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Couverture du roman Mystères à Istanbul

Mystères à Istanbul

Plongez dans l'univers occulte des services secrets à Istanbul, où un vol imminent menace de dévoiler un secret d'État. Marie-Victoria-Frédérique Fuzelier orchestre un récit haletant mêlant soif de vengeance et cupidité extrême. Dans ce jeu de dupes permanent, chaque ruelle sombre cache un piège et les apparences s'avèrent périlleuses. Hommage aux classiques du genre, ce roman d'action explore les rouages complexes d'une intrigue où le mystère règne en maître absolu.
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Chapitre 1

À M. Nizeri et M. Shmorr, mes inoubliables professeurs de Français et d’art plastique, auxquels je dois d’avoir connu, à 10 ans, mes premières émotions esthétiques à l’origine de ma passion d’écrire, dynamisée par mon imagination en éveil depuis ce temps-là, grâce à eux.

À mes parents pour leurs encouragements et la bienveillante attention qu’ils m’ont toujours accordée.

Le Bosphore survolé, l’appareil eut tôt fait de gagner l’aéroport d’Istanbul à l’architecture aussi surprenante que féerique, au regard des Occidentaux.

La plupart des passagers avaient reconnu au passage quelques joyaux de l’art byzantin, en particulier ceux du quartier de la Basilique Sainte-Sophie, avec à l’horizon les six minarets si caractéristiques de la célèbre mosquée bleue dont les coupoles étagées dessinent d’élégantes cascades.

Ainsi s’achevait le long vol qu’avait emprunté ce couple étrange qui allait être à l’origine de la série des événements qui attireront notre attention pour encore très longtemps

Istanbul le 08/07/84

Chapitre 1

Le secret du sarcophage

À leur sortie de l’aéroport, monsieur et madame Bohler se mettaient nonchalamment à la recherche d’un taxi. Les chauffeurs de taxi attendaient calmement leur tour dans leur emplacement. Soudain, un homme trapu fonça en direction des deux touristes et leur passa les menottes. Ces derniers n’avaient pas eu le temps de réaliser ce qui venait de leur arriver.

En fait, l’homme en question faisait partie de la CIA. Il avait été envoyé à Istanbul par ses supérieurs dans le but précis d’arrêter monsieur et madame Bohler, brigands de leur état.

En effet, chaque fois que dans le monde, il se produisait la découverte d’un trésor, monsieur et madame Bohler se trouvaient là comme par enchantement.

Ce jour-là, ils avaient été dénoncés par leur majordome, un dénommé Peter Livingston qui allait bientôt montrer son vrai visage. Les Bohler ne savaient pas que leur majordome était en réalité un tueur au service de la police turque.

En effet, les forces de police turques voulaient absolument s’entourer d’un maximum de précautions afin de préserver un certain sarcophage des bavardages du public, de la presse et du vol.

Bien entendu, ce fameux sarcophage datait de plusieurs siècles, d’où sa très grande valeur, tant sur le plan artistique que sur le plan économique.

Dans la voiture blindée qui les conduisait à la prison centrale, les époux Bohler s’indignaient avec véhémence et montrèrent leur surprise suite à la dénonciation de l’un de leurs proches.

Tout à coup, la voiture de police stoppa net devant un terrible obstacle, mais quel était donc ce barrage ?

Eh bien, cet imprévu était tout bonnement une voiture de l’ambassade anglaise arrivée par hasard sur cette autoroute.

Donc, lorsque les passagers de la voiture de marque japonaise arrivèrent derrière le véhicule de l’ambassade ils lui firent un signe de reconnaissance, marque évidente de complicité au regard des époux Bohler.

En fin de compte, le casse du siècle aurait bel et bien lieu en temps, et en heure, les autorités pensaient pouvoir stopper ce vol, mais devant des impératifs financiers la bonne volonté n’est pas suffisante.

Ces personnes, au début inconnues, allaient les aider à s’échapper de la souricière tendue par les hommes de la police turque et leur complice Peter Livingston

Le changement de voiture s’opéra, et John Savage joua son rôle à la perfection celui du brave type complètement dépassé par les événements.

Pendant ce temps, les précautions autour du sarcophage semblaient redoubler d’importance de jour en jour, tant était grande la peur que l’on veuille dérober ce fameux trésor.

Malheureusement, maintenant que monsieur et madame Bohler se dirigeaient vers la route du retour, le sarcophage demeurait réellement en danger.

Bien que des vigiles armés avec des chiens se plaçaient en faction toutes les nuits, les voleurs ne se décourageaient pas pour autant

Certains eurent l’idée d’escalader le mur principal du commissariat, car le sarcophage tenait dans l’emplacement qui servait de bureau au commissaire, ce qui n’arrêtait nullement nos intrus du moment.

Mais nos « as de la voltige » ne s’attendaient pas à un piège de dernière minute, monté de main de maître par les autorités compétentes qui avaient mis en place une deuxième alarme, beaucoup plus perfectionnée que les précédentes, au cas où cela s’avérerait nécessaire.

Cette précaution avait été mûrement réfléchie par le biais d’un échange entre les services secrets et la police ordinaire qui ne pensait pas vraiment que le tandem Bohler puisse les semer ou leur « fausser compagnie » au moment de l’arrestation.

Et pourtant, en moins de deux minutes, la crainte des cerveaux fut confirmée, tandis que le plus comique de cette histoire fut de découvrir que le sarcophage si jalousement gardé paraissait ne dater que de deux ou trois années au maximum.

D’ailleurs, l’incroyable génie créateur de ce sarcophage avait réussi en un tour de magicien à berner tout le monde, y compris les spécialistes experts chargés de l’évaluation historique des sarcophages Égyptiens, bien qu’ils aient été Turcs.

Cette œuvre d’art avait donc fait l’objet d’un examen attentif de la part d’une multitude de personnages qualifiés dans ce domaine, et toujours selon leurs supputations, il s’agissait bien d’un trésor datant de l’épopée des pharaons !

Du moins, nous ne pouvons assurer qu’en ce chaud et torride après-midi de juin, les gens ne fassent pas attention à ce qui va, sans tarder, se produire sous leurs yeux.

Alors que quelques minutes s’étaient écoulées, un coup de feu éclata, rompant le lourd et inquiétant silence qui s’était installé.

Évidemment, ce bruit détourna l’attention des personnes dans la rue, c’était justement ce que désirait l’auteur du coup de feu.

Or, au même moment, à quelques lieues d’ici, devait se dérouler un événement primordial, le vol du faux sarcophage.

Mais pourquoi quelqu’un prendrait-il le risque de dérober un objet sans valeur marchande, excepté s’il était lui-même le créateur de l’objet ?

Et voici comment l’histoire de ce mystérieux sarcophage allait provoquer une énorme mise en mouvement générale de tous les organismes d’espionnage des pays attachés à l’OTAN, ou amis de cette organisation.

Malheureusement, ni le M.I.5 ni la CIA, et encore moins les services secrets turcs ne pouvaient deviner l’ampleur de ce complot monté de toutes pièces par un riche industriel, par jeu, ou par désœuvrement.

C’est pourquoi l’énigme résolue par la police parallèle turque révéla le fin mot de l’histoire, mais non le coupable, véritable caméléon changeant sans interruption d’identité et d’apparence.

Le seul indice qui pouvait nous faire découvrir l’homme sans visage et sans nom, c’était le sarcophage en lui-même car celui-ci contenait un indice qui permettrait de remonter à son propriétaire légitime.

Dans la vie il existe une marque unique nous reliant de manière invisible au fil d’Ariane dans la légende du souterrain.

En pénétrant au milieu de cet imbroglio, les hommes de la police aboutirent à l’hôtel où l’homme séjourna en compagnie de monsieur et madame Bohler, de Peter et de John Savage, l’agent de la CIA.

Finalement, toutes ces personnes, y compris l’artiste, ne voulaient que reprendre le sarcophage afin de pouvoir, en le négociant, en retirer un meilleur prix chez un brocanteur bien incapable au premier abord de déjouer la supercherie.

Le tout, bien que la population considéra ce sarcophage comme atout national alors qu’il n’était que pure imitation, ce qui semble d’usage courant sous les latitudes orientales, et bien qu’en apparence, au moins les autorités ne badinassent point avec l’art national authentique, ou du moins, supposé tel.

Le faussaire allait être bien malgré lui le jouet d’enjeux colossaux au sein même des officines secrètes alors que ces dernières utilisent leurs agents comme d’autres placeraient des pions sur un échiquier gigantesque tout en faisant attention à ne pas perdre la face devant les adversaires toujours plus nombreux.

Istanbul le 09/07/84

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