
Mystères à Istanbul
Chapitre 2
Chapitre 2
Le choc
Lors de leur voyage qui était presque secret, Gloria et Maxime Forestier durent rester une heure dans les embouteillages afin de poursuivre leur long périple qui durait depuis près de deux ans.
Soudain, Gloria demanda à son compagnon les raisons pour lesquelles ils étaient obligés de rouler jusqu’à la prochaine ville, alors qu’à cet instant, Maxime Forestier commençait à perdre patience dans les files de voitures qui n’en finissaient plus de s’allonger.
L’énervement mis à part, le stationnement prolongé d’une demi-heure dans la « range rover turbo » sans avancer d’un mètre attira l’attention du conducteur d’une voiture de police qui se gara sur le côté de la route, et vérifia scrupuleusement les cartes d’identité de chaque passager.
Toutefois, l’un des policiers se mit à sourciller en lisant le nom de Gloria, la coéquipière de Maxime.
C’est la raison pour laquelle Gloria expliqua à ce policier qu’elle se trouvait en voyage à Istanbul avec monsieur Forestier afin de conclure des transactions financières.
De toute évidence, l’explication n’avait pas satisfait le policier qui força Maxime à se garer sur l’accotement.
Or, le geste déplut souverainement à Gloria qui houspilla le policier qui lui faisait face.
Toutefois, la réaction du second agent de police surprit au plus haut point Maxime, car il ne se mit point en colère contre les deux touristes.
En une autre circonstance, il les aurait embarqués manu militari au centre régional de la police.
D’ailleurs, peu de temps avant sur le même tronçon de route, des étrangers avaient été arrêtés par les forces spéciales du Maharadja
Leur interrogatoire allait commencer dans exactement cinq heures, l’heure, à laquelle les notables boivent leur thé à la menthe, tapis dans un coin de fraîcheur relative d’un riche appartement gagné par la torpeur qui monte des ruelles avoisinantes inondées de chaleur.
Ainsi, dans cette moiteur, nos deux espions trouvaient le temps long comme si ce temps s’était arrêté, et que cet état des choses datait de deux cents ans, ou plus.
Pourtant, le temps dans ces régions s’écoule vite pour les autochtones, mais pour les voyageurs pratiquant le tourisme, une journée peut comptabiliser d’innombrables heures, même si le soleil se couche à l’horizon.
Mais Gloria ne bougeait plus malgré l’arrivée d’une bise soudaine et bienfaitrice.
En fait, elle semblait paralysée par un sentiment d’insécurité qui se transforme en angoisse morbide, le tout ponctué par des frissons, et des sueurs froides qui annonçaient une nouvelle et interminable nuit d’insomnie.
Maxime lui tenait la main dans ces moments-là, quand ils étaient à bout, ils trouvaient toujours une auberge pour les accueillir celle de A n’était pas loin d’ici, s’il le fallait notre conducteur était prêt à y aller avec elle.
Sa compagne était très morose ces derniers temps, elle craignait quelque chose mais quoi au juste ? . Maxime essayait de la faire parler mais en vain, Gloria ne lui avouera jamais sa dernière escapade amoureuse, elle avait trop peur de sa réaction.
Ils entreprirent de suspendre leur mission pour faire une pause bienvenue chez un dénommé A leur chef de section. Ce très bel homme était la courroie de transmission des agents en perdition à Istanbul.
Sa femme était quant à elle la meilleure espionne qui soit elle travaillait pour une autre officine que le M.I.5 elle surveillait les espions tout comme elle jetait un coup d’œil à leur mission.
Ce fut lors de l’un de ses repérages qu’elle comprit tout de suite qu’il y avait anguille sous roche à propos de Gloria, et Maxime, et que Sire Lyndon jouait double jeu en les envoyant tout droit dans la gueule du loup.
Elle prévint Alex du danger, ce dernier l’enfant prodigue du M.I.5 envoya le code 222, c’était le départ d’un changement d’identité imminent pour un agent entrant dans l’œil du cyclone
Les secrétaires ne perdent jamais leurs accréditations très longtemps, car au fil du temps elles se voyaient confier d’autres missions toujours plus intéressantes les unes que les autres, et elles laissaient leurs places à d’autres, moins expérimentées, ou mises au rencard pour faute lourde.
Alex se posait des questions existentielles tout en fouillant dans ses archives personnelles, tout à coup le prénom de Daphnée lui sauta aux yeux, il se souvenait de cette charmante fille qui avait connu la carrière la plus courte chez les secrétaires.
Elle était tombée sous le charme vénéneux d’un tenancier de bar ami d’un certain monsieur R, d’un certain X, et d’une certaine Alara, mais ceci ne pouvait être la solution du moins pour le moment se dit-il à voix basse.
Istanbul le 10/07/84
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