.

Il porte un polo hollister blanc (col gris), un pantalon jet noir et une faguo (cypress) aux pieds.

Je le regarde en me posant des questions.

Je ne sais pas pourquoi on se prend autant la tête. Il est là, face à moi et je n’ai envie que d’une chose. Le prendre dans mes bras et passer des heures à l’embrasser.

Steeve me fait cet effet depuis le premier jour.

J’ai l’impression que je suis chanceuse d’être avec lui, disons qu’il me le fait un peu comprendre de temps à autre.

Lui (sortant sa tête de la carte des boissons) : du coup tu as fais quoi aujourd’hui,

Moi : j’ai eu un rendez-vous avec une nouvelle cliente. Le projet est fou !

Lui : ah d’accord.

J’aimerais qu’il creuse plus mais il se limite toujours à mes réponses. Parfois j’ai beaucoup de choses à lui dire. Je veux qu’il soit intéressé par ce que je fais mais bon.

Moi : et toi ?

Il me regarde sa journée sans s’arrêter. Je vois bien qu’il est content lorsque je l’écoute, pourquoi il ne fait pas la même chose lorsqu’il s’agit de moi ? Je lui fais cette même remarque tout le temps. À tel point que je préfère ne plus en parler.

Le serveur vient et on passe nos commandes. Lorsqu’il s’en va :

Steeve : tu as faim j’espère ?

Moi : oh ça va.

Lui : j’ai faim.

Je dépose mes mains sur la table et il les prend.

Lui (ses mains recouvrant les miennes) : tu dors à la maison ce soir ?

Moi : je n’avais pas ça en tête mais oui, pourquoi pas.

Lui : comment ça tu n’avais pas ça en tête ? C’est quand la dernière fois que tu es venue dormir à la maison ?

Moi : c’est quand la dernière fois que tu m’as invité ? Tu oublies peut-être comment tu es ?

Fabrice aime le protocole. Je ne vais jamais chez lui comme ça.

Avant d’aller dormir chez lui je dois planifier ça. Au début je trouvais ça bizarre mais avec le temps et toutes les pauses ça ne me dérange plus tant.

Lui : je ne t’ai jamais dit de me demander avant. Tu viens quand tu veux chérie.

Moi : huuum

Lui : je suis sérieux.

Moi : Steeve on s’est disputé il y a deux semaines pourquoi ?

Lui : non, je dis juste que lorsque tu viens et que je dois bosser ça ne sert à rien.

Moi : huuum

Le serveur vient avec nos assiettes et nos les dépose.

Lorsqu’il s’en va je me tourne (comme tout le monde d’ailleurs) parce qu’il y a un monsieur qui fait une demande en mariage).

Je suis scotché aux lèvres de la femme attendant impatiemment qu’elle dise oui.

Elle (essuyant ses larmes) : oui.

Je me surprends à avoir un sourire jusqu’aux oreilles comme s’il s’agissait d’une amie.

Le monsieur lui passe la bague, se lève et l’embrasse.

Je tourne rejoins les personnes qui applaudissent et lorsque je me tourne je vois Steeve indifférent.

Moi : aka même applaudir tu ne fais pas ?

Lui : pourquoi je devrais le faire ?

Je bois mon verre de vin blanc et je me tais.

Il commence à critiquer les hommes qui font les demandes en publique.

Lui : il pouvait faire ça entre quatre murs.

Moi (levant mes yeux vers le plafond) : il n’y a rien de mal à le faire en publique. Ce n’est pas parce que tu n’aimes pas que les autres ne doivent pas le faire.

Lui (déposant son verre) : qu’est-ce qu’il gagne en le faisant ici ?

Moi : tu trouves toujours un truc négatif.

Lui : non mais c’est vrai! Il fait une demande devant des inconnus, quel est l’intérêt ?

Moi : il ne fait pas ça pour des inconnus bien qu’il le fasse devant eux.

Lui : il n’y a aucun intérêt à le faire en publique.

Il m’énerve tellement quand il réagit comme ça.

Moi : lui au moins il fait quelque chose.

Il boit un coup et :

Lui : il sait pourquoi il le fait.

Moi : waouh, donc il faut une grande raison.

Lui : je ne suis pas lui, je ne connais pas ses raisons.

Moi (coupant dans mon steak) : on fait une demande parce qu’on est prêt à vivre avec une personne.

Lui (coupant dans son poisson pané) : …

Moi : enfin bref.

C’est exactement ce que je subis chaque fois que je suis avec lui. J’ai parfois l’impression qu’il est dans sa bulle.

Il a sa vision des choses et lorsqu’on ne se conforme pas à la sienne on est « bizarre »

Pendant le reste du repas je l’écoute, c’est ce que je sais faire de mieux quand je suis avec lui. Steeve peu parfois être nombriliste.

Lui : ta maman va bien ?

Si seulement il savait qu’elle ne l’aime pas.

J’ai forcé mais rien. Ma mère trouve qu’à mon âge je ne devrais plus perdre mon temps avec des personnes comme Fabrice.

Selon elle il ne sert à rien.

Les mères africaines ! 27 ans et Steeve ne parle jamais de mariage.

Sur ce point je ne la rejoins pas forcément.

Je n’ai rien contre le mariage mais je pense qu’on ne se marie pas parce qu’on prend de l’âge. Je ne sais même pas si je peux dire oui si Fabrice me fait une demande.

Je ne sais pas, je suis perdue.

Moi : elle va bien.

Il fait signe au serveur pour l’addition et lorsqu’il vient avec il dépose l’argent dans une boîte et se lève.

Lui : je vais aux toilettes.

Je le regarde partir et je regarde le couple à ma gauche. Ils sont vraiment mignons. Cette dame a toujours son sourire.

Je me détourne vite de ces deux car j’ai tendance à comparer ma relation à celle des autres.

Je suppose que lorsque les gens me voient avec Steeve ils pensent aussi que c’est parfait.

Je l’idéalisais moi aussi avant d’être avec lui.

Lorsqu’il revient il me fait un sourire et me fait signe de le rejoindre.

Je me lève et je le rejoins. On quitte le restau main dans la main.

30 minutes plus tard nous sommes chez Steeve.

Je descends de la voiture et je le suis à l’intérieur. On s’est encore pris la tête dans la voiture. Pour rien une fois de plus.

Je vais dans sa chambre et je me change. J’enlève ma robe et je prendre un pyjama que je laisse souvent ici (un ensemble en soie bleu nuit).

Lorsqu’il vient dans la chambre il ne me calcule pas. Il passe devant moi et se change.

La sonnerie de son téléphone nous pousse à nous regarder.

Il regarde le numéro et quitte la pièce.

Je reste dans la chambre à me demander ce que je fais ici.

20 minutes plus tard je décide de prendre sur moi et d’aller vers lui. Je le trouver près de la fenêtre au téléphone.

Lui : je te fais sortir alors ?

Je reste dans le couloir pour ne pas interrompre sa conversation.

Lui : disons que je n’aime pas les femmes qui exposent leur corps.

Il rigole après la réponse de la personne et :

Lui : mais tu es libre de porter ce que tu veux.

Au départ je ne voulais pas écouter sa conversation mais la façon dont il échange avec la personne me choque.

Il rigole et :

Lui : ok bah prochainement alors. Je dois t’avouer que je suis un peu fatigué pour sortir.

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